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es présidents des îles autonomes, Mohamed Bacar (Anjouan), Mohamed Saïd Fazul (Mohéli) et Mzé Abdou Soulé Elbak (Grande-Comore) ont demandé que le mozambicain Francisco Caetano Madeira, envoyé spécial du président de la Commission de l´Union Africaine, soit dessaisi du dossier comorien.
Pour les chefs des exécutifs des îles, retirer le dossier à M. Madeira permettra de "détendre le climat et d´arriver à se concerter avec plus de sérénité, en vue d´évoluer vers un dénouement rapide de la crise comorienne". "Le médiateur a souvent du mal à observer la neutralité requise par une mission comme la sienne", écrivent les trois présidents, précisant: "Ses relations avec certaines autorités de l´Union des Comores n´inspirent plus confiance aux autres parties impliquées dans la crise".
Cette décision surprenante issue de la rencontre des présidents Bacar, Fazul et Elbak, à Mohéli, intervient une semaine après l´échec de la réunion ministérielle de la Troïka
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Sommaire : POLITIQUE :
NOTRE DOSSIER:
DEBATS ET OPINIONS LIBRES:
ACTUALITES REGIONALES:
BREVES :
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Suite de l’édito
de l´Union africaine et des pays de la région du 16 au 18 juillet dernier.
Un journaliste bien connu, qui a suivi la crise comorienne
depuis le début, y voit un manque de reconnaissance à l'égard du travail
accompli par celui que la presse avait fini par baptiser "l'inoxydable
Madeira".
Il convient de rappeler que Francisco Madeira est en charge
du dossier comorien depuis le mois d'août 1999, lorsqu'il avait pris le relais
de l'ambassadeur ivoirien Pierre Yéré, premier émissaire de l'organisation
panafricaine dans la crise comorienne. Il avait hérité de deux dossiers chauds:
la crise séparatiste qui avait éclaté en août 1997 à Anjouan et la crise
institutionnelle issue du coup d'Etat du 30 avril 1999.
M. Madeira s’est beaucoup impliqué pour parvenir à un règlement pacifique de la double crise comorienne . Sa ténacité et son esprit d’abnégation ont permis la signature de l’accord-cadre du 12 février 2001 .
M. Madeira est un homme. Et son action est loin d’être parfaite. Mais c’est un ami sincère des Comores qui s’est impliqué avec toutes ses forces et toute son énergie pour parvenir à un règlement juste et équitable de la crise comorienne.
Au lieu de lui manifester leur reconnaissance et leur gratitude, les présidents des îles ont demandé de manière très maladroite qu’il soit dessaisi du dossier comorien. S’ils ont mûrement réfléchi à leur décision, ils viennent de commettre une faute politique. Dans le cas contraire, ils ont agi par inconscience et n’ont donc pas mesuré la gravité de leur acte.
M. Caabi Elyachourtu, vice-Président des Comores a stigmatisé lors d’une conférence de presse tenue à Anjouan « ceux qui perpétuent la crise » . Il a manifesté ses craintes concernant « une lassitude des partenaires extérieurs des Comores qui pourraient se lasser et leur tourner le dos ».
Une maladresse aussi grossière comme celle que vient de commettre les Présidents des îles risque malheureusement d’accélérer une lassitude de nos partenaires africains, qui pourtant, n’ont ménagé leurs efforts pour aider les comoriens à surmonter leurs difficultés et à construire un pays stable et prospère.
La
Rédaction
LA UNE :
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M Abdou Djibaba et Msélém Ali, respectivement directeur et
journaliste à la Radio Ngazidja, ont été arrêtés, vendredi matin 1er
août , par des gendarmes venus les chercher sur leur lieu de travail, ont
rapporté des témoins de l'incident.
Quelques instants plus tard, M. Djibaba a confirmé avoir été
placé en garde à vue à certains de ses collaborateurs, qui déclarent que ces
arrestations seraient liées à un éditorial diffusé mercredi et rediffusé jeudi
soir par cette radio.
Le texte, lu à l'antenne par Msélém Ali, dénonce la
partialité supposée d'un juge comorien qui a rendu une décision ordonnant la
fermeture d'un compte bancaire des autorités de l'île de Ngazidja domicilié à
la Banque centrale des Comores.
M. Ali, qui a habitué ses auditeurs à des réquisitoires
musclés contre l'autoritarisme supposé du gouvernement de l'Union des Comores,
soutenait dans ce texte que le juge n'avait pas compétence pour traiter de
cette affaire relevant plutôt, selon lui, de la Cour de compte qui n'existe pas
pour l'instant.
Il affirmait en même temps que l'administration de la Banque
centrale devait laisser couler une période de 15 jours avant d'exécuter
l'arrêt, et cela dans le cas où l'île de Ngazidja voudrait interjeter appel.
Selon lui, ce délai n'aurait pas été respecté.
Radio Ngazidja, qui se définit comme une radio de combat pour les droits de l'île autonome de Ngazidja composant, avec Anjouan et Mohéli, l'Union des Comores, prend fait et cause pour le gouvernement de cette île, actuellement en conflit avec les dirigeants de l'Union.
actualite :
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es journalistes Abdou Djibaba et Mselem Ali, respectivement
directeur et rédacteur en chef de Radio Ngazidja, la station du gouvernement de
l'île autonome de la Grande-Comore, ont été arrêtés vendredi 1er
août en fin de matinée, a-t-on appris à Moroni de bonne source.
Dans certains milieux de la presse comorienne où elle font
l'objet de nombreux commentaires, l'on craint que ces arrestations ne soient
que l'expression d'une volonté de mettre la presse au pas et de faire taire les
velléités de certains journalistes à réclamer plus de liberté pour la presse.
L'arrestation d'Abdou Djibaba et Mselem Ali serait liée à un
éditorial du rédacteur en chef de la station diffusé mercredi dernier et à
travers lequel il a critiqué à l'antenne le travail de certains magistrats qui,
selon lui, ne feraient pas honneur à la justice.
Vendredi, on pouvait noter une certaine fébrilité ainsi que
de l'inquiétude sur les visages même si au sein de la station, quelques minutes
avant la présentation de l'édition du journal parlé de la mi-journée, tout le
monde s'affairait comme si de rien n'était.
La station n'en est pas à ses premiers ennuis avec le
pouvoir de Moroni. Mohamed Taki Abdoulkarim, alors président de la République,
avait fait saisir le matériel et emprisonné le directeur de Tropic FM d'alors,
Cheikh Ali Bacar Kassim, actuellement ministre de l'Intérieur du gouvernement
de la Grande-Comore. Son prédécesseur, Saïd Mohamed Djohar, n'avait pas procédé
autrement qui avait fait embastiller le tonitruant Cheikh Ali.
Baptisée Radio Ngazidja pour se mettre au service de Mzé
Abdou Soulé El-Bak dès son élection à la présidence de l'île, en mai 2002, la
station n'est jamais entrée dans les grâces du pouvoir du colonel Azali dont le
contrôle sur la station nationale fait que El-Bak y est virtuellement interdit
d'antenne.
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'un des deux vice-présidents de l'Union des Comores, Caabi Elyachroutou Mohamed, a déclaré, jeudi 31 juillet , être en train de "tenter de calmer les esprits", en vue de créer les conditions d´un meilleur règlement de la crise comorienne.
"Les constitutions approuvées par tous n'ont pas réglé tous les problèmes en ce qui concerne les pouvoirs des îles et ceux de l´Union", a dit M. Elyachroutu, au cours d'une conférence de presse donnée à Anjouan où il se trouve depuis environ deux semaines.
Il a ajouté que ces problèmes sont à la base du blocage dans la mise en place des institutions et "du dialogue des sourds" entre les chefs des exécutifs de l'Union et des îles.
"Tout le monde peut se tromper", a encore reconnu le vice-président comorien, qui a appelé les hommes politiques à faire preuve de sagesse et de pragmatisme pour calmer les passions.
"Personne ne détient, seul, la clé de l'imbroglio comorien", a -t-il souligné, avant d'indiquer que le règlement de la crise comorienne "passe par l'effort de tous, un sursaut national sans dénaturer le consensus de Fomboni".
Descendant dans l'arène pour la première fois depuis son élection au poste de vice-président, l'ancien secrétaire général de la Commission de l'océan Indien (COI) serait, selon les observateurs, en train de briser l'image de technocrate qui lui a toujours été attribuée pour vêtir les habits du politique.
Un premier signe de cette volonté de jouer un rôle plus politique que technocratique est la mise sur pied, en avril dernier à Anjouan, son île natale, de sa propre formation politique, le Groupe de réflexion pour le développement des Comores (GRDC), le cheval de bataille dans l'éventualité des prochaines législatives. La longue tournée dans une bonne moitié de l'île au cours de ces deux semaines, en dit long sur cette volonté.
Caabi Elyachroutu qui, à mots couverts, a stigmatisé ceux qui perpétuent la crise, estime que la persistance de celle-ci porte un grand préjudice au développement socio-économique des Comores. Il craint, de ce fait, une lassitude des partenaires extérieurs des Comores qui pourraient se lasser et leur tourner le dos.
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e conflit opposant le président de l'Union des Comores, Azali
Assoumani, et celui de l'île de
Mohéli, Mohamed Fazul, a alimenté, ce week-end, les
entretiens à Mohéli où se trouvait, depuis vingt-quatre heures, une délégation
gouvernementale conduite par le vice-président Ben Massoundi Rachidi, lui-même
originaire de l'île.
Joint au téléphone par la PANA, le ministre d'Etat à la
Défense, Hamada Madi Bolero, a déclaré que cette visite faisait suite à une
réunion précédente visant à "restructurer les forces en vue de mieux
soutenir les présidents Azali et Fazul dans l'île".
Cette thèse a cependant été réfutée par les observateurs sur
place à Moroni, qui estiment que la présence du ministre délégué au Budget, le
seul non-Mohélien de la délégation, viserait plutôt à désamorcer financièrement
la crise apparue, ces dernières semaines, entre les deux ex-alliés.
On rappelle que Mohamed Saïd Fazul, élu président de Mohéli,
en avril 2002, grâce au soutien du colonel Azali, a basculé tout récemment dans
le camp de ses collègues grand-comoriens et anjouanais que le partage des
compétences oppose au chef de l´Etat depuis plus d'un an.
Minimisant et même niant toute existence de crise entre les
deux présidents, le ministre d'Etat a néanmoins déclaré que la mission
"permettra aux deux parties de lever toute équivoque, de se mettre au même
diapason et d'harmoniser les choses pour les batailles à venir", se
refusant toutefois à préciser de quelles batailles il s'agit.
De bataille, il pourrait bien être question à Pretoria où,
selon des sources proches de la présidence grand-comorienne, pourrait se tenir
à la mi-août une autre réunion ministérielle des pays de la région et de la
Troïka de l'Union africaine après l'échec de celle de Moroni, tenue du 16 au 18
avril dernier.
Un diplomate sud-africain serait d'ailleurs attendu à Moroni,
au début de la semaine prochaine, pour prendre contact avec les différentes
parties dans l'éventualité de la tenue de cette réunion.
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e Matin des Comores, premier et seul quotidien de
l'archipel, ne paraît plus depuis la semaine dernière, a constaté sur place à
Moroni la PANA.
Le directeur général du journal Aliloifa Said Mohamed a
invoqué pour s'en expliquer à la PANA des contraintes financières.
A l'écouter, il s'agit d'une suspension provisoire, mais le
journal reprendrait sa parution normale "dans les plus brefs délais".
Le Matin des Comores accumulait, depuis quelques temps, les
impayés à l'imprimerie Simpage et les arriérés de salaires du personnel.
Ces difficultés s'expliqueraient, selon le directeur, par
une diminution continue des réclames publicitaires, suite à l'ambiance morose
qui règne dans le pays.
Officiellement, le personnel est mis en congé technique d'un
mois pendant qu'un "Club des amis du Matin des Comores" tente de
voler au secours du journal.
"Une presse libre ne peut que vivre dans un contexte
économique dynamique qui oblige les entrepreneurs à faire face à la concurrence
donc à communiquer", affirme Aliloifa Said Mohamed.
Le Matin des Comores, lancé depuis un an et demi avec des
capitaux réunionnais et comoriens, s'était vite séparé d'une partie de son
équipe de journalistes professionnels, dont le rédacteur en chef Mohamed
Hassani, et a procédé, depuis, à une série de dégraissages du personnel.
Les actionnaires comoriens sont essentiellement des
personnalités très proches du pouvoir à Moroni, mais au fil du temps, elles ne
semblent plus apprécier les prises de position du journal, relèvent des sources
proches du conseil d'administration qui ajoutent que ces personnalités auraient
décidé ne plus venir en aide au journal.
Le Matin s'affaisse au moment où le président du conseil
d'administration de l'entreprise, Saandi Assoumani, ancien conseiller et ancien
porte-parole du colonel Azali, se démarque nettement de l'équipe au pouvoir et
critique de plus en plus ouvertement les "dérives" du pouvoir.
Avec ses difficultés, Le matin des Comores entre dans le
sillage de la Gazette des Comores, hebdomadaire indépendant qui a lui aussi
cessé de paraître pour des raisons financières, tandis que le journal
L'archipel de Aboubacar Mchangama, un mensuel en théorie, paraît de plus en
plus rarement.
Dans ce contexte, seul l'hebdomadaire gouvernemental
Al-watwan maintient sa périodicité grâce à des subventions étatiques.
L'absence d'une tradition de presse aux Comores et
l'indifférence des pouvoirs publics à l'égard de la presse indépendante
contribuent à l'essoufflement des journaux aux Comores, notent les
professionnels comoriens.
Les hommes d'affaires hésitent à investir dans la presse,
alors que les journalistes comoriens sont regardés généralement comme de
dangereux intrus ou des marginaux, exception faite naturellement de ceux qui
acceptent de se mettre au service exclusif des thèses officielles.
Récemment, le président de l'Union des Comores, la colonel
Azali Assoumani, n'a pas hésité à vilipender la Gazette des Comores, dans un
discours prononcé à Mbeni, au motif que ce journal avait eu l'outrecuidance de
dresser un bilan de son action à la tête du pays.
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'avocat comorien Said Larifou, leader du Ridja (opposition) et ex-candidat à la présidentielle de l'île de la Grande Comore, a qualifié d'"inutile et idiot" le conflit de compétences qui bloque actuellement le processus de réconciliation nationale aux Comores.
De passage dans l'archipel pour poser la première pierre du futur siège de son parti, Me Larifou a déclaré, dans un entretien avec la PANA, que les dirigeants comoriens, des îles comme de l'Union, ne font pas l'effort de se soumettre aux institutions, mais demandent aux institutions de s'adapter à leurs voeux à eux.
"Ils oublient qu'ils sont des sujets et non pas les maîtres de ces institutions", a souligné l'avocat comorien pour qui ces querelles n'aideront point à dégager une vision pour ces îles.
"Aujourd'hui, il y a rupture des institutions mises en place. Elles ne fonctionnent pas. Pourtant en acceptant ces constitutions de l'Union et des îles, les Comoriens voulaient s'exprimer sur un schéma clair: un grand président qui soit au-dessus de la mêlée et qui soit à la fois le défenseur des intérêts de la nation, de l'unité et de l'intégrité du territoire. Un président qui travaille en faveur de la décentralisation", a-t-il estimé.
Pour Me Larifou, le président de l'Union des Comores est investi d'un rôle d'arbitre et non pas de joueur, tandis que la gestion des îles revient aux îles.
Il a ensuite accusé les dirigeants actuels d'avoir manqué d'imagination et d'avoir favorisé les querelles au lieu de placer le débat sur le terrain des projets.
"Les dirigeants comoriens de l'Union comme ceux des îles ont échoué puisqu'ils n'auront pas été en mesure, en 14 mois, de relancer le processus de réconciliation nationale", a-t-il encore dit.
Le leader du Ridja propose de renégocier les termes de l'accord-cadre sur la base du consensus. La solution viendra des comoriens, indispensable dans le contexte actuel dans le cadre d'une nouvelle table ronde nationale. A ses yeux, la solution viendra des comoriens eux-mêmes et non pas des représentants de la communauté internationale.
Interrogé sur les accusations de partialité portées contre l'émissaire de l'Union africaine (UA) par les présidents des îles, Me Larifou a répondu qu'il restait "vigilant sur ces accusations formulées contre Francisco Madeira, mais également ferme quant aux conditions de bonne tenue d'un négociateur dans un conflit politique". Il a cependant souligné qu'il n'a jamais relevé un quelconque signe de partialité dans les interventions de M. Madeira.
Pour le leader du Ridja, le désaveu de M. Madeira est une entorse grave parce que celui-ci oeuvrait aux côtés des comoriens pour aboutir à l'adoption de la Constitution de l'union des Comores et des îles et à l'élection des exécutifs des entités insulaires.
"Son éviction, si elle se révélait justifiée, constituerait un pas en arrière", a-t-il conclu sur ce point.
L'avocat comorien a, par ailleurs, estimé que l'UA a mal engagé les négociations "puisqu'elle cherche à interpréter des constitutions adoptées par voie référendaire, donc des constitutions qui sont l'expression de la souveraineté nationale qui appartient au peuple comorien".
"L'UA n'est pas habilitée à interpréter les constitutions comoriennes", a martelé l'avocat, estimant que le rôle de l'organisation continentale devrait consister à trouver un consensus en élargissant les discussions à tous les grands acteurs compte tenu du nouveau paysage politique comorien.
Pour lui, l'UA ne doit pas enfermer les discussions dans le seul cercle des présidents des îles et de l'Union d'autant qu'il n'existe ni Cour de compte ni Parlement pour contrôler ces exécutifs.
"La méthode utilisée par l'Union africaine est mauvaise, c'est pour cela que personne n'y adhère", a-t-il conclu.
Pour la
liberté de la presse, abonnez-vous à Comores-infos. Le premier
journal comorien sur internet.
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e président de l'île autonome de Mohéli, Mohamed Fazul,
considéré jusqu'ici comme une proche du chef de l'Etat comorien, le colonel
Azali Assoumani, qui l'a aidé à se faire élire, semble se démarquer de son
protecteur.
Les déclarations et les prises de position de M. Fazul ces
derniers jours donnent à croire à la plupart des observateurs à Moroni que la
lune de miel entre les deux hommes est sur le point de prendre fin.
Le ministre d'Etat de l'Union, Houmed Msaidie, vient par
exemple d'être déclaré persona non grata à Mohéli par les autorités locales
qui, en outre, remettent publiquement en cause la représentativité du
vice-président de l'Union, Ben Moussoundi Rachid, lequel ne représenterait
plus, à les entendre, leur île au sein de la haute direction du pays.
Mais les spécialistes se demandent comment le gouvernement
mohélien pourrait dénier sa légitimité à M. Ben Massoundi en tant qu'élu
national.
Au cours d'un entretien avec la PANA en marge de la réunion
ministérielle de l'Union africaine (UA), la semaine dernière à Moroni, M. Fazul
s'était montré très critique à l'égard du président de l'Union, en affirmant
qu'il n'était "pas un inconditionnel du président Azali, mais seulement
son partenaire".
Or, il constate aujourd'hui que ce "partenaire"
torpille la Constitution, notamment en ce qui concerne le budget de l'Etat et
la sécurité intérieure.
Pour le président mohélien, "il ne peut y avoir de
développement des îles autonomes sans que celles-ci puissent exercer un
contrôle effectif sur les ressources budgétaires qui leur sont allouées et sans
qu'elles assurent elles-mêmes le commandement effectif des forces chargées de
la sécurité intérieure".
"Jusqu'ici, l'île de Mohéli n'est associée ni à l'élaboration ni à l'exécution du budget", a déploré M. Fazul, ajoutant qu'il n'a aucun contrôle effectif sur la sécurité de l'île qu'il est censé administrer.
Ce sont là autant de motifs qui font que M. Fazul n'est pas
disposé à organiser des élections législatives à Mohéli dans le contexte actuel
parce que, à son avis, "elles ne seraient ni justes ni équitables".
Il propose une transition de quelque deux à trois mois,
fondée sur les points de consensus obtenus au cours des discussions techniques
tenues à deux reprises à Paris sous l'égide de l'Organisation internationale de
la francophonie (OIF).
On rappelle que les avant-projets de loi organique élaborés
au cours de ces discussions de Paris avaient laissé croire aux délégués
insulaires que toutes les parties s'étaient entendues sur le transfert de la
sécurité intérieure à ces entités et sur la mise en place d'un budget 2003 de
l'Union et des îles suivant une clef de répartition précise.
Au sein de ce budget consolidé négocié avec le FMI, chaque
île aurait été maître des ses propres dépenses, précise-t-on.
Invité à commenter la volonté irrédentiste qui se manifeste
à Anjouan, il a indiqué que "le séparatisme est derrière nous" et que
le président de l'île l'a encore réaffirmé "dans une déclaration solennelle
qui ne souffre d'aucune ambiguïté à son retour d'Afrique du Sud".
Cependant, il a déclaré comprendre les hésitations de la
direction anjouanaise à se rendre pieds et poings liés à l'Union sans avoir eu
au préalable des garanties prouvant que l'autonomie de l'île d'Anjouan sera
préservée.
M. Fazul a donc lancé un appel au président Azali pour qu'il
se conforme au principe d'autonomie large des îles, "de toute manière
irréversible", puisque c'est, à ses yeux, "le seul moyen de lancer le
développement économique" des entités insulaires.
Le président de Mohéli s'est montré optimiste quant à l'avenir de son île. Lorsque celle-ci aura recouvré son autonomie effective, elle prendra son envol économique eu égard aux atouts dont elle regorge, notamment dans les secteurs du tourisme, de l'agriculture et de la pêche, a estimé M. Fazul.
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es responsables de la Fédération comorienne d'athlétisme
comptent aligner deux athlètes handicapés et quatre valides dans diverses
épreuves de natation (50, 100, 200, 400 et 4 X 100 mètres) lors des Jeux des
îles de l´océan Indien prévus en septembre prochain à Maurice, a-t-on appris
jeudi de source sportive à Moroni.
C'est la troisième fois, depuis l'institution de ces jeux
qui en sont à leur sixième édition, que les Comores auront des représentants en
natation qui est avec le football et l'athlétisme l'une des trois disciplines
obligatoires des olympiades des îles du Sud-Ouest de l'océan Indien.
"L'espoir est permis", a déclaré, mi-rêveur
mi-optimiste, Halifa Mlamali, entraîneur et homme à tout faire dans cette
discipline.
Les entraînements, qui ont débuté le 5 mai dernier à l'hôtel
Le Moroni, se poursuivront jusqu'au départ. Le nageurs comoriens doivent cette
facilité à leur entraîneur; mais aussi au secrétaire général du Comité
olympique comorien, Mohamed Farahane.
"Nous estimons que la part du directeur de l'hôtel Le
Moroni est inestimable", a confié un athlète qui ne tarit pas d'éloges et
de gratitude à l'endroit du gérant malgache de l'hôtel.
La facture, en effet, est modeste. Chaque athlète paiera 350
francs comoriens par jour au lieu des 2000 francs comoriens habituels par jour
et par personne.
"Cette année, je pense que nous pouvons faire mieux au
niveau des handicapés, mais peut-être aussi chez les valides", souligne
Halifa Mlamali, qui se rappelle les performances de ses poulains en natation
lors de la dernière édition des Jeux des îles dans l´île de la Réunion, il y a
quatre ans et pour lesquels, faute de piscine, les nageurs s'étaient entraînés
au bord de la mer.
La Fédération comorienne du Handisport compte présenter deux
athlètes au 50 et au 100 m dont une fille, Fatima Djambaé.
A l'heure actuelle, la natation comorienne se résume dans
l'île de la Grande-Comore à des clubs et à des hommes ou des femmes des villes
et villages côtiers, les athlètes étant généralement de jeunes pêcheurs aussi
bien chez les handicapés que chez les valides.
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lors que l'archipel dans son ensemble vit une situation
quelque peu tendue, les présidents Mzé Soulé Elbak de la Grande-Comore, Mohamed
Saïd Fazul de Mohéli et Mohamed Bacar d'Anjouan se sont retrouvés jeudi à
Mohéli pour une concertation dont rien n'a filtré.
On apprend également que le ministre d'Etat chargé de la
Défense, Hamada Madi Boléro, s'est également rendu le même jour dans l'île,
accompagné des plus hautes autorités militaires qui sont revenues seules à
Moroni en début d'après-midi.
Cette visite intervient au lendemain de la déclaration du
gouvernement mohélien qui a publiquement exprimé son désaccord avec le
président de l'Union des Comores, Azali Assoumani, jadis allié et même
protecteur du président mohélien Mohamed Saïd Fazul.
De sources proches de la présidence de l'île autonome de la
Grande-Comore, on indique que cette rencontre à trois serait pour faire le
point sur la récente réunion ministérielle de la Troïka de l'Union africaine et
des pays de la région, tenue à Moroni du 16 au 18 juillet dernier.
Les mêmes sources révèlent qu'à son départ de Moroni, jeudi
matin, le président Elbak s'est vu refuser l'accès au pavillon d'honneur de
l'aéroport international Prince Saïd Ibrahim.
Cette information a été confirmée par une autorité aéroportuaire qui a requis l'anonymat et qui a précisé que la même interdiction avait été faite samedi dernier au président Fazul de Mohéli lorsqu'il quittait Moroni après la réunion de la Troïka.
Par Mohamed Hassani
Correspondant de la PANA
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es présidents des îles autonomes, Mohamed Bacar (Anjouan), Mohamed Saïd Fazul (Mohéli) et Mzé Abdou Soulé Elbak (Grande-Comore) ont demandé que le mozambicain Francisco Caetano Madeira, envoyé spécial du président de la Commission de l´Union Africaine, soit dessaisi du dossier comorien.
Pour les chefs des exécutifs des îles, retirer le dossier à M. Madeira permettra de "détendre le climat et d´arriver à se concerter avec plus de sérénité, en vue d´évoluer vers un dénouement rapide de la crise comorienne".
Cet avis conjoint a été émis à l´issue de leur rencontre de jeudi dans l´île de Mohéli.
"Le médiateur a souvent du mal à observer la neutralité requise par une mission comme la sienne", écrivent les trois présidents, précisant: "Ses relations avec certaines autorités de l´Union des Comores n´inspirent plus confiance aux autres parties impliquées dans la crise".
Cette décision issue de la rencontre des présidents Bacar, Fazul et Elbak, jeudi à Mohéli, intervient une semaine après l´échec de la réunion ministérielle de la Troïka de l´Union africaine et des pays de la région du 16 au 18 juillet dernier.
N´ayant pas réussi à faire converger les points de vue des autorités des gouvernements des îles et de l´Union des Comores, la délégation de l´Union Africaine a achevé sa mission le 18 juillet, sans avoir obtenu l´essentiel, un accord de tous pour la tenue des élections législatives.
Dans l´archipel, les observateurs constatent une dégradation continue des relations entre Azali Assoumani, le président de l´Union, et ceux des îles.
Mohamed Saïd Fazul (Mohéli), son allié jusqu´à récemment, s'est mis à tirer à boulets rouges sur lui, forçant les compliments de son opposant Mohamed Hassanaly, qui l´a exprimé sur les ondes de la radio de la Grande-Comore en ces termes: "Fazul est un taureau qui avait caché ses cornes et qui les sort aujourd´hui".
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e bureau de l'Union africaine (UA) à Moroni n'avait pas
réagi officiellement, vendredi en fin d'après-midi, à la remise en cause, par
les présidents des îles comoriennes, de l'émissaire de l'UA aux Comores, le
Mozambicain Francisco Madeira.
Retirer le dossier à M. Madeira permettra de détendre le
climat et d'arriver à se concerter avec plus de sérénité, en vue d'évoluer vers
un dénouement rapide de la crise comorienne, ont notamment expliqué les
responsables des entités insulaires.
Dans une missive adressée au président de l'Union africaine,
ils lui demandent de dessaisir M. Madeira du dossier en arguant qu'il ne serait
pas tout à fait neutre et qu'il entretiendrait des "relations trop
étroites avec certaines responsables de l'Union".
Si le bureau local de l'UA n'a pas réagi à cette prise de
position, en revanche les langues se sont déliées dans la rue et sur les places
publiques de Moroni sur cet argument que beaucoup considèrent comme frisant
"la légèreté".
Un journaliste bien connu, qui a suivi la crise comorienne
depuis le début, y voit un manque de reconnaissance à l'égard du travail accompli
par celui que la presse avait fini par baptiser "l'inoxydable
Madeira".
"Il aurait fallu préciser clairement ce qui est
reproché à M. Madeira", déclare à la PANA un fonctionnaire familier des
questions diplomatiques et visiblement dérangé par cette volonté d'écarter le
diplomate mozambicain.
On rappelle que Francisco Madeira est en charge du dossier
Comores depuis le mois d'août 1999, lorsqu'il avait pris le relais de
l'ambassadeur ivoirien Pierre Yéré, premier émissaire de l'organisation
panafricaine dans la crise comorienne.
M. Madeira revenait en terrain connu puisque, jeune
ambassadeur du Mozambique quelques années plus tôt, il avait été accrédité à
Moroni. Il avait hérité de deux dossiers: la crise séparatiste qui avait éclaté
en août 1997 à Anjouan et la crise institutionnelle issue du coup d'Etat du 30
avril 2003.
Le nouvel émissaire de l'organisation panafricaine tint
alors un discours clair aux uns et aux autres en soulignant tout d'abord que
l'UA ne permettrait jamais que les Comores éclatent en plusieurs Etats comme le
souhaitaient les séparatistes.
Les entités insulaires pourront disposer de la plus large
autonomie, mais sein d'un seul ensemble, car l'intégrité et l'unité des Comores
doivent être préservées coûte que coûte.
Ensuite, ajouta en substance l'émissaire panafricain, il
faut mettre un terme à la situation d'illégalité créée par le coup d'Etat en
organisant des élections libres et transparentes.
M. Madeira sera pour beaucoup dans la décision de
l'organisation panafricaine d'imposer un embargo à l'île d'Anjouan en 2000 pour
faire fléchir les dirigeants séparatistes qui n'avaient pas signé,
rappelle-t-on, l'accord issu de la conférence comorienne inter-îles
d'Antanarivo, en avril 1999.
Lorsque le président Azali prit le pouvoir par la force à
Moroni le 30 avril 1999, l'une des toutes premières conditions posées par la
direction anjouanaise pour négocier, c'était précisément la levée de cet
embargo qui avait eu des effets dramatiques sur la population locale.
Le diplomate mozambicain est l'un des principaux architectes
de l'accord de Fomboni, signé le 17 février 2001 par les principaux acteurs
comoriens, et par lequel les Anjouanais reconnaissent leur appartenance à un
nouvel ensemble comorien au sein duquel les entités auront toute la latitude de
gérer leurs affaires.
L'accord stipule que les îles mettent en commun seulement
cinq domaines de compétence, à savoir la diplomatie, la monnaie, la défense
extérieure, la religion et la nationalité.
En tant qu'émissaire de l'UA, M. Madeira devient le
coordonnateur du comité de suivi de l'accord en dépit des réticences d'une
partie de la classe politique.
Au cours de ses fréquentes visites aux Comores, il s'est
souvent frotté aux principaux hommes politiques comoriens de tous les bords qu'il
a appris à connaître.
Un homme politique comorien lui reconnaît une approche facile, une grande capacité d'écoute, mais aussi de la fermeté dans la défense de ses positions.
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P |
lus de 4150 candidats des îles de Mohéli et de la Grande
Comore entameront, dès la semaine prochaine, les épreuves écrites du
baccalauréat session 2003, tandis que prendront fin, samedi, les épreuves
d'éducation physique et sportive qui se déroulent depuis jeudi dernier.
La tenue de ces premières épreuves est venue apaiser
l'inquiétude des parents d'élèves qui craignaient un boycott des examens par
les enseignants suite à la non-satisfaction de leurs revendications par le
gouvernement.
"Nous respectons nos engagements en gardant le silence.
Nous participerons à tous les examens dans le respect du calendrier défini par
les autorités", a dit à la PANA M. Hamdane Yada, du Syndicat national des
instituteurs et porte-parole de l'Union syndicale des Comores.
Pour mettre un terme à une grève des enseignants réclamant
le paiement d'arriérés de salaires, le gouvernement avait, au début de l'année,
signé avec ces derniers un accord aux termes duquel ils s'étaient engagés à
prolonger l'année scolaire de quelques semaines prises sur leurs vacances
contre le paiement, avant le 15 juillet, des salaires correspondant à la
période de grève.
"Parce que nos autorités sont capables de tout, nous
voulons éviter que les examens soient laissés à des gens non avertis pour la
surveillance, la correction ou les épreuves orales", a précisé, de son
côté, M. Ibouroi Ali Tabibou, secrétaire général du syndicat des professeurs et
coordonnateur de l'Union syndicale.
"Pour le sérieux des examens, il faudrait éviter le
Titanic", a-t-il dit, faisant ainsi allusion au baccalauréat 1998 pour
lequel des fonctionnaires avaient été réquisitionnés, provoquant de nombreux
dérapages et irrégularités.
Comparativement à l'année dernière, le nombre de candidats
au baccalauréat a connu une légère augmentation de 3,23% soit 130 candidats de
plus par rapport à 2002. Si la même hausse se fait enregistrer au niveau des
résultats, il y aurait 30% de réussite.
NOTRE DOSSIER :a) Principes
Les parties comoriennes réaffirment que l'accord-cadre pour la réconciliation aux Comores, y compris ses structures et la constitution de l'union des Comores constituent le cadre approprié pour le règlement de la crise comorienne ; s'engagent à oeuvrer à la tenue d'élections libres, transparentes et démocratiques ; s'engagent à créer des conditions favorables pour une compétition électorale organisée dans l'équité, en donnant, toutes les garanties nécessaires à cet égard, y compris la nécessité d'un processus qui soit inclusif et qui repose sur l'implication de la communauté internationale ; conviennent de la nécessité de parachever rapidement la mise en place des institutions de l'Union des Comores, afin de mettre un terme aux souffrances des populations comoriennes et d'encourager la communauté internationale à débloquer l'assistance technique et financière nécessaire au développement socio-économique du pays.
Répartition des compétences
Les parties comoriennes rappellent les progrès réalisés lors des discussions de Paris et s'engagent à poursuivre leurs consultations en vue d'en soumettre les résultats à l'Assemblée de l'Union, pour décision.
b) Régime transitoire
Les parties comoriennes conviennent de la nécessité d'une période transitoire qui court de la signature du présent document à la mise en place complète de l'assemblée de l'union, appelée à voter les lois organiques et à celle des assemblées des Iles. Pendant cette période transitoire, les dispositions suivantes s'appliqueront :
a)
Douane : (Option I )
Les parties comoriennes réaffirment la notion d'une douane unique et commune et les prérogatives régaliennes de l'Etat représenté par le gouvernement de l'Union. Les parties comoriennes réitèrent la nécessité d'assurer une gestion transparente, efficace et objective de la douane. A cet égard, il est institué un conseil provisoire des Douanes (CPD) chargé de superviser la collecte et le contrôle des opérations de perception des recettes douanières. Le CPD sera composé comme suit :. Un directeur général nommé par le président de l'Union ;. des directeurs adjoints nommés par le ministre des Finances de l'Union, sur proposition des présidents des Iles ; et. deux (2) experts internationaux nommés par l'Union Africaine et les institutions de Bretton Woods. Le CPD s'appuie sur les services douaniers respectifs de l'Union et des Iles. Le CPD prend ses décisions par consensus. A défaut de consensus, il décide à la majorité simple de ses membres. L'accord préalable des deux experts internationaux sera requis pour toute décision, y compris celles affectant la composition du CPD. Le CPD soumet des rapports mensuels au président de l'Union, ainsi qu'aux présidents des Iles.
(Option II)
Il est institué un Conseil de direction des douanes (CDD) provisoire, chargé de superviser la collecte et le contrôle des opérations de perception des recettes douanières partagées et de préparer les cadres organiques des douanes conformément à la nouvelle architecture institutionnelle.
Composition
du CDD
Le CDD est composé de huit (8) membres, à savoir un Directeur général nommé par le président de l'Union assisté de trois adjoints nommés par chacun des présidents des Iles, un représentant de la BCC désigné par le Conseil d'administration de la banque centrale et, enfin, un représentant de chaque Ile désigné par le président de l'Union.
Fonctionnement
du CDD
Le CDD s'appuie sur les services douaniers respectifs de l'Union et des Iles. Le CDD est assisté d'un service technique composé d'experts internationaux (3) mis à la disposition des Comores par les bailleurs de fonds et de trois (3) nationaux choisis par le CDD. Ils conseillent le CDD, appliquent ses décisions et lui rendent compte. Les décisions du CDD, appliquent ses décisions et lui rendent compte. Les décisions du CDD doivent se prendre à la majorité simple. En cas d'égalité de voix, celle du Directeur général est prépondérante. Répartition des attributions Le directeur général est chargé de veiller à la cohérence de la disposition d'ensemble. La surveillance ayant un caractère de souveraineté (sécurité des populations, application des accords internationaux, etc.). Les services des Iles autonomes sont chargés des opérations commerciales.
c) Budget 2003
Les parties comoriennes conviennent de ce qui suit : -ouverture du compte spécial à la Banque centrale des Comores (BCC) et dépôt des recettes fiscales et non fiscales à partager ;- versement sur les comptes correspondants des crédits nécessaires au fonctionnement des exécutifs des Iles en fonction de leurs besoins actuels. A cet égard, une dotation exceptionnelle d'un montant… par mois sera accordée à l'ile de Ngazidja. Le versement de cette dotation sera rétroactif et prendra effet à partir du mois de janvier 2003.
d) Budget 2004
Les parties comoriennes conviennent de préparer un budget commun pour 2004 sur la base des quotes-parts qui ont été définies, aux fins d’approbation par l’Assemblée de l’Union.
IV -
Dispositions sécuritaires
Les Parties comoriennes conviennent de ce qui suit :- déploiement d’observateurs civils et militaires de l’Union Africaine durant toute la période électorale;- le commandement national et le contrôle de la gendarmerie et de la police relèvent de la responsabilité de l’Union. Toutefois, durant le processus électoral, et pour le besoin des élections, la gendarmerie et la police seront mises à la disposition des présidents des îles ;- durant toute la période électorale, l’emploi de la gendarmerie nationale et de la police sera décidé en étroite consultation avec la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) et le groupe d’observateurs militaires de l’uA ;- la FCD ne sera en aucune manière impliquée dans le processus électoral.
V -
Election législatives
Les Parties comoriennes conviennent d’adopter le calendrier tel que proposé par la CNEI, l’objectif étant de parachever le processus électoral avant la fin de l’année 2003 au plus tard.
VI -
Réunion entre le président de l’Union et les présidents des îles
Aussitôt après que les Parties comoriennes seront parvenues à un accord, le président de l’Union rencontrera les président des îles, en présence du président Thabo Mbeki, coordonnateur des pays de la région et de la Troïka de l’UA sur les Comores, aux fins de donner effet au présent document.
VII- Soutien de la communauté internationale.
Dès la signature d’un accord entre l’Union et les îles autonomes, la communauté internationale s’engage à :- apporter son soutien technique et financier aux opérations électorales ;- apporter, dans les meilleurs délais, le soutien technique et financier nécessaire aux opérations préliminaires à la tenue des élections (assemblée générale de la CNEI, réactualisation des listes électorales, recrutement et formation des agents, etc);- décaisser l‘aide promise par les bailleurs de fonds (FMI, Banque Mondiale, Réunion des Amis des Comores, etc) pour appuyer la mise en oeuvre du budget de l’Union ;- lancer les discussion pour les programmes d’aide à venir.
DEBATS ET OPINIONS LIBRES: |
D |
ans un article signé par M’madi Moindié, publié sur l’édition du 13 mai 2003 du quotidien Le Matin des Comores, Mr Marzouk, Directeur Commercial de la SNPT , a fait savoir que le Directeur Général dudit établissement a signé une note de service notifiant au personnel que désormais les pannes téléphoniques signalées par un client seront réparées au plus tard dans 72 heures. Il a ajouté que si la panne persiste au déla de deux semaines, le client sera dédommagé par un abonnement gratuit au cours de ce mois. Il a fait connaître aussi que des mesures disciplinaires seront prises à l’endroit des techniciens qui iront à l’encontre de ces mesures.
Mais ces bonnes intentions n’ont pas été suivies d’effet car les clients continuent à vivre les mêmes calvaires qu’auparavant. Des semaines et même des mois passent sans que les pannes techniques du téléphone signalées ne soient pas réparées. Les réclamations sans cesse des clients auprès du service commercial ne sont suivies d’aucune action. Quelques fois on demande au client de mettre à la disposition des techniciens de la boite un moyen de déplacement pour qu’ils puissent se rendre au lieu du travail en question. Sinon on te répond fraîchement que ton problème n’est pas une priorité pour la société. On va jusqu’à te menacer de ne plus voir ta ligne d’être rétablit.
Mais quelle mouche a piqué les responsables de la SNPT d’annoncer de telles mesures alors qu’ils ne sont plus en mesure de les réaliser ?. S’agit-il d’un manque de volonté ou d’une incapacité de la société à faire face au besoins de ses clients ? Mais rien ne les oblige d’annoncer de tels engagements auprès des médias et dans les discours officiels. D’autant plus que les comoriens sont habitués à des telles situations et surtout qu’ils ne réclament rien à leurs fournisseurs des services en dépit de toutes les défaillances. Ils se contentent de ce qu’ils reçoivent comme ils savent préalablement que dans les établissement publics, comme dans l’administration, les responsables gèrent ces derniers comme « en chef de ménages ». Personne ne prend acte de leurs revendications aussi légitimes soient-elles.
Aussi, il n’est plus nécessaire pour un dirigeant d’une société comme la SNPT de lancer de telles promesse au risque de se ridiculiser. A notre niveau c’est un manque de respect envers la clientèle à savoir la population comorienne dans son ensemble.
Par ailleurs, comment une société nationale qui réalise, nous dit on, des marges bénéficiaires de plus d’1, 2 milliards par an n’est plus en mesure d’avoir les ressources humaines nécessaires et la logistique suffisante pour offrir un service à la hauteur de cette performance.
On se demande alors comment la SNPT se comportera avec le téléphone mobile quand on connaît la rigueur technique qu’exige un tel service pour une société incapable d’offrir valablement le téléphone en ligne désormais considéré comme le plus élémentaire en ce 3 eme millénaire.
A. Mgomri
Son Excellence Monsieur le Président
de la République Française
Monsieur
Jacques CHIRAC
PARIS
Objet : Message
de meilleurs vœux à l’occasion de la
fête nationale Française le 14 juillet 2003
Excellence,
Nous avons respectueusement
l’honneur de nous adresser auprès de votre très haute autorité pour vous
présenter nos sincères félicitations en l’honneur de la commémoration de la
Fête Nationale Française sous la devise LIBERTE EGALITE FRATERNITE. Laquelle
devise témoigne le caractère de la Mère de la liberté et la démocratie au niveau
international.
Nous
présentons donc nos meilleurs vœux de bonheur, de paix et de prospérité au
Gouvernement et au Peuple Français.
Excellence,
Au
niveau de notre cher pays les Comores, le Gouvernement Français à travers Son
Ambassadeur à Moroni a déployé des efforts incontestables pour le règlement de
la Crise sociopolitique qui a secoué les Comores pendant plus de quatre ans.
Nous en sommes très reconnaissants.
La crise
Comorienne est due par la mauvaise gestion de l’indépendance caractérisée par
l’injustice sociale, le favoritisme, la corruption généralisée, le manque de
volonté politique d’un plan national de développement, l’absence de la
démocratie, le non respect des Droits de l’Homme aboutissant ainsi à un manque
de civisme et de conscience nationale engendrant finalement la Crise
Séparatiste Anjouanaise.
Aujourd’hui,
un processus de Réconciliation National est engagé sous les auspices de la
Communauté Internationale et notamment la France. Le Processus est en cours
mais la situation politique et institutionnelle restent toujours dans le statu
quo.
Excellence,
Il n’est secret pour personne que
les Comores risquent de subir la SOMALISATION si cette crise perdure. La France
en tant que premier partenaire des Comores a un rôle indispensable à jouer dans
le dénouement définitif de la crise comorienne.
C’est
pour cette raison que nous, en tant que défenseurs des droits humains, nous
exhortons le Gouvernement Français à multiplier ses efforts dans
l’aboutissement du processus de Réconciliation et de Démocratisation
Institutionnelle dans les plus brefs délais. Notamment persuader les Autorités
du Gouvernement Central et celles des Iles Autonomes à respecter les
engagements pris devant la Communauté Internationale et à organiser les
élections prévues dans pour dénouement du processus en cours et cela librement
et démocratiquement pour qu’enfin finissent la dictature, la corruption et l’impunité et que l’Etat de
droit soit une réalité aux Comores.
Excellence,
Nous saluons très sincèrement les
efforts fournis par la France pour un Monde de Paix, de Justice Sociale, de
démocratie au profit de la Famille Humaine notamment
La
lutte pour la préservation de la Crédibilité des Nations Unies dans le
règlement des conflits internationaux. Nous sommes, donc, confiants que le
Gouvernement Français remuera ciel et terre pour que cette crise ait une issue
heureuse et durable au profit de la Nation Comorienne. Elle en a besoin.
Veuillez agréer, Excellence Monsieur
le Président, l’assurance de notre très haute considération.
Mutsamudu,
le 14 juillet 2003
Le
Président de la FCDH
Ahmed
Mohamed Allaoui
ACTUALITES REGIONALES: |
R |
éunis mardi 5 août au Caire, les ministres des affaires étrangères du Comité de suivi du sommet arabe ont appelé à la fin de l'"occupation" américaine en Irak.
Malgré les pressions américaines, les pays arabes réunis,
mardi 5 août, au Caire ont rejeté la perspective d'un envoi de forces en
Irak. L'envoi de forces arabes aux côtés des troupes américaines et
britanniques "n'est pas envisagé dans les circonstances actuelles",
a déclaré à la presse le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, au
terme de cette réunion du Comité de suivi du sommet arabe, qui rassemblait
les chefs de la diplomatie des pays membres.
Les ministres présents en Egypte ont-ils même débattu de
cette question ? Il était bien difficile de le savoir mardi après-midi
: alors que le chef de la diplomatie de Bahreïn, Mohammed Ben Moubarak, affirmait
que la question n'avait pas été discutée par le comité, un responsable de
l'organisation panarabe déclarait le contraire, selon l'AFP. "Les
ministres ont discuté de cette question de manière informelle, et décidé
qu'elle ne soit pas inscrite officiellement à l'ordre du jour pour ne pas être
obligés de (formuler) des recommandations sur ce sujet", a
déclaré ce responsable qui a requis l'anonymat, soulignant le caractère
épineux de ce sujet.
Selon le même responsable, "les pays arabes sont
dans une situation difficile puisque l'ONU n'a pas adopté de résolution
autorisant une telle initiative et du fait de réserves exprimées récemment par
des délégations irakiennes, selon lesquelles des troupes arabes en Irak
seraient perçues comme des forces d'occupation". D'après une
source proche de la réunion, Washington a demandé à l'Arabie saoudite, la
Jordanie et l'Egypte d'envoyer des forces en Irak.
POUR LA FIN DE L'"OCCUPATION"
Par ailleurs, la Ligue arabe s'est prononcée pour la fin de
l'"occupation" américaine dans le pays. "Il faut
œuvrer pour mettre fin à l'occupation et rendre le peuple irakien capable
de former un gouvernement national", a ainsi déclaré M. Moussa.
Concernant "la légitimité" du Conseil de gouvernement
transitoire formé le 13 juillet sous la houlette des Etats-Unis, Cheikh
Moubarak, éludant une question sur ce point, a affirmé que "lorsqu'il y
aura des élections (en Irak), le gouvernement qui en découlera sera
légitime". M. Moussa a indiqué que ce conseil est "une
étape et un début qui doit préparer la formation d'un gouvernement irakien
légitime". Cheikh Moubarak a annoncé, par ailleurs, la formation d'un
mini-comité regroupant notamment l'Egypte, l'Arabie saoudite, la Syrie, Bahreïn
et la Jordanie pour suivre le dossier irakien.
Un diplomate arabe, s'exprimant sous le couvert de
l'anonymat, a indiqué que le chef de la diplomatie syrienne, Farouk Al-Chareh,
avait souligné "le besoin d'un mécanisme permettant aux pays arabes
d'aider le peuple irakien à surmonter la crise". M. Chareh a affirmé
que "la Ligue arabe et l'ONU devraient jouer un rôle pour résoudre
(le problème) irakien en mettant fin à l'occupation et en permettant au
peuple irakien de se gouverner", a-t-il ajouté.
Le Monde Avec AFP
et Reuters
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NOS BREVES : L'ordre de l'étoile de
Mohéli est rétabli
Le président de l'île autonome de Mohéli, Mohamed Fazul, a rétabli par décret le 23 juillet l'ordre de l'étoile de Mohéli, créé en 1851 par la reine Djoumbé Fatima et réorganisé en 1888 par le prince Mahmoud Saïd Mohamed avant de sombrer dans l'oubli quelques années plus tard. C'est un ancien responsable de la société Bambao aux Comores entre 1960 et 1975, Bertrand Flobert qui, à la demande du président de Mohéli, a fait les recherches iconographiques et les démarches nécessaires au rétablissement de cet ordre. Cette décoration sera "décernée aux amis de Mohéli qui servent ou ont servi les intérêts de l'île et ce sur tous les plans". La médaille devrait être une étoile à six branches avec au centre "et dans un souci de bien marquer la singularité de l'île" un croissant surmonté d'une étoile, le tout couronné par le mot Mohéli. La première personne à se voir attribuer cette décoration pourrait être Mme Anne Etter, une française présidente de l'Association pour le développement des îles Comores (Adic) qui est la descendante de la dernière reine de Mohéli, sa grand-mère Salima Machamba.
Toutefois, contactée par La
lettre de l'Océan Indien cette semaine, Mme Etter a précisé ne pas avoir été
informée de la remise d'une telle décoration.
Source : LA LETTRE DE
L'OCEAN INDIEN N° 1053 2/08/2003 FOMBONI
Madagascar au sein de l'Union Africaine, une victoire de la raison,
selon Ravalomanana
Marc Ravalomanana a déclaré, mardi 29 juillet à Dakar, que l'admission de son pays au sein de l'Union africaine (UA) est une "victoire de la raison, de la démocratie et de la justice". S'exprimant au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue Abdoulaye Wade, au deuxième jour de sa visite officielle dans la capitale sénégalaise, le chef de l'Etat malgache a ajouté qu'il a l'intime conviction que l'Afrique s'engage de plus en plus dans le processus démocratique. L'admission de M. Ravalomanana auprès de ses pairs de l'UA a été longtemps retardée par le refus de certains chefs d'Etat africains, prétextant des violences qui ont marqué son accession au pouvoir assimilée quelque peu à un coup d'Etat. "Malgré la crise qui a duré une année, nous avons la chance de réintégrer l'Union africaine. Il faut que les dirigeants africains acceptent l'alternance", a dit Marc Ravalomanana, soulignant que ces retrouvailles avec la famille africaine "permettront à Madagascar de bénéficier d'avantages politiques mais surtout économiques". "Maintenant, on regarde devant nous", a pour sa part indiqué le président Wade évoquant sa médiation dans le conflit post-électoral qui a opposé M. Ravalomanana à son prédécesseur, Didier Ratsiraka. "J'ai joué un rôle parce que je devais le faire. J'ai cru aussi en lui (Ravolomanana). J'ai fait un pari et j'ai gagné, quoique au départ ma position était d'aider. J'ai le sentiment qu'on a été très injuste à son égard", a encore dit le président sénégalais, faisant référence à son "combat" pour que ses pairs africains reconnaissent Marc Ravalomanana. Parlant de l'avenir de Madagascar, M. Ravalomanana a indiqué que dans "la gestion d'un pays, chacun a son style", ajoutant que pour lui, "c'est une vision". Cette vision consiste à "créer une génération d'entrepreneurs malgaches, et notre politique de développement, c'est de travailler ensemble avec le secteur privé", a expliqué le président malgache.Arrivé lundi 28 juillet à Dakar, Marc Ravalomanana achève ce mercredi sa visite officielle de trois jours au Sénégal au cours de laquelle il a eu des entretiens en tête-à-tête avec le chef de l'Etat sénégalais, participé à une cérémonie de distribution des prix à des élèves, et visité la maison des esclaves de l'île de Gorée, au large de la capitale sénégalaise.
Le Président de la Région Réunion se prépare à visiter la Chine
Une mission technique réunionnaise se rendra en Chine dans le courant d'août afin de préparer une visite officielle du président de la Région Réunion, Paul Vergès, dans le cadre du récent rapprochement entre les autorités réunionnaises et chinoises, a-t-on appris jeudi 31 juillet de source officielle. Faisant le point au cours d'une conférence de presse jeudi sur la politique internationale de la collectivité réunionnaise, le Président de Région M. Vergès a annoncé que la mission préparatoire se rendra en Chine dans le courant du mois d'août, avant son voyage officiel qui pourrait avoir lieu en novembre prochain. L'objectif de cette visite est d'attirer les investisseurs chinois à La Réunion et de créer des "centaines, voire des milliers d'emplois", a déclaré M. Vergès.
M. Vergès met en avant un argument de poids selon lequel l'investissement à la Réunion permet de faire tomber les quotas de l'Union européenne en raison du statut de région européenne de l'île. Les produits semi-finis ont juste besoin d'une valeur ajoutée réunionnaise pour être estampillés "made in France" et de s'écouler sur le marché européen. Des sources concordantes à l'Hôtel de Région indiquent qu'une importante société chinoise intervenant dans la pharmacopée traditionnelle, qui réalise 80% de ses ventes en Europe, est déjà en pourparler afin de s'installer à la Réunion. On rappelle qu'une délégation de la province de Tianjin, l'ambassadeur de Chine en France et le vice-Premier ministre chinois ont tour à tour visité la Réunion afin de renforcer les relations entre les deux parties. Paul Vergès avait décliné, pour des raisons sanitaires, l'invitation de la municipalité de Tianjin, chargée par Pékin des relations entre la Chine et la Réunion. Le voyage n'a été envisagé qu'avec la levée des restrictions sanitaires frappant la Chine pour cause de Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
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Dépôt légal : mars 2000 – N°ISSN : 1600-7289
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