
Le président mauricien, Karl Offmann, a procédé le vendredi 29 août, en début de soirée, à l'inauguration officielle des 6èmes Jeux des îles de l'Océan indien (JIOI), au stade Anjalay, dans le nord de l'île. La cérémonie, d'une durée de plus de trois heures, ponctuée de discours, de spectacle et de feux d'artifice, a été suivie sur le stade par plus de 10.000 personnes et par des milliers d'autres en direct à la télévision, tant à Maurice que dans les autres îles de l'Océan indien.
Après avoir souhaité la bienvenue aux sportifs indiocéaniques, le Premier ministre mauricien, Sir Anerood Jugnauth, a déclaré Maurice a relevé un formidable pari, "celui de créer des infrastructures sportives pour que ces Jeux se déroulent dans des conditions optimales".
Les Jeux débutent véritablement samedi matin avec au programme les compétitions de badminton, de basket-ball, de judo, de natation, de tennis, de tennis de table et de volley-ball. Ces manifestations opposeront, jusqu'au 7 septembre prochain, des
sportifs mauriciens, réunionnais, seychellois, malgaches, comoriens et maldiviens.
Il convient re relever que l’île comorienne de Mayotte participe pour la première fois à ces jeux. Suite aux nombreuses pressions exercées par les autorités françaises, une solution bancale a été trouvée. Mayotte fait partie de l’équipe de France de l’océan indien qui regroupe la 4ème île de l’archipel des Comores et la Réunion. Tout le monde s’en souvient du chantage exercé ouvertement par Jacques CHIRAC lors de son séjour à Mayotte au début de l’année 2002
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SOCIAL :
BREVES :
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Suite
de l’Editorial
Le président français , bafouant les règles et usages diplomatiques pour séduire l’électorat de Mayotte dans une période de campagne électorale, avait brandi la menace de ne pas financer les jeux si Mayotte n’était pas autorisée à y prendre part. Cette prise de position avait provoqué un incident diplomatique et suscité une vive protestation des responsables politiques mauriciens.
La participation de Mayotte aux jeux des îles a toujours constitué une pomme de discorde entre la France et les pays de la zone de l’océan indien. Ces pays se basent sur les résolutions de l’OUA et de l’ONU qui considèrent Mayotte comme une partie intégrante du territoire comorien.
Le gouvernement comorien soumis à une forte pression du gouvernement français a finalement accepté l’idée d’une participation de Mayotte dans le cadre d’une délégation de la France de l’océan indien. Le gouvernement comorien aurait dû saisir cette occasion pour demander un examen global du contentieux franco-comorien dont Mayotte demeure le problème central. Il aurait dû notamment plaider pour une abrogation du visa entre Mayotte et ses îles sœurs , une mesure réclamée depuis plusieurs années par de nombreuses organisations de la société civile afin de mettre un terme aux nombreux drames qui surviennent en mer.
Les Jeux des Iles de l'océan Indien ont été créés en 1978 pour permettre aux athlètes des îles de l'Océan indien, qui avaient à l'époque des difficultés à se déplacer pour participer aux manifestations sportives organisées sur le continent africain, d'avoir tous les quatre ans une compétition dont l'intérêt et le niveau sportif sont à la mesure de la réalité sportive de la sous-région.
Le premier ministre mauricien M. Jugnauth a souhaité que ces manifestations sportives jettent de nombreux ponts entre les îles de l'Océan indien qui ont, en commun, une culture et un destin. Il serait effectivement judicieux que ces jeux permettent un renforcement de la coopération des pays de la zone de l’océan indien dans les domaines économique, social, culturel, scientifique et sportif. Il convient pour cela de cultiver les comportements de respect et de tolérance entre les peuples de la zone. Il faut ensuite permettre une libre circulation des personnes et des biens comme cela existe aujourd’hui au sein de l’Union Européenne. Des efforts devront être entrepris afin de supprimer les tracasseries administratives et policières qui empêchent cette libre circulation des personnes et des biens.
A l’aube de ce nouveau millénaire, pourquoi ne pas rêver à la création d’une Union des Etats de l’Océan Indien qui permettrait aux peuples de notre zone de se serrer les coudes en vue de faire face à la mondialisation qui est en train de donner une nouvelle physionomie au monde contemporain?
La Rédaction
POLITIQUE: Le
mémorandum issu des discussions de Pretoria, en Afrique du Sud, sur la crise
comorienne a créé, pour une période transitoire, un conseil de direction des
douanes de sept membres, dont trois experts internationaux, afin de mettre un
terme à l'épineux problème du contrôle des recettes entre les gouvernements de
l'Union et des îles.
Les
discussions se sont tenues du 14 au 16 août dernier sous les auspices des pays
de la région et de la troïka de l'Union africaine, rappelle-t-on.
Le
mémorandum a également convenu de l'exécution du budget 2003 arrêté en décembre
dernier avec la Banque mondiale et le FMI selon une clé de répartition
attribuant, après déduction du service de la dette de l'Archipel, 32,5% des
recettes à la Grande Comore, 30,5% à Anjouan, 9 % à Mohéli, le reste devant revenir au
gouvernement de l'Union.
En
matière de sécurité, autre point de divergence entre l'Union et les îles, le
document prévoit l'arrivée d'observateurs civils et militaires de l'Union
africaine durant la période transitoire.
Par
ailleurs, le commandement de la gendarmerie reste entre les mains du chef de
l'Etat, mais cette force peut être mise à la disposition des îles sans
révocation.
Réagissant
aux résultats des travaux dans un communiqué rendu public jeudi à Moroni, le
gouvernement de l'Union a salué l'initiative sud-africaine d'abriter la
rencontre, tout en déplorant de n'y avoir pas été convié.
On
rappelle que le chargé d'affaires assurant l'intérim à l'ambassade des Comores
à Pretoria, qui a paraphé le document au nom du gouvernement de l'Union,
rentrera bientôt à Moroni, sa mission ayant officiellement pris fin en Afrique
du Sud.
Par Ali
Moindjié
correspondant
de la PANA
Les Comores devraient relever quatre défis
majeurs pour espérer rester dans la course des Objectifs du millénaire pour le
développement (OMD) auxquels ce pays a souscrit, selon la première version du
rapport national sur le sujet validé au cours d'un atelier national tenu lundi
au palais du peuple à Moroni.
Au
premier rang de ces défis, figure la stabilisation du cadre institutionnelle.
Il n'y aura pas d'oeuvre de développement possible tant que les institutions ne
seront pas opérationnelles, insiste le rapport, qui soutient qu'un échec dans
ce domaine ouvre la voie au désordre et au chaos menaçant l'existence même du
pays en tant qu'Etat nation.
Depuis
l'indépendance, les Comores ne sont jamais parvenues à mettre en place les
institutions prévues par l'une quelconque des innombrables constitutions
qu'elles se sont données, écrit le rapport, qui note que "la tourmente
institutionnelle" actuelle n'est qu'un prolongement de cet état de fait.
Le
deuxième défi, tout aussi important, est la remise à flot de l'institution
judiciaire. Les auteurs du rapport croient savoir, en effet, que certains magistrats
font l'objet de "forte présomption de partialité" autant qu'ils
subissent "d'énormes pressions politiques".
Il en
résulte que la vengeance privée est entrain d'être érigée en "moyen de
règlement des problèmes".
Au
total, écrivent les auteurs du rapport, ces contre-performances de
l'institution judiciaire nuisent gravement au développement économique du pays.
La mise
en oeuvre effective d'une stratégie de croissance économique et de réduction de
la pauvreté est le troisième défi prioritaire identifié par les auteurs du
rapport, réalisé avec l'aide du Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD).
Cette
stratégie a d'ores et déjà été élaborée sur la base du consensus et suivant une
approche participative en direction des communautés mais sa mise en oeuvre
exige une atmosphère apaisée entre, d'une part, les autorités de l'Union et les
gouvernements des îles, d'une part.
Elle
suppose aussi l'existence de relations de coopération avec le Fonds monétaire
international (FMI), gage de confiance pour les autres partenaires au
développement.
Le
dernier défi relevé par le rapport est la maîtrise de la croissance
démographique. Avec un accroissement annuel de 2,7% , il serait illusoire
d'espérer relever le niveau de vie, d'assurer l'éducation primaire pour tous
les enfants, de lutter contre certaines maladies comme le paludisme ou le SIDA
ou encore de préserver de l'environnement.
En tout
état de cause et sauf miracle, les Comores ne pourront pas atteindre l'objectif
de réduire de moitié la pauvreté d'ici à l'horizon 2015.
Pour y
parvenir, elles auraient besoin d'une croissance de 2,9% du Produit intérieur
brut (PIB) par habitant au cours de la période 1990-2015, alors que le taux de
croissance par habitant était de -1,3% dans la période 1990-2001.
Au
cours de l'atelier, les participants ont par ailleurs tiré la sonnette d'alarme
sur la fuite des cerveaux qui vide le pays de précieuses ressources humaines
dont il aurait pourtant besoin pour lancer son développement économique.
Le chargé d'affaires de l'ambassade des Comores à Pretoria (Afrique du Sud), Bacar Salim, a été rappelé à Moroni "pour consultation", mais de nombreuses sources estiment qu'il a été limogé par les autorités centrales comoriennes.
Un diplomate contacté, mardi, par la PANA à Moroni a confié, sous le sceau de l'anonymat, qu'il a été bel et bien "mis fin aux fonctions de Bacar Salim", et que celui-ci "doit rentrer sous peu". Il s'est cependant refusé à donner les raisons de ce limogeage.
Certains observateurs estiment que M. Salim a été relevé pour avoir paraphé, au nom du gouvernement de Moroni, le Mémorandum sur les dispositions transitoires aux Comores conclu en Afrique du Sud au terme de la réunion ministérielle des pays de la région et de la Troïka de l'Union africaine, tenue du 14 au 16 août, pour mettre un terme à la crise comorienne.
Réagissant au limogeage probable de M. Salim, des délégués grand-comoriens à la réunion de Pretoria s'en sont émus, expliquant que le chargé d'affaires avait reçu mandat du chef de la diplomatie comorienne, qui devait quitter la capitale sud-africaine quelques heures avant la fin des travaux.
Doutant du sérieux de l'information, un fonctionnaire du ministère des Relations extérieures avoue son ignorance quant au sort de son collègue.
"S'il s'avère que Bacar Salim a été réellement limogé pour avoir paraphé le document signé par toutes les parties, il y a lieu de croire que la sortie de crise n'est pas encore à l'ordre du jour aux Comores", a-t-il estimé.
La réunion ministérielle à Pretoria, en Afrique du
sud, des pays de l'Océan indien et de la troïka de l´Union africaine sur la
crise comorienne a pris fin le week-end par un accord consensuel devant en
principe autoriser la fin du blocage auquel est confronté l'Archipel des
Comores depuis plus d´un an.
L´accord signé dans la capitale sud-africaine porte,
selon le colonel Halidy Charif,
très proche du président anjouanais, sur les épineuses questions relatives à la
gestion des douanes, à la sécurité intérieure des îles et à l´application du
budget consolidé 2003 concocté en décembre de l´année dernière avec le concours
de la Banque mondiale et du FMI.
L´air satisfait, les présidents des îles et leurs
délégations ont donc regagné Moroni dimanche en fin de soirée, ne cachant pas
leur espoir de voir le processus de mise en place des institutions "se
remettre en marche" comme a indiqué à la PANA Mohamed Saïd Fazul, le président de l´île autonome de Mohéli.
Pour cette fois, a-t-il ajouté, "tout a bien
marché", priant le ciel que "rien ni personne ne vienne troubler
encore le consensus obtenu".
Le colonel Halidy Charif a ajouté que "le consensus approuvé et paraphé
par tous est le fruit d´une volonté commune de toutes les parties, chacun de
nous ayant fait les concessions nécessaires pour tourner la page de la
crise".
M. Charif a par ailleurs
indiqué que Pretoria sera suivi d´une rencontre au sommet des présidents
comoriens, sous les auspices du Sud-Africain Thabo Mbeki, pour entériner le plan de conduite de la transition,
"préalable selon lui au déclenchement du processus électoral" des
différentes assemblées.
On rappelle que la dernière réunion de Pretoria
tenue à la suite de celle de Moroni, à la mi-juillet, a achoppé sur les
questions des douanes, du budget et de la sécurité.
Alors
que devaient s'ouvrir jeudi, à Pretoria, les travaux de la réunion
ministérielle des pays de la région et de la Troïka de l'Union africaine, le
PNUD a publié une déclaration au nom de la communauté internationale basée à
Moroni réaffirmant son "plein soutien à la médiation de l'UA conduite par
l'Afrique du Sud".
Appelant
à la poursuite du processus de Fomboni par "la
tenue, dans les meilleurs délais, des élections des Assemblées de l'Union et
des îles", le communiqué relève le retard pris dans l'organisation de ces
consultations, "repoussées au-delà de l'échéance prévue".
Pour la
communauté internationale, les propositions de l'Union africaine sur la douane,
le budget et la sécurité intérieure –les principales pierres d'achoppement dans
la résolution de la crise comorienne- constituent un "compromis acceptable
pour la phase de transition".
Exprimant
le souhait de la communauté internationale de voir l'Union et les îles des
Comores s'engager "de manière constructive sur les propositions de l'Union
africaine", elle fait part de sa disponibilité à apporter son "appui
technique et financier" à la mise en oeuvre de l'accord.
Environ
350.000 Comoriens vivent en dehors de leurs îles natales, dont près de 200.000
en France, selon une étude financée par la Banque mondiale et réalisée pour le
compte du Commissariat général au Plan, dans le cadre de la recherche de
nouveaux moyens de lutte contre la pauvreté.
En
France, la communauté comorienne "reste concentrée autour des cinq pôles
que sont Marseille/Aix, Paris, Lyon, Nice et Dunkerque, mais vit un changement
démographique avec des implications sociales liées à l'entrée en scène d'une
deuxième et d'une troisième génération qui sont nées en France", ajoute le
document.
Les
premières colonies de Comoriens en Europe se sont installées à la suite des
deux guerres mondiales auxquelles les Comoriens ont participé en tant que
"tirailleurs sénégalais", rappelle le rapport.
Certains
de ses "tirailleurs" avaient alors choisi de rester en France formant
les premiers noyaux qui allaient accueillir, plus tard, les nouveaux arrivants.
Par la
suite, "suivant le schéma classique de la colonisation par la voie de la
mer, les navigateurs comoriens (on appelle ainsi ceux qui servaient comme
employés à bord des bateaux de la marine marchande) se sont d'abord installés
dans les ports - Dunkerque, Marseille, Le Havre - pour ensuite étendre leur
présence à l'intérieur du pays, vers Lyon et Paris".
Plus
tard, l'absence d'université aux Comores favorisera le départ à l'étranger de
milliers de jeunes étudiants, notamment à Madagascar, à la Réunion et à
Marseille.
Les
auteurs de l'étude croient savoir que pendant la décennie ayant suivi
l'indépendance, les autorités françaises ont encouragé l'immigration
comorienne. "Ainsi, la communauté comorienne en France a vu sa plus grande
expansion au cours des dix premières années après l'indépendance",
écrivent-ils.
Grands
voyageurs, les Comoriens sont présents parfois depuis des siècles sur la côte
est-africaine, à Madagascar puis à la Réunion. On les retrouve au Moyen-Orient,
dans les pays francophone d'Afrique et, depuis peu, en Amérique du Nord.
"La
difficulté d'aller en France n'a pas seulement influencé les échanges
commerciaux - favorisant les Emirats arabes - mais a aussi conduit à
l'éparpillement des étudiants comoriens qui, en plus des universités
traditionnelles, poursuivent leurs études en Afrique francophone et surtout
dans le monde arabe", affirme le rapport qui évoque "la quête d'une
nouvelle terre promise", pour qualifier ce phénomène.
Le
financement du "grand Mariage" est l'une des premières motivations du
départ en exil.
Aux
Comores, le "grand Mariage" est une tradition ancienne qui permet au
Grand Comorien d'accéder à un rang honorifique dans la société bien que cela
lui coûte des années d'économie.
Après avoir
fait son grand mariage, il se voit appeler Grand Notable ou "Mdrou mdzima", ce qui est un
honneur pour un Comorien. Tout Comorien, qui veut avoir sa place dans la
société, se voit dans l'obligation de faire le "grand Mariage", ainsi
il peut prendre place parmi les notables et là, il est capable de diriger,
juger, décider et être servi comme un roi.
Il
n'est donc pas étonnant que la grande majorité de la diaspora provienne de la
Grande Comore, l'île où l'institution du "grand
Mariage" est la plus enracinée.
A
l'inverse, à Anjouan, le phénomène de la migration
est marginal, selon le rapport qui souligne que les migrants anjouanais vont
essentiellement à Mayotte, et que les Anjouanais de France, quant eux,
s'intègrent plus facilement dans la culture du pays d'accueil.
Par
Ali Moindjié
Correspondant
de la PANA
La
diaspora comorienne se classe aux tous premiers rangs au monde quant à
l'importance de ses transferts, conclut un rapport réalisé avec l'aide de la
Banque mondiale qui sera publié à Moroni le 26 août.
Les
transferts monétaires réels de la diaspora comorienne se situent aujourd'hui
entre 20 à 22 milliards de francs comoriens (1 euro = 492 FC) même si les
calculs de la Banque Centrale des Comores les chiffrent à 19 milliards pour
l'année 2001, indique ce rapport.
Ces
estimations n'incluent pas cependant les transferts de biens matériels tout
aussi importants, notamment des véhicules, des matériaux de construction, des
articles électroménagers, des médicaments et divers matériaux pour les projets.
Ces
transferts monétaires contribuent, précise le rapport, "à la balance
positive des Comores dans le système des quotes-parts qui compense des
différences en appels téléphoniques entre les pays".
"En
2002, la SNPT (Société nationale des postes et télécommunications) a reçu 1,4
milliard de francs à titre de compensation, en grande partie pour les appels
venant de France", poursuit le rapport, qui souligne que "le
dévouement de la diaspora pour l'épargne et le transfert de fonds est
extraordinaire".
Certes,
l'argent sert à financer des projets collectifs, les besoins des familles
restées sur place et des investissements personnels comme la construction de
maisons, mais une bonne partie finance le "grand mariage" qui confère
honneur et respectabilité en Grande-Comore.
"Le
coût extraordinaire du grand mariage, notent les auteurs du rapport, constitue
en fait probablement la principale dépense financée par l'argent apporté par la
diaspora" puisque les cérémonies nécessitent entre 10 et 60 millions de
francs comoriens, soit "un gaspillage énorme".
L'apport
de la diaspora permet d'assurer "une stabilité monétaire et joue un grand
rôle sur le taux de couverture de la masse monétaire par les avoirs extérieurs
qui se chiffrait à 104% en 2000 et à 110% en 2001, éloignant à court terme le
spectre d'une dévaluation".
Par
ailleurs, compte tenu du fait que "La balance commerciale est
chroniquement déficitaire (de l'ordre de 16 milliards en 2001), ces transferts
sans contrepartie de la diaspora, de l'ordre 16,7 milliards, ont contribué à
améliorer le compte courant et par conséquent la balance globale de 10
milliards".
Il y a
toutefois des effets pervers de ces transferts. Ils contribuent d'abord à
l'augmentation des prix, à l'inflation supérieure à la moyenne annuelle aux
mois de juin, juillet, août, septembre, avec l'arrivée des vacanciers de la
diaspora.
Ces
transferts découragent enfin le travail, favorisant une tendance à
l'assistanat. Certains n'attendant plus, une fois leurs proches placés à
l'extérieur, que la "moisson" à venir.
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Les présidents des îles comoriennes en Afrique du
Sud
Les présidents des îles autonomes d'Anjouan et de Mohéli, Mohamed Bacar
et Mohamed Saïd Fazul, étaient attendus ce mercredi à
Moroni à bord d'un vol spécial sud-africain devant les amener à Pretoria avec
leur homologue grand-comorien Mzé Abdou Soulé El-Bak.
Les trois hommes doivent se rendre dans la capitale
sud-africaine pour prendre part, jeudi
et vendredi, à la réunion des pays de la région et de la Troïka de l'Union
africaine (UA) sur la crise comorienne en Afrique du Sud.
Dans les milieux proches du président de la Grande-Comore, on n'exclut pas que les chefs des exécutifs
des îles reviennent à la charge à Pretoria pour revendiquer le dessaisissement
du ministre mozambicain Francisco Madeira du dossier comorien.
Le président El-Bak a
accepté de revenir sur sa décision de boycotter la réunion de Pretoria si le
président Azali y prend part, indique-t-on de même
source. Mais mercredi en fin de matinée, nul ne savait à Moroni si ce dernier
allait répondre à l'invitation de son homologue sud-africain ou pas.
Dans la capitale comorienne, de nombreux
observateurs relèvent toutefois que le ministre des Relations extérieures,
Mohamed El Amine Soef, qui a quitté Moroni samedi
dernier, se serait entretenu mardi à Pretoria avec son homologue sud-africaine,
Mme Dlamini Zuma, avant de
prendre l´avion pour Maputo (Mozambique).
Les délégations comoriennes, dont le départ était
prévu à 10 heures GMT, devaient être accompagnées de l'ambassadeur Louis Mnguni, envoyé spécial du président Thabo
Mbeki auprès des présidents comoriens.
A noter que dès son arrivée à Moroni le samedi 9
août, M. Mnguni a rencontré les différentes autorités
comoriennes à la Grande-Comore, ainsi que celles de
l'île d'Anjouan où il a passé la nuit de lundi avant
de rencontrer le chef de l'exécutif mohélien, mardi
matin à Fomboni (Mohéli).
La réunion des pays de la région et de la Troïka de
l'UA en Afrique du Sud s'ouvrira presque un mois après celle de Moroni (16 au
18 juillet), qui avait butté sur un désaccord total en ce qui concerne les
recettes fiscales et non fiscales, ainsi que sur des questions relatives à la
sécurité intérieure.
L'ouverture des travaux de cette réunion intervient
également une semaine après l'arrivée à Moroni d'Issilame
Bakari à la tête d'une Coalition pour l'action et le
progrès (CAP), ouvertement opposé au nouvel ensemble comorien dans le format
actuel, optant plutôt pour un retour à la constitution de 1978 qui, a-t-il dit,
est de type fédéral pour avoir accordé une large autonomie aux îles mais jamais
mise véritablement en application.
Le
Rassemblement pour l'initiative et le développement d'une jeunesse avertie (Ridja) se promet d'appeler la population à descendre dans
la rue si, d'ici au 15 septembre, le gouvernement de l'Union des Comores ne
revient pas sur ses récentes mesures de hausse des prix.
Dans
une interview diffusée lundi par Radio Ngazidja, le président du Ridja, Me Larifou Saïd, a indiqué
que le but de la manifestation, qui consistera en une marche pacifique à
travers les artères de la capitale, sera d'exprimer aux pouvoirs publics le
mécontentement et le ras-le-bol des Comoriens.
"Les
dirigeants sont en désaccord total entre eux, et ils sont en désaccord avec le
peuple", a souligné l'avocat, ajoutant qu'on ne peut pas prétendre
satisfaire aux besoins du peuple en lui imposant une hausse du prix du riz,
l'aliment de base, dont le prix du kilo a enregistré une hausse de 20% à la
mi-juillet.
Se
prononçant sur la détention du rédacteur en chef de Radio Ngazidja, qui en est
à son onzième jour de privation de liberté, Me Larifou
a estimé que la détention de M. Mselem est
disproportionnée par rapport à la faute qui lui est reprochée.
Selon
lui, la détention du journaliste est d'autant plus incompréhensible qu'il
existe de nombreuses voies pour réfuter des informations erronées, si elles le
sont effectivement.
Le
ministre des Relations extérieures des Comores, Mohamed El Amine Soef, a quitté Moroni au cours du week-end pour l'étranger,
a appris lundi soir la PANA de nombreuses sources, dont certaines soutiennent
qu'il serait parti pour l'Afrique du Sud.
Interrogé
par un correspondant de la PANA sur la destination précise du chef de la
diplomatie comorienne, un haut fonctionnaire du ministère des Relations
extérieures déclare:
"Allahou yanlamu" (Dieu seul
le sait). Je sais seulement qu'il est parti, mais j'ignore où".
De son
côté, un membre du gouvernement de la Grande-Comore
croit savoir que le ministre El Amine Soef serait
parti avec Aboudou Soefo.
"Ils ont dit qu'ils allaient à La Réunion, mais en réalité ils se
rendaient en Afrique du Sud", dit-il.
A la
Société des hydrocarbures, dont il est le directeur, on affirme que M. Soefo est parti samedi dernier, mais à destination de
Madagascar, comme l'a affirmé, avec hésitation, une de ses collaboratrices,
jointe lundi au téléphone par la PANA.
Quelques
observateurs à Moroni ne manquent pas de lier cette mission -si elle a
effectivement pour destination l'Afrique du Sud-à la réunion de la Troïka de
l'Union africaine (UA), prévue pour s'y tenir les 14 et 15 août prochains.
Si
cette visite imprévue en Afrique du Sud se confirmait, elle coïnciderait avec
la rencontre, le même jour, entre M. El Amine Soef et
Issilame Bakari, le chef de
la Coalition pour l'action et le progrès (PAC), qu'il a rencontré dans la
matinée de samedi avant un entretien de ce dernier avec le président de la Grande-Comore, Mzé Abdou Soulé El-Bak.
A noter
que M. Soefo, directeur des hydrocarbures et
président du Mouvement pour la démocratie et le socialisme (MDS), parti qui
soutient le gouvernement de l'Union des Comores, est l'un des membres de la
délégation conduite par M. El Amine Soef ayant
représenté le président Azali à la réunion
ministérielle des pays de la région et de la Troïka de l'UA à Moroni les 16, 17
et 18 juillet derniers.
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SOCIAL : L'écrivain comorien Mohamed Toihiri, responsable de la correction des épreuves de français de l'examen du baccalauréat en cours à Moroni, a exprimé son indignation suite à la bastonnade infligée mercredi par un gendarme à un surveillant au centre d'examen de Mbeni.
Le pion Toilibou Mohamed Abdoulwahidi avait surpris le gendarme en faction en train de remettre une épreuve corrigée à un candidat en salle d'examen et avait tenté de le rappeler à l'ordre. Furieux, le pandore a frappé le surveillant selon plusieurs témoins.
Cet incident "démontre l'état d'esprit qui règne dans ce pays où la dignité humaine est bafouée par ceux qui ont la force physique", s'est indigné samedi devant la PANA l'écrivain comorien, qui espère que le syndicat des professeurs intentera un procès à l'agent.
Ces exemples de tricherie, a-t-il expliqué en substance, rendent un très mauvais service aux élèves, victimes innocentes d'un système qui produit chaque année près de 75% de déchets scolaires.
Par exemple, depuis le début de la journée de samedi jusqu'à midi, une quinzaine de notes frisant 1/20 ont été données par les correcteurs de l'épreuve de français contre seulement deux notes frôlant les 15/20. Avec une moyenne de 6/20, le niveau des candidats est très bas, soutient l'universitaire comorien.
"Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, cet échec n'est pas celui des élèves. C'est plutôt l'échec du système dans son ensemble", a souligné M. Toihiri, indexant avant tout "la prolifération incontrôlée des écoles privées", plus soucieuses de percevoir des écolages que de veiller à la qualité de l'enseignement.
L'auteur de "La République des imberbes" se souvient avoir identifié, lorsqu'il était directeur général au ministère de l'Education, un directeur d'école qui misait sur la tricherie pour faire réussir ses élèves. "Heureusement, cette école est aujourd'hui fermée", s'est-il réjoui.
Il a également déclaré avoir déjà vu une école sans enseignants.
"Elle avait pour principale activité de remplir les formalités en vue de présenter des candidats. On payait donc pour être candidat. Les élèves étaient régulièrement inscrits, mais ils n'y recevaient aucun enseignement", a-t-il expliqué, ajoutant qu'il existe toutefois quelques "très bonnes écoles privées".
Sur un autre plan, M. Toihiri s'est dit "très affligé" par le fait que l'île d'Anjouan a organisé son bac d'un côté, tandis que la Grande Comore et Mohéli en faisaient de même de leur côté. "Je suis affligé de voir que malgré les efforts fournis, malgré les concessions de certains, il y en a qui se réalisent dans les blocages et le refus de l'autre", a-t-il dit.
L'écrivain s'est demandé, dans la même lancée, si cette Constitution qui divise les Comoriens n'est pas un leurre et si on ne devrait pas admettre l'échec total de toutes ces institutions. "Il y a nécessité de nous interroger parce qu'on a échoué", a dit Mohamed Toihiri.
Il a enfin salué l'initiative du gouvernement de lancer un projet d'université comorienne en rappelant que ledit projet est un peu le sien pour en avoir fait le plaidoyer avec le ministre de l'Education d'alors, Mme Moinaécha Cheikh, du temps où il était directeur de l'enseignement supérieur.
M. Toihiri a été, depuis, remercié avec brutalité, rappelle-t-on.
La
délégation comorienne aux Jeux de l'océan
Indien prévus fin août à Maurice, forte de 130 membres dont 14 officiels, a
quitté Moroni le 26 courant, a-t-on appris de source sportive à Moroni.
Selon
cette source, ce chiffre n'inclue pas les 6 tennismen qui se préparent sans
toutefois savoir s'ils auront leur ticket pour Port-Louis.
Au
total, les Comores se présenteront dans dix disciplines lors de ces Jeux. La
onzième discipline, le tennis, se trouve sous le coup d'une sanction par la
Fédération internationale de tennis, auprès de laquelle des démarches se mènent
en ce moment pour la levée de la sanction.
Par
ailleurs, le regroupement final des sportifs et des officiels à l'Institut
national de la jeunesse et des sports (INJS) de Moroni, en début de semaine, ne
semble pas aller sans poser des problèmes d'intendance, selon la dernière
édition du journal 'Al-Watwan'.
"Faute
de moyens, plus de la moitié des athlètes est invitée à dormir à même le sol et
à trois sur deux matelas mis côte à côte", écrit le journal gouvernemental
comorien, qui fait en outre état "d'autres problèmes non résolus"
pour l'accueil des athlètes.
Un
homme cambriolé, Hassani Ali Ivessi, s'est fait
justice le week-end en tranchant à la machette le poignet du jeune voleur, un
petit délinquant nommé Banzi âgé de moins de 20 ans,
dans le village de Séléani, a appris la PANA de
source policière à Mbéni, chef lieu de la région de Hamahamet.
De même
source, Hassani Ali Ivessi avait ligoté le jeune
homme chez lui avant de lui couper la main droite d'un coup de machette,
séparant la main du reste du corps.
Banzi est ainsi
mutilé pour avoir volé un bonnet à l'ancien chef du village, convaincu que le
jeune homme lui avait déjà dérobé d'autres biens par le passé et qu'il
récidivait.
En
infligeant ce supplice au jeune homme, Hasan Ali Ivessi
pensait peut-être à la prescription de la Charia qui autorise à couper la main aux
voleurs sous certaines conditions.
Cependant,
aux Comores, la Charia ne régit, depuis l'époque coloniale, que les seules
affaires familiales (mariage, héritage, etc.). Tout le reste relève de règles
de droit d'inspiration française, y compris les affaires de vols.
C'est
la première fois qu'un voleur est amputé de toute l'histoire récente des
Comores. L'affaire suscite un vif émoi aux Comores.
ENVIRONNEMENT
Le volcan le Karthala des Comores est en phase de pré-éruption magmatique, selon l'Observatoire volcanologique de La Réunion qui a dépêché sur place un ingénieur afin de renforcer la surveillance, a appris la PANA mercredi de source officielle.
L'ingénieur en chef de l'Observatoire volcanologique de La Réunion, Philippe Catherine, a indiqué que le volcan des Comores présente tous les symptômes d'une éruption imminente.
Depuis juin, les secousses aux abords du volcan comorien, bien que de magnitude modérée (entre 0,5 et 2,5), sont de plus en plus nombreuses: 494 séismes en juin, plus de 1.000 en juillet et près de 100 par jour depuis le début du mois d'août.
"En temps normal, on n'en recense qu'un à deux par jour, les choses se précisent donc", a expliqué Philippe Catherine, ajoutant que "l'éruption est annoncée, même si on ne peut jamais être sûr dans ce domaine ou prévoir une date".
Pour l'instant, cette activité sismique est le seul phénomène qui laisse prévoir une prochaine éruption du Karthala. Afin d'affiner les mesures et constations sur place, Philippe Catherine se rendra jeudi aux Comores pour venir en aide à l'Observatoire volcanologique du Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS) des Comores.
Selon le scientifique, le Karthala est beaucoup plus dangereux que le volcan de La Réunion, le piton de la Fournaise, pourtant l'un des plus actifs du monde.
Cette dangerosité résulte plus particulièrement de son emplacement et de ces modes éruptives. Ses coulées peuvent ainsi facilement atteindre des zones habitées, faute d'un enclos isolé tourné vers la mer, comme à La Réunion.
Le Karthala est aussi plus redoutable que la Fournaise car il s'agit d'un volcan explosif: lorsque les masses d'eau infiltrées dans son édifice se vaporisent au gré des échanges thermiques avec le magma, des phénomènes très dangereux peuvent se produire.
On parle alors d'activité phréatique, a encore M. Catherine.
Plus dangereuses encore, les éruptions dites phréato-magmatiques, décrites aussi comme "cataclysmiques". Plus rares, la dernière de ces éruptions est vieille de 4.000 ans. Elle a mis en jeu du magma "frais", la rencontre de l'eau et du feu provoquant des événements paroxysmaux dont on retrouve les traces à 1.300 mètres d'altitude sur les pourtours du Karthala.
Les scientifiques réunionnais n'excluent pas la possibilité qu'une telle activité se reproduise en zone littorale, même dans des zones habitées, en cas de fissures communiquant avec la mer.
Pour l'instant, les prévisions ne sont pas alarmistes et l'Observatoire s'attend à une simple éruption magmatique, sans explosion. Mais les observateurs manquent de visibilité, et rien ne peut les assurer d'une éruption "calme".
Créé en 1986, l'Observatoire manque significativement de moyens, matériels et humains. Sur les sept stations d'observation permettant de mesurer précisément l'activité volcanique, seules trois sont opérationnelles. Les autres ont été vandalisées, il y a quelques mois, et ne sont toujours pas remises en état de marche.
L´Observatoire volcanologique du Karthala ne cesse de tirer la sonnette d´alarme dans ses derniers bulletins d´alerte sur la probabilité d´une éruption volcanique à court terme sur la Grande-Comore.
Jusqu´à la date du 17 août, et ce, depuis le début du mois, l´Observatoire du Karthala a relevé 1.659 séismes soit une moyenne de 98 séismes par jour, un chiffre suffisamment élevé, selon les spécialistes, pour susciter l´alerte maximum.
Fin juin 1991, de 30 séismes par jour, on est très rapidement passé à entre 1.500 et 2.000 par jour, suivi aussitôt après d´une crise sismique qui a abouti à l´éruption du 10 juillet.
Au regard de la sismicité observée au cours des dernières quarante-huit heures, les spécialistes n´écartent pas l´hypothèse d´une éruption magmatique sans toutefois exclure l´autre hypothèse, à savoir une éruption de type phréatomagmatique.
Cette seconde hypothèse, expliquent-ils, trouverait sa justification dans la présence d´un lac au sommet du Karthala susceptible de transformer l´activité magmatique en activité phréatomagmatique.
On ignore pour l´instant vers quelle direction la lave pourrait se diriger dans le cas d´une éruption magmatique.
Apres le saccage, l'année dernière de la station d´observation la plus performante et de son matériel emporté par des vandales, les techniciens du Centre comorien de la documentation et de la recherche se disent peu en mesure de situer avec précision le versant qui pourrait prendre la coulée de lave.
Toutefois, rassure Malory Leclerc, le chef du laboratoire, "dans moins d´une dizaine de jours, la station pourrait être réhabilitée"; ce qui lui donne un peu d´espoir pour permettre une bonne surveillance du Karthala".
DEBATS ET OPINIONS LIBRES :Point de vue de M. Mohamed Ibrahim Mihidjayi,
professeur certifié, France
Les Comores constituent « l’homme malade » de l’océan
indien dans une zone relativement calme et mieux gouvernée au regard des
troubles du continent. Si les contraintes naturelles (relief) ne sont pas
d’obstacles majeurs pour l’archipel, en revanche l’impasse constitutionnelle du
nouvel ensemble comorien plonge encore l’archipel dans une crise
institutionnelle permanente.
La division de la classe politique
La flamme
séparatiste qui a ravagé les îles depuis 1997 due à l’incompétence et au manque
de vision des acteurs politiques de l’époque a donné l’occasion à un militaire
professionnel du Sérail de faire un coup d’état en 1999 avec la complicité des
réseaux officieux de l’extérieur pour mettre prétendument fin à ce virus
séparatiste. Les accords de Tana (Madagascar) de 0l’année 2000 parrainés par
l’Union européenne et la France sous la législature de la gauche plurielle ont
débouché à l’émiettement du micro état comorien malade de ses crises internes
et ses coups d’état à répétition. Nos politicards de tout bord ont requinqué
leur vocabulaire politique pour miroiter les Comoriens qu’une autonomie
financière des îles dans un pays miné par la corruption et le népotisme serait
la solution pour faire disparaître par un coup de balai les affres d’une
décolonisation ratée.
Le
nouvel homme fort élu président de l’Union des Comores ne s’imagine pas que les
présidents des îles élus démocratiquement comme lui allaient avoir des
compétences constitutionnelles étendues et qu’il serait réduit à un président
potiche. On assiste à une guéguerre entre le colonel Azali
et les élus des îles pour la mise en pratique de cette nouvelle constitution.
Les partenaires des Comores, UE(Union européenne) et France, sont lassés de
cette jacquerie politicienne qui fait reculer davantage l’archipel. Il est très
affligeant que les autorités africaines en général et comoriennes en
particulier ne parviennent pas à tirer les leçons de notre retard considérable
en matière de développement mais continuent à se tirer à boulets rouges comme
des chiffonniers.
Une crise sociale et économique en pente
douce
Irrésistible ascension de chômage, mévente des produits de
rente (vanille, ylang ylang,
copra), ralentissement du secteur touristique : les Comores s’enfoncent dans
une maladie de langueur. La dévaluation du francs comorien en 1914 a amplifié
les conditions précaires des agents de l’Etat. Les prix des denrées de
premières nécessités ont augmenté à une vitesse vertigineuse alors que les
salaires stagnent depuis belle lurette. Les plans d’ajustement structurel du
FMI et de la Banque mondiale n’ont pas réussi à assainir les finances
publiques. La corruption et le détournement des fonds publics ne cessent de
s’accentuer. Les arriérés de salaires des fonctionnaires sont monnaie courante.
Tous les gouvernements successifs ne parviennent pas à assurer la régularité
des salaires. Les hommes politiques au pouvoir d’hier et d’aujourd’hui tirent
vers eux la couverture. Un marché intérieur faible et des exportations quasi
nulles affaiblissent la balance commerciale des Comores. Les Comores
intéressent peu les investisseurs de la zone (île Maurice, Afrique du Sud et
île de la Réunion). Les autorités comoriennes n’ont pas une politique économique
qui pourrait inciter les Comoriens de France à investir au pays.
La situation sociale des agents de l’Etat sur fond de crise
économique endémique ne cesse de dégrader. Les arriérés de salaires serpent de
mer des gouvernements successifs pénalisent la relance de la consommation
intérieure et retardent longuement l’acquittement des impôts par les opérateurs
économiques. Cette crise de dysfonctionnement qui perdure depuis plus de deux
décennies dissuade les investisseurs limitrophes des Comores (Mauriciens,
Sud-africains…) de s’intéresser à l’archipel. La fragilité du marché intérieur,
la paralysie institutionnelle et l’absence de volonté politique pour nos
dirigeants constituent un ensemble d’ingrédients qui fige les Comores pour
quelques années encore. Les stratèges de l’Union des Comores ont montré la
limite de leur génie humain. Ils ont planché à longueur des semaines pour
compiler le volet constitutionnel à partir de textes étrangers au détriment des
mesures d’accompagnement, de l’autonomie financière des îles tant criée sur
tous les toits. Nous pensons que des erreurs d’appréciation sur les conflits
africains en général et comoriens en particulier ont marqué les générations
montantes ces dernières années. Ils serait préférable d’intégrer dans l’analyse
des conflits le volet sociologique, environnemental, le souhait et les attentes
des populations concernées. Les micros projets communautaires aux Comores
parrainés par la diaspora comorienne de France donnent un élan d’espoir à la
lutte contre le sous-développement. L’ouverture d’une banque avec des antennes
dans les différentes régions des îles pour canaliser les fonds des immigrés
comoriens de France peut être une voie dont des dirigeants intègres et soucieux
de l’intérêt général pourraient s’inspirer pour une sortie de crise sociale et
économique. Dans les sociétés humaines, l’évolution des mentalités s’inscrit
dans la longue durée. Les Comoriens comme les êtres humains du monde
non-occidental habitués à être maternés par des dirigeants qui détenaient tous
les pouvoirs s’accommodent difficilement à une culture d’autogestion dans un
pays où le respect du droit est une utopie d’une autre époque. La République
des Comores fragile mais maintenue malgré vents et marrées s’est effondrée
comme un château de cartes. L’émergence de l’union des Comores dans les ruines
de la République Fédérale Islamique est la voie vers l’émiettement des îles et
du pouvoir central voulu et conditionné par des dirigeants retors et à courte
vue.
Vous
trouverez ci-après une communication de M. Omar Tamou
Comoriennes et Comoriens
Je constate, et vous en conviendrez avec moi, que le pays est
confronté à un blocage sans commune mesure, un blocage qu’aucun pays n’ait
jamais connu, un blocage non seulement politique mais aussi juridico
constitutionnel puisque depuis 1999, le Colonel Azali
n’a pas su doter le pays de nouvelles institutions qu’il a cependant pris
l’engagement solennel de mettre en place.
- Azali a encore une fois repoussé
les dernières propositions présentées par la troïka lors de sa dernière venue à
Moroni. Celle-ci a du rentrée bredouille sans commentaire.
- Les trois présidents des trois îles
dénoncent la médiation de Monsieur le Ministre Madeira et réclament son
dessaisissement du dossier au sujet du règlement de la crise Comorienne. C’est
scandaleux car même si le motif de dessaisissement a certes suscité quelque raison de déplaire, mais
avouons que la décision a été tout de même un peu trop hardie et peut être même
un peu prise naïvement, passez moi le mot.
- La tenue des élections
législatives a été reportée a une date sine die.Et
nous voilà sous quatre ans de vide institutionnel.
N’est-ce- pas là un vide
tristement célèbre, mondialement record. Un record que nul ne peut battre. Azali peut s’enorgueillir. Je félicite non seulement le
détenteur du titre mais aussi et surtout ses supporters et ses admirateurs.
Et le peuple vit au quotidien, la
tragédie de la faim, de la maladie, de la délinquance, de l’insécurité et de la
peur du lendemain au moment où quelque part, une famille ou plus exactement un
clan avec son patron en premier, multiplie les ardeurs à l’arbitraire et à
l’enrichissement illicite, au grand dam de tout un peuple.
D’aucuns diraient Bravo !
Moi je dis plutôt : c’est triste !!! Et vous que diriez-vous, eu
égard à ce, ni plus ni moyens, spectacle.
Pour sortir notre pays des
décombres de cette politique dévastatrice, il faut agir vite … Tout de suite,
car il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Les forces politiques et les
démocraties éprises de liberté et de justice doivent, immédiatement unir leurs
efforts afin de faire renaître l’espoir, l’envie de vivre, le patriotisme et
créer des perspectives pour un peuple Comorien certes profondément éprouvé,
mais portant encore en lui d’immenses ressources capables de mettre le pays sur
le sentier du développement.
Pour ce faire et je ne me
lasserai pas de le répéter, même si des esprits chagrins y trouvent à redire,
je ne me lasserai jamais disais-je, à dire et à redire que les vrais fils des
Comores, les patriotes avérés doivent savoir mettre une croix sur le passé,
tourner la page, enterrer la hache de guerre, se débarrasser de tout esprit
vindicatif, faire preuve enfin d’une grande volonté de tolérance et de
conciliation.
En tout cas, je le répète encore,
et je ne me lasserai jamais encore une fois de le répéter, qu’en ce qui me
concerne, n’en déplaisent aux esprits chagrins, je m’engage désormais, et je
défis quiconque chercherait à m’en dissuader, à apporter ma modeste
contribution à la noble mission de livrer le combat politique nécessaire à
dessein de délivrer le pays.
Au nom du RNDC, que j’ai
l’honneur de présider, nous faisons nôtre, l’adage qui veut que la
politique n’est pas seulement l’art de conquérir ou de conserver le pouvoir,
même se ceci est en soit un des aspects et non des moindres.
La politique est avant tout
morale, volonté, raison et conscience et non simplement besoin et passion.
Elle doit nécessairement
impliquer l’éducation des citoyens qui ne doivent avoir que la noble passion
d’aimer la patrie.
Nous ne voulons pas le pouvoir
pour le pouvoir ni ses privilèges.
Nous voulons que les Comores
changent :
-
qu’un statut de droit garantissant la liberté fondamentale
et le droit de l’homme y soit instauré.
Nous voulons que la crédibilité
et l’efficacité des services publics soient rétablis.
Nous voulons que les dirigeants,
responsables du destin du pays quel qu’ils soient préparent l’avenir des
enfants Comoriens
-qu’ils équipent le pays
afin d’apporter demain la réalité d’un monde de plus en plus difficile pour
ceux qui n’ont pas la volonté de survie.
Nous voulons que l’on rende au
pays sa fierté en barrant la route à l’affairisme et aux circuits mafieux qui
gangrènent quelque part dans le système … et il faut aussi mettre un terme à la
mendicité internationale érigée en diplomatie.
Nous voulons enfin que l’on
restaure la dignité nationale.
C’est dans cet esprit que je vous
invite Comoriennes et Comoriens à prendre conscience de la situation qui
prévaut et dire ensemble avec vous RNDC … trop c’est trop ! ASSEZ
Omar TAMOU
NOTRE REGION : Le COMITE D’ORGANISATION
et de PILOTAGE du COLLOQUE INTERNATIONAL POUR LES DROITS
DE L’HOMME ET LA CULTURE DE LA
PAIX a accueilli le PROFESSEUR KAPET DE BANA, Coordinateur International pour
l’UNION INTERAFRICAINE des Droits de l’HOMME, Chargé des ILES AFRICAINES de
L’OCEAN INDIEN (Ile Maurice, Ile de la Réunion, Les Seychelles, les Comores et
Madagascar), à L’Aéroport Ivato, venu à Bord d’Air-France, le mercredi 13 Août
2003, pour activer les travaux et le Bon déroulement du COLLOQUE qui se tiendra
du 25 août au 30 août 2003 à
Antananarivo, dont l’ouverture se fera sous la PRESIDENCE de MONSIEUR LE
PRESIDENT de la REPUBLIQUE de MADAGASCAR,
son Excellence MARC RAVALOMANANA en présence du CORPS DIPLOMATIQUE, des
REPRESENTANTS des INSTITUTIONS et ORGANISATIONS INTERNATIONALES accréditées
auprès du GOUVERNEMENT de l a
REPUBLIQUE DE MADAGASCAR, ainsi que les REPRESENTANTS des HAUTES AUTORITES
POLITIQUES, ADMINISTRATIVES et RELIGIEUSES de MADAGASCAR.
La
Presse Internationale et les Médias
Malgaches ont déjà largement fait écho à l’opinion, depuis plus de 3 mois, de
cet événement, et les Organisations de la Jeunesse, à travers tous les Pays,
continuent sur le terrain, sur toute l’étendue du territoire, à relayer les
activités du COMITE PREPARATOIRE D’ORGANISATION ET D’ORIENTATION pour la bonne
Réussite du COLLOQUE.
Antananarivo,
le 14 Août 2003
Le
COMITE INTERNATIONAL DE PILOTAGE
Professeur Kapet
de BANA
NOS BREVES : La Chine s'engage à rénover
l´aéroport de Moroni-Hahaya
Une mission technique chinoise conduite par le directeur
général adjoint du bureau d'études de l'administration de l'aviation civile
chinoise, Liu Linsbeng, a
paraphé, lundi 25/8/03, un document relatif à l'extension et au réaménagement
de l'aéroport Prince Saïd Ibrahim de Moroni.
Les travaux de réfection de cet aéroport étaient à l'ordre
du jour depuis la récente adhésion des Comores à l'Agence pour la sécurité de
la navigation aérienne en Afrique (ASECNA).
La mission chinoise répond à un souhait du président
comorien, Azali Assoumani,
qui lors de sa visite d'Etat en République populaire de Chine en juin dernier
avait, entre autres dossiers, plaidé auprès de son homologue chinois pour le
réaménagement et l'agrandissement de l'aéroport Prince Saïd Ibrahim, a indiqué
à la PANA M. Linsbeng, qui n'a pas précisé le coût du
projet.
Il a loué l'excellence des relations entre la Chine et les
Comores, soulignant que les différents contacts entre les deux pays
témoignaient de la solidité de l'amitié et de la solidarité entre leurs
peuples.
Dix
ans de prison ferme pour le coupeur de main
La justice comorienne a condamné à dix ans de prison ferme
et à 1.000 dollars US d'amende un ancien chef de village, reconnu coupable
d'avoir tranché à la machette la main d'un enfant de 15 ans qu'il accusait de
vol.
S'expliquant sur son acte, il y a quelques jours devant le
Tribunal correctionnel de Moroni, Hassani Ali Ivessi,
ancien chef du village de Séléani, situé au Nord-Est
de la Grande-Comore, a déclaré que l'adolescent lui
avait volé un bonnet.
En prononçant ce verdict "très sévère", le
président du Tribunal, Omar Ben Ali, n'aurait pas tenu compte de la culture et
de l'origine (paysanne) de l'accusé, a estimé Me Fahami
Saïd Ibrahim, l'avocat de la défense.
Ne connaissant de droit que le droit traditionnel ou
musulman qui n'est appliqué aux Comores que dans des cas limités comme le
mariage ou l'héritage, son client, a-t-il expliqué, a cru agir dans le sens du
Coran qui prescrit de couper la main à toute personne reconnue coupable de vol.
Autant le procureur a reconnu cette prescription de l'Islam,
autant il a précisé que la Charia n'est pas promulguée aux Comores, un argument
que ne partage pas la défense en soutenant que "la loi de Dieu n'a pas
besoin d'être promulguée par l'homme" pour être valable.
Me Fahami a enfin précisé que son
client entend "interjeter appel dès cette semaine, incha'Allah".
Les élus de la Réunion
demandent des garanties financières au sujet de la décentralisation
Les de la Région Réunion et du Conseil Général de l'île ont demandé ce mercredi au gouvernement français des "garanties financières" sur les transferts de compétences figurant dans le projet de loi de décentralisation qui leur était soumis pour consultation.Réuni en assemblée plénière, la collectivité régionale, majoritairement à gauche, a estimé lors du vote d'une motion (26 pour, 13 contre) qu'elle "ne peut valablement délibérer", en l'absence de réponses du gouvernement, sur la "compensation des retards structurels accumulés dans l'île, tant en matière d'équipements que de personnels", en raison notamment de la "dynamique démographique".La Réunion, qui compte actuellement 750.000 habitants, atteindra 1 million d'habitants en 2025, ce qui "augmentera considérablement ses besoins", indique un communiqué de la Région transmis à la PANA.Sur le transfert des Techniciens ouvriers de service (Tos), question particulièrement sensible dans l'île, la Région se demande s'il n'ouvre pas la voie à un "désengagement de l'Etat au détriment des collectivités locales".Pour le Président de la Région, Paul Vergès, qui intervenait sur Télé Réunion mercredi soir, la réforme du gouvernement "mettra à mal tous les acquis dont La Réunion a bénéficié depuis la loi dedépartementalisation de 1946 qui a amené le progrès social dans l'île". Cette loi, c'est une "régression sociale" qui s'annonce si l'Etat transfère des compétences aux autorités de l'île, sans les moyens financiers adéquats, a-t-il martelé.De même, le conseil général, dirigé par la droite, réuni lui aussi en assemblée plénière mercredi, a émis un avis favorable sur le projet de loi tout en insistant pour que "soient pris en compte les retards structurels que connaît la Réunion ainsi que son évolution démographique". S'agissant du transfert des Tos, il a indiqué qu'il ne "constitue pas une priorité" et a demandé au gouvernement de le "différer dans l'attente d'une compensation des retards" (construction d'établissements et taux d'encadrement) dans le secteur éducatif. Selon certains observateurs, les deux collectivités de l'île n'ont pas rejeté les transferts des pouvoirs que leur propose le gouvernement français dans une vaste réforme de la décentralisation, mais l'ont plutôt conditionné à un transfert des moyens appropriés.
Forte participation
seychelloise aux jeux des îles
La délégation seychelloise aux 6èmes Jeux des îles de l'océan Indien (JIOI), prévus à Maurice du 29 août au 7 septembre 2003, sera forte de 367 membres, a annoncé lundi le ministère des Collectivités locales des Sports et de la Culture. La délégation seychelloise, la plus forte délégation après celle du pays organisateur qui accueillera pour la deuxième fois ces Jeux, sera composée de 105 officiels et 262 athlètes dont 147 garçons et 115 filles. Ces athlètes prendront part aux 13 disciplines retenues par les organisateurs (athlétisme, football, badminton, basket-ball, volley-ball, tennis, boxe, natation, haltérophilie, cyclisme, judo, tennis de table et voile). Une réception en l'honneur de la délégation a été organisée vendredi dernier au Palais des Sports du Complexe sportif de Roche Caïman au cours de laquelle, à la tête des membres du gouvernement, le vice-président James Michel est venu exprimer aux athlètes "le soutien du gouvernement et du peuple seychellois tout entier". La ministre seychelloise des Sports, Sylvette Pool, a confié à PANA que la préparation et les frais de séjour des sportifs à l'île Maurice coûteront au gouvernement 5,5 millions de roupies seychelloises (soit environ 925.000 euros). "Notre objectif à ces Jeux est d'égaler, voire dépasser, notre record de 75 médailles réalisé en 1993 quand nous avions organisé les Jeux à Mahé", a-t-elle ajouté. La délégation seychelloise quitte Mahé mardi pour l'île Maurice où sont également attendues celles de Madagascar, de La Réunion et des Comores.Les Jeux des Iles de l'océan Indien ont été créés en 1978 pour permettre aux athlètes des îles de l'Océan indien, qui avaient à l'époque des difficultés à se déplacer pour participer aux manifestations sportives organisées sur le continent africain, d'avoir tous les quatre ans une compétition dont l'intérêt et le niveau sportif sont à la mesure de la réalité sportive de la sous-région. La première édition de ces jeux s'est déroulée en 1979 à La Réunion, rappelle-t-on.
Le Japon va aider Madagascar à
réhabiliter ses routes
Le président malgache Marc Ravalomanana s'est entretenu jeudi à Antananarivo de la réhabilitation des routes du pays avec les deux sénateurs japonais, Kuniomi Iwai et Yukio Danmoto, en visite à Madagascar depuis le 22 août. Après un rapide bilan de la coopération nippo-malgache qui touche plusieurs domaines telles que l'adduction d'eau, la protection de l'environnement ou encore la pêche, le président malgache, les deux sénateurs et l'ambassadeur japonais en poste à Madagascar ont axé leurs discussions sur le projet malgache de réhabilitation de 14000 kilomètres de routes avant 2006. Ainsi, les sénateurs nippons ont annoncé que leur pays est prêt à aider financièrement et techniquement la grande île pour que ce grand projet qui figure au premier rang des promesses électorales du président malgache, réussisse. Plus concrètement, le Japon va commencer par réhabiliter le "by-pass" qui relie les routes nationales 2 et 7 qui vont respectivement de la capitale malgache à Toamasina, la principale ville de l'Est, et à Toliara, la principale ville du Sud. Le "by-pass" d'une quinzaine de kilomètres de long sera surtout destiné aux nombreux grands camions qui utilisent la route nationale n°2 et qui provoquent souvent des bouchons sur cette axe. Le coût du projet n'a pas encore été divulgué, mais les experts l'estiment à environ 20 milliards de Fmg.
Toutes les émissions produites par la télévision publique mauricienne, la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC), à l'occasion des 6è Jeux des îles de l'océan Indien (JIOI) vont être diffusées par satellite dans tout l'océan Indien aux abonnés de "Canal Satellite océan Indien", a-t-on appris vendredi de source officieuse à Saint Denis de La Réunion. La société mauricienne MC Vision commercialisant l'abonnement au bouquet de chaînes "Canal Satellite" vient de finaliser un accord avec la direction de la MBC concernant la retransmission des 6è JIOI, a indiqué cette source. Au total, 90.000 familles abonnées à "Canal Satellite" dans l'océan Indien (Maurice, La Réunion, Madagascar, Seychelles et Comores) vont pouvoir suivre en direct les JIOI qui prendront fin le 7 septembre. Il s'agit d'une première depuis le lancement des Jeux en 1979. "Canal Satellite océan Indien" compte deux tiers de ses abonnés à La Réunion, les autres étant disséminés entre l'archipel des Comores, Mayotte comprise et Madagascar .
Le ministre mauricien du Tourisme, Nando Bodha, a estimé vendredi que le tourisme peut devenir la force motrice du développement de Maurice si cette activité est davantage intégrée aux autres secteurs de l'économie. L'heure est venue pour que Maurice soit considérée comme un label au niveau international pour ses attraits touristiques, mais aussi pour ses autres produits et services: centre offshore, cyber-île et textile, a dit le ministre qui intervenait lors d'une conférence organisée par la Chambre de commerce américaine (AMCHAM).Il a souligné que le touriste doit se sentir chez lui à Maurice, tout en étant loin de son pays natal. "Cette industrie affiche une certaine résistance tout en demeurant fragile. La preuve est qu'elle a pu se tirer d'affaires malgré des événements défavorables -guerres, actes terroristes, pneumonie atypique (SARS)...- au niveau international", a-t-il déclaré. Le ministre a également parlé des possibilités d'intégration de l'industrie touristique à d'autres secteurs de l'économie. Il a cité le secteur agricole qui, à travers la production de fruits et légumes, a déjà un lien avec l'industrie du tourisme et aussi le secteur du textile et de l'habillement, au vu des achats effectués par les touristes, de même que la bijouterie locale. Concernant le développement des infrastructures, M. Bodha a indiqué que le parc hôtelier s'agrandira et que le nombre de chambres, qui approche 10.000, augmentera d'environ 1.500 unités d'ici à l'année prochaine et de 2.500 plus tard. "Les investissements totaux pourraient s'élever à 10 milliards de roupies (environ 345 millions de dollars)", a-t-il indiqué. Par ailleurs, selon les statistiques officielles, le premier semestre de cette année a été marqué par une progression de 4 pour cent des arrivées touristiques, soit 335.000 visiteurs. Cependant, le taux de remplissage des chambres à chuté, passant de 69 pour cent à 58 pour cent sur les sept premiers mois de l'année, en raison de l'augmentation du nombre de chambres disponibles. Maurice compte actuellement 97 grands établissements hôteliers, soit un total d'environ 9.600 chambres.
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