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U |
ne barque a chaviré le lundi 8 mars 2005 dans les eaux territoriales de
Mayotte. Le bilan est très lourd. Sept rescapés ont indiqué aux gendarmes
qu’ils étaient 43 à avoir quitté Anjouan au cours de l’après-midi. Trente six
personnes ont donc trouvé la mort suite à cet accident. Des accidents de ce
genre sont devenus malheureusement monnaie courante. D’ailleurs, le titre
utilisé par nos confrères de la Gazette des Comores « La traversée
Anjouan-Mayotte : le plus grand cimetière des Comores » résume bien
la tragédie actuelle.
Que faire pour arrêter un tel carnage ?
Il est vraiment triste de constater que les solutions avancées par le
gouvernement français pour régler ce drame sont vraiment simplistes. Mme
Brigitte GIRARDIN, la ministre chargée des DOM-TOM répète à qui veut l’entendre
« qu’il faut fixer les gens chez eux » . Si on retient son
argument, pourquoi il ne faudrait pas fixer les allemands, les français ou les
anglais chez eux ? Pourquoi créer une grande union qui permet aux
Européens de pouvoir circuler librement ? L’une des grandes ambitions des
constructeurs de l’Union Européenne consiste justement à permettre une libre
circulation des personnes, des biens ou des Marchandises.
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Sommaire : POLITIQUE :
SOCIAL:
LU DANS LA
PRESSE :
BREVES:
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Suite de l’édito
Pourquoi ce qui est vrai pour
l’Europe ne l’est pas pour les 4 îles des Comores ? Pourquoi un européen a
le droit de circuler librement en Europe et pourquoi on refuse ce même droit
élémentaire aux comoriens ?
Par ailleurs, la politique du
gouvernement français consistant à vouloir régler le problème du flux
migratoire entre Mayotte et ses îles sœurs par des méthodes uniquement
policières a abouti à un échec total. La prétendue « immigration
clandestine » n’a pas baissé pour autant. L’attitude de Mme GiraRDIN
consistant à interroger des comoriens interceptés par la gendarmerie n’est pas
digne d’un ministre de la République Française. De mémoire d’homme, c’est la 1ère
fois qu’on a vu un ministre d’un grand pays démocratique se transformer en policier.
La solution à la tragédie
actuelle est donc d’ordre politique.
Il faut dans l’immédiat rétablir
les liaisons maritimes régulières qui ont été suspendues de manière unilatérale
par le Directeur des affaires maritimes installé à la Réunion. Nous avons déjà
relevé cette mesure aberrante qui risque d’entraîner le développement de la
traversée par des embarcations de fortune.
La France devrait, par ailleurs,
assouplir dès maintenant les formalités concernant l’octroi de visa pour aller
à Mayotte. Le consul représentant l’ambassade de France à Anjouan devrait avoir
la possibilité de délivrer des visas d’entrée à Mayotte.
En outre, des négociations
devraient être engagées entre les gouvernements comorien et français en vue de
parvenir à l’abolition du visa Balladur et rétablir les conditions d’une libre
circulation entre Mayotte et ses îles sœurs. La France a annoncé son souhait de
reprendre sa coopération avec les Comores. Une commission mixte
franco-comorienne destinée à relancer la coopération entre les 2 pays se
tiendra les 4 et 5 Avril 2005 à Paris. Les dirigeants comoriens devraient se
saisir de cette occasion pour réclamer le respect de la liberté de circulation
entre les 4 îles de l’archipel. Les comoriens attendent donc un geste fort de
M. Chirac afin de mettre un terme au carnage actuel.
La Rédaction
POLITIQUE|
Q |
uatre cadavres ont été repêchés
mardi au sud de Mayotte après le naufrage d'une barque transportant à son bord
des « immigrés clandestins » en provenance d'Anjouan, a constaté un
correspondant de l'AFP.
Sept rescapés ont indiqué aux
gendarmes qu'ils étaient quarante-trois à bord de cette barque, qui avait
quitté Anjouan dans l'après-midi de lundi à destination de Mayotte.
Les services de secours en mer et
les gendarmes poursuivaient les recherches mardi soir et le bilan des victimes
pourrait s'alourdir.
Selon le témoignage des premiers
rescapés, rapporté sur RFO Télé Mayotte par le lieutenant-colonel Patrick
Guillemot, commandant de gendarmerie de Mayotte, la barque s'est retournée au
cours d'un demi-tour effectué par les passeurs qui s'étaient rendus compte
qu'ils avaient pris une mauvaise direction.
Les habitants de Boueni, commune
littorale où ont été repêchés les noyés, ont exprimé leur compassion, certains
estimant que les Comoriens devraient "comprendre qu'ils doivent rester
chez eux", selon l'expression d'une habitante, Abassi Soyarati, citée par
RFO Télé Mayotte. "Ils préfèrent venir mourir chez nous que de rester chez
eux. Même nous, nous sommes pauvres ici et ils embarquent même des petits
enfants. Qu'ils restent chez eux", a-t-elle ajouté.
Quatre passeurs de ces barques,
dites kwassa-kwassa, récemment arrêtés, ont été jugés lundi en comparution
immédiate et condamnés à un an de prison ferme et à trois ans d'interdiction du
territoire de Mayotte.
Leurs matériels ont été
confisqués par les autorités, leur bateau devant être détruit. Ils transportaient
dans deux barques un total 51 clandestins qui font l'objet d'une procédure de
reconduite à la frontière.
En 2004, environ 8.000 personnes
venues « clandestinement » à Mayotte ont été reconduites dans les
îles voisines de l'archipel des Comores
.
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a ministre de l'Outremer Brigitte
Girardin s'est personnellement impliquée, tout au long de sa visite à Mayotte
du 3 au 6 mars, dans la lutte contre « l'immigration clandestine »,
assistant même samedi à l'arraisonnement d'un bateau venu d'Anjouan .
Quatorze hommes, femmes et
enfants avaient pris place dans le kwassa-kwassa (embarcation de pêcheurs)
samedi au petit matin, à leurs risques et périls, pour, ont-ils raconté, se
faire soigner et trouver du travail à Mayotte. Ils ont été surpris dans le
lagon par un bateau de policiers, camouflé en kwassa-kwassa, et remorqués
jusqu'à Dzaoudzi, à la mi-journée.
L'arrestation des deux passeurs -
passibles de prison pour non respect des normes de sécurité, tandis que les
"boat-people" seront ramenés en avion à Anjouan d'ici trois jours -
s'est faite à terre, menottes au poignet, en présence de Mme Girardin et de la
presse.
La ministre est montée sur le
bateau pour discuter avec ces "pauvres gens", comme elle les a
qualifiés plus tard lors d'une conférence de presse, leur faisant valoir
"qu'on ne peut pas accueillir tout le monde à Mayotte" et qu'il faut
"respecter la loi".
Exténués, déçus et étonnés de
cette rencontre avec la ministre de l'Outremer, les passagers clandestins ont
évoqué une situation difficile aux < Comores > et ont tenté leur chance en demandant
la "faveur" d'un permis de séjour, mais en vain.
Depuis 2001, le gouvernement a
intensifié la lutte contre « l'immigration clandestine » et le nombre
de reconduites à la frontière à Mayotte (170.000 habitants, dont un tiers de
clandestins) a augmenté de 130%, s'élevant à 8.500 en 2004, soit la moitié du
nombre de reconduites dans l'hexagone. Théâtre de nombreux drames humains, le
lagon est dit-on "un vrai cimetière".
Déstabiliser Mayotte ?
Tout au long de sa visite, commencée
jeudi, Mme Girardin a indiqué que ce dossier lui tenait "particulièrement
à coeur". "Si on ne prend pas des mesures, on va finir par
déstabiliser Mayotte", a-t-elle dit.
Notant que "l'Etat remplit
son rôle" - les nouveaux moyens et effectifs promis seront en place en
2005 - , la ministre a appelé "à la mobilisation de tous les
Mahorais", les mettant en garde contre le recours au travail clandestin.
De nombreux Mahorais emploient des travailleurs comoriens, notamment pour
l'agriculture.
Parallèlement à cette action
répressive, Paris s'efforce d'aider les < Comores à fixer ses habitants sur leur
territoire, dans le cadre de la coopération régionale et bilatérale. Une
commission mixte franco-comorienne est prévue les 3 et 4 avril à Paris.
Par ailleurs, dans le domaine
social, des mesures importantes ont été annoncées par Mme Girardin : dès le 1er
avril, une aide à la restauration scolaire (environ 40% du coût) pour tous les
collégiens et lycéens et la mise en place progressive d'un système de sécurité
sociale et de mutuelle.
Face aux revendications des
fonctionnaires, la ministre a promis la publication rapide de plusieurs
décrets.
Enfin, pour favoriser le
développement économique, avec en perspective l'intégration de Mayotte dans
l'Europe, la piste de l'aéroport de Mamadzi passera de 1,9 km à 3 km d'ici à
2010, ce qui permettra aux gros porteurs de se poser. En outre, un deuxième
quai sera construit dans le port de Longoni, qui permettra d'augmenter les
exportations de poisson du centre d'aquaculture voisin.
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e nouvel ambassadeur de la France
aux Comores, Christian Job, a indiqué vendredi 11 mars à Moroni, que le souhait
de la France est d'accompagner le plus rapidement possible le développement et
la reprise de la coopération avec les Comores "si les institutions et le
calendrier institutionnel et financier international sont respectés", a appris
la PANA de source officielle.
M. Job qui présentait ses lettres
de créance au président comorien, Ansoumani Azali, au palais de Biet à Moroni,
a déclaré qu'il sera "attentif à une coopération mutuellement fructueuse,
institutionnelle et financière" entre son pays et les Comores tout en
invitant les autorités de Moroni à respecter "les échéances" qu'elles
se sont fixées.
Le représentant de la France aux
Comores a, par ailleurs, confirmé la tenue prochaine de la "grande
commission mixte franco-comorienne" prévue les 4 et 5 avril à Paris au
cours de laquelle, les secteurs de coopération seront "discutés et
validés" avec les Comoriens.
Christian Job, 62 ans, occupe aux
Comores son premier poste d'ambassadeur. Avant Moroni, il assumait les
fonctions d'administrateur supérieur dans Iles Wallis et Futuna.
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a Libye et les Comores ont
convenu mardi 15 mars à Tripoli de développer leurs relations bilatérales dans
les domaines de l'enseignement, des investissements, de la formation, de la
défense et de la sécurité, selon un communiqué de presse publié à l'issue de la
visite de quatre jours (5 au 8 mars) du président comorien Assoumani Azali en
Libye, à la tête d'une forte délégation.
Le communiqué met l'accent sur
les hommages faits par le président Azali au guide Mouammar Kadhafi pour son
soutien aux Comores et exprime la gratitude du chef de l'Etat comorien vis-à-
vis du soutien multiforme de la Jamahiriya libyenne à son pays depuis
l'indépendance.
Le texte ajoute que le président
Assoumani Azali a également salué le rôle pionnier du colonel Kadhafi dans la
fondation et le lancement de l'Union africaine ainsi que ses efforts soutenus
visant la consolidation du processus de l'Union, notamment l'édification et le
parachèvement des ses institutions.
Le guide libyen a, poursuit le
communiqué, félicité le président Azali pour sa réussite dans la conduite des
affaires de l'Etat comorien, l'édification des institutions et le commencement
du processus de développement.
Le colonel Azali Assoumani a
regagné Moroni mardi soir, venant de Libye où il s'était rendu samedi dernier
pour une visite de trois jours, a annoncé Radio-Comores dans son édition de
mercredi matin.
Avant Tripoli, le président
comorien s'était rendu à Washington pour une visite de travail aux institutions
de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale), et discuter de relations entre les
Comores et les Etats-unis avec les autorités américaines, selon le ministre des
Relations extérieures, Mohamed El Amine Souef.
"Les conclusions de la
visite du président en Libye sont satisfaisantes", a dit le chef de la
diplomatie comorienne, répondant, depuis Tripoli, aux questions de
Radio-Comores dans son édition de mercredi.
Le ministre a souligné une
"convergence de vues sur de nombreuses questions et notamment sur la
situation en Afrique de l'Ouest, au Soudan et au Moyen-Orient qui, a-t-il dit,
préoccupe les colonels Azali et Kadhafi.
"Au niveau bilatéral, les
deux hommes d'Etat ont exploré plusieurs domaines de coopération, notamment la
disponibilité de la Libye à apporter son appui aux Comoriens dans divers
domaines du développement", a encore ajouté M. El Amine Souef, qui a
expliqué que la Libye et les Comores "parlent le même langage", avant
d'insister sur "la profondeur des entretiens" entre les dirigeants
des deux pays.
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e guide libyen Mouammar Kadhafi
et le président de l'Union des Comores, Assoumani Azali, se sont entretenus
samedi 12 mars soir à Syrte (centre du pays) sur le processus de l'Union
africaine (UA) et les préparatifs en cours pour la tenue du prochain sommet de
l'UA dans la ville libyenne de Syrte.
Le chef d'Etat comorien, qui est
arrivé, samedi en début de soirée, à Syrte à la tête d'une importante
délégation de son gouvernement dans le cadre d'une visite en Jamahiriya
libyenne, a exprimé au cours de cet entretien, selon une source officielle
libyenne, sa gratitude au peuple libyen pour son appui aux
Comores depuis l'indépendance du
pays.
Le président Azali a, selon la
même source, rendu hommage au rôle d'avant-garde du leader libyen dans la
création et le lancement de l'UA et les efforts pour l'accélération du
processus d'édification et de parachèvement des institutions de l'Union.
Le général Abou Bakr Younès
Jaber, membre du commandement historique de la révolution libyenne et le
secrétaire du Comité populaire général libyen des relations extérieures et de
la coopération internationale, Abderrahman Chalgham, ainsi que la délégation accompagnant
le président comorien, ont assisté aux entretiens entre le colonel Kadhafi et
le président Azali.
Le président de l'Union des
Comores, rappelle-t-on, a affirmé, dans une déclaration à la presse à son
arrivée à Tripoli, qu'il effectue cette visite pour s'entretenir avec le guide
libyen afin de tirer profit de ses analyses et pour lui exprimer sa
considération pour ses efforts dans la consolidation du processus de l'Union
africaine et de la paix en Afrique.
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a ministre de l'Outremer,
Brigitte Girardin, a appelé vendredi les Mahorais à voter "oui"
("nam voté" en shimaorais) au référendum sur la Constitution
européenne prévu le 29 mai, lors d'une réunion publique haute en couleurs dans
le village de Chiconi, à Mayotte.
Une semaine après un premier
meeting à La Réunion la ministre, arrivée jeudi à Mayotte pour une visite de
trois jours, a insisté sur le fait que cette collectivité départementale, plus
encore que toutes les autres collectivités d'outremer, avait "une chance à
saisir".
S'exprimant devant les élus
portant des colliers de fleurs d'ilang-ilang et plusieurs centaines d'hommes,
femmes et enfants, Mme Girardin portait la tenue traditionnelle, un salouva
(boubou) et un foulard rose indien offerts par des Mahoraises aux formes
épanouies.
"Qu'il s'agisse d'étudier,
de se former, d'être soigné, de se déplacer, l'Europe est là, présente pour
vous accompagner dans la plupart des actes de la vie courante", a assuré
la ministre.
"Vous êtes Français à part
entière et à ce titre vous êtes des citoyens européens à part entière !",
a lancé Mme Girardin.
En dix ans, a-t-elle insisté, Mayotte
a bénéficié de "vingt millions d'euros qui ont servi à l'électrification
rurale, aux adductions d'eau, à l'élimination des déchets ou à l'aquaculture
marine". "Cet aspect financier est en constante augmentation", a
poursuivi la ministre dans une ambiance joviale et bruyante rythmée par le
claquement des biwis (baguettes qu'on frappe l'une contre l'autre). La période
2000-2005 a été dotée de 15,2 millions d'euros, a-t-elle dit.
Un point-clé pour Mayotte dans le
Traité constitutionnel sera l'accession au statut de région ultra-périphérique
(RUP) qui la rendra éligible aux très convoités "fonds structurels" à
l'instar de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et de La Réunion. Une
grande banderole était déployée sur la place : "Vive Mayotte-RUP dans
l'Europe".
Les Mahorais auront tout de même
"des efforts à faire pour s'adapter à la législation" mais
"l'enjeu en vaut la chandelle", a assuré Mme Girardin.
Dès le 1er avril un régime de
Sécurité sociale va se mettre en place progressivement. "Vous aurez
bientôt en mains, puisqu'il sera distribué dans chaque foyer français, le texte
sur lequel vous devrez bientôt vous prononcer", a encore indiqué la
ministre, soulignant qu'il pouvait paraître "long, voire compliqué".
Sur la petite place, alors que
s'achevait le meeting, montait de la mosquée voisine l'appel à la prière du
vendredi soir. La population de < Mayotte > (170.000 habitants) est musulmane à 95
%.
"Vive Mayotte dans la
France, vive la France dans l'Europe !" : cette incantation dite en
shimaorais a ponctué ce premier discours de campagne électorale depuis
l'annonce de la date du référendum sous les applaudissements d'un public
visiblement ravi.
Pour la liberté de
la presse, abonnez-vous à Comores-infos. Le premier
journal comorien sur internet.
SOCIAL : |
U |
ne mission de deux cardiologues
appartenant à l'association "Coeur pour tous", une ONG basée à Genève
(Suisse) est arrivée jeudi 10 mars à Moroni pour un séjour de près de soixante
douze heures aux Comores.
Les deux cardiologues, le Dr
Ganness et le Pr Kalangos, recevront en consultation au Centre hospitalier
national de Moroni (Grande-Comore) des enfants souffrant de problèmes
cardiaques, a indiqué le président de l'association comorienne des cardiaques
As de coeur, Saïd Djaé.
Dans la matinée de vendredi, les
deux spécialistes se rendront à Anjouan pour des consultations au Centre
hospitalier régional de Hombo avant d'animer, dans l'après-midi, une conférence
à l'Ecole de médecine et de santé publique de Moroni.
L'association "Coeur pour
tous" séjourne ainsi aux Comores pour la deuxième année consécutive en vue
de procéder à des consultations. Grâce à son soutien, l'association As des
Coeur a envoyé l'an dernier cinq jeunes Comoriens subir des soins cardiologiques
à Maurice, le plateau technique des Comores en matière de cardiologie ne
disposant pas du matériel adéquat.
Les Comores disposant d'un seul
cardiologue pour une population estimée à plus de 500.000 d'habitants, les
personnes souffrant du coeur vont se faire traiter à Maurice ou en Afrique du
Sud si elles disposent de suffisamment de moyens financiers.
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D |
eux enfants comoriens seront
évacués mardi à Maurice pour y subir une opération à coeur ouvert, a annoncé
samedi 12 mars à Moroni le cardiologue suisse Afksendyios Kalangos, membre de
l'ONG helvétique "Coeur pour tous".
Le Pr Kalangos, qui effectuait
une mission de deux jours aux Comores, s'exprimait ainsi dans une conférence à
l'Ecole de médecine et de santé publique de Moroni au terme de son séjour, le
deuxième du genre en deux ans.
L'ONG "Coeur pour
tous", vieille de sept ans, est présente dans dix pays du monde, dont
Maurice, le Mozambique et les Comores où elle vient ainsi d'effectuer sa
deuxième visite qui lui a permis de faire un travail hautement apprécié par les
autorités et la population.
"L'année dernière, grâce au
concours inestimable de l'ONG suisse, l'association comorienne des cardiaques
baptisée "As de coeur", créée il y a trois ans, a pu sauver six
jeunes Comoriens qui ont été opérés à Maurice et qui, depuis lors, mènent une
vie normale", a témoigné Saïd Djaé, un homme d'affaires comorien résidant
à Madagascar.
"Notre démarche pour aider
les pays en développement est simple: former le personnel local aux problèmes
cardiovasculaires, les aider autant que faire se peut à s'équiper pour faire
face aux différentes interventions nécessaires sans notre présence", a
expliqué le Pr Kalangos.
Après leur arrivée, jeudi, dans
la capitale comorienne, le Dr Ganness, directeur du centre de cardiologie de
Maurice, et le Pr Kalangos ont donné des consultations à l'hôpital El-Marouf
tout l'après-midi, avant de se rendre le lendemain matin à Mutsamudu (Anjouan),
puis au centre médicochirurgical de Mitsamiouli.
Au cours de son séjour, le Pr
Kalangos a identifié un établissement hospitalier en Grande-Comore -qu'il n'a
pas voulu nommer- où pourrait s'ouvrir un centre de dépistage cardiovasculaire
et qui pourrait devenir éventuellement un centre d'intervention chirurgicale
pour personnes souffrant de problèmes cardiaques.
Les perspectives s'annoncent sous
de meilleurs auspices, a dit en substance le vice-président Caabi Elyachroutu,
ministre de la Santé des Comores, ajoutant: "l'apport de "Coeur pour
tous" à nos malades est très précieux et vivement apprécié par les
autorités
comoriennes qui ne manqueront pas
de le dire".
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U |
ne équipe d'experts de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est depuis mercredi dernier aux
Comores où sévit depuis deux mois une épidémie caractérisée par une fièvre et
diverses douleurs, notamment articulaires, pouvant simuler le paludisme qui lui
est parfois associé, en Grande Comore (Ngazidja), à Moroni en particulier, mais
aussi, plus récemment, à Mitsamiouli (dans le Nord) et à Foumbouni (dans le
Sud) où de nouveaux cas ont été signalés.
La mission, qui a été reçue par
le Secrétaire général de la vice-présidence chargée de la Solidarité, de la
Santé, de l'Emploi et de la Réforme de l'Etat, Mohamed Ahmed, comprend
notamment le Dr N. Agata du Bureau régional de l'OMS et deux experts venant
respectivement du "Kenya Medical Research Institute" (KEMRI), un
Centre collaborant avec l'OMS pour les arboviroses, et du Centre américain de
contrôle des maladies basé à Nairobi (CDC).
L'alerte concernant l'épidémie
avait été donnée par la Direction générale de la Santé de l'île autonome de
Ngazidja. Les examens de laboratoire réalisés au KEMRI ont infirmé le
diagnostic de dengue mais permis de mettre en évidence une infection à alpha
virus dont le
type réel devrait être précisé à
l'issue de la présente mission.
Lors de l'entretien qu'il a eu
avec les membres de la mission, M. Ahmed a vivement remercié l'OMS pour avoir
répondu positivement à la demande des autorités comorienne en vue d'une
investigation approfondie au sujet de cette épidémie.
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U |
n projet de Code de la famille
sera soumis en avril à l'Assemblée nationale comorienne, a déclaré mardi à
Moroni le vice-président Caabi Elyachroutu, soulignant la volonté politique des
autorités de doter le pays de "cet instrument d'émancipation de la
femme".
S'exprimant au cours d'une
cérémonie marquant la Journée internationale de la femme, M. Elychroutou a
demandé à la seule femme siégeant au Parlement, Mme Djouéria Abdallah, d'user
de toute son influence pour convaincre ses collèges d'approuver le projet.
La directrice générale des
Affaires sociales, Mme Sitti Saïd Hassane, a appelé les femmes à se mobiliser
pour faire adopter le projet, estimant que ce serait une récompense de
"dix ans de dur labeur" passés à élaborer le document récemment
approuvé par le gouvernement.
"D'énormes progrès restent à
faire pour rapprocher la femme comorienne des centres de décision", a
déclaré de son côté le ministre de la Santé de l'île autonome de la Gande-Comore,
Mme Sitti Saïd Hassane.
Pour la liberté de
la presse, abonnez-vous à Comores-infos. Le premier
journal comorien sur internet.
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L |
es autorités en charge de la
lutte contre le VIH/SIDA, notamment la vice-présidence du ministère de la
Santé, redoublent d'efforts pour ralentir l'ampleur de la propagation du
VIH/SIDA chez les femmes et les enfants, estimant que la transmission verticale
(mère/enfant) constitue la majorité des cas de VIH pédiatrique décelés au pays.
Bien que la transmission du
VIH/SIDA de la mère à l'enfant n'ait pas encore atteint des proportions
démesurées au pays, de nombreux facteurs laissent penser que la transmission
périnatale n'est pas négligeable, indique-t-on dans les milieux spécialisés de
l'archipel.
Au ministère de la Santé où l'on
se fonde sur les cas de VIH/SIDA notés chez les enfants de 0 à 14 ans, on
estime qu'avec le concours de tous, il est possible de mettre en place une
stratégie de prévention qui limiterait la progression de la transmission de la
mère à l'enfant.
Sur 824 femmes testées en 1999
aux Comores, précise une étude du ministère comorien de la Santé, 4 cas (0,48
%) sur les 7 notifiés étaient des femmes enceintes.
Au regard des données
disponibles, le rythme de propagation s'accélère très vite dans la tranche
d'âge des 25-44 ans aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain.
Le taux de séroprévalence est ainsi
passé en trois ans de 0,09% (en 1999) à 0,12% trois ans plus tard, la pointe la
plus inquiétante s'observant au sein de la population féminine de 15 à 49 ans
chez laquelle on dénombre 0,13% de taux de séroprévalence.
Le premier cas de SIDA a été
dépisté aux Comores en mars 1988, le nombre cumulé de cas étant de 75 au début
de cette année, y compris un peu plus d'une trentaine de décès.
LU DANS LA PRESSE COMORIENNE|
A |
u moment où les Comoriens
commémorent le premier anniversaire de la tragédie du Sam Son, un autre drame
vient de frapper les Comores : Plusieurs dizaines de Comoriens
disparaissent dans les eaux mahoraises. Ils étaient partis dans la nuit du
dimanche, deux ou trois heures auparavant d’une plage de Domoni à Anjouan , à
bord d’un Koissa-Koissa pour rejoindre l’île sœur qui fait figure
d’eldorado, Mayotte. Comme beaucoup avant eux, ils ne verront jamais» la
terre promise » ! Le bilan est
lourd : De la quarantaine de passagers embarqués de Domoni, on a retrouvé
sept survivants et quatre corps. Les recherches entreprises par les gendarmes
maorais n’ont pas permis à ce jour, de retrouver d’autres survivants.
Depuis l’instauration du visa
d’entée à Mayotte par Edouard Balladur, il y a une douzaine d’années, plusieurs
centaines de Comoriens trouvent la mort tous les ans dans la traversée entre
Anjouan et Mayotte. Des marchands de rêves, individus sans scrupule,
s’enrichissent honteusement sur la mort de leurs compatriotes. Les gouvernements
comoriens ne font rien pour remédier à cette situation. De leur côté, les
autorités françaises semblent s’y accommoder. Comme disait un député
maorais, « le Nord du canal de Mozambique est devenu le plus
grand cimetière des Comores ».
Beaucoup de nos compatriotes
n’hésitent pas à risquer la mort pour partir à la recherche d’un mieux être.
Depuis la crise séparatiste le nombre de candidats à l’émigration dans l’île
sœur a été multiplié par trois ou quatre selon les statistiques.
Ils effectuent le voyage à bord
de ces embarcations de fortune qui entreprennent quotidiennement la traversée
nocturne entre Anjouan et Mayotte. Ces Koissa-Koissa conçus à l’origine pour la
pêche et qui transportent habituellement trois ou quatre pêcheurs sont devenus
le moyen de transport que prennent les candidats à l’émigration clandestine
vers Mayotte. Ils partent d’une plage anjouanaise, le point le plus proche des
côtes maoraises, toujours à la tombée de la nuit pour aller « tenter
leur chance », comme ils disent. Effectivement avec un peu de chance, ils
arrivent dans l’île sœur en pleine nuit où ils sont attendus par des passeurs.
Ils profitent du noir pour débarquer et regagner les villages les plus proches.
Beaucoup d’entre eux seront repris par les patrouilles de la gendarmerie et
renvoyés sur Anjouan. Il y a chaque année entre huit et dix mille refoulés.
Beaucoup de ces passagers de
l’aventure trouvent la mort avant d’avoir pu mettre les pieds sur l’île
convoitée. Ces koissa-koissa qui n’hésitent pas à affronter les vagues de
l’océan indien avec trente ou quarante passagers à bord, entassés comme de la
sardine, chavirent à la moindre fausse manœuvre ou dès que le vent devient un
peu fort.
Ces hommes et ses femmes qui
bravent l’océan pour rejoindre Mayotte ne sont pas tous des candidats à la
clandestinité, certains veulent simplement aller rendre visite à des parents
qui habitent sur cette île. N’oublions pas qu’il s’agit d’un même peuple séparé
par les aléas d’une décolonisation mal maîtrisée.
Il est difficile pour les
autorités françaises d’ouvrir les frontières de Mayotte sans contrôle, cela
créerait une situation difficile à gérer étant donné le nombre de candidats à
l’émigration. Néanmoins, Paris pourrait alléger les conditions d’octroi du visa
d’entrée en facilitant la circulation des familles entre les îles. Dans une
petite île comme Mayotte, il aurait
certainement les possibilités d’instaurer un système de contrôle qui permette
de maîtriser le flux migratoire sans bloquer la circulation normale des femmes
et des hommes qui ne sont pas des candidats à l’émigration clandestine.
La véritable solution d’arrêter
ces tragédies humaines et ces centaines d’hommes, femmes et enfants qui
disparaissent tous les ans dans les eaux du canal de Mozambique, passe nécessairement
par la stabilisation politique et l’appui économique de l’Etat comorien. Et
cette responsabilité incombe en premier, il faut le dire, à l’ancienne
puissance coloniale. En maintenant l’île de Mayotte sous tutelle française,
elle a contribué à crée l’instabilité de l’archipel comorien. Paris a des
responsabilités, il serait temps qu’elle les assume véritablement. De Giscard à
Chirac en passant par Mitterrand tous, ont reconnu l’erreur qu’a commise la
France en divisant le territoire d’outre-mer français au moment de l’accession
à son indépendance. Tous les responsables politiques français, de Droite comme
de Gauche ont également affirmé qu’il ne fallait pas laisser se creuser un
fossé trop grand entre les îles si l’on veut préserver l’avenir.
Qu’a-t-on fait depuis ?
Il serait temps, trente ans après
le 6 juillet 1975, que la politique comorienne de Paris cesse d’avoir pour seul
point cardinal la seule Mayotte.
La Gazette des Comores N°376
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e bras de mer entre Anjouan et
Mayotte a encore fait parler de lui cette semaine. Une vedette en route vers
l'eldorado mahorais, avec trente quatre passagers à bord, a fait naufrage au
large de la commune de Bwéni. Quinze personnes auraient été repêchées, dont
deux corps sans vie. Selon les témoignages
de certains rescapés, l'embarcation, partie de Hassipawo, au sud-ouest
de l'île d'Anjouan, a été confrontée à une mer déchaînée qui ne lui a laissé
aucune chance de rebrousser chemin. Et ce qui devait arriver arriva !
Au nom du chef de l'Etat, le
vice-président Caabi a présenté les condoléances du gouvernement de l'Union aux
familles éplorées et a appelé les autorités anjouanaises à une surveillance
plus stricte des côtes de l'île pour limiter, autant que faire se peut, le
départ massif vers Mayotte dans des conditions aussi précaires. Il a, en outre,
fait savoir que la question de la circulation des biens et des personnes entre
les îles a été évoquée lors du voyage du Président Azali en France et fera
également l'objet de discussions au cours de la réunion de la commission mixte
franco-comorienne, prévue à Paris dans les tout prochaines semaines.
On ne le dira jamais assez: la
traversée vers Mayotte reste aujourd'hui parmi les premières causes de
mortalité des jeunes comoriens. Depuis l'instauration du visa d'entrée par le
gouvernement Balladur, on ne compte plus le nombre de personnes qui ont péri en
mer parce qu'elles ont tout simplement voulu rendre visite à des proches
parents résidant à Mayotte. Les Comoriens attendent beaucoup de la prochaine
commission mixte, sinon la suppression pure et simple de ce visa, du moins un
allègement important des procédures de son obtention.
Al Watwan N° 872
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es événements de fin février à
Anjouan pendant lesquels les autorités de l'île ont révélé avoir déjoué une
tentative de déstabilisation et le procès impliquant la Banque centrale des
Comores pour le détournement de près de 392.538 euros (528.513 dollars) sont
revenus largement encore cette semaine à la une des hebdomadaires comoriens
parus vendredi.
"Les autorités de l'île
veulent faire toute la lumière", écrit "Al-Watwan" au sujet de
ce que le gouvernement anjouanais appelle une "tentative de déstabilisation".
"Les partisans du
détachement d'Anjouan du reste des Comores sont de plus en plus actifs à
l'approche de l'élection, l'année prochaine, du président de l'Union des
Comores selon le principe de la tournante" (rotation), écrit le journal.
Selon la constitution, chaque île
de l'archipel assure la présidence de l'Union à tour de rôle, tous les quatre
ans.
"La Gazette des
Comores" revient sur le sujet ce vendredi par une réaction de la
présidence d'Anjouan à un article de la semaine dernière sous le titre
"Mohamed Bacar instaure la terreur".
"La présidence d'Anjouan,
écrit "La Gazette", dément qu'il n'y a pas eu d'actes de tortures ni
d'arrestations arbitraires" dans l'île suite aux manifestations qui ont
causé l'instauration du couvre-feu à Anjouan, une semaine durant.
"La Gazette" rapporte
les propos d'Abdou Saïd, conseiller du président anjouanais dont les
accusations contre le gouvernement de Moroni viseraient "à déstabiliser
Anjouan pour que la tournante ne puisse pas avoir lieu comme prévu".
En première page des deux
hebdomadaires, l'on retrouve encore, pour la deuxième semaine consécutive, le
procès de la Banque centrale.
Pour "Al-Watwan",
"le procès est exemplaire. Les accusés ont eu droit à un procès équitable.
La moralisation de la vie publique est en marche".
Quant à "La Gazette des
Comores", il estime qu'en condamnant Ibrahim Ben Ali, le gouverneur de la
banque, à sept mois avec sursis, le tribunal a prononcé "une peine de
principe", refusant de suivre "le réquisitoire excessif du procureur
de la République qui n'avait pas hésité à demander cinq ans dont deux
fermes".
LU DANS LA PRESSE FRANCAISEUN
RAPPORT ATTIRE L’ATTENTION SUR LES VIEUX IMMIGRES, « CES OUBLIES DE
L’INTEGRATION »
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ans un avis remis au
gouvernement, jeudi, le Haut Conseil à l'intégration pointe l'état d'isolement
dans lequel se trouve cette population
L'inattention de la société à
l'égard des personnes âgées a éclaté lors la canicule de l'été 2003, mais il
est une population plus ignorée encore, celle des "travailleurs migrants
âgés".
Dans l'un des deux avis qu'il a
remis, jeudi 17 mars, au gouvernement, le Haut Conseil à l'intégration (HCI)
appelle les pouvoirs publics à développer une véritable politique envers ces
"oubliés de l'intégration", qui ont joué un rôle essentiel pour le
développement de la France d'après-guerre.
Le sujet prend une acuité
particulière avec l'augmentation du nombre de personnes concernées. Au dernier
recensement de 1999, on comptait 537 000 étrangers âgés de plus de 60 ans. Et
cette statistique ne reflète pas toute la réalité des travailleurs immigrés
âgés, car elle exclut ceux qui ont acquis la nationalité française.
Pour beaucoup, célibataires (bien
plus que ne l'est la population vieillissante française), ces vieux
travailleurs vivent aujourd'hui, isolés, dans des foyers peu adaptés à la vie à
la retraite et à la perte d'autonomie, mais aussi, pour nombre d'entre eux,
dans des logements ordinaires bien souvent insalubres.
Ayant connu une vie
professionnelle souvent discontinue, faite d'emplois peu qualifiés, précaires,
ils touchent une petite retraite et nombre d'entre eux perçoivent le minimum
vieillesse. Mais pour pouvoir bénéficier de cette allocation supplémentaire, la
loi les soumet à une obligation de résidence en France.
Leur existence est dès lors
rythmée par d'incessants allers-retours entre leur pays d'origine et la France.
"Cette obligation de
résidence peut conduire certains immigrés retraités à choisir de ne pas
retourner vivre au pays alors qu'ils le souhaiteraient", souligne le HCI,
insistant sur le fait que cela "occasionne en retour à la communauté
nationale des frais d'hébergement importants".
VIEILLISSEMENT PRÉCOCE
C'est aussi l'impossibilité dans
laquelle ils sont, en rentrant au pays, de se faire soigner en France pour des
maladies chroniques, qui les porte à rester dans l'Hexagone. En effet, la
"carte de séjour retraité", attribuée aux étrangers ne résidant plus
en France, permet d'avoir une couverture maladie mais uniquement pour des
"soins immédiats". Pour le HCI, les titulaires de cette carte
retraité devraient pouvoir garder l'ensemble des droits dont ils bénéficiaient
en France.
D'autant, qu'ayant occupé des
emplois pénibles, très exposés aux risques professionnels et aux aléas
climatiques, les travailleurs immigrés âgés vieillissent prématurément et
souffrent, plus que d'autres, de certaines pathologies.
Pour autant, "la
consommation de soins des populations immigrés est relativement plus faible. La
personne maghrébine consulte environ trois fois moins que la personne d'origine
française", souligne le HCI, battant en brèche une idée reçue selon
laquelle les immigrés âgés grèveraient le budget de la Sécurité sociale.
Soumis à une usure précoce, les
vieux immigrés "basculent" aussi plus tôt dans un état de dépendance
: dès l'âge de 79,5 ans (et même 75,3 pour les personnes originaires du
Maghreb), contre 82 ans pour celles nées en France.
Les travailleurs migrants âgés
ont cependant peu accès aux services d'aides à domicile. Faute d'en connaître
l'existence mais aussi essuyant des refus de la part des personnels soignants
et sociaux, parfois réticents à venir travailler dans les foyers ou à se rendre
dans des immeubles dégradés.
"Les travailleurs immigrés
âgés doivent pouvoir intégralement bénéficier des politiques de droit commun.
Mais une démarche particulière est nécessaire pour faciliter leur accès à des
prestations ou politiques sociales", insiste le HCI, qui adresse un
"appel pressant" à l'Etat, mais aussi aux collectivités locales,
lesquelles "ont un rôle fondamental à jouer".
Le Monde 17 Mars 2005
ACTUALITES REGIONALES|
U |
ne organisation militant pour
l'annulation de la dette, basée à Nairobi, et d'autres groupes de la société
civile ont déclaré redouter que le sommet de juillet des pays les plus
industrialisés du monde (G8) puissent rejeter le plan de sauvetage de l'Afrique
initié par la Grande Bretagne pour éradiquer la pauvreté et accroître l'aide au
continent.
L'organisation Chamber of
Justice, qui fait aussi campagne pour un régime commercial mondial équitable, a
indiqué que ce sommet prévu en Ecosse sera "une étape décisive" pour
le développement de l'Afrique puisqu'il va s'agir du premier engagement de la
part des riches pour la croissance de l'Afrique.
Cependant, le conseiller
principal de cette organisation Ababu Namwamba a déclaré qu'il y avait de
fortes chances que cette réunion des dirigeants les plus puissants du monde
rejette ce projet.
"C'est le projet le plus
audacieux en faveur du développement de l'Afrique qui devra être approuvé par
le G8. Il comporte d'énormes enjeux et il est essentiel que des voix africaines
bien intentionnées se fassent entendre" a affirmé M. Namwamba.
Le sommet du G8 dans la ville de
Gleneagles, en Ecosse, va examiner les recommandations de la Commission pour
l'Afrique, qui propose de doubler l'aide d'ici à 2010, de lever les obstacles
aux importations africaines et de supprimer les subventions accordées aux
agriculteurs occidentaux.
Le rapport de la Commission pour
l'Afrique, qui a été lancé en Afrique et dans le reste du monde vendredi
dernier, propose aussi des changements radicaux dans l'administration de l'aide
publique au développement et invite les pays riches à endiguer l'afflux d'armes
sur le continent.
En raison des enjeux impliqués,
l'ONG basée à Nairobi a indiqué que cinq pays riches se préparent à s'opposer à
ce plan qui leur demande de tenir leurs promesses. Chamber of Justice a annoncé
avoir engagé une équipe d'économistes pour répertorier les promesses non
tenues.
Ils vont étudier les tendances de
la dette publique et démontrer qu'il y a eu plus de discours que d'actes
concrets. La plupart des pays africains consacrent la moitié de leurs budgets
nationaux au service de la dette, même quand aucun fonds ne leur a été accordé,
a expliqué M. Namwamba.
Chamber of Justice a souligné
qu'elle travaillait avec plusieurs ONG africaines pour obtenir des documents
qui seront publiés avant la réunion du mois de juillet en Ecosse.
Ces mêmes documents seront aussi
présentés à la conférence de passage en revue des progrès des Objectifs du
millénaire pour le développement (ODM) ainsi qu'à la réunion ministérielle de
l'Organisation mondiale du commerce qui se tiendra à Hong Kong au mois de décembre.
"Nous encourageons une
position africaine sur cette nouvelle étude de la dette. Nous espérons qu'elle
sera terminé d'ici à avril, a déclaré M. Namwamba.
"Les Africains meurent de
faim et de maladies évitables et nous affirmons être dans un monde civilisé
avec des taux de croissance économique élevés", a-t-il accusé.
Par ailleurs, Chamber of Justice
a accusé les pays riches et les institutions financières internationales de
faire ployer les gouvernements africains sous le fardeau des coûts élevés des
négociations pour l'aide publique au développement, qui comprennent
les coûts des voyages et d'autres
dépenses.
L'organisation souhaite que les
bailleurs de fonds déterminent les bénéfices et les priorités de développement
des pays africains avant de débloquer des fonds, en soulignant que la plupart
des pays européens accordent à l'Afrique des prêts énormes qui contribuent très
peu à son développement.
"La France accorde à un pays
un prêt de deux milliards de shillings pour acheter un jet présidentiel alors
que d'autre part, le gouvernement belge accorde un prêt de quatre milliards de
shillings pour la construction d'une usine de fabrique de balles, qu'est-ce
qu'un pays comme le Kenya peut faire de ce genre d'usines" s'est demandé
M. Namwamba.
BREVESLes Comores réaffirment leur soutien à la Chine
Le gouvernement comorien a salué
lundi 14 mars la loi anti-sécession adoptée par l'Assemblée nationale populaire
de Chine, réitérant son soutien "à la politique d'une seule Chine et
aux efforts du peuple chinois pour l'intégrité territoriale de son pays".
Dans un communiqué, le ministère
comorien des Relations extérieures rappelle le soutien du gouvernement à la
République populaire de Chine "pour le retour de l'île chinoise de Taïwan
dans son ensemble naturel".
La République populaire de Chine
est l'un des tout premiers pays à avoir reconnu l'indépendance des Comores et
n'a cessé depuis d'apporter son soutien à Moroni.
Plusieurs immeubles abritant des
services administratifs ont été construits grâce au soutien financier de la
Chine.
Les autorités anjouanaises desserrent l’étau autour de
Bagoulam
Après plus de dix jours de
détention au camp de la gendarmerie de Domoni, la deuxième ville de l'île
d'Anjouan, Salim Ali Abdou alias Bagoulam a recouvré la liberté, a-t-on appris
jeudi 10 mars à Moroni de bonne source.
Bagoulam a été arrêté au début du
mois après des manifestations contre le pouvoir, sévèrement réprimées par les
forces de l'ordre, et qui se sont soldées par un mort et plusieurs blessés,
dont un grièvement touché et évacué pour des soins sur l'île de Mayotte.
Cet homme de 51 ans, qui se
définit comme "le fondateur du séparatisme", a déclaré que ses ennuis
et tracasseries sont dus à des accusations sans fondement selon lesquelles il
aurait reçu de l'argent du colonel Azali, président de l'Union des Comores,
pour déstabiliser le pouvoir de Mohamed Bacar, président de l'île d'Anjouan.
"J'ai été bousculé au moment
de mon arrestation à mon domicile", a-t-il indiqué, précisant cependant
avoir été "courtoisement traité" durant sa détention. Il a également
affirmé n'avoir pas été présenté à un juge, ajoutant que le procureur lui a
notifié verbalement sa libération provisoire en lui disant qu'il pouvait être
réentendu à tout moment.
Ancien allié du colonel Saïd
Abeid, renversé par Mohamed Bacar après la signature de l'accord dit de
réconciliation nationale de février 2001 à Mohéli, Bagoulam a déclaré ne pas
renoncer à son combat pour la défense des intérêts d'Anjouan.
L'homme, qui est diplômé de
l'Université Al-Azhar du Caire (Egypte), est un ancien étudiant de l'université
de Qom (Iran) et d'une université islamique indienne.
Sept mois de prison pour le gouverneur de la Banque
des Comores
Le tribunal correctionnel de
Moroni a vidé jeudi 10 mars son délibéré dans l'affaire de détournement à la
Banque centrale des Comores (BCC) en condamnant à sept mois de prison avec
sursis le gouverneur de l'institution, Ibrahim Ben Ali.
Si le tribunal a reconnu M. Ben
Ali coupable de complicité de vol, il s'est toutefois refusé à suivre
totalement le procureur de la République qui avait requis contre lui, le 22
février dernier, cinq ans d'emprisonnement, dont trois fermes, et une amende de
200.000 francs comoriens (406,5 euros).
S'agissant des huit agents de la
banque reconnus coupables de vol et contre lesquels le parquet avait demandé
six ans de prison, dont deux avec sursis, le tribunal a prononcé des peines de
cinq ans, dont deux fermes, pour trois d'entre eux, et de trois ans, dont un
avec sursis, pour les cinq autres.
Ces huit ex-agents sont également
condamnés à payer solidairement à la BCC la somme totale de 392.538 euros (193.128.720
FC) pour
les préjudices subis. Le montant
de leurs comptes bancaires et/ou postaux saisis sera versé à la Banque centrale
à qui reviennent également des véhicules des intéressés saisis par la justice.
"Il n'est pas d'usage de
commenter les décisions de justice sauf par les voies de recours prévues par la
loi", a déclaré à la PANA Me Boniface Rémi, l'avocat réunionnais d'Ibrahim
Ben Ali aux côtés de Me Mzimba, ancien ministre comorien des Affaires
étrangères, reconverti dans la profession d'avocat.
Pour Me Boniface, le procureur de
la République n'a pas obtenu ce qu'il souhaitait. "Le tribunal ne l'a pas
suivi, car sa demande était injustifiée", a dit l'avocat, qui a
exprimé sa volonté de poursuivre le combat.
"On ne peut pas demander à
un innocent de cesser de se battre pour prouver son innocence. Celle-ci n'est
pas encore totalement reconnue, nous allons interjeter appel", a-t-il
ajouté.
De son côté, Me Fahmi Saïd
Ibrahim s'est dit résolu à engager le même combat, se disant convaincu de
l'innocence de son client. Me Saïd Ibrahim est l'avocat de l'un des
principaux accusés, Yahaya Abdallah, ancien caissier et ancien contrôleur général
adjoint de la BCC et l'un des trois condamnés à cinq ans d'emprisonnement, dont
trois avec sursis.
Prière aux Comores à la mémoire des victimes du ferry
"Sam Son"
Plusieurs dizaines de personnes
se sont rassemblées lundi 14 mars après-midi à la grande mosquée de Moroni pour
prier à la mémoire des 120 morts et disparus du ferry malgache 'Le Sam Son',
battant pavillon comorien, qui a fait naufrage le 7 mars 2004.
"Nous comptons aller faire
la même prière sur les tombes des victimes à Madagascar", a déclaré le
grand mufti des Comores, Saïd Toihir Ahmed Maoulana.
Rappelons que 3 passagers
seulement avaient survécu au naufrage de ce bateau qui transportait
officiellement 120 personnes. Les miraculés avaient regagné la côte à la nage
ou sur des radeaux de fortune.
Dans l'impossibilité de pouvoir
rapatrier les corps retrouvés, le gouvernement comorien avait acquis un terrain
à Majunga, ville portuaire sur la côte ouest de Madagascar, pour les enterrer
sur place.
"Nous attendons de savoir le
sort réservé aux familles des victimes", a ajouté le mufti, interpellant
au passage le gouvernement comorien pour que "la justice, saisie de
l'affaire
depuis un an, fasse son
travail".
"J'interpelle la justice
comorienne", a-t-il ajouté, déplorant le fait que le bateau qui a sombré
dans les eaux malgaches n'était pas assuré.
Il a ensuite loué les mérites de
l'homme d'affaires comorien établi à Madagascar et président du comité de
soutien aux familles des victimes, M. Saïd Djaé, pour "la disponibilité
dont il a fait preuve depuis la disparition du bateau en mars de l'année
dernière".
Le capitaine Saïd Mohamed,
président du collectif des familles des victimes, s'est dit surpris de la façon
dont cette affaire est traitée par la justice.
"A ce jour, aucun juge n'a été
saisi pour instruire le dossier", s'est-il plaint.
Aujourd'hui, nombreux sont ceux
qui s'insurgent contre le retard pris dans la pose de la clôture du cimetière
pour le protéger contre les animaux en divagation et les actes de
vandalisme.
Le vice-président comorien, Caabi
Elyachroutu, le ministre chargé de la Solidarité et le ministre de l'Education
nationale, Yahaya Mohamed Iliassa, avaient assisté à la cérémonie de prière.
Le président comorien Azali visite le siège de l'AMAI
à Tripoli
Le président de l'Union des
Comores, Assoumani Azali, qui séjourne depuis samedi 12 mars en Libye, a visité
lundi le siège de l'Association mondiale de l'appel islamique (AMAI) à Tripoli,
a constaté la PANA.
Il a été accueilli par le
secrétaire général de l'Association, le Dr Mohamed Ahmed Chérif, ainsi que par
les étudiants comoriens poursuivant leurs études dans cet établissement et les
présidents des unions d'étudiants originaires de plus de 70 pays de par le
monde.
A cette occasion, le Dr Chérif a
fait au président comorien un exposé sur les activités de l'AMAI, à savoir
l'enseignement de la langue arabe aux non-arabophones, l'apprentissage et la
diffusion des préceptes de l'Islam et du saint Coran dans les diverses facultés
de l'AMAI.
Il a souligné que des milliers
d'étudiants ont été formés dans les principales facultés de l'Association à
Tripoli, mais aussi dans ses démembrements installés au Bénin, au Sénégal, au
Tchad et en Syrie.
Le secrétaire général de l'AMAI a
aussi longuement évoqué l'édition libyenne du saint Coran, qui a été supervisée
par le guide libyen Mouammar Kadhafi.
Le président Azali a ensuite fait
le tour du siège de l'Association et visité ses bibliothèques, ses salles des
manuscrits islamiques, sa salle Internet, sa vidéothèque, ses salles de
lecture, son service de prêt, ses salles de cours et ses autres annexes comme
les chambres pour les étudiants, le restaurant, la clinique, la banque, le
supermarché et la mosquée.
A l'issue de la visite, le
secrétaire général de l'Association a offert à l'hôte de la Libye un lot de
livres et publications de son institution.
Les Malgaches à l'école malienne d'organisation des
élections
Une délégation du Conseil
malgache électoral conduite par son président, Théodore Randrezason, vient de
boucler une visite à Bamako, au Mali pour s'inspirer de l'expérience du Mali en
matière d'élections, a-t-on appris auprès du ministère malien de
l'Administration territoriale et des Collectivités locales.
"Nous sommes là au Mali pour
apprendre. Le Mali est actuellement cité en exemple parmi les pays où le
processus de démocratisation prend véritablement corps. Les échos des élections
générales des années 1992, 1997 et 2002 attestent parfaitement cette opinion
internationale", a indiqué M. Randrezason.
La délégation malgache a rendu
visite aux responsables de la Commission électorale nationale indépendant
(CENI), du Haut conseil des collectivités territoriales, des partis politiques
ainsi qu'à ceux de la Société civile impliqués dans le processus électoral.
Au cours des différents
entretiens avec les autorités maliennes, il a été question des nombreux
paramètres qui interviennent dans la bonne organisation des élections,
notamment la mobilisation sociale, les rapports entre l'administration et les
populations, selon la même source.
Organe de contrôle des élections,
le Conseil malgache électoral est appelé à superviser les prochaines élections
générales à Madagascar.
Maurice a célébré
le 37ème anniversaire de son indépendance
L'île Maurice a célébré ce samedi
19 mars le 37e anniversaire de son indépendance, à Mahebourg, dans le sud de
l'île, en présence de son invité d'honneur, le président seychellois James Alix
Michel, a constaté la PANA sur place.
Quelques milliers de personnes
seulement se sont déplacées pour assister à la cérémonie officielle marquée par
le lever du drapeau quadricolore mauricien, une parade de la police
para-militaire, une chanson de la part des élèves du conservatoire François
Mitterrand, une animation musicale offerte par des artistes locaux et des feux
d'artifice sur l'esplanade du Front de mer de Mahebourg.
Dans un message qu'il a lu à la
télévision vendredi soir, le président mauricien, Sir Anerood Jugnauth, a
souligné les efforts faits pour sortir l'île de son sous-développement, en
diversifiant sa base économique.
"Nous pouvons affirmer
qu'avec l'industrialisation, le tourisme, les services financiers et le secteur
de l'informatique, l'île s'est engagée dans la voie de la diversification. Mais
elle passe actuellement par une phase de transition et nous n'avons pas d'autre
choix que de nous adapter aux changements dans le sillage de la mondialisation,
de l'érosion des marchés et des prix préférentiels", a-t-il fait
ressortir.
Maurice a obtenu son indépendance
de la Grande Bretagne le 12 mars 1968, après 158 années de colonisation
britannique, de 1810 à 1968, et 110 années de colonisation française, de 1700 à
1810.
La justice française interdit la vente des archives de
l'esclavage
Le tribunal de Paris a interdit
la mise aux enchères publiques des archives de l'esclavage, ordonnant le
placement sous scellés de tous les documents controversés, a appris samedi 19
mars la PANA de source judiciaire.
Selon Me Philippe Missamou,
avocat du Collectif des fils et filles d'Africains déportés (COFFAD), le
tribunal a donné une suite favorable à l'ensemble des demandes de ses clients.
"C'est une décision
courageuse que vient de rendre le juge qui a examiné cette affaire. Je constate
avec satisfaction qu'il ne s'est pas s'arrêté à la simple interdiction de la
vente. Il a demandé aussi que les archives soient placées entre les mains de la
justice", a-t-il précisé à la PANA.
"Je rappelle que le juge a
également demandé qu'une copie de tout document soit remise au COFFAD. Nous
venons de remporter une victoire judiciaire historique pour la communauté
noire", a ajouté Me Missamou.
Le COFFAD avait saisi jeudi en
référé le tribunal de Paris, estimant que les archives proposées à la vente aux
enchères devraient rester dans le domaine public.
L'association affirmait craindre
que l'acquisition de ces documents par un particulier le rende non consultables
par les futures générations.
Bimensuel d’information régionale édité par Comores-infos
tél.+ fax: 06-92-61-55-09.
Dépôt légal : mars 2000 – N°ISSN : 1600-7289
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