DOSSIER CONSACRE
AU DERNIER COUP D’ETAT A ANJOUAN
3
août : L'île d'Anjouan a célébré vendredi le quatrième
anniversaire de son "indépendance" unilatérale du reste des Comores,
malgré les divisions internes au sein du mouvement séparatiste.
7 août : Le comité de suivi chargé de superviser la mise en oeuvre de l'accord de réconciliation nationale aux Comores s'est réuni mardi à Fomboni, sur l'île de Mohéli, pour examiner un avant-projet de Constitution élaboré avec l'aide d'experts internationaux.
8
août : Anjouan : La guerre des galons tourne en mutinerie entre une partie de la gendarmerie et
la garde rapprochée d’Abeid. Des éléments de la Gendarmerie et du S.I.R se sont
mutinés. Ils ont le contrôle de l'aéroport d’Ouani et du port de Mutsamudu. Le
7 juillet les agents « d’Anjouan-Hydrocarbure » ont été délogés de
leur service par les milices d'Oumbade qui viennent tous de Mirontsy
– ville voisine de Mutsamudu -. Selon des témoins ils étaient fortement armés.
1er
coup de force :
8
août : Prise de pouvoir à Anjouan par une junte militaires. Plusieurs
proches d’Abeid, notamment
le Dr Zaidou, Zarouki et ses proches conseillers ont été relâchés en début de
soirée par les militaires qui ont pris le pouvoir à Anjouan. Quand au colonel
Abeid, il est en résidence surveillé dans une maison appartenant à un membre de
sa famille. La junte militaire publie des communiqués pour annoncer comme quoi
il sera jugé.
9 août : Un triumvirat d’officiers nommés à la tête d’Anjouan. La commission politico-militaire de transition est coprésidée par le commandant Mohamed BACAR le commandant Halidi Charif (proche d’Abeid et chef de la délégation de l’autorité d’Anjouan à Mohéli) et Hassane Ali Toiliha (un ancien de la garde présidentielle à l’époque de Bob Denard)
Des tractations sont en cours pour la formation d’un nouveau gouvernement qui serait dirigeait selon des proches de la junte militaire par Caabi El Yachroutu ancien secrétaire général de la COI. Ce dernier vient de décliner la proposition des militaires.
10
août : Anjouan : Une Ordonnance N°01-01-CPMT portant organisation transitoire de forces
de sécurité. Cette ordonnance porte sur la réorganisation des forces militaires
à Anjouan. Il a été décidé la formation d’un seul corps regroupant la
gendarmerie, les FCD et les éléments du S.I.R. Ce nouveau corps s’appelle la
Gendarmerie Nationale d’Anjouan (G.N.A).
10
août : Rencontre entre les partis d’opposition, la société
civile d’Anjouan et les militaires qui ont pris le pouvoir dans cette île
comorienne. A l’issu de cet entretien, les partis politiques ont publié un
communiqué pour saluer le
« changement intervenu dans l'Ile sans effusion de sang, tout en
souhaitant que la poursuite du processus de réconciliation se fasse dans la
sécurité pour tous ».
11 août : Dissension au sein de la junte militaire qui a pris le pouvoir à Anjouan. Certains éléments extrémistes du mouvement séparatiste anjouanais regroupés autour d’Abdallah Mohamed et Ba Goulam cherchent à s’accaparer du pouvoir. Ca serait le retour aux affaires des éléments extrémistes et la fin du processus de réconciliation en cours à Mohéli. Les tractations sont en cours entre la junte et l’ambassade de France à Moroni pour organiser le départ d'Abeid vers Mayotte
2ème
coup de force :
24 septembre : un militaire proche d’Azali, le capitaine Combo Ayuba a pris le pouvoir ce lundi à Anjouan. Mr Combo Ayuba fait partie de l’Etat major de l’armée comorienne. Il est arrivé à Anjouan pour célébrer ses noces. Il a profité de l’occasion pour écarter du pouvoir le commandant Mohamed Bacar proche de la tendance rattachiste du mouvement séparatiste.
La hantise du retour vers Moroni est brandie par les séparatistes nostalgiques. Une vive tension existe en ce moment entre les amis de Mohamed Bacar et ceux de Combo Ayuba.
Le chef de la gendarmerie anjouanaise, le commandant Mohamed Bacar, a accusé lundi 24 septembre les autorités de Moroni d'avoir "téléguidé" une tentative de coup d'Etat dans l'île séparatiste comorienne et assuré que ses forces organisaient "la riposte", a-t-il annoncé à l'AFP.
Contacté par l'AFP par téléphone à Anjouan depuis Moroni, le commandant Bacar a affirmé que la nomination d'Ahmed Aboubacar Foundi comme "premier chef de l'autorité d'Anjouan", annoncée sur les ondes de la radio officielle Radio Anjouan, constituait "un coup d'Etat".
24
septembre : Guerre de communiqué à Anjouan : le lundi 24
septembre à 21heures 45 un nouveau communiqué a été lu à la radio Ndzuwani par
un proche de Mohamed Bacar. Selon ce communiqué l’île d’Anjouan serait dirigée
par une commission militaire. Instauration d’un couvre feu. Selon ce communiqué
le capitaine Combo Ayuba sera expulsé vers Moroni à la première occasion. Il
est persona non gratta à Anjouan.
25 septembre : Les militaires proches de Mohamed Bacar ont repris la radio et le port de Mutsamudu. Quand à Ahmed Aboubacar Foundi qui était à la tête du coup d’Etat manqué, il est activement recherché. Le 14 septembre, Ahmed Aboubacar Foundi avait appelé les Comoriens à la réconciliation nationale, assurant que, pour lui, l'intégrité et l'unité des Comores "demeurent une valeur inaliénable".
On ne connaît pas encore le sort réservé au capitaine Combo Ayuba (membre de l’Etat Major de l’armée comorienne) qui se trouverait toujours à Anjouan. Il est en résidence surveillée dans sa maison de Mirontsy, son village natal, dans la banlieue de Mutsamudu, selon la radio.
La vie a repris son cours normal mardi 25 septembre après-midi dans l'île comorienne d'Anjouan. Azali n’est plus considéré comme interlocuteur crédible à Anjouan. Retour à la case départ. Le commandant Bacar, qui était jusqu'à présent l'un des trois membres d'un présidium de trois officiers dirigeant l'île, s'est proclamé "chef de l'autorité" d'Anjouan.
Les hommes en arme proches du commandant Mohamed Bacar ont procédé à une vague d’arrestations dans le milieu proche d’Ahmed Aboubacar Fundi, l’instigateur de ce coup d’Etat manqué. Depuis le renversement du colonel Abeid, c’est la première fois que la junte milite militaire qui a pris le pouvoir à Anjouan arrête des civils et les transfèrent dans des camps tenus par les milices proches de l’aile extrémiste de mouvement séparatiste. On s’attend à Anjouan à une radicalisation des positions de la junte militaire qui a pris le pouvoir et à un retour aux affaires des éléments qualifiés d’extrémistes.
Malgré les accusations de Mohamed Bacar mettant en cause directement le colonel Azali dans la tentative de coup d’Etat manqué à Anjouan, Moroni garde le silence.
26
septembre : dans un discours prononcé à la Radio Ndzouwani, le
commandant Mohamed Bacar a mis en cause la participation des membres de la
milice de « l'ancien S.I.R du
Colonel Abeid dissout après la chute du dictateur » pour reprendre les
propos de l’actuel homme fort d’Anjouan.
Azali aurait-il voulu donner un coup de main à son ancien ami
Abeid ? Certains dans l’opposition à Moroni réclament le départ d’Azali.
Les deux principaux responsables de la tentative de putsch du lundi 24 septembre contre la junte militaire au pouvoir sur l'île séparatiste comorienne d'Anjouan sont en fuite avec une vingtaine de soldats mutins qui les avaient épaulés dans leur tentative de coup de force. Selon notre correspondant, les mutins ont pris une vedette pour rejoindre Mohéli. Un avion spécial affrété par le gouvernement comorien aurait ramené les mutins à Moroni.
27 septembre : le commandant Combo est rentré à son domicile à Moroni sans être inquiété, renforçant ainsi dans l'opinion publique comorienne la rumeur selon laquelle son coup de force aurait bénéficié de la complicité de hauts responsables de l'archipel, malgré les dénégations du gouvernement. Les délégués anjouanais ont maintenu leur participation aux négociations au sein du comité de suivi de l'accord-cadre de Fomboni, qui vient précisément d'achever le projet de constitution de l'Union comorienne. Le nouveau chef autoproclamé de l'autorité d'Anjouan, le commandant Mohamed Bacar a annoncé jeudi soir la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale.
26 octobre : interdiction par l’autorité d’Anjouan d’une manifestation des rattachistes qui
souhaitaient organiser une manifestation à Mutsamudu, la capitale d’Anjouan
contre le projet de constitution du nouvel ensemble comorien. L’homme fort
d’Anjouan a du mal à s’affranchir de l’aile dure du mouvement séparatiste
anjouanais. Les amis de Jean Claude Vallée sont très actifs en ce moment. Ils
ont reçu le soutien appuyé des amis d’Abeid à Paris qui militent contre le
projet de constitution qui sera soumis à la population comorienne le 23
décembre prochain.
26 octobre :
une mission militaire française
composée de trois officiers a rencontré le vendredi 26 octobre le Présiduim à
la tête d’Anjouan à l’aéroport de Ouani (sur l’île d’Anjouan).
1 novembre : La route SIMA-MUTSAMUDU est barricadée très tôt ce matin. Non pas par le syndicat des chauffeurs mais les extrémistes favorables au boycotte du référendum
3ème
coup de force :
2 novembre : arrivée à Mayotte via La Réunion de l’ancien chef séparatiste
d’Anjouan le colonel Abeid. Ce dernier a été accueilli à l’aéroport par son ami
REAL, l’ancien directeur des RG à Mayotte…
Le jour même à 20 heures, un communiqué est
lu à Radio Anjouan par un chef milicien proche d’Abeid pour annoncer la
destitution de Mohamed Bacar. REAL
aurait mis son bateau à la disposition d’Abeid pour rejoindre Anjouan la nuit –
avec sans doute une autorisation préfectorale -. Le militaire français à la
retraite Abeid serait accompagné de 8 mercenaires français. L’ancien directeur
des RG à Mayotte aurait donc joué un rôle central dans ce coup de force.
L’objectif est clair : faire échec au processus de réconciliation
nationale.
3 novembre à 15 heures (heure locale) : Le colonel Said Abeid est intervenu à la radio Anjouan pour annoncer son retour aux affaires. Lors de son discours, il a déclaré non avenu le projet de constitution négocié par l’équipe de Mohamed Bacar et soutenu publiquement par le représentant de la France aux Comores.
Les militaires proches de Mohamed Bacar contrôlent l’aéroport d’Ouani et les hydrocarbures. Ils ont coupé l’électricité sur la ville de Mutsamudu principale ville d’Anjouan et organisent une offensive pour faire échec au coup de force des amis d’Abeid. Plusieurs proches d’Abeid seraient en état d’arrestation. Des commerçants proches d’Abeid auraient participé au financement de ce coup de force.
4 novembre : Echec du coup de force des amis d’Abeid. Ils sont activement recherchés par les forces de l’ordre. Le bateau de REAL qui est comme par hasard absent de son port d’attache de Mayotte serait parti chercher l’ami Abeid pour lui sortir de ce nouvel imbroglio.
Notons enfin que les amis d’Abeid comme Zarouki Bouchrane et le fameux Dr Zaidou se trouvent actuellement à Mayotte soit disant pour passer des vacances.