EDITORIAL: LA POLITIQUE DU president azali MENACE LE FRAGILE EQUILIBRE INSTITUTIONNEL

Les quelque 255.000 électeurs de l'Union des Comores, qui ont donné la majorité absolue en mars dernier aux candidats des îles dans les trois Assemblées autonomes de la Grande-Comore, Anjouan et Mohéli, sont appelés dimanche 18 et 25 avril à élire les députés à l'Assemblée fédérale.

Cette dernière étape des premières législatives depuis la création de l'Union des Comores, en 2001, doit constituer aussi l'aboutissement du processus de réconciliation nationale aux Comores. 

L'Assemblée fédérale est un enjeu crucial pour le président de l'Union, le colonel Azali Assoumani, arrivé au pouvoir en 1999 à la faveur d'un coup d'Etat, et légitimé par les urnes en avril 2002.

Après cinq années de pouvoir sans partage, il devrait être mis en difficulté si les îles devenaient majoritaires à l'Assemblée de l'Union comme elles le sont déjà dans celles des îles. En effet, les trois îles ont obtenu au cours des élections du mois de Mars 42 des 55 sièges en jeu au total. Le camp du Président Azali n’a obtenu que 12 sièges.

  Sommaire :

 

POLITIQUE :

*  Premier accrochage entre Azali et l’assemblée de la Grande Comore

*  Durcissement de la campagne pour les législatives à Mohéli

*  Une militante comorienne dénonce le sort fait aux femmes

*  Sérieux avertissement de la communauté internationale aux Comores

*  Chantage sur les agents de l’Etat aux Comores

 

SOCIAL :

* Mise en place d’un centre d’écoutes pour enfants victimes de maltraitance

* Vers la mise en place d’un réseau des aires protégées aux Comores 

 

LU DANS LA PRESSE :

*  Génocide rwandais : la France accusée et muette

 

NOTRE REGION  :

*  Négociations sur la situation des petits Etats insulaires préparatoires à la Conférence de Maurice

 

BREVES :

    *  La COI envoie des observateurs lors des élections législatives des Comores

 *  Le plan israélien est critiqué par la France, l’UE et les pays arabes  

Suite de l’édito

Il lui reste 24 mois, et on ne manque pas de le lui rappeler", confiait récemment à l'AFP un responsable de l'île d'Anjouan en parlant du président de l'Union, constitutionnellement en poste jusqu'en 2006.

La première tâche de l'Assemblée de l'Union, et non la moins délicate, consistera à délimiter les compétences et les prérogatives entre les îles et le pouvoir fédéral. Elle devra ainsi résoudre le problème épineux du partage des recettes entre l'Union et les îles, et entre les îles elles-mêmes. Plus on s'approche de la fin du processus de règlement de la crise comorienne, qui a nécessité une forte implication de la communauté internationale, plus les médiateurs sont sceptiques quant à la viabilité du nouvel ensemble institutionnel.

"C'est une fois toutes les institutions mises en place que l'on se rendra compte que le nouveau système n'est pas viable, trop compliqué, trop coûteux", confie le même diplomate.

Le Président Azali a déclenché une chasse aux sorcières à l’encontre des fonctionnaires qui ne soutiennent pas son parti. Les agents de l'Etat qui osent prendre le risque de refuser de se placer dans les rangs de la CRC ou qui tentent de jouer la carte de la neutralité, perdent automatiquement leur poste.
 
Il convient, par ailleurs, de relever que le comité de suivi de l'accord du 20 décembre 2003 "a mis en garde les parties comoriennes contre les conséquences catastrophiques d'une suspension de l'aide extérieure et de la non-conclusion d'un programme avec les institutions de Bretton Woods". En effet, il vient de relever « de graves irrégularités dans la mise en oeuvre du système défini" par la communauté internationale et les parties comoriennes signataires du dit accord ». Relevant des "moins values importantes sur les recettes", le comité de suivi "a jugé urgent le renforcement du système de sécurisation des recettes" sans préciser comment. 
 
Le Président Azali porte donc une lourde responsabilité sur les dysfonctionnements constatés. La persistance d’une telle politique risque de provoquer l’effondrement du fragile dispositif institutionnel mis en place aux Comores.
 
La Rédaction 
 
 POLITIQUE :

Premier acrochage entre Azali et l'Assemblée de la Grande Comore

 

La majorité parlementaire de l'Assemblée de Ngazidja (Grande-Comore) accuse le chef de l'Etat de l'Union, le colonel Assoumani Azali, de manoeuvrer en vue d'entraver le fonctionnement de la nouvelle assemblée de l'île.

 

Onze députés de l'île ont soutenu lundi ces accusations au cours d'une conférence de presse à Moroni.

 

A cette occasion, le tout nouveau député de la région de Mboudé, Youssouf Said, a évoqué deux lettres adressées ces deniers jours à leur Assemblée par le président de l'Union, en tant que garant des instituions, demandant essentiellement à l'Assemblée de surseoir à l'adoption d'un règlement intérieur puisque la Cour constitutionnelle devant le valider est inexistante pour l'instant.

 

La mise en place de la Cour constitutionnelle est tributaire d'une loi organique censée déterminer ses règles d'organisation et de fonctionnement, a soutenu le président Azali, ajoutant que cette loi organique ne peut être votée que sur la base du règlement intérieur de l'Assemblée de l'Union des Comores qui définit la procédure législative.

 

Selon ces députés, cette loi organique suppose la mise en place préalable de l'Assemblée de l'Union dont l'existence est subordonnée à l'Assemblée de l'île "puisque l'Assemblée de l'île doit désigner 5 membres qui vont composer l'Assemblée de l'Union avec d'autres élus".

 

Attendre alors la mise en place de la Cour constitutionnelle pour valider le règlement intérieur de l'Assemblée de l'île c'est aller vers une impasse, ont-ils dit, rejetant en outre la solution suggérée par le président Azali, dans sa deuxième lettre, de soumettre le cas au Comité de suivi de l'accord du 20 décembre 2003.

 

Aussi le règlement intérieur a-t-il été adopté sans les députés de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) qui soutient l'action du président Azali.

 

 

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Durcissement de la campagne pour les législatives à Mohéli

La campagne pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale de l'Union des Comores a pris un tour musclé, mardi, à Mohéli, où un vif échange de coups de poings a opposé des partisans du président de l'île, Mohamed Saïd Fazul et ceux de Hamada Madi Bolero, qui a récemment démissionné du ministère de la Défense et de la Sécurité pour se porter candidat à cette élection, ont rapporté des témoins sur place.

 

Selon ces témoins, la tension est par ailleurs vive entre les partisans du président de l'Union des Comores, le colonel Assoumani Azali, et ceux du même Saïd Fazul depuis le démarrage de la campagne dans l'île, où tout porte à croire à une seconde victoire des autonomistes le 18 avril prochain.

 

On rappelle qu'à l'issue du scrutin des 14 et 21 mars derniers aux législatives locales, les autonomistes avaient recueilli 9 sièges sur les 10 de l'Assemblée de l'île.

 

"Que Dieu nous préserve du pire", a déclaré, sous couvert de l'anonymat, un haut fonctionnaire mohélien joint au téléphone par la PANA à Moroni. Il s'est dit inquiet de la tournure que prend la campagne, en dépit de la présence des observateurs militaires de l'Union africaine dans l'île depuis quelques jours.

 

Ile autonome de Mwali : Bras de fer entre Fazul et Boléro

 

Depuis quelques jours la tension monte entre le camp du président Mohamed Fazul et celui du ministre de la Défense de l'Union et candidat aux législatives dans l'île autonome de Mwali, suite au limogeage de certains directeurs régionaux et leur remplacements par des partisans de Boléro. L'autorité élue de l'île, le président Fazul, qui conteste ces décisions signe des décrets pour confirmer les directeurs limogés dans leur fonction. La passation qui était programmée avant hier n'a pas pu avoir lieu, les autorités mohéliennes ayant demandé aux directeurs qui étaient en place de ne pas céder leur poste.

 

Les autorités de l'Union ont dépêché hier des responsables de la direction générale de la SNPT à  Moroni accompagnés de militaires pour aller superviser les passations de service à Mwali. Mais les autorités de l'île ont interdit à ces personnes venues de Moroni de descendre de l'avion. Elles ont été aidées, en cela, par une foule nombreuse qui avait envahi la piste de l'aéroport décidée à les empêcher de débarquer.

 

Le commandant de la gendarmerie, Anrifi Moustoifa, qui s'était rendu à l'aéroport pour assurer l'ordre, n'a pas pu arranger la situation et l'avion est reparti avec ses passagers ''indésirables'' sur l'île de Djumbe Fatima.

 

S'il n'est pas tolérable qu'on interdise à des Comoriens de se rendre sur une partie du territoire national, il n'est pas plus admissible qu'on limoge des responsables de société nationale à quelques jours de la tenue d'une élection pour le seul motif qu'ils ne soutiennent pas un candidat. Peut-on dans ces conditions parler d'élection libre et équitable, surtout lorsque le code électoral prohibe ces pratiques?

TOUT SEMBLE prêt POUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES COMORIENNES

 

Moins de 24 heures avant le scrutin pour les élections à l'Assemblée nationale des Comores, tout semble fin prêt au niveau de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) où règne une volonté d'éviter les ratés notés aux locales du mois dernier.
 
L'acheminement du matériel électoral vers les bureaux de vote de tout le pays a commencé depuis vendredi avec pour souci de faire en sorte que tous les bureaux puissent ouvrir partout au même moment sur l'ensemble de l'archipel.
 
La CNEI a fait sienne cette recommandation de l'Observatoire comorien des élections dont le rapport pré-électoral, publié récemment à Moroni, insiste beaucoup sur la sécurité des opérations en appelant les citoyens à accomplir leur devoir "dans le calme et la sérénité".
 
La campagne électorale s'est déroulée dans le calme, souligne l'observatoire, qui assure n'avoir pas relevé "d'incidents notables" lors des meetings publics de tous les candidats, en
dehors de "quelques actes de nature à perturber le bon déroulement des prochains scrutins" tels ces propos violents proférés dans certains rassemblements.
 
"Il y a un risque de perturbation avérée et de violence le jour du scrutin", écrit cependant l'observatoire des élections, qui dénonce en même temps "la violation, par les médias, des
dispositions portant sur le temps d'antenne" accordé aux candidats.
 
L'utilisation abusive des biens de l'Etat, l'opacité qui entoure le financement de la campagne de certains candidats sont autant de reproches contenus dans le rapport publié par l'Observatoire comorien des élections.
 
Craignant une panne de courant (le fait a déjà eu lieu le 14 mars) au moment du comptage des voix, qui intervient généralement en début de soirée, l'observatoire suggère que tous les bureaux de vote soient pourvus en bougies avant le début des opérations électorales.
 
Abondant dans le sens des craintes de perturbation du scrutin soulevées par l'observatoire, les journalistes de La Gazette des Comores relèvent, dans leur édition de samedi, "le risque perceptible de perturbations" dans certaines circonscriptions,
notamment dans la capitale, Moroni.
 

 

CHANTAGE SUR LES AGENTS DE L’ETAT AUX COMORES

Le récent limogeage de Abi Amri Mahamoud, directeur des télécommunications à la Société Nationale des Postes et Télécommunications (SNPT), confirme ce que le journal indépendant 'L'Archipel' a appelé "le chantage" exercé sur les agents de l'Etat, en vue de les contraindre à afficher leur soutien à la Convention pour le Renouveau des Comores, CRC, le parti au pouvoir aux Comores.
 
Les agents de l'Etat qui osent prendre le risque de refuser de se placer dans les rangs de la CRC ou qui tentent de jouer la carte de la neutralité, perdent automatiquement leur poste un peu comme du temps du président Ahmed Abdallâh qui aimait répéter, dans son langage imagé, qu'on ne pouvait à la fois aller faire ripaille à un mariage et contester le marié.
 
Cette forme d'épuration se poursuit donc, n'épargnant aucun secteur.
 
Le haut responsable de la SNPT cité est soupçonné de sympathie pour le clan du président de Mohéli, Said Mohamed Fazul, son
parent, qui fait obstacle sur le terrain à Hamada Madi Boléro, ex-ministre de la Défense ayant démissionné précisément pour se porter candidat à l'Assemblée de l'Union, pour le compte de la CRC à Mohéli.
 
On rappelle que la tension était déjà montée d'un cran, la semaine dernière, sur cette île, et qu'un début d'échauffourées avait éclaté entre différents clans, lorsque de nouveaux responsables de bureaux locaux de la société nouvellement nommés, s'étaient présentés pour prendre leurs fonctions et remplacer les anciens, remerciés sans doute pour n'avoir pas bien "mobilisé" au cours de la dernière élection perdue par la CRC.
 
On apprend, par ailleurs, qu'une jeune économiste responsable du crédit au "MECK" (réseau mutuel d'épargne), a été suspendue de ses fonctions pour les mêmes motifs. Certes ses supérieurs ont évoqué des raisons de travail mais "elles sont un peu grossières, selon l'un de ses collègues qui ajoute qu'"on lui reproche, en fait, de ne pas s'être rendue à Anjouan pour y animer un atelier alors qu'au même moment, son planning l'obligeait à rester à Moroni...".
 
L'intéressée, Mlle Sandia Bakri, qui jouit d'une réputation de sérieux dans son travail, n'a pas été vue dans les meetings de la CRC, ni dans sa ville natale de Mbeni, ni à Moroni. Or celui qui n'est pas avec la CRC, est considéré comme étant contre elle.
 
"Il y a deux camps aujourd'hui dans ce pays, ceux qui veulent l'unité des Comores et ceux qui veulent leur éclatement", soutient un médecin acquis à la CRC qui exclut donc qu'on puisse être neutre.
 
Mlle Bakri a eu depuis, une très longue conversation avec un haut responsable de son ministère de tutelle, mais on ignore si elle a fini par faire allégeance pour garder son poste.
 
Avant elle, le cas du journaliste Mohamed Hassani (collaborateur de la PANA) a ému l'opinion. Ce journaliste, en poste au journal gouvernemental 'Al-watwan' depuis sa création en 1985, vient d'être radié de la rédaction à cause de ses prises de positions.
 
Un autre journaliste de la section arabe de Radio Comore, Mohamed Maamoune Moilim, avait déjà été renvoyé au début de la précédente campagne électorale parce qu'il refusait, disait-il, de prendre à l'antenne, des positions contraires à sa conscience.
 

 

 

 

 

Elections législatives : Sont déclarés candidats aux élections législatives de l'Union des Comores les personnes dont les noms suivent

Circonscription

 

Candidats

Suppléants

NGAZIDJA

1ère

 

Maecha Mtara

          Hadji Msoili Ahamada

 

 

Msaidié Houmed

Djoueria Benti Abdallah

2ème 

 

Karani Bacari

  Said Ahmed Abdou

 

 

Assoumani Y.  Modoha            

Mohamed Saleh Ben

 

 

Boinaïdi Abdou Elghaniou

Djaffar Said Houmadi

 

 

Said Ibrahim Fahmi

   Hassane II Ali Tabibou

3ème

 

Daoud Halifa

Said Abdou Ben Abdou

 

 

Said Ali Kemal Ed-Dine

Oitane Abdou Mhoma

 

 

      Said Mouigni Youssouf

              Zaidi El Anrif

 

 

         Mohamed Ismaela

        Abdou Raouf

4ème  

 

Mahamoud Fakridine

Ali Abdoulwahab

 

 

Cheikh Ali Bakari

Ali  Mchangama Youssouf

5ème

 

 

 

 

 

Abdoulkarim Chouaybou

Idriss Mistoihi

 

 

Ali Boina M'zé

Madi Mogné Mdahoma

 

 

Assoumani Saandi

Mohamed Ali Daffine

 

 

Moumini Abdou

Mouhamed Soilihi

 

 

Abdillahi Saïd Ahamada

Yahaya Daroueche

6ème

 

 

 

 

 

Badaoui Mohamed Chatur

Ishaka Ahmed

 

 

Mohamed Chanfiou A. Djabir 

         Moinaecha Moissuli

7ème

 

 

 

 

 

Ibrahim Ali M'zimba

Ahamada Mmadi

 

 

Abdou Soefou

Ibroihima Mhoumadi Sidi

 

 

Mohamed Ali

  Mohamed Ibrahim M'zimba

8ème

 

 

 

 

 

Toihir Ibroihima Moissi

   Ali Soilihi

 

 

Mohamed Said Hachim

Said Soilihi M'zé

 

 

Tadjiri Ahamada

Inoussa Hamidou

 

 

Mohamed El-Amine Souef

Ibrahim Souef Mdahoma

9ème

 

 

 

 

 

Djaé Mdahoma Moeva

Ismaêl M'sa Hazi 

 

 

Ashraf Mouhamad El-Bachir  

Miradji  Soudjambamba

 

 

Charif Maoulana

Allaoui Said Mohamed

Anjouan

1ère

 

Anrifidine Abdou Bacar

Chamoussidine Boudra

 

 

Bacari Ahmed

   Ahmed Abdallah

 

 

Ahamed Chadhouli

Ali Yachiroutu Soiyifou

 

 

Abdul Youssouf Ben Ali

Roukia Zouber

 

 

Saindoune Ben Ali

Hazilane Mohamed Abdou

2ème

 

 

 

 

 

Maanrouf Mohamed El Anrif

Tonahonyan Mahamoud

 

 

M'dama Missubah

Sidi Bacar

 

 

Hassane Abdallah Ibrahim

Ali Ahamadi Combo

 

 

Loutfi Soulaimane

Nassurddine Housseni

 

 

Moutui Abdou Salam

Ankoubou Combo

3ème

 

 

 

 

 

Abdallah Bacar

Mouhoudhoir Attoumane

 

 

Attoumane Allaoui

Anrifane Ibrahim

 

 

Chocolat Ben Allaoui

Houmadi Soumaila

 

 

     Ahamadi Ousseni

Ahamadi Abdallah

4ème

 

 

 

 

 

Omar Houmadi

Attoumane Said

 

 

Nourdine Midiladji 

Ali Bacar Moirabou

 

 

Toiher Eddine A. Ellah S. A

  Anllaouiddine Ahamadi

 

 

Ahmed Mohamed El Amine

    Moustoifa Moussa

 

 

Youssouf Eddine Abdou

Mohamed Houmadi

5ème

 

 

 

 

 

Saindou Djazila

Ahamed Moussa

 

 

Sounihadji Soulouhou

Abdouroihamane Hifadhui

 

 

Bacar Houmadi

Said Maandhoir Soulaimana

 

 

Said Houmadi

Toyane Hifadhui

 

 

Ali Mohamed Ali

Attoumane Oussene Abdallah

6ème

 

 

 

 

 

Djandi Ahamadi

Ahmed Soulouhou

 

 

Omar Mahamoud Checkh

Abidhari Issouf

7ème

 

 

 

 

 

Mohamed Djaanfari

             Bacar Ahmed Soilihi

 

 

Moustadroine Abdou

             Soilihi Houmadi

 

 

Kamarddine Abdou

Soifoine Mohamed

 

 

Abidhar Abdallah

Said Souf

Mwali

1ère

 

Hamada Madi Bolero

 

 

 

Mohamed Larif oukacha

 

 

 

Faïssoil Ben Mohadj

 

2ème

 

 

 

 

 

Said Dhoifir Bounou

 

 

 

Maanrifa Mahamoud

 

 

Après recours :

NGAZIDJA- Sont rejetées les candidatures de :

 

* Ali Mohamed Ali   

9ème circonscription

* Mariama Ahamada  

6ème circonscription

 

NDZOUANI

Sont retirées les candidatures de :

 

* Said Ahamed Hachim

3ème  circonscription

*  Mourdjay Houmadi

1ère  circonscription

 

 

 

DANS LA DERNIERE LIGNE DROITE DES LEGISLATIVES COMORIENNES

Les Comores entrent lentement dans une nouvelle campagne pour l'élection de l'Assemblée fédérale, les 18 et 25 avril, à peine les législatives des îles achevées.

 

Une élection partielle est prévue dimanche à Domoni, à Anjouan.

 

Bien que la campagne électorale, ouverte le 28 mars, n'ait pas encore atteint sa vitesse de croisière, on s'attend à de rudes batailles au regard de la carrure de certaines personnalités engagées dans la course.

 

En tout, 66 candidatures ont été validées par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) pour 18 sièges à pouvoir sur l'ensemble du pays. Quinze (15) élus des îles viendront se joindre à ces 18 députés fédéraux à élire pour former ensemble l'Assemblée de l'Union des Comores.

 

Parmi les candidats, le Dr Mtara Maécha, apparaît comme l'un des plus farouches opposants au président de l'Union, le colonel Azali Assoumani, et est également très proche du président de l'île de la Grande-Comore.

 

Cet ancien ministre part avec un léger avantage psychologique sur son adversaire Houmed Msaidié, ministre d'Etat chargé des Télécommunications et porte-parole du gouvernement, puisque dans la circonscription où ils se présentent tous les deux (le Mitsamiouli et le Mboudé), la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) du colonel Azali a été largement battue aux dernières élections des Assemblées des îles.

 

Said Ali Kemal, infatigable perdant dans toutes les élections présidentielles organisées aux Comores ces dernières années et petit-fils du denier sultan de la Grande-Comore, se présente dans le Bambao. On se souvient qu'il a été l'un des plus virulents de tous les opposants aux nouvelles institutions qui, selon lui, "balkanisent les Comores".

 

Les observateurs locaux estiment que le prince Said Ali Kémal part favori bien que le ministre de l'Education de Ngazidja, Mohamed Ismaila, se présente dans la même circonscription, perturbant ainsi la cohérence de la coalition Mdjidjengo des partis qui soutiennent le président Mze Abdou Soulé El-bak.

 

Cheikh Ali Bacar Cassim, ministre de la Sécurité intérieure de Ngazidja, ancien député de Moroni, ancien directeur de la première radio libre (Radio Tropic FM) et ancien prisonnier d'Azali, est un candidat très sérieux contre la CRC à Moroni, celle-ci ayant aligné un nouveau venu dans l'arène : le capitaine Fakriddine Mradabi, directeur de la Société nationale d'électricité et fidèle du colonel Azali.

 

On se souvient que le capitaine Mradabi a fait campagne pour le candidat Azali lors de la dernière élection présidentielle contre son propre père, le colonel à la retraite Mahamoud Mradabi, l'une des plus grandes fortunes du pays.

 

Dans ce climat général d'affaiblissement du pouvoir fédéral, trois hommes incarnent l'espérance de la CRC, dont Mohamed El-Amine, ministre d'Etat chargé des Affaires extérieures, qui se présente dans le Hambou, fief du président Azali avec, dit-on, des chances réelles de se faire élire.

 

Aboudou Soefo, puissant directeur de la Société nationale des hydrocarbures et patron de la CRC, part avec une légère avance psychologique sur l'ancien ministre des Affaires étrangères Ibrahim Ali Mzimba, tandis que ce denier croit très fort que l'heure de son come-back a sonné.

 

Le ministre délégué aux Finances, Maoulana Charif, est considéré dans le Oichili-Dimabi comme un candidat sérieux.

 

Quant à Assoumani Sandi, ancien conseiller du président Azali, qui a pris ses distances avec le régime qu'il a servi, il semble bénéficier du soutien d'une grande partie de l'intelligentsia du Bamdjini, convaincue que cette région, la plus importante de l'île, a été mal servie, ces dernières années, par le colonel Azali.

 

En cette dernière semaine de campagne pour l'élection des députés à l'Assemblé nationale des Comores, les candidats s'activent de plus en plus dans toutes les régions, constate la PANA sur place.
 
Moroni, qui brille de mille couleurs, semble être devenue une ville bleue, la couleur des Autonomistes, qui ont couvert de tissu de cette teinte presque tous les murs de la capitale.
 
Cependant, ce geste est aussitôt imité par les partisans du commandant Fakhridine Mahamaoud, proche du président de l'Union des Comores, le colonel Azali Assoumani. Partout où les autonomistes ont mis leur tissu bleu, ils s'empressent de mettre à côté un tissu de couleur verte.
 
Les commerçants de la capitale font de bonnes affaires ces temps-ci, écoulant leurs stocks de tissus de couleur bleue et verte qui servent à couvrir les murs de la ville, pendant que les femmes des deux camps raflent par milliers des châles à la couleur de leur camp.
 
"La campagne devenant décisive, les petites phrases fusent mais ce sont les grandes idées qui sont absentes", estime un journaliste comorien, correspondant de plusieurs organes de presse étrangers à Moroni.
 
Nul ne peut prévoir l'issue du scrutin du 18 avril même si l'on peut anticiper sur son déroulement probable. Il ne devrait pas être trop différent de celui des 14 et 21 mars où l'on assisté à diverses tentatives de boycott du scrutin par le saccage des urnes.
 
Proche du président Azali, le commandant Fakhridine Mahamoud, adversaire de Cheikh Ali, vient d'ouvrir sa propre radio qui relaie ses meetings depuis quelques jours.
 
S'il est difficile de savoir ce qui se passe à Anjouan et à Mohéli, des témoignages font croire à une possible victoire des partisans du président mohélien dans les deux circonscriptions de l'île.

 

 

 

SERIEUX AVERTISSEMENT DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE AUX COMORES

 

 

Le comité de suivi de l'accord du 20 décembre 2003 "a mis en garde les parties comoriennes contre les conséquences catastrophiques d'une suspension de l'aide extérieure et de la non-conclusion d'un programme avec les institutions de Bretton Woods".
 
C'est la conclusion de sa quatrième session ordinaire tenue du 12 au 14 avril dernier, sur les dispositions transitoires aux Comores, qui "a relevé de graves irrégularités dans la mise en oeuvre du système défini" par la communauté internationale et les parties comoriennes signataires dudit accord.
 
Dénonçant le peu de cas dont il est fait des dispositions relatives aux ressources financières en cette période transitoire, le comité a constaté que le gouvernement comorien "a contourné unilatéralement le circuit des recettes et des dépenses causant ainsi un grave préjudice à ses partenaires", c'est-à-dire les îles autonomes.
 
Au niveau des recettes, peut-on lire, dans les conclusions de la session, "cette violation a été permise par le non-respect par la Banque centrale" des dispositions du décret présidentiel portant sur le fonctionnement des comptes courants de l'Union et des îles autonomes.
 
Relevant des "moins values importantes sur les recettes", le comité de suivi "a jugé urgent le renforcement du système de sécurisation des recettes" sans préciser comment.
 
Il a signalé que "cette situation pourrait compromettre la bonne exécution des opérations des îles et de l'Union".
 
La délégation de l'île autonome d'Anjouan a fait savoir au comité de suivi sa décision de suspendre sa participation au processus de mise en place institutions tant que le gouvernement comorien n'aura pas honoré ses engagements vis-à-vis de l'île d'Anjouan en lui versant ses quotes-parts.

 

 

 

 

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Report de l'élection partielle de Domoni à Anjouan

L'élection partielle initialement prévue pour ce dimanche, dans la 14ème circonscription d'Anjouan, région de Domoni, pour le compte des législatives de l'île, a été reportée au 11 avril, a appris la PANA à Moroni, de source proche de la Commission nationale électorale.

 

La source n'a pas précisé le motif exact de ce report, mais on sait que le président de la Commission d'homologation, Abraham Zinzindohoué, avait averti mardi devant la presse, qu'aucune entorse au code électoral ne serait tolérée en vue de donner un signal fort à destination des élections de l'assemblée de l'Union à venir.

 

A cette occasion, l'expert béninois avait indexé les rajouts sur la liste électorale, le bourrage des urnes et le non-respect de l'équilibre des partis en lice dans les bureaux de vote...

Une autre élection partielle organisée dans la 22ème circonscription à Anjouan, a été validée mardi, avec la victoire de M. Said Chafi.

 

Contrairement à Mohéli et à la Grande Comore où les élections se sont déroulées dans une relative transparence, à Anjouan, l'autorité locale a tenu à contrôler totalement tout le processus, rapportent plusieurs témoins.

 

 

Une militante comorienne dénonce le sort fait aux femmes

Certains milieux aux Comores n'acceptent pas encore la présence des femmes dans l'arène politique, sauf pour en faire des figurants ou des faire-valoir destinés à amuser la galerie, estime la militante comorienne Sania Boina Boina.

 

Seule femme ayant réussi à passer le cap du premier tour des élections législatives des îles en Grande Comore avant de perdre au second tour, en mars denier, Mme Boina Boina soutient, dans un entretien avec la PANA, que ce scrutin lui a permis de vérifier combien ces milieux restent encore rétifs à la présence des femmes.

 

"On veut bien aligner quelques femmes, mais c'est surtout pour en faire des faire-valoir puisque les hommes croient détenir toute la vérité dans le domaine politique", fait-elle observer, relevant, pour preuve de son affirmation, qu'il suffit de constater qu'il n'y a aucune femme ministre dans le gouvernement.

 

"Certes, il y a bien une secrétaire générale du gouvernement, mais ce n'est pas une ministre. Le gouvernement est composé d'hommes exclusivement. Par rapport au passé, il y a régression", déplore-t-elle.

 

Mais, comme pour excuser ses camarades de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC), dont elle a porté l'étendard dans la région d'Itsandra Mbagani, elle admet que les hommes sont en quelque sorte victimes d'un "conditionnement qui les porte instinctivement à ne pas trop se fier aux jugements des femmes".

 

C'est ainsi, explique-t-elle, qu'elle a dû rappeler régulièrement à l'ordre son propre staff pendant la campagne parce qu'il avait trop tendance à s'en remettre à son frère, un ancien député, et à ses amis hommes pour certaines décisions.

 

"Il me fallait à chaque fois taper du poing sur la table et leur rappeler que le candidat, c'était bien moi et non pas mon frère ni mes amis, et qu'il fallait s'adresser à moi", raconte Mme Boina Boina.

 

Au cours de la campagne électorale, Sania Boina Boina a relevé un paradoxe qu'elle n'aurait jamais pu imaginer: autant les vieux notables adhèrent sans peine au principe d'une candidature féminine, autant les jeunes cadres hésitent à souscrire à l'idée d'une femme députée. La preuve en est que ce sont des vieux sages de son village de Tsidjé qui ont proposé sa candidature.

 

"En fait, je n'ai pas demandé à être candidate. Les candidatures potentielles soumises aux vieux de mon village n'ont pas été retenues par ceux-ci, qui exigeaient des critères rigoureux de moralité. Donc, ce n'est pas un problème pour les notables d'avoir une femme députée. En réalité, c'est aux jeunes cadres que cela pose problème d'après ce que j'ai vu", souligne-t-elle.

 

Elle comprend l'attitude de ces notables, gardiens de la culture et de la tradition, parce que "la culture comorienne fait une place d'honneur à la femme dans cette société matrilinéaire et matrilocale".

 

Traditionnellement, "tout ce qui est précieux appartient à la femme: la maison conjugale est propriété de la femme. L'homme vient chez la femme. C'est à lui de prendre la valise et de s'en aller en cas de rupture du mariage. Les enfants appartiennent à la femme. Tout l'or du grand mariage revient à la femme. Les champs sont hérités par la fille et non par le garçon (...) C'est donc une société qui honore au plus haut point la femme", poursuit Sania Boina Boina.

 

En outre, elle est d'avis que la religion musulmane ne refuse pas les droits politiques aux femmes. Seul un droit lui est refusé, à savoir celui de diriger la prière. Elle rappelle à ce propos que la civilisation musulmane a donné des chefs d'Etat femmes. "Donc la religion musulmane n'est pas contre l'affirmation des femmes dans la cité", tranche-t-elle.

 

Cependant, certains Comoriens sont victimes d'une certaine culture d'essence arabe qui brime les femmes, or les pratiques culturelles de certains clans arabes à travers l'histoire sont une chose, et la religion musulmane en est une autre, soutient la militante politique comorienne.

 

Si elle reconnaît avoir été battue, elle n'en éprouve aucune amertume. "Je sors plus instruite de la société comorienne, mieux informée de l'image que je reflète auprès de la communauté. Je suis juste un peu déçue de n'avoir pas reçu le même soutien que mes camarades. J'étais dans une situation de ballottage qui m'était favorable, et avec un peu de moyens pour la communication, j'aurais pu gagner, mais ces moyens ont fait défaut".

 

Certes, le Front national pour la justice (FNJ, islamiste) n'a reculé devant rien pour "arrêter la poule qui veut chanter comme s'il n'y avait plus de coq", mais elle reconnaît avoir été battue simplement parce qu'elle n'avait pas les moyens de sa campagne, d'une part, et parce que les électeurs voulaient sanctionner la CRC à laquelle elle appartient, d'autre part.

 

Sania Boina Boina ne va pas siéger à l'Assemblée de l'île certes, mais elle estime avoir gagné sur un autre registre. "J'ai fait la promotion de certaines idées qui me tiennent à coeur comme la décentralisation politique, administrative et économique, et la valorisation de notre patrimoine culturel unique qui aurait pu servir de locomotive à la relance économique si l'on y avait tant soit peu réfléchi", clame-t-elle.

 

"On va à Dubaï pour acheter des kilos d'or pour le grand mariage, on va en Tanzanie pour acheter cabris et zébus pour le grand mariage, on va Maurice pour acheter certains tissus pour le grand mariage. Alors pourquoi ne pas développer les bijouteries, l'élevage et le textile sur place?" se demande Mme Boina Boina.

 

Et puis, selon elle, l'ambition de faire le grand mariage est un mobile fort d'insertion professionnelle parce que les jeunes doivent trouver l'argent pour financer leurs obligations coutumières qui font office de ciment, et sont source d'équilibre pour la société grand-comorienne.

 

Mais au-delà, cette fille de cadi devenue une administratrice aux multiples spécialités (consultante en développement local, en gestion de projets et de transports internationaux, ainsi qu'en management de ressources humaines) croit très fort que les mutations de la société comorienne s'accélèrent.

 

A cet égard, elle estime que les femmes devront, inévitablement, jouer un rôle politique éminent dans les recompositions en cours quel que soit le poids des survivances des archaïsmes.

 

 

SOCIAL : 

Centre d'écoute pour enfants victimes de maltraitance à Moroni

Un protocole d'accord vient d'être signé à Moroni entre le gouvernement de l'île autonome de la Grande-Comore et l'UNICEF pour la création d'un Centre d'écoute pour enfants victimes d'abus et de maltraitance, d'un coût de 20 millions et demi de francs comoriens, soit 41.705 Euros.

 

La charge de ce montant sera supportée par le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) à hauteur de 12.776, par l'Association comorienne pour le bien-être de la famille (ASCOBEF) pour 18.292, essentiellement en ressources humaines et en logistique, et par le gouvernement grand-comorien dont l'apport est de 10.636 .

 

"L'ouverture prochaine du centre comblera une grande lacune", a déclaré à la PANA Youssouf Mohamed Youssouf, directeur du Centre d'animation et d'information des jeunes de l'ASCOBEF, qui a dit connaître beaucoup de jeunes qui ne savaient ni où ni à qui parler en cas de difficulté.

 

"L'objectif du centre, a précisé M. Youssouf, est de sensibiliser la population et de l'amener à prendre conscience des tristes réalités des enfants comoriens".

 

En quatre ans, de 1998 à 2002, il a été recensé dans la seule île de la Grande-Comore 500 cas d'attentat à la pudeur, 80 cas de détournement de mineurs, 40 cas d'enlèvement d'enfants et deux cas d'infanticide.

 

"Voilà pourquoi, a dit Mohamed Youssouf, l'ASCOBEF se réjouit d'ajouter cette autre corde à son arc, en accueillant le Centre d'écoute des jeunes parce qu'il ne suffit pas de les informer, il faudrait aussi les assister quand ils en ont besoin".

 

Pour lui, cette assistance, qui peut être médico-psychologique ou judiciaire, doit être un volet important du centre d'écoute des jeunes qui ouvrira bientôt ses portes à Moroni.

 

 

Vers la mise en place d'un réseau des aires protégées aux Comores

L'ONG Conservation International (CI, basée aux Etats-Unis) a achevé mardi une mission d'une semaine aux Comores destinée à faciliter la mise en place dans l'archipel d'un réseau des aires protégées dans le cadre de la protection de l'environnement.

 

Protéger les espèces de la faune et de la flore menacées de disparition, promouvoir leur conservation, créer de nouvelles aires protégées et améliorer la gestion de celles-ci, tels étaient les objectifs de cette mission qui a visité de nombreux sites sur l'ensemble de l'archipel.

 

Selon le directeur général de l'Environnement, Mohamed Bacar Dossar, les membres de Conservation International ont examiné plusieurs sites, dont des aires protégées d'une importance capitale pour l'environnement et la biodiversité des Comores.

 

"Même si la mission était là essentiellement pour une prise de contact et de prospection, nous nous réjouissons de ses premières conclusions, qui sont positives", a confié à la PANA M. Dossar, qui s'est dit d'autant plus optimiste pour la suite que CI s'est montrée intéressée à la suite des premières observations faites sur place.

 

La visite de l'ONG aux Comores a été rendue possible grâce aux efforts de la direction générale de l'Environnement par l'intermédiaire du bureau local du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

 

Dans l'éventualité d'un accord possible de coopération entre CI et les Comores, il pourrait être créé des liens de partenariat entre l'ONG, qui a une antenne à Antananarivo (Madagascar), et le réseau des aires protégées aux Comores dont la gestion revient entièrement aux communautés locales.

 

Il existe actuellement sur l'ensemble de l'archipel des Comores plusieurs sites constituant des aires protégées, dont le parc marin de Mohéli au sein duquel toute pêche est interdite, et notamment celle de la tortue, ainsi que la toute récente aire protégée du Karthala.

 

 

El-bak va prier sur les tombes des victimes du "Sam Son"

Le président de l'île autonome de la Grande-Comore, Mzé Abdou Soulé El-bak, est parti lundi matin pour Majunga (Madagascar) où il doit se recueillir sur les tombes des victimes du ferry comorien "Sam Son", a appris la PANA à Moroni de source autorisée.

 

Selon son conseiller technique chargé de la communication, Mselem Ali, le chef de l'exécutif grand-comorien est accompagné de Mmadi Ali et Salim Tamou, respectivement secrétaire général du gouvernement et de la présidence et conseiller technique du ministre de l'Intérieur de l'île.

 

"Le président El-bak, qui a pris un vol d'Air Madagascar, sera de retour à Moroni mercredi prochain, soit 24 heures avant le retour de la délégation comorienne conduite par le vice-président Caabi El-Yachroutu Mohamed, qui s'y trouve depuis jeudi dernier", a-t-il précisé.

 

La délégation de ce dernier, composée d'une cinquantaine de personnes, est prise en charge par le gouvernement de l'Union des Comores et est constituée de membres du collectif des familles des victimes et des responsables du comité de soutien.

 

Du naufrage du "Sam Son", intervenu au début du mois dernier au large de Madagascar, on n'a recueilli que trois rescapés, tandis que les corps de vingt-neuf personnes ont été retrouvés et enterrés à Majunga sur un total de 120 passagers, équipage compris.

 

 

NOTRE REGION : 

Trois jours de négociations sur la situation des petits États insulaires, préparatoires à la conférence de Maurice

 

DU 14 AU 16 AVRIL, AU SIÈGE DE L'ONU, À NEW YORK

 

Un cliché encore fréquent décrit les petits États insulaires comme des "îles paradisiaques", masquant ainsi bon nombre de problèmes et vulnérabilités qui les affligent : élévation du niveau de la mer, ouragans plus fréquents et violents, grande fragilité des écosystèmes, dépendance à l'égard des exportations de quelques produits de base, isolement et coûts de transports élevés.

 

Les petits pays insulaires disposent d'une rare occasion de sensibiliser la communauté internationale à leur situation, afin de mobiliser des partenariats et des moyens novateurs pour les aider à relever les défis cruciaux auxquels ils font face, lors de la rencontre de négociations qui débute ce mercredi (14-16 avril) au siège de l'ONU à New York, en préparation à la Réunion internationale de l'ONU chargée d'examiner les progrès dans l'application du Programme d'action pour le développement durable des petits États insulaires en développement, qui aura lieu à Maurice du 30 août au 3 septembre.

 

Le Programme d'action de la Barbade, adopté par la Conférence mondiale sur le développement durable des petits États insulaires, en 1994, comprenait les thèmes suivants : changements climatiques, tourisme, désastres naturels, déchets, eau douce, terres, énergie, biodiversité et transports. La Réunion internationale de Maurice devrait aussi aborder d'autres questions qui touchent désormais les îles, comme le commerce, le VIH/sida, les technologies de l'information, les nouvelles préoccupations sécuritaires et le potentiel économique des cultures insulaires.

 

Ces trois journées de négociations préparatoires font partie intégrante de la Douzième session de la Commission de l'ONU sur le développement durable (CDD), qui se déroule du 14 au 30 avril. Ces négociations sur les îles seront dirigées par le président de la CDD, le ministre norvégien de l'Environnement, Borge Brende. La soixantaine de ministres attendus au segment de haut niveau de la session de la CDD, consacreront une partie de leurs travaux, le 30 avril, aux petits États insulaires et à la Réunion internationale de Maurice.

 

Le Secrétaire général de la Réunion internationale de Maurice, le Secrétaire général adjoint Anwarul K. Chowdhury, accordera des entrevues aux représentants des médias, les 14, 15 et 16 avril.

 

Contact de presse:  François Coutu, Département de l'information de l'ONU, Section du développement; téléphone: (212) 963-9495 et (917) 815-8176

(cell.), télécopieur: (212) 963-1186, courriel: coutu@UN.org ou mediainfo@un.org .

 

 

Vous pouvez visionner les séances via Internet et accéder à un dossier de presse détaillé sur les petits États insulaires, sur www.un.org/smallislands2004 .

 

 
 
 
LU DANS LA PRESSE : 

GÉNOCIDE RWANDAIS : La France accusée... et muette

Lors de la commémoration du dixième anniversaire du génocide au Rwanda, le président Paul Kagamé a accusé Paris d'avoir soutenu et protégé les auteurs des massacres.

"L'opération Turquoise avait pour objectif réel de protéger les tueurs et non les victimes." Mercredi 7 avril, au cours d’une des cérémonies de commémoration du génocide rwandais, le président du Rwanda Paul Kagamé a lancé cette grave accusation à propos de l’envoi de troupes françaises pour une mission militaro-humanitaire au Rwanda du 22 juin au 22 août 1994.

 

Devant un stade bondé de Kigali, un témoin édifiant a raconté comment des réfugiés tutsis acceptèrent d’être désarmés par les Français, qui les abandonnèrent ensuite aux massacres perpétrés quelques heures plus tard par des militaires et des milices hutus. "Le fait qu’un rescapé ayant été en contact avec les Français de l’opération Turquoise ait tenu ce récit n’est pas dû au hasard. Le Rwanda a décidé de passer à l’offensive par rapport à la France, à laquelle le régime de Kigali reproche non seulement de ne pas avoir reconnu sa complicité avec les génocidaires et de ne pas avoir demandé pardon, mais encore de poursuivre une sorte de guerre larvée, via la presse, les organisations internationales et les bailleurs de fond", note Le Soir.

 

"Paul Kagamé passe à l’offensive contre la France”, titre d’ailleurs le quotidien belge, en rapportant les propos du président du Rwanda qui, "après avoir dénoncé le système des Nations unies et le veto américain à un renforcement de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR), passe à l’offensive contre la France". La Belgique étant l’ancienne puissance coloniale du Rwanda, La Libre Belgique et Le Soir couvrent abondamment les cérémonies de commémoration du dixième anniversaire du génocide des Tutsis par les Hutus et du massacre des Hutus modérés (ceux qui n’ont pas voulu participer au génocide). Mais "dix ans plus tard, les responsabilités ne sont pas encore entièrement établies", souligne un éditorial de La Libre Belgique.

Les cérémonies, avec leurs nombreux témoignages, ont ravivé les souvenirs de l’horreur et de la douleur inextinguible d’un pays qui fut abandonné par ses pairs à la folie génocidaire à l’origine de 800 000 morts en cent jours, d’avril à juillet 1994. Etre présent à Kigali, ce 7 avril 2004, plus qu’un signe de solidarité et de recueillement, avait valeur expiatoire pour certaines délégations étrangères participant aux commémorations. "Un signe ne trompe pas, souligne l’éditorialiste de La Libre Belgique, dans le camp occidental seule la Belgique est représentée au plus haut niveau à Kigali." Le quotidien belge rappelle ainsi que "c’est Guy Verhofstadt et son gouvernement qui ont rendu à la Belgique son honneur, lorsqu’en avril de l'an 2000 il a demandé pardon au peuple rwandais parce que la Belgique n’avait pas fait ce qu’il fallait pour éviter le génocide".

 

A Kigali, la France n’a dépêché que son tout nouveau secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, alors que "les autres pays de l’Union européenne brillaient par leur absence", constate Le Soir. Le représentant français n’a d’ailleurs pas répondu aux accusations de Paul Kagamé et a écourté son séjour à Kigali.

 

Reste que "les agissements d’un pays comme la France, complice du régime génocidaire, sont loin d’avoir été complètement éclaircis, et les véritables raisons de l’indifférence américaine restent à élucider", observe Le Soir. Louis Michel, ministre des Affaires étrangères belge, a incité "les pays ou les personnalités qui portent une responsabilité dans ce crime contre l’humanité à poser eux aussi ce premier acte de réhabilitation", rapporte le journal.

 

"Rien n’a été épargné au peuple rwandais, ni l’indifférence ni l’abandon", note pour sa part l’éditorialiste du Soir qui dénonce, à la suite du général canadien Roméo Dallaire, le commandant des forces onusiennes au Rwanda, l’indécente double mesure de la communauté internationale face au génocide. "Peut-on imaginer qu’un million d’êtres humains puissent être abandonnés comme l’ont été les Rwandais ? Que des massacres planifiés aient pu être qualifiés de guerres tribales ? Qui aurait osé demander aux victimes de l’Holocauste de se réconcilier avec leurs bourreaux alors que les corps n’avaient pas encore reçu de sépulture ?"

 

Philippe Randrianarimanana

© Courrier international

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NOS BREVES : 
La COI envoie des observateurs lors des élections législatives des Comores 

 

La COI fait partie du Comité de Suivi pour la mise en œuvre de l’ Accord de réconciliation des Comores qui s’est réuni à plusieurs reprises aux Comores.

 

A l’occasion des élections législatives de l’Union des Comores qui se dérouleront les 18 et 25 avril 2004, la COI a envoyé des observateurs à la demande du Comité de Suivi. Il s’agit de :

 

Madame Angeline JUSTIN (Madagascar),

Monsieur Paul HOARAU ( France/Réunion),

Monsieur B.K. PUDARUTH (Maurice),

Monsieur Anaclet TIRANT (Seychelles)

 

Ces observateurs veilleront au bon déroulement des opérations électorales et feront un rapport.

 

Après l’envoi d’observateurs en décembre 2001 pour le Référendum sur la Constitution des Comores, la participation à la recherche d’une solution aux évènements de Madagascar du premier semestre 2002, son implication dans la conclusion de l’Accord du 20 décembre dernier aux Comores, la Commission de l’Océan Indien se comporte ainsi en organisation régionale de proximité et développe son rôle politique et diplomatique voulu par son acte fondateur, es Accords de Victoria de 1984.

 

 

Le plan israélien est critiqué par la France, l’Union européenne et les pays arabes

Les pays européens et arabes ont rejeté, jeudi 15  avril, le plan israélien, approuvé par George Bush, d'un retrait unilatéral de Gaza et du maintien à long terme de colonies juives en Cisjordanie.

Seul Tony Blair a estimé que ce plan marquait "un pas important". La "feuille de route" - le lan de paix du Quartet (Russie, ONU, Etats-Unis, Union européenne), qui prévoit la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005 - n'est pas enacée, a déclaré le premier ministre britannique, lors d'une conférence de presse avec Kofi Annan aux Nations unies. Plus nuancé, Kofi Annan a souligné qu'aucune mesure prise par Israël ne devait devancer la question des frontières du futur Etat palestinien  : "Le retrait de Gaza doit être vu comme une première étape."

L'une des voix les plus critiques a été celle de Jacques Chirac qui, jeudi, lors d'une conférence de presse à la fin de sa visite à Alger, a affirmé que le maintien des colonies juives en Cisjordanie constituait un "précédent dangereux". Pour lui, "  seules les parties concernées, sur la base d'un plan qu'elles ont agréé ensemble, pourront trouver un accord qui les engage et conduise à une paix véritable". Le président français a ajouté  : "Je crains qu'on ne se soit pas engagé sur cette voie."

Pour lui, il y a "remise en cause unilatérale, bilatérale, du droit international" et "si l'on joue en fonction des circonstances et des hommes sur la stabilité internationale et les règles du droit international, c'est un précédent fâcheux, voire dangereux".

La France entend rester fidèle à la "feuille de route": "Seul un accord négocié ouvrant à la création d'un Etat palestinien viable peut permettre aux peuples israélien et palestinien de vivre côte à côte dans la paix et dans la sécurité. (...) Les initiatives de retrait doivent s'inscrire dans cette perspective  : celle d'un Etat palestinien viable", a encore insisté Jacques Chirac.

L'Union européenne, qui a déjà fait connaître ses réserves à l'égard de l'initiative israélienne, a aussi prévenu qu'elle s'en tiendrait à la "feuille de route". Rappelant la position unanime du Conseil européen des 25 et 26  mars, Brian Cowen, ministre des affaires étrangères de l'Irlande, qui assure la présidence de l'Union, a affirmé que celle-ci ne reconnaîtra "aucun changement aux frontières d'avant 1967 autres que ceux acceptés par les deux parties".

A Moscou, on estime que le retrait de Gaza peut être "utile", à condition que ce ne soit pas une action isolée, mais un début de mise en œuvre des décisions des Nations unies pour régler le conflit israélo-palestinien.

Le plan est rejeté par les Palestiniens et tous les pays arabes qui accusent George Bush de jeter de l'huile sur le feu au Proche-Orient en imposant aux Palestiniens une solution négociée entre Israël et les Etats-Unis. L'Organisation de la conférence islamique (OCI), dont la présidence tournante est assurée par la Malaisie, devrait se réunir en urgence dès le 22  avril à Kuala Lumpur, à la demande d'Yasser Arafat.

"  Ce plan aura de dangereuses répercussions", a prévenu le président libanais, Emile Lahoud. Elle "brise les espoirs d'une paix juste et globale, attise les sentiments hostiles envers

l'Amérique et ouvre la voie à une défense des droits des Palestiniens par tous les moyens légitimes de résistance". "C'est une étape importante dans le conflit israélo-arabe", a ajouté un porte-parole de la Ligue arabe, déplorant le parti pris pro-israélien adopté par le président américain. A Damas, un responsable syrien a souligné que George Bush "  fermait la porte à la "feuille de route"". La région, ajoute-t-il, a besoin d'"  efforts sérieux et sincères pour parvenir à la paix, (...) pas d'un suivisme irrationnel derrière les exigences israéliennes". Le président égyptien, Hosni Moubarak, a, pour sa part, averti que les Palestiniens n'accepteraient jamais "une solution imposée".

Maurice veut faire de Madagascar un grenier pour l’océan indien

 
L'ambition de Maurice est de contribuer à refaire de Madagascar le grenier de la région, a déclaré le Premier ministre mauricien, Paul Bérenger, à l'issue de sa visite de quatre jours à Madagascar, a-t-on appris à Port-Louis.
 
Berenger a rappelé qu'une fois que Maurice aura commencé à importer des pommes de terre malgaches, des développements suivront au niveau du maïs, et éventuellement, du sucre et du riz.
 
"C'est le début de beaucoup de choses et je m'en réjouis. Tout sera mis en place pour le suivi des différents accords signés entre les deux gouvernements durant cette visite officielle", a déclaré M. Bérenger.
 
Parlant du terrorisme, il a dit que Maurice et Madagascar se sont engagés à tout mettre en oeuvre, pour combattre ce mal pour que la région conserve son label de paix.
 
De son côté, le Premier ministre malgache Jacques Sylla, a estimé que les accords signés devraient permettre à Maurice et à Madagascar, de se rapprocher et d'avancer ensemble, vers le développement.
 
Il a précisé que Madagascar a choisi de réunir ses voisins les plus proches "parce que dans le 21è siècle, il n'est plus possible d'avancer seul.
 
"Plus on est nombreux, plus on est fort, et de là, on est en mesure d'affronter les autres", a dit M. Sylla.
 
Durant la visite de M. Bérenger à Madagascar, les discussions ont également porté sur davantage de coopération dans la lutte contre
le trafic de drogue, en raison de l'existence de nouveaux axes utilisés par les trafiquants pour acheminer de la drogue vers Maurice, à travers Madagascar, l'Afrique de l'Est et l'Afrique du Sud.
 
Les deux pays ont, par ailleurs, entrepris des actions communes en vue d'enrayer la progression du VIH/SIDA dans la région, avec
environ 200.000 séropositifs déclarés dans l'océan Indien.
 

 

Des ONG rappellent la France à ses promesses d’aide au développement en 2004

Coordination sud, qui fédère un grand nombre d'associations françaises d'aide au développement et d'action humanitaire, sonne l'alarme  : l'Etat - en l'occurrence le ministère des affaires étrangères - n'honore plus les engagements pris envers les organisations non gouvernementales (ONG) et cette crise met en péril des dizaines de projets dans les pays en développement. "L'année 2004 s'annonce catastrophique. Le ministère des affaires étrangères se trouve en quasi-cessation de paiement sur certains crédits d'aide au développement et n'est pas en mesure de verser les financements prévus aux ONG", déclare Coordination Sud.

Plusieurs responsables d'ONG - Enfants réfugiés du monde, Handicap international, Association Max-Havelaar pour le commerce équitable etc... - ont témoigné, jeudi 15  avril, lors d'une conférence de presse à Paris, des effets de cette crise de financement. Une action programmée et agréée par le ministère, ont-ils dit, suscite l'attente des populations locales  : elle suppose que l'on rassemble du matériel, que l'on mobilise des partenaires locaux, qu'on les forme et qu'on les paie. Les retards ou les annulations, faute de déblocage de l'argent public promis, ont donc des effets désastreux. La plupart des actions menées dans le domaine du développement s'étalent sur plusieurs années et les contrats passés avec l'Etat prévoient des tranches de crédit annuelles. "Cette année, des crédits de paiement n'ont pas été versés. Nous ne pouvons pas lâcher nos partenaires, licencier les personnels que nous avons engagés", explique Emmanuel Fagnou, de Coordination Sud. Certaines ONG essaient de pallier les défaillances de l'Etat français en cherchant de l'argent public dans d'autres pays  ; d'autres empruntent auprès des banques. Dans ce cas, "ce sont les ONG qui assurent la trésorerie de l'Etat, souligne Emmanuel Fagnou, et le coût financier des emprunts ou des découverts pour maintenir les programmes dans l'attente des financements publics ampute les budgets disponibles pour les actions en faveur des populations"

Les ONG demandent aux pouvoirs publics de verser l'ensemble des crédits sur lesquels ils se sont engagés (certains versements ont plus d'un an de retard) et attendent "une première réponse" avant le 12  mai, date de l'assemblée générale de Coordination Sud. Elles demandent aussi aux autorités de "s'engager dès à présent à porter à 3  % d'ici à 2007 la part de l'aide publique au développement qui leur est confiée". Cette part est actuellement de 0,65  %, ce qui place la France de ce point de vue au dernier rang des pays d'Europe. Les ressources publiques ne représentent en moyenne que 10  % du budget des ONG de solidarité internationale, mais elles ont pour certains projets un fort effet de levier et permettent de monter des cofinancements.

Mais, au-delà du volume et de l'efficacité, le débat sur l'aide tourne aujourd'hui essentiellement autour du lien entre sécurité et développement. Depuis quelque temps déjà, les pays donateurs ont tendance à comptabiliser les interventions réalisées en matière de réduction des conflits dans la colonne de l'aide au développement, ce qui provoque de nombreuses controverses. Un consensus s'est dégagé, jeudi, pour harmoniser les pratiques en répertoriant les actions pouvant être prises en compte dans l'APD, dont celles en faveur des enfants soldats. Faute d'accord, l'assistance technique aux ministères de la défense, par exemple, ou les actions pour éliminer les armes de petits calibres et les armes légères ont été renvoyés à plus tard.

 

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