EDITORIAL: M. CHIRAC : « veuillez arrêter le carnage AUX comores »

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ne barque a chaviré le lundi 8 mars 2005 dans les eaux territoriales de Mayotte. Le bilan est très lourd. Sept rescapés ont indiqué aux gendarmes qu’ils étaient 43 à avoir quitté Anjouan au cours de l’après-midi. Trente six personnes ont donc trouvé la mort suite à cet accident. Des accidents de ce genre sont devenus malheureusement monnaie courante. D’ailleurs, le titre utilisé par nos confrères de la Gazette des Comores « La traversée Anjouan-Mayotte : le plus grand cimetière des Comores » résume bien la tragédie actuelle.

 

Que faire pour arrêter un tel carnage ?

 

Il est vraiment triste de constater que les solutions avancées par le gouvernement français pour régler ce drame sont vraiment simplistes. Mme Brigitte GIRARDIN, la ministre chargée des DOM-TOM répète à qui veut l’entendre « qu’il faut fixer les gens chez eux » . Si on retient son argument, pourquoi il ne faudrait pas fixer les allemands, les français ou les anglais chez eux ? Pourquoi créer une grande union qui permet aux Européens de pouvoir circuler librement ? L’une des grandes ambitions des constructeurs de l’Union Européenne consiste justement à permettre une libre circulation des personnes, des biens ou des Marchandises.

 

    Sommaire :

 

POLITIQUE :

*  Naufrage d’une barque dans le lagon de Mayotte 

*  Le gouvernement français veut décourager « l’immigration clandestine » à Mayotte 

*  La France souhaite une reprise de la coopération avec les Comores  

*  Vers un renforcement de la coopération entre la Libye et les Comores

 

SOCIAL:

*  Une mission de l’association suisse « Cœur pour tous » à Moroni

*   Le code de la famille sera soumis au Parlement comorien

LU DANS LA PRESSE :

* La traversée Anjouan-Mayotte : le plus grand cimetière des Comores   

BREVES:

*  Les Comores réaffirment leur soutien à la Chine

* Sept mois de prison à l’encontre du Gouverneur de la Banque des Comores

* Prière aux Comores à la mémoire aux Comores des victimes du ferry « Sam Son »

* La justice interdit la vente des archives de l’esclavage

 

 

Suite de l’édito

 

Pourquoi ce qui est vrai pour l’Europe ne l’est pas pour les 4 îles des Comores ? Pourquoi un européen a le droit de circuler librement en Europe et pourquoi on refuse ce même droit élémentaire aux comoriens ?

 

Par ailleurs, la politique du gouvernement français consistant à vouloir régler le problème du flux migratoire entre Mayotte et ses îles sœurs par des méthodes uniquement policières a abouti à un échec total. La prétendue « immigration clandestine » n’a pas baissé pour autant. L’attitude de Mme GiraRDIN consistant à interroger des comoriens interceptés par la gendarmerie n’est pas digne d’un ministre de la République Française. De mémoire d’homme, c’est la 1ère fois qu’on a vu un ministre d’un grand pays démocratique se transformer en policier.

 

La solution à la tragédie actuelle est donc d’ordre politique.

 

Il faut dans l’immédiat rétablir les liaisons maritimes régulières qui ont été suspendues de manière unilatérale par le Directeur des affaires maritimes installé à la Réunion. Nous avons déjà relevé cette mesure aberrante qui risque d’entraîner le développement de la traversée par des embarcations de fortune.

 

La France devrait, par ailleurs, assouplir dès maintenant les formalités concernant l’octroi de visa pour aller à Mayotte. Le consul représentant l’ambassade de France à Anjouan devrait avoir la possibilité de délivrer des visas d’entrée à Mayotte.

 

En outre, des négociations devraient être engagées entre les gouvernements comorien et français en vue de parvenir à l’abolition du visa Balladur et rétablir les conditions d’une libre circulation entre Mayotte et ses îles sœurs. La France a annoncé son souhait de reprendre sa coopération avec les Comores. Une commission mixte franco-comorienne destinée à relancer la coopération entre les 2 pays se tiendra les 4 et 5 Avril 2005 à Paris. Les dirigeants comoriens devraient se saisir de cette occasion pour réclamer le respect de la liberté de circulation entre les 4 îles de l’archipel. Les comoriens attendent donc un geste fort de M. Chirac afin de mettre un terme au carnage actuel.

 

La Rédaction 

 

 

POLITIQUE

NAUFRAGE D’UNE BARQUE DANS LE LAGON DE MAYOTTE

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uatre cadavres ont été repêchés mardi au sud de Mayotte après le naufrage d'une barque transportant à son bord des « immigrés clandestins » en provenance d'Anjouan, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Sept rescapés ont indiqué aux gendarmes qu'ils étaient quarante-trois à bord de cette barque, qui avait quitté Anjouan dans l'après-midi de lundi à destination de Mayotte.

 

Les services de secours en mer et les gendarmes poursuivaient les recherches mardi soir et le bilan des victimes pourrait s'alourdir.

 

Selon le témoignage des premiers rescapés, rapporté sur RFO Télé Mayotte par le lieutenant-colonel Patrick Guillemot, commandant de gendarmerie de Mayotte, la barque s'est retournée au cours d'un demi-tour effectué par les passeurs qui s'étaient rendus compte qu'ils avaient pris une mauvaise direction.

 

Les habitants de Boueni, commune littorale où ont été repêchés les noyés, ont exprimé leur compassion, certains estimant que les Comoriens devraient "comprendre qu'ils doivent rester chez eux", selon l'expression d'une habitante, Abassi Soyarati, citée par RFO Télé Mayotte. "Ils préfèrent venir mourir chez nous que de rester chez eux. Même nous, nous sommes pauvres ici et ils embarquent même des petits enfants. Qu'ils restent chez eux", a-t-elle ajouté.

 

Quatre passeurs de ces barques, dites kwassa-kwassa, récemment arrêtés, ont été jugés lundi en comparution immédiate et condamnés à un an de prison ferme et à trois ans d'interdiction du territoire de Mayotte.

 

Leurs matériels ont été confisqués par les autorités, leur bateau devant être détruit. Ils transportaient dans deux barques un total 51 clandestins qui font l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

 

En 2004, environ 8.000 personnes venues « clandestinement » à Mayotte ont été reconduites dans les îles voisines de l'archipel des  Comores .

 

 

LE GOUVERNEMENT Français VEUT DECOURAGER « L’IMMIGRATION CLANDESTINE » A MAYOTTE

 

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a ministre de l'Outremer Brigitte Girardin s'est personnellement impliquée, tout au long de sa visite à Mayotte du 3 au 6 mars, dans la lutte contre « l'immigration clandestine », assistant même samedi à l'arraisonnement d'un bateau venu d'Anjouan .

 

Quatorze hommes, femmes et enfants avaient pris place dans le kwassa-kwassa (embarcation de pêcheurs) samedi au petit matin, à leurs risques et périls, pour, ont-ils raconté, se faire soigner et trouver du travail à Mayotte. Ils ont été surpris dans le lagon par un bateau de policiers, camouflé en kwassa-kwassa, et remorqués jusqu'à Dzaoudzi, à la mi-journée.

 

L'arrestation des deux passeurs - passibles de prison pour non respect des normes de sécurité, tandis que les "boat-people" seront ramenés en avion à Anjouan d'ici trois jours - s'est faite à terre, menottes au poignet, en présence de Mme Girardin et de la presse.

 

La ministre est montée sur le bateau pour discuter avec ces "pauvres gens", comme elle les a qualifiés plus tard lors d'une conférence de presse, leur faisant valoir "qu'on ne peut pas accueillir tout le monde à Mayotte" et qu'il faut "respecter la loi".

 

Exténués, déçus et étonnés de cette rencontre avec la ministre de l'Outremer, les passagers clandestins ont évoqué une situation difficile aux < Comores > et ont tenté leur chance en demandant la "faveur" d'un permis de séjour, mais en vain.

 

Depuis 2001, le gouvernement a intensifié la lutte contre « l'immigration clandestine » et le nombre de reconduites à la frontière à Mayotte (170.000 habitants, dont un tiers de clandestins) a augmenté de 130%, s'élevant à 8.500 en 2004, soit la moitié du nombre de reconduites dans l'hexagone. Théâtre de nombreux drames humains, le lagon est dit-on "un vrai cimetière".

 

Déstabiliser Mayotte ?

 

Tout au long de sa visite, commencée jeudi, Mme Girardin a indiqué que ce dossier lui tenait "particulièrement à coeur". "Si on ne prend pas des mesures, on va finir par déstabiliser Mayotte", a-t-elle dit.

 

Notant que "l'Etat remplit son rôle" - les nouveaux moyens et effectifs promis seront en place en 2005 - , la ministre a appelé "à la mobilisation de tous les Mahorais", les mettant en garde contre le recours au travail clandestin. De nombreux Mahorais emploient des travailleurs comoriens, notamment pour l'agriculture.

 

Parallèlement à cette action répressive, Paris s'efforce d'aider les < Comores à fixer ses habitants sur leur territoire, dans le cadre de la coopération régionale et bilatérale. Une commission mixte franco-comorienne est prévue les 3 et 4 avril à Paris.

 

Par ailleurs, dans le domaine social, des mesures importantes ont été annoncées par Mme Girardin : dès le 1er avril, une aide à la restauration scolaire (environ 40% du coût) pour tous les collégiens et lycéens et la mise en place progressive d'un système de sécurité sociale et de mutuelle.

Face aux revendications des fonctionnaires, la ministre a promis la publication rapide de plusieurs décrets.

 

Enfin, pour favoriser le développement économique, avec en perspective l'intégration de Mayotte dans l'Europe, la piste de l'aéroport de Mamadzi passera de 1,9 km à 3 km d'ici à 2010, ce qui permettra aux gros porteurs de se poser. En outre, un deuxième quai sera construit dans le port de Longoni, qui permettra d'augmenter les exportations de poisson du centre d'aquaculture voisin.

 

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LA France SOUHAITE UNE REPRISE DE LA COOPERATION AVEC LES COMORES  

 

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e nouvel ambassadeur de la France aux Comores, Christian Job, a indiqué vendredi 11 mars à Moroni, que le souhait de la France est d'accompagner le plus rapidement possible le développement et la reprise de la coopération avec les Comores "si les institutions et le calendrier institutionnel et financier international sont respectés", a appris la PANA de source officielle.

 

M. Job qui présentait ses lettres de créance au président comorien, Ansoumani Azali, au palais de Biet à Moroni, a déclaré qu'il sera "attentif à une coopération mutuellement fructueuse, institutionnelle et financière" entre son pays et les Comores tout en invitant les autorités de Moroni à respecter "les échéances" qu'elles se sont fixées.

 

Le représentant de la France aux Comores a, par ailleurs, confirmé la tenue prochaine de la "grande commission mixte franco-comorienne" prévue les 4 et 5 avril à Paris au cours de laquelle, les secteurs de coopération seront "discutés et validés" avec les Comoriens.

 

Christian Job, 62 ans, occupe aux Comores son premier poste d'ambassadeur. Avant Moroni, il assumait les fonctions d'administrateur supérieur dans Iles Wallis et Futuna.

 

 

VERS UN RENFORCEMENT DE LA COOPERATION ENTRE LA LIBYE ET LES COMORes

 

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a Libye et les Comores ont convenu mardi 15 mars à Tripoli de développer leurs relations bilatérales dans les domaines de l'enseignement, des investissements, de la formation, de la défense et de la sécurité, selon un communiqué de presse publié à l'issue de la visite de quatre jours (5 au 8 mars) du président comorien Assoumani Azali en Libye, à la tête d'une forte délégation.

 

Le communiqué met l'accent sur les hommages faits par le président Azali au guide Mouammar Kadhafi pour son soutien aux Comores et exprime la gratitude du chef de l'Etat comorien vis-à- vis du soutien multiforme de la Jamahiriya libyenne à son pays depuis l'indépendance.

 

Le texte ajoute que le président Assoumani Azali a également salué le rôle pionnier du colonel Kadhafi dans la fondation et le lancement de l'Union africaine ainsi que ses efforts soutenus visant la consolidation du processus de l'Union, notamment l'édification et le parachèvement des ses institutions.

 

Le guide libyen a, poursuit le communiqué, félicité le président Azali pour sa réussite dans la conduite des affaires de l'Etat comorien, l'édification des institutions et le commencement du processus de développement.

Le colonel Azali Assoumani a regagné Moroni mardi soir, venant de Libye où il s'était rendu samedi dernier pour une visite de trois jours, a annoncé Radio-Comores dans son édition de mercredi matin.

 

Avant Tripoli, le président comorien s'était rendu à Washington pour une visite de travail aux institutions de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale), et discuter de relations entre les Comores et les Etats-unis avec les autorités américaines, selon le ministre des Relations extérieures, Mohamed El Amine Souef.

 

"Les conclusions de la visite du président en Libye sont satisfaisantes", a dit le chef de la diplomatie comorienne, répondant, depuis Tripoli, aux questions de Radio-Comores dans son édition de mercredi.

 

Le ministre a souligné une "convergence de vues sur de nombreuses questions et notamment sur la situation en Afrique de l'Ouest, au Soudan et au Moyen-Orient qui, a-t-il dit, préoccupe les colonels Azali et Kadhafi.

 

"Au niveau bilatéral, les deux hommes d'Etat ont exploré plusieurs domaines de coopération, notamment la disponibilité de la Libye à apporter son appui aux Comoriens dans divers domaines du développement", a encore ajouté M. El Amine Souef, qui a expliqué que la Libye et les Comores "parlent le même langage", avant d'insister sur "la profondeur des entretiens" entre les dirigeants des deux pays.

 

 

Kadhafi et Azali examinent le processus de l'UA   

 

L

e guide libyen Mouammar Kadhafi et le président de l'Union des Comores, Assoumani Azali, se sont entretenus samedi 12 mars soir à Syrte (centre du pays) sur le processus de l'Union africaine (UA) et les préparatifs en cours pour la tenue du prochain sommet de l'UA dans la ville libyenne de Syrte.

 

Le chef d'Etat comorien, qui est arrivé, samedi en début de soirée, à Syrte à la tête d'une importante délégation de son gouvernement dans le cadre d'une visite en Jamahiriya libyenne, a exprimé au cours de cet entretien, selon une source officielle libyenne, sa gratitude au peuple libyen pour son appui aux

Comores depuis l'indépendance du pays.

 

Le président Azali a, selon la même source, rendu hommage au rôle d'avant-garde du leader libyen dans la création et le lancement de l'UA et les efforts pour l'accélération du processus d'édification et de parachèvement des institutions de l'Union.

 

Le général Abou Bakr Younès Jaber, membre du commandement historique de la révolution libyenne et le secrétaire du Comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale, Abderrahman Chalgham, ainsi que la délégation accompagnant le président comorien, ont assisté aux entretiens entre le colonel Kadhafi et le président Azali.

 

Le président de l'Union des Comores, rappelle-t-on, a affirmé, dans une déclaration à la presse à son arrivée à Tripoli, qu'il effectue cette visite pour s'entretenir avec le guide libyen afin de tirer profit de ses analyses et pour lui exprimer sa considération pour ses efforts dans la consolidation du processus de l'Union africaine et de la paix en Afrique.

 

 

Mme GIRARDIN AUX MAHORAIS : nam votez OUI 

 

L

a ministre de l'Outremer, Brigitte Girardin, a appelé vendredi les Mahorais à voter "oui" ("nam voté" en shimaorais) au référendum sur la Constitution européenne prévu le 29 mai, lors d'une réunion publique haute en couleurs dans le village de Chiconi, à Mayotte.

 

Une semaine après un premier meeting à La Réunion la ministre, arrivée jeudi à Mayotte pour une visite de trois jours, a insisté sur le fait que cette collectivité départementale, plus encore que toutes les autres collectivités d'outremer, avait "une chance à saisir".

 

S'exprimant devant les élus portant des colliers de fleurs d'ilang-ilang et plusieurs centaines d'hommes, femmes et enfants, Mme Girardin portait la tenue traditionnelle, un salouva (boubou) et un foulard rose indien offerts par des Mahoraises aux formes épanouies.

 

"Qu'il s'agisse d'étudier, de se former, d'être soigné, de se déplacer, l'Europe est là, présente pour vous accompagner dans la plupart des actes de la vie courante", a assuré la ministre.

 

"Vous êtes Français à part entière et à ce titre vous êtes des citoyens européens à part entière !", a lancé Mme Girardin.

 

En dix ans, a-t-elle insisté, Mayotte a bénéficié de "vingt millions d'euros qui ont servi à l'électrification rurale, aux adductions d'eau, à l'élimination des déchets ou à l'aquaculture marine". "Cet aspect financier est en constante augmentation", a poursuivi la ministre dans une ambiance joviale et bruyante rythmée par le claquement des biwis (baguettes qu'on frappe l'une contre l'autre). La période 2000-2005 a été dotée de 15,2 millions d'euros, a-t-elle dit.

 

Un point-clé pour Mayotte dans le Traité constitutionnel sera l'accession au statut de région ultra-périphérique (RUP) qui la rendra éligible aux très convoités "fonds structurels" à l'instar de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et de La Réunion. Une grande banderole était déployée sur la place : "Vive Mayotte-RUP dans l'Europe".

 

Les Mahorais auront tout de même "des efforts à faire pour s'adapter à la législation" mais "l'enjeu en vaut la chandelle", a assuré Mme Girardin.

 

Dès le 1er avril un régime de Sécurité sociale va se mettre en place progressivement. "Vous aurez bientôt en mains, puisqu'il sera distribué dans chaque foyer français, le texte sur lequel vous devrez bientôt vous prononcer", a encore indiqué la ministre, soulignant qu'il pouvait paraître "long, voire compliqué".

Sur la petite place, alors que s'achevait le meeting, montait de la mosquée voisine l'appel à la prière du vendredi soir. La population de < Mayotte > (170.000 habitants) est musulmane à 95 %.

 

"Vive Mayotte dans la France, vive la France dans l'Europe !" : cette incantation dite en shimaorais a ponctué ce premier discours de campagne électorale depuis l'annonce de la date du référendum sous les applaudissements d'un public visiblement ravi.

 

 

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SOCIAL : 

Une mission de l'association suisse "Coeur pour tous" à Moroni

 

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ne mission de deux cardiologues appartenant à l'association "Coeur pour tous", une ONG basée à Genève (Suisse) est arrivée jeudi 10 mars à Moroni pour un séjour de près de soixante douze heures aux Comores.

 

Les deux cardiologues, le Dr Ganness et le Pr Kalangos, recevront en consultation au Centre hospitalier national de Moroni (Grande-Comore) des enfants souffrant de problèmes cardiaques, a indiqué le président de l'association comorienne des cardiaques As de coeur, Saïd Djaé.

 

Dans la matinée de vendredi, les deux spécialistes se rendront à Anjouan pour des consultations au Centre hospitalier régional de Hombo avant d'animer, dans l'après-midi, une conférence à l'Ecole de médecine et de santé publique de Moroni.

 

L'association "Coeur pour tous" séjourne ainsi aux Comores pour la deuxième année consécutive en vue de procéder à des consultations. Grâce à son soutien, l'association As des Coeur a envoyé l'an dernier cinq jeunes Comoriens subir des soins cardiologiques à Maurice, le plateau technique des Comores en matière de cardiologie ne disposant pas du matériel adéquat.

 

Les Comores disposant d'un seul cardiologue pour une population estimée à plus de 500.000 d'habitants, les personnes souffrant du coeur vont se faire traiter à Maurice ou en Afrique du Sud si elles disposent de suffisamment de moyens financiers.

 

 

Deux enfants comoriens à Maurice pour être opérés du coeur   

 

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eux enfants comoriens seront évacués mardi à Maurice pour y subir une opération à coeur ouvert, a annoncé samedi 12 mars à Moroni le cardiologue suisse Afksendyios Kalangos, membre de l'ONG helvétique "Coeur pour tous".

 

Le Pr Kalangos, qui effectuait une mission de deux jours aux Comores, s'exprimait ainsi dans une conférence à l'Ecole de médecine et de santé publique de Moroni au terme de son séjour, le deuxième du genre en deux ans.

 

L'ONG "Coeur pour tous", vieille de sept ans, est présente dans dix pays du monde, dont Maurice, le Mozambique et les Comores où elle vient ainsi d'effectuer sa deuxième visite qui lui a permis de faire un travail hautement apprécié par les autorités et la population.

 

"L'année dernière, grâce au concours inestimable de l'ONG suisse, l'association comorienne des cardiaques baptisée "As de coeur", créée il y a trois ans, a pu sauver six jeunes Comoriens qui ont été opérés à Maurice et qui, depuis lors, mènent une vie normale", a témoigné Saïd Djaé, un homme d'affaires comorien résidant à Madagascar.

 

"Notre démarche pour aider les pays en développement est simple: former le personnel local aux problèmes cardiovasculaires, les aider autant que faire se peut à s'équiper pour faire face aux différentes interventions nécessaires sans notre présence", a expliqué le Pr Kalangos.

Après leur arrivée, jeudi, dans la capitale comorienne, le Dr Ganness, directeur du centre de cardiologie de Maurice, et le Pr Kalangos ont donné des consultations à l'hôpital El-Marouf tout l'après-midi, avant de se rendre le lendemain matin à Mutsamudu (Anjouan), puis au centre médicochirurgical de Mitsamiouli.

Au cours de son séjour, le Pr Kalangos a identifié un établissement hospitalier en Grande-Comore -qu'il n'a pas voulu nommer- où pourrait s'ouvrir un centre de dépistage cardiovasculaire et qui pourrait devenir éventuellement un centre d'intervention chirurgicale pour personnes souffrant de problèmes cardiaques.

 

Les perspectives s'annoncent sous de meilleurs auspices, a dit en substance le vice-président Caabi Elyachroutu, ministre de la Santé des Comores, ajoutant: "l'apport de "Coeur pour tous" à nos malades est très précieux et vivement apprécié par les autorités

comoriennes qui ne manqueront pas de le dire".

 

 

UNE MISSION D’EXPERTS de l’OMS EN VISITE AUX COMORES

 

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ne équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est depuis mercredi dernier aux Comores où sévit depuis deux mois une épidémie caractérisée par une fièvre et diverses douleurs, notamment articulaires, pouvant simuler le paludisme qui lui est parfois associé, en Grande Comore (Ngazidja), à Moroni en particulier, mais aussi, plus récemment, à Mitsamiouli (dans le Nord) et à Foumbouni (dans le Sud) où de nouveaux cas ont été signalés.

 

La mission, qui a été reçue par le Secrétaire général de la vice-présidence chargée de la Solidarité, de la Santé, de l'Emploi et de la Réforme de l'Etat, Mohamed Ahmed, comprend notamment le Dr N. Agata du Bureau régional de l'OMS et deux experts venant respectivement du "Kenya Medical Research Institute" (KEMRI), un Centre collaborant avec l'OMS pour les arboviroses, et du Centre américain de contrôle des maladies basé à Nairobi (CDC).

 

L'alerte concernant l'épidémie avait été donnée par la Direction générale de la Santé de l'île autonome de Ngazidja. Les examens de laboratoire réalisés au KEMRI ont infirmé le diagnostic de dengue mais permis de mettre en évidence une infection à alpha virus dont le

type réel devrait être précisé à l'issue de la présente mission.

 

Lors de l'entretien qu'il a eu avec les membres de la mission, M. Ahmed a vivement remercié l'OMS pour avoir répondu positivement à la demande des autorités comorienne en vue d'une investigation approfondie au sujet de cette épidémie.

 

 

LE CODE DE LA FAMILLE SERA SOUMIS AU PARLEMENT COMORIEN

 

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n projet de Code de la famille sera soumis en avril à l'Assemblée nationale comorienne, a déclaré mardi à Moroni le vice-président Caabi Elyachroutu, soulignant la volonté politique des autorités de doter le pays de "cet instrument d'émancipation de la femme".

 

S'exprimant au cours d'une cérémonie marquant la Journée internationale de la femme, M. Elychroutou a demandé à la seule femme siégeant au Parlement, Mme Djouéria Abdallah, d'user de toute son influence pour convaincre ses collèges d'approuver le projet.

 

La directrice générale des Affaires sociales, Mme Sitti Saïd Hassane, a appelé les femmes à se mobiliser pour faire adopter le projet, estimant que ce serait une récompense de "dix ans de dur labeur" passés à élaborer le document récemment approuvé par le gouvernement.

 

"D'énormes progrès restent à faire pour rapprocher la femme comorienne des centres de décision", a déclaré de son côté le ministre de la Santé de l'île autonome de la Gande-Comore, Mme Sitti Saïd Hassane.

 

 

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Mobilisation contre la transmission mère/enfant du VIH aux Comores    

 

L

es autorités en charge de la lutte contre le VIH/SIDA, notamment la vice-présidence du ministère de la Santé, redoublent d'efforts pour ralentir l'ampleur de la propagation du VIH/SIDA chez les femmes et les enfants, estimant que la transmission verticale (mère/enfant) constitue la majorité des cas de VIH pédiatrique décelés au pays.

 

Bien que la transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant n'ait pas encore atteint des proportions démesurées au pays, de nombreux facteurs laissent penser que la transmission périnatale n'est pas négligeable, indique-t-on dans les milieux spécialisés de l'archipel.

 

Au ministère de la Santé où l'on se fonde sur les cas de VIH/SIDA notés chez les enfants de 0 à 14 ans, on estime qu'avec le concours de tous, il est possible de mettre en place une stratégie de prévention qui limiterait la progression de la transmission de la mère à l'enfant.

 

Sur 824 femmes testées en 1999 aux Comores, précise une étude du ministère comorien de la Santé, 4 cas (0,48 %) sur les 7 notifiés étaient des femmes enceintes.

 

Au regard des données disponibles, le rythme de propagation s'accélère très vite dans la tranche d'âge des 25-44 ans aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain.

 

Le taux de séroprévalence est ainsi passé en trois ans de 0,09% (en 1999) à 0,12% trois ans plus tard, la pointe la plus inquiétante s'observant au sein de la population féminine de 15 à 49 ans chez laquelle on dénombre 0,13% de taux de séroprévalence.

 

Le premier cas de SIDA a été dépisté aux Comores en mars 1988, le nombre cumulé de cas étant de 75 au début de cette année, y compris un peu plus d'une trentaine de décès.

 

 

LU DANS LA PRESSE COMORIENNE

LA TRAVERSEE ANJOUAN-MAYOTTE : LE PLUS GRAND CIMETIERE DES COMORES 

 

A

u moment où les Comoriens commémorent le premier anniversaire de la tragédie du Sam Son, un autre drame vient de frapper les Comores : Plusieurs dizaines de Comoriens disparaissent dans les eaux mahoraises. Ils étaient partis dans la nuit du dimanche, deux ou trois heures auparavant d’une plage de Domoni à Anjouan , à bord d’un Koissa-Koissa pour rejoindre l’île sœur qui fait figure d’eldorado, Mayotte. Comme beaucoup avant eux, ils ne verront jamais»  la terre promise » !  Le bilan est lourd : De la quarantaine de passagers embarqués de Domoni, on a retrouvé sept survivants et quatre corps. Les recherches entreprises par les gendarmes maorais n’ont pas permis à ce jour, de retrouver d’autres survivants.

 

Depuis l’instauration du visa d’entée à Mayotte par Edouard Balladur, il y a une douzaine d’années, plusieurs centaines de Comoriens trouvent la mort tous les ans dans la traversée entre Anjouan et Mayotte. Des marchands de rêves, individus sans scrupule, s’enrichissent honteusement sur la mort de leurs compatriotes. Les gouvernements comoriens ne font rien pour remédier à cette situation. De leur côté, les autorités françaises semblent s’y accommoder. Comme disait un député maorais, « le Nord du canal de Mozambique est devenu  le plus grand cimetière des Comores ».

 

Beaucoup de nos compatriotes n’hésitent pas à risquer la mort pour partir à la recherche d’un mieux être. Depuis la crise séparatiste le nombre de candidats à l’émigration dans l’île sœur a été multiplié par trois ou quatre selon les statistiques.

 

Ils effectuent le voyage à bord de ces embarcations de fortune qui entreprennent quotidiennement la traversée nocturne entre Anjouan et Mayotte. Ces Koissa-Koissa conçus à l’origine pour la pêche et qui transportent habituellement trois ou quatre pêcheurs sont devenus le moyen de transport que prennent les candidats à l’émigration clandestine vers Mayotte. Ils partent d’une plage anjouanaise, le point le plus proche des côtes maoraises, toujours à la tombée de la nuit pour aller « tenter leur chance », comme ils disent. Effectivement avec un peu de chance, ils arrivent dans l’île sœur en pleine nuit où ils sont attendus par des passeurs. Ils profitent du noir pour débarquer et regagner les villages les plus proches. Beaucoup d’entre eux seront repris par les patrouilles de la gendarmerie et renvoyés sur Anjouan. Il y a chaque année entre huit et dix mille refoulés.

 

Beaucoup de ces passagers de l’aventure trouvent la mort avant d’avoir pu mettre les pieds sur l’île convoitée. Ces koissa-koissa qui n’hésitent pas à affronter les vagues de l’océan indien avec trente ou quarante passagers à bord, entassés comme de la sardine, chavirent à la moindre fausse manœuvre ou dès que le vent devient un peu fort.

 

Ces hommes et ses femmes qui bravent l’océan pour rejoindre Mayotte ne sont pas tous des candidats à la clandestinité, certains veulent simplement aller rendre visite à des parents qui habitent sur cette île. N’oublions pas qu’il s’agit d’un même peuple séparé par les aléas d’une décolonisation mal maîtrisée.

 

Il est difficile pour les autorités françaises d’ouvrir les frontières de Mayotte sans contrôle, cela créerait une situation difficile à gérer étant donné le nombre de candidats à l’émigration. Néanmoins, Paris pourrait alléger les conditions d’octroi du visa d’entrée en facilitant la circulation des familles entre les îles. Dans une petite  île comme Mayotte, il aurait certainement les possibilités d’instaurer un système de contrôle qui permette de maîtriser le flux migratoire sans bloquer la circulation normale des femmes et des hommes qui ne sont pas des candidats à l’émigration clandestine.

 

La véritable solution d’arrêter ces tragédies humaines et ces centaines d’hommes, femmes et enfants qui disparaissent tous les ans dans les eaux du canal de Mozambique, passe nécessairement par la stabilisation politique et l’appui économique de l’Etat comorien. Et cette responsabilité incombe en premier, il faut le dire, à l’ancienne puissance coloniale. En maintenant l’île de Mayotte sous tutelle française, elle a contribué à crée l’instabilité de l’archipel comorien. Paris a des responsabilités, il serait temps qu’elle les assume véritablement. De Giscard à Chirac en passant par Mitterrand tous, ont reconnu l’erreur qu’a commise la France en divisant le territoire d’outre-mer français au moment de l’accession à son indépendance. Tous les responsables politiques français, de Droite comme de Gauche ont également affirmé qu’il ne fallait pas laisser se creuser un fossé trop grand entre les îles si l’on veut préserver l’avenir.

 

Qu’a-t-on fait depuis ?

 

Il serait temps, trente ans après le 6 juillet 1975, que la politique comorienne de Paris cesse d’avoir pour seul point cardinal la seule Mayotte.     

 

 

 La Gazette des Comores N°376

 

 

NAUFRAGE D’UNE VEDETTE AU LARGE DE MAYOTTE

 

L

e bras de mer entre Anjouan et Mayotte a encore fait parler de lui cette semaine. Une vedette en route vers l'eldorado mahorais, avec trente quatre passagers à bord, a fait naufrage au large de la commune de Bwéni. Quinze personnes auraient été repêchées, dont deux corps sans vie. Selon les témoignages  de certains rescapés, l'embarcation, partie de Hassipawo, au sud-ouest de l'île d'Anjouan, a été confrontée à une mer déchaînée qui ne lui a laissé aucune chance de rebrousser chemin. Et ce qui devait arriver arriva !

Au nom du chef de l'Etat, le vice-président Caabi a présenté les condoléances du gouvernement de l'Union aux familles éplorées et a appelé les autorités anjouanaises à une surveillance plus stricte des côtes de l'île pour limiter, autant que faire se peut, le départ massif vers Mayotte dans des conditions aussi précaires. Il a, en outre, fait savoir que la question de la circulation des biens et des personnes entre les îles a été évoquée lors du voyage du Président Azali en France et fera également l'objet de discussions au cours de la réunion de la commission mixte franco-comorienne, prévue à Paris dans les tout prochaines semaines.

On ne le dira jamais assez: la traversée vers Mayotte reste aujourd'hui parmi les premières causes de mortalité des jeunes comoriens. Depuis l'instauration du visa d'entrée par le gouvernement Balladur, on ne compte plus le nombre de personnes qui ont péri en mer parce qu'elles ont tout simplement voulu rendre visite à des proches parents résidant à Mayotte. Les Comoriens attendent beaucoup de la prochaine commission mixte, sinon la suppression pure et simple de ce visa, du moins un allègement important des procédures de son obtention.

Al Watwan  N° 872

 

 

Anjouan et Banque centrale encore à la une des hebdos comoriens

 

L

es événements de fin février à Anjouan pendant lesquels les autorités de l'île ont révélé avoir déjoué une tentative de déstabilisation et le procès impliquant la Banque centrale des Comores pour le détournement de près de 392.538 euros (528.513 dollars) sont revenus largement encore cette semaine à la une des hebdomadaires comoriens parus vendredi.

 

"Les autorités de l'île veulent faire toute la lumière", écrit "Al-Watwan" au sujet de ce que le gouvernement anjouanais appelle une "tentative de déstabilisation".

 

"Les partisans du détachement d'Anjouan du reste des Comores sont de plus en plus actifs à l'approche de l'élection, l'année prochaine, du président de l'Union des Comores selon le principe de la tournante" (rotation), écrit le journal.

 

Selon la constitution, chaque île de l'archipel assure la présidence de l'Union à tour de rôle, tous les quatre ans.

 

"La Gazette des Comores" revient sur le sujet ce vendredi par une réaction de la présidence d'Anjouan à un article de la semaine dernière sous le titre "Mohamed Bacar instaure la terreur".

 

"La présidence d'Anjouan, écrit "La Gazette", dément qu'il n'y a pas eu d'actes de tortures ni d'arrestations arbitraires" dans l'île suite aux manifestations qui ont causé l'instauration du couvre-feu à Anjouan, une semaine durant.

 

"La Gazette" rapporte les propos d'Abdou Saïd, conseiller du président anjouanais dont les accusations contre le gouvernement de Moroni viseraient "à déstabiliser Anjouan pour que la tournante ne puisse pas avoir lieu comme prévu".

 

En première page des deux hebdomadaires, l'on retrouve encore, pour la deuxième semaine consécutive, le procès de la Banque centrale.

 

Pour "Al-Watwan", "le procès est exemplaire. Les accusés ont eu droit à un procès équitable. La moralisation de la vie publique est en marche".

 

Quant à "La Gazette des Comores", il estime qu'en condamnant Ibrahim Ben Ali, le gouverneur de la banque, à sept mois avec sursis, le tribunal a prononcé "une peine de principe", refusant de suivre "le réquisitoire excessif du procureur de la République qui n'avait pas hésité à demander cinq ans dont deux fermes".

 

 

LU DANS LA PRESSE FRANCAISE

UN RAPPORT ATTIRE L’ATTENTION SUR LES VIEUX IMMIGRES, « CES OUBLIES DE L’INTEGRATION »

 

D

ans un avis remis au gouvernement, jeudi, le Haut Conseil à l'intégration pointe l'état d'isolement dans lequel se trouve cette population

L'inattention de la société à l'égard des personnes âgées a éclaté lors la canicule de l'été 2003, mais il est une population plus ignorée encore, celle des "travailleurs migrants âgés".

 

Dans l'un des deux avis qu'il a remis, jeudi 17 mars, au gouvernement, le Haut Conseil à l'intégration (HCI) appelle les pouvoirs publics à développer une véritable politique envers ces "oubliés de l'intégration", qui ont joué un rôle essentiel pour le développement de la France d'après-guerre.

Le sujet prend une acuité particulière avec l'augmentation du nombre de personnes concernées. Au dernier recensement de 1999, on comptait 537 000 étrangers âgés de plus de 60 ans. Et cette statistique ne reflète pas toute la réalité des travailleurs immigrés âgés, car elle exclut ceux qui ont acquis la nationalité française.

 

Pour beaucoup, célibataires (bien plus que ne l'est la population vieillissante française), ces vieux travailleurs vivent aujourd'hui, isolés, dans des foyers peu adaptés à la vie à la retraite et à la perte d'autonomie, mais aussi, pour nombre d'entre eux, dans des logements ordinaires bien souvent insalubres.

Ayant connu une vie professionnelle souvent discontinue, faite d'emplois peu qualifiés, précaires, ils touchent une petite retraite et nombre d'entre eux perçoivent le minimum vieillesse. Mais pour pouvoir bénéficier de cette allocation supplémentaire, la loi les soumet à une obligation de résidence en France.

 

Leur existence est dès lors rythmée par d'incessants allers-retours entre leur pays d'origine et la France.

 

"Cette obligation de résidence peut conduire certains immigrés retraités à choisir de ne pas retourner vivre au pays alors qu'ils le souhaiteraient", souligne le HCI, insistant sur le fait que cela "occasionne en retour à la communauté nationale des frais d'hébergement importants".

 

VIEILLISSEMENT PRÉCOCE

 

C'est aussi l'impossibilité dans laquelle ils sont, en rentrant au pays, de se faire soigner en France pour des maladies chroniques, qui les porte à rester dans l'Hexagone. En effet, la "carte de séjour retraité", attribuée aux étrangers ne résidant plus en France, permet d'avoir une couverture maladie mais uniquement pour des "soins immédiats". Pour le HCI, les titulaires de cette carte retraité devraient pouvoir garder l'ensemble des droits dont ils bénéficiaient en France.

 

D'autant, qu'ayant occupé des emplois pénibles, très exposés aux risques professionnels et aux aléas climatiques, les travailleurs immigrés âgés vieillissent prématurément et souffrent, plus que d'autres, de certaines pathologies.

 

Pour autant, "la consommation de soins des populations immigrés est relativement plus faible. La personne maghrébine consulte environ trois fois moins que la personne d'origine française", souligne le HCI, battant en brèche une idée reçue selon laquelle les immigrés âgés grèveraient le budget de la Sécurité sociale.

 

Soumis à une usure précoce, les vieux immigrés "basculent" aussi plus tôt dans un état de dépendance : dès l'âge de 79,5 ans (et même 75,3 pour les personnes originaires du Maghreb), contre 82 ans pour celles nées en France.

 

Les travailleurs migrants âgés ont cependant peu accès aux services d'aides à domicile. Faute d'en connaître l'existence mais aussi essuyant des refus de la part des personnels soignants et sociaux, parfois réticents à venir travailler dans les foyers ou à se rendre dans des immeubles dégradés.

 

"Les travailleurs immigrés âgés doivent pouvoir intégralement bénéficier des politiques de droit commun. Mais une démarche particulière est nécessaire pour faciliter leur accès à des prestations ou politiques sociales", insiste le HCI, qui adresse un "appel pressant" à l'Etat, mais aussi aux collectivités locales, lesquelles "ont un rôle fondamental à jouer".

 

 

Le Monde 17 Mars 2005

 

 

ACTUALITES REGIONALES

Une ONG kényane craint un rejet du plan de sauvetage de l'Afrique  

 

U

ne organisation militant pour l'annulation de la dette, basée à Nairobi, et d'autres groupes de la société civile ont déclaré redouter que le sommet de juillet des pays les plus industrialisés du monde (G8) puissent rejeter le plan de sauvetage de l'Afrique initié par la Grande Bretagne pour éradiquer la pauvreté et accroître l'aide au continent.

 

L'organisation Chamber of Justice, qui fait aussi campagne pour un régime commercial mondial équitable, a indiqué que ce sommet prévu en Ecosse sera "une étape décisive" pour le développement de l'Afrique puisqu'il va s'agir du premier engagement de la part des riches pour la croissance de l'Afrique.

 

Cependant, le conseiller principal de cette organisation Ababu Namwamba a déclaré qu'il y avait de fortes chances que cette réunion des dirigeants les plus puissants du monde rejette ce projet.

 

"C'est le projet le plus audacieux en faveur du développement de l'Afrique qui devra être approuvé par le G8. Il comporte d'énormes enjeux et il est essentiel que des voix africaines bien intentionnées se fassent entendre" a affirmé M. Namwamba.

 

Le sommet du G8 dans la ville de Gleneagles, en Ecosse, va examiner les recommandations de la Commission pour l'Afrique, qui propose de doubler l'aide d'ici à 2010, de lever les obstacles aux importations africaines et de supprimer les subventions accordées aux agriculteurs occidentaux.

 

Le rapport de la Commission pour l'Afrique, qui a été lancé en Afrique et dans le reste du monde vendredi dernier, propose aussi des changements radicaux dans l'administration de l'aide publique au développement et invite les pays riches à endiguer l'afflux d'armes sur le continent.

 

En raison des enjeux impliqués, l'ONG basée à Nairobi a indiqué que cinq pays riches se préparent à s'opposer à ce plan qui leur demande de tenir leurs promesses. Chamber of Justice a annoncé avoir engagé une équipe d'économistes pour répertorier les promesses non tenues.

 

Ils vont étudier les tendances de la dette publique et démontrer qu'il y a eu plus de discours que d'actes concrets. La plupart des pays africains consacrent la moitié de leurs budgets nationaux au service de la dette, même quand aucun fonds ne leur a été accordé, a expliqué M. Namwamba.

Chamber of Justice a souligné qu'elle travaillait avec plusieurs ONG africaines pour obtenir des documents qui seront publiés avant la réunion du mois de juillet en Ecosse.

 

Ces mêmes documents seront aussi présentés à la conférence de passage en revue des progrès des Objectifs du millénaire pour le développement (ODM) ainsi qu'à la réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce qui se tiendra à Hong Kong au mois de décembre.

 

"Nous encourageons une position africaine sur cette nouvelle étude de la dette. Nous espérons qu'elle sera terminé d'ici à avril, a déclaré M. Namwamba.

 

"Les Africains meurent de faim et de maladies évitables et nous affirmons être dans un monde civilisé avec des taux de croissance économique élevés", a-t-il accusé.

 

Par ailleurs, Chamber of Justice a accusé les pays riches et les institutions financières internationales de faire ployer les gouvernements africains sous le fardeau des coûts élevés des négociations pour l'aide publique au développement, qui comprennent

les coûts des voyages et d'autres dépenses.

 

L'organisation souhaite que les bailleurs de fonds déterminent les bénéfices et les priorités de développement des pays africains avant de débloquer des fonds, en soulignant que la plupart des pays européens accordent à l'Afrique des prêts énormes qui contribuent très peu à son développement.

 

"La France accorde à un pays un prêt de deux milliards de shillings pour acheter un jet présidentiel alors que d'autre part, le gouvernement belge accorde un prêt de quatre milliards de shillings pour la construction d'une usine de fabrique de balles, qu'est-ce qu'un pays comme le Kenya peut faire de ce genre d'usines" s'est demandé M. Namwamba.

 

 

 

BREVES

Les Comores réaffirment leur soutien à la Chine

 

Le gouvernement comorien a salué lundi 14 mars la loi anti-sécession adoptée par l'Assemblée nationale populaire de Chine, réitérant son soutien "à la politique d'une seule Chine et aux efforts du peuple chinois pour l'intégrité territoriale de son pays".

 

Dans un communiqué, le ministère comorien des Relations extérieures rappelle le soutien du gouvernement à la République populaire de Chine "pour le retour de l'île chinoise de Taïwan dans son ensemble naturel".

 

La République populaire de Chine est l'un des tout premiers pays à avoir reconnu l'indépendance des Comores et n'a cessé depuis d'apporter son soutien à Moroni.

 

Plusieurs immeubles abritant des services administratifs ont été construits grâce au soutien financier de la Chine.

 

 

Les autorités anjouanaises desserrent l’étau autour de Bagoulam

 

Après plus de dix jours de détention au camp de la gendarmerie de Domoni, la deuxième ville de l'île d'Anjouan, Salim Ali Abdou alias Bagoulam a recouvré la liberté, a-t-on appris jeudi 10 mars à Moroni de bonne source.

 

Bagoulam a été arrêté au début du mois après des manifestations contre le pouvoir, sévèrement réprimées par les forces de l'ordre, et qui se sont soldées par un mort et plusieurs blessés, dont un grièvement touché et évacué pour des soins sur l'île de Mayotte. 

 

Cet homme de 51 ans, qui se définit comme "le fondateur du séparatisme", a déclaré que ses ennuis et tracasseries sont dus à des accusations sans fondement selon lesquelles il aurait reçu de l'argent du colonel Azali, président de l'Union des Comores, pour déstabiliser le pouvoir de Mohamed Bacar, président de l'île d'Anjouan.

 

"J'ai été bousculé au moment de mon arrestation à mon domicile", a-t-il indiqué, précisant cependant avoir été "courtoisement traité" durant sa détention. Il a également affirmé n'avoir pas été présenté à un juge, ajoutant que le procureur lui a notifié verbalement sa libération provisoire en lui disant qu'il pouvait être réentendu à tout moment.

 

Ancien allié du colonel Saïd Abeid, renversé par Mohamed Bacar après la signature de l'accord dit de réconciliation nationale de février 2001 à Mohéli, Bagoulam a déclaré ne pas renoncer à son combat pour la défense des intérêts d'Anjouan.

 

L'homme, qui est diplômé de l'Université Al-Azhar du Caire (Egypte), est un ancien étudiant de l'université de Qom (Iran) et d'une université islamique indienne.

 

 

Sept mois de prison pour le gouverneur de la Banque des Comores

 

Le tribunal correctionnel de Moroni a vidé jeudi 10 mars son délibéré dans l'affaire de détournement à la Banque centrale des Comores (BCC) en condamnant à sept mois de prison avec sursis le gouverneur de l'institution, Ibrahim Ben Ali.

 

Si le tribunal a reconnu M. Ben Ali coupable de complicité de vol, il s'est toutefois refusé à suivre totalement le procureur de la République qui avait requis contre lui, le 22 février dernier, cinq ans d'emprisonnement, dont trois fermes, et une amende de 200.000 francs comoriens (406,5 euros).

 

S'agissant des huit agents de la banque reconnus coupables de vol et contre lesquels le parquet avait demandé six ans de prison, dont deux avec sursis, le tribunal a prononcé des peines de cinq ans, dont deux fermes, pour trois d'entre eux, et de trois ans, dont un avec sursis, pour les cinq autres.

 

Ces huit ex-agents sont également condamnés à payer solidairement à la BCC la somme totale de 392.538 euros (193.128.720 FC) pour

les préjudices subis. Le montant de leurs comptes bancaires et/ou postaux saisis sera versé à la Banque centrale à qui reviennent également des véhicules des intéressés saisis par la justice.

 

"Il n'est pas d'usage de commenter les décisions de justice sauf par les voies de recours prévues par la loi", a déclaré à la PANA Me Boniface Rémi, l'avocat réunionnais d'Ibrahim Ben Ali aux côtés de Me Mzimba, ancien ministre comorien des Affaires étrangères, reconverti dans la profession d'avocat.

 

Pour Me Boniface, le procureur de la République n'a pas obtenu ce qu'il souhaitait. "Le tribunal ne l'a pas suivi, car sa demande était injustifiée", a dit l'avocat, qui a exprimé sa volonté de poursuivre le combat.

 

"On ne peut pas demander à un innocent de cesser de se battre pour prouver son innocence. Celle-ci n'est pas encore totalement reconnue, nous allons interjeter appel", a-t-il ajouté.

 

De son côté, Me Fahmi Saïd Ibrahim s'est dit résolu à engager le même combat, se disant convaincu de l'innocence de son client. Me Saïd Ibrahim est l'avocat de l'un des principaux accusés, Yahaya Abdallah, ancien caissier et ancien contrôleur général adjoint de la BCC et l'un des trois condamnés à cinq ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis.

 

 

Prière aux Comores à la mémoire des victimes du ferry "Sam Son" 

 

 

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées lundi 14 mars après-midi à la grande mosquée de Moroni pour prier à la mémoire des 120 morts et disparus du ferry malgache 'Le Sam Son', battant pavillon comorien, qui a fait naufrage le 7 mars 2004. 

 

"Nous comptons aller faire la même prière sur les tombes des victimes à Madagascar", a déclaré le grand mufti des Comores, Saïd Toihir Ahmed Maoulana.

 

Rappelons que 3 passagers seulement avaient survécu au naufrage de ce bateau qui transportait officiellement 120 personnes. Les miraculés avaient regagné la côte à la nage ou sur des radeaux de fortune.

 

Dans l'impossibilité de pouvoir rapatrier les corps retrouvés, le gouvernement comorien avait acquis un terrain à Majunga, ville portuaire sur la côte ouest de Madagascar, pour les enterrer sur place.

 

"Nous attendons de savoir le sort réservé aux familles des victimes", a ajouté le mufti, interpellant au passage le gouvernement comorien pour que "la justice, saisie de l'affaire

depuis un an, fasse son travail".

 

"J'interpelle la justice comorienne", a-t-il ajouté, déplorant le fait que le bateau qui a sombré dans les eaux malgaches n'était pas assuré.

 

Il a ensuite loué les mérites de l'homme d'affaires comorien établi à Madagascar et président du comité de soutien aux familles des victimes, M. Saïd Djaé, pour "la disponibilité dont il a fait preuve depuis la disparition du bateau en mars de l'année dernière".

 

Le capitaine Saïd Mohamed, président du collectif des familles des victimes, s'est dit surpris de la façon dont cette affaire est traitée par la justice.

 

"A ce jour, aucun juge n'a été saisi pour instruire le dossier", s'est-il plaint.

 

Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui s'insurgent contre le retard pris dans la pose de la clôture du cimetière pour le protéger contre les animaux en divagation et les actes de vandalisme.  

 

Le vice-président comorien, Caabi Elyachroutu, le ministre chargé de la Solidarité et le ministre de l'Education nationale, Yahaya Mohamed Iliassa, avaient assisté à la cérémonie de prière.

 

 

Le président comorien Azali visite le siège de l'AMAI à Tripoli 

 

Le président de l'Union des Comores, Assoumani Azali, qui séjourne depuis samedi 12 mars en Libye, a visité lundi le siège de l'Association mondiale de l'appel islamique (AMAI) à Tripoli, a constaté la PANA.

 

Il a été accueilli par le secrétaire général de l'Association, le Dr Mohamed Ahmed Chérif, ainsi que par les étudiants comoriens poursuivant leurs études dans cet établissement et les présidents des unions d'étudiants originaires de plus de 70 pays de par le monde.

 

A cette occasion, le Dr Chérif a fait au président comorien un exposé sur les activités de l'AMAI, à savoir l'enseignement de la langue arabe aux non-arabophones, l'apprentissage et la diffusion des préceptes de l'Islam et du saint Coran dans les diverses facultés de l'AMAI.

 

Il a souligné que des milliers d'étudiants ont été formés dans les principales facultés de l'Association à Tripoli, mais aussi dans ses démembrements installés au Bénin, au Sénégal, au Tchad et en Syrie.

 

Le secrétaire général de l'AMAI a aussi longuement évoqué l'édition libyenne du saint Coran, qui a été supervisée par le guide libyen Mouammar Kadhafi.

Le président Azali a ensuite fait le tour du siège de l'Association et visité ses bibliothèques, ses salles des manuscrits islamiques, sa salle Internet, sa vidéothèque, ses salles de lecture, son service de prêt, ses salles de cours et ses autres annexes comme les chambres pour les étudiants, le restaurant, la clinique, la banque, le supermarché et la mosquée.

 

A l'issue de la visite, le secrétaire général de l'Association a offert à l'hôte de la Libye un lot de livres et publications de son institution.

 

 

Les Malgaches à l'école malienne d'organisation des élections

 

 

Une délégation du Conseil malgache électoral conduite par son président, Théodore Randrezason, vient de boucler une visite à Bamako, au Mali pour s'inspirer de l'expérience du Mali en matière d'élections, a-t-on appris auprès du ministère malien de l'Administration territoriale et des Collectivités locales.

 

"Nous sommes là au Mali pour apprendre. Le Mali est actuellement cité en exemple parmi les pays où le processus de démocratisation prend véritablement corps. Les échos des élections générales des années 1992, 1997 et 2002 attestent parfaitement cette opinion internationale", a indiqué M. Randrezason.

 

La délégation malgache a rendu visite aux responsables de la Commission électorale nationale indépendant (CENI), du Haut conseil des collectivités territoriales, des partis politiques ainsi qu'à ceux de la Société civile impliqués dans le processus électoral.

 

Au cours des différents entretiens avec les autorités maliennes, il a été question des nombreux paramètres qui interviennent dans la bonne organisation des élections, notamment la mobilisation sociale, les rapports entre l'administration et les populations, selon la même source.

 

Organe de contrôle des élections, le Conseil malgache électoral est appelé à superviser les prochaines élections générales à Madagascar.

 

 

 

Maurice a célébré  le 37ème anniversaire de son indépendance

       

L'île Maurice a célébré ce samedi 19 mars le 37e anniversaire de son indépendance, à Mahebourg, dans le sud de l'île, en présence de son invité d'honneur, le président seychellois James Alix Michel, a constaté la PANA sur place.

 

Quelques milliers de personnes seulement se sont déplacées pour assister à la cérémonie officielle marquée par le lever du drapeau quadricolore mauricien, une parade de la police para-militaire, une chanson de la part des élèves du conservatoire François Mitterrand, une animation musicale offerte par des artistes locaux et des feux d'artifice sur l'esplanade du Front de mer de Mahebourg.

 

Dans un message qu'il a lu à la télévision vendredi soir, le président mauricien, Sir Anerood Jugnauth, a souligné les efforts faits pour sortir l'île de son sous-développement, en

diversifiant sa base économique.

 

"Nous pouvons affirmer qu'avec l'industrialisation, le tourisme, les services financiers et le secteur de l'informatique, l'île s'est engagée dans la voie de la diversification. Mais elle passe actuellement par une phase de transition et nous n'avons pas d'autre choix que de nous adapter aux changements dans le sillage de la mondialisation, de l'érosion des marchés et des prix préférentiels", a-t-il fait ressortir.

 

Maurice a obtenu son indépendance de la Grande Bretagne le 12 mars 1968, après 158 années de colonisation britannique, de 1810 à 1968, et 110 années de colonisation française, de 1700 à 1810.

 

La justice française interdit la vente des archives de l'esclavage

 

Le tribunal de Paris a interdit la mise aux enchères publiques des archives de l'esclavage, ordonnant le placement sous scellés de tous les documents controversés, a appris samedi 19 mars la PANA de source judiciaire.

 

Selon Me Philippe Missamou, avocat du Collectif des fils et filles d'Africains déportés (COFFAD), le tribunal a donné une suite favorable à l'ensemble des demandes de ses clients.

 

"C'est une décision courageuse que vient de rendre le juge qui a examiné cette affaire. Je constate avec satisfaction qu'il ne s'est pas s'arrêté à la simple interdiction de la vente. Il a demandé aussi que les archives soient placées entre les mains de la justice", a-t-il précisé à la PANA.

 

"Je rappelle que le juge a également demandé qu'une copie de tout document soit remise au COFFAD. Nous venons de remporter une victoire judiciaire historique pour la communauté noire", a ajouté Me Missamou.

 

Le COFFAD avait saisi jeudi en référé le tribunal de Paris, estimant que les archives proposées à la vente aux enchères devraient rester dans le domaine public.

 

L'association affirmait craindre que l'acquisition de ces documents par un particulier le rende non consultables par les futures générations.

 

 

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