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L |
a
ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin a appelé mardi 9 Septembre à "la
mobilisation de tous" contre l'immigration clandestine à Mayotte, "condition"
de son développement et donc de sa future intégration dans le cadre de l'Union
européenne.
A
l'issue d'un comité de suivi de l'accord du 27 janvier 2000 sur l'avenir de
Mayotte, qui se tiendra désormais deux fois par an, elle a rappelé la volonté
du gouvernement de négocier l'entrée de cette île comorienne actuellement
administrée par la France dans les régions ultrapériphériques (RUP) de
l'Europe, dans le cadre de la nouvelle Constitution européenne. L'accès à ce
statut lui permettrait de bénéficier de crédits européens plus importants.
Mayotte doit auparavant être retirée de la liste des pays et territoires
d'outre-mer (PTOM), a indiqué Mme Girardin.
"Ce
n'est pas une négociation facile. Nous devons convaincre une majorité d'Etats
européens de ne pas s'y opposer", a-t-elle observé en indiquant que le
président Jacques Chirac avait adressé une lettre à ce sujet au président de la
Commission européenne Romano Prodi.
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Sommaire : POLITIQUE :
CULTURE ET SPORTS:
ACTUALITES
REGIONALES:
BREVES :
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Suite
de l’édito
Suite de l’édito
Le
comité de suivi a qualifié l'immigration clandestine de "fléau
majeur", dans son relevé de conclusions.
"Nous
ne réussirons le développement de Mayotte que si nous arrivons à maîtriser ce
fléau. L'Etat fait son devoir mais il doit y avoir une prise de conscience
générale. Cela conditionne notre réussite ou notre échec collectifs", a
déclaré la ministre, lors d'un point de presse.
Elle a
fait état des efforts en matière de police : 149 policiers ont été intégrés
dans la fonction publique territoriale et des moyens supplémentaires ont été
affectés pour la surveillance des côtes", a-t-elle précisé en faisant état
d'"une hausse de 30% des reconduites à la frontière".
Parallèlement
au maintien de l'ordre, elle a insisté sur l'action menée par le gouvernement
auprès des Etats voisins, notamment Madagascar et les Comores, "pour fixer
les gens chez eux". Il convient de rappeler que les instances
internationales ont toujours considéré Mayotte comme une partie intégrante du
territoire comorien.
Mayotte
occupe le triste privilège en matière de nombre d’expulsions. Mais les soit
disants « clandestins » reviennent car ils considèrent Mayotte comme
une partie à part entière de leur territoire national. De nombreux liens
familiaux unissent en effet les populations des 4 îles des Comores qui parlent
la même langue, pratiquent la même religion et possèdent la même culture.
La
politique policière envisagée par l’actuel gouvernement pour empêcher la libre
circulation des hommes ne peut qu’entraîner de nouveaux drames sans régler le
problème de fond. Elle constitue, par ailleurs, un gaspillage de l’argent du
contribuable français.
Seul un
développement économique harmonieux des 4 îles de l’archipel permettrait aux
populations de ces îles de connaître la paix, la stabilité et la prospérité.
Toute autre politique qui consiste à régler un problème humain par des méthodes policières est
irrémédiablement vouée à l’échec. Le combat contre la soit disante
« immigration clandestine » relève donc d’une pure illusion.
La Rédaction
ACTUALITES :|
L |
a visite que devait effectuer
jeudi 4 septembre le président Thabo Mbeki d'Afrique du Sud aux Comores a été reportée sine die,
"peut-être après l'Assemblée générale de l'ONU", a déclaré mercredi 3
septembre à la PANA le ministre d'Etat comorien de la Défense, Hamada Madi Bolero.
"Ce refus, certes poli et
courtois, nous met mal d'autant plus mal à l'aise que M. Mbeki
ne voulait venir que pour aider à sortir de la crise", a ajouté, sous couvert
de l'anonymat, un fonctionnaire du ministère d'Etat aux Relations extérieures.
La visite du président
sud-africain à Moroni devait faire suite à la réunion, à Pretoria, des pays de
la région et de la troïka de l'Union africaine les 16 au 18 août dernier sur la
crise comorienne.
Le document issu de cette
rencontre avait prévu une réunion du président de l'Union des Comores avec ceux
des îles autonomes de l'archipel sous les auspices du chef de l'Etat
sud-africain, coordonnateur des pays de la région et de l'Union africaine, pour
donner effet au mémorandum de Pretoria.
Toute la matinée de mercredi, le
staff politique du colonel Azali Assoumani,
qui comprend plusieurs ministres, s'est réuni au ministère des Relations
extérieures, mais aucune déclaration n'a été faite à l'issue de cette rencontre
qui a éclipsé le conseil des ministres, habituellement organisé le même jour.
Pour les observateurs à Moroni,
si la visite du président sud-africain n'a pas été étrangère à ces discussions
du premier cercle du président Azali, le réveil
soudain des partis politiques traditionnels y a certainement été pour beaucoup.
Mardi, les dirigeants de dix
partis politiques d'opposition avaient exprimé, dans une résolution, leur
volonté de s'unir dans une nouvelle dynamique de concertation et d'actions
communes et pour un sursaut national pour sortir le pays de la crise.
Parallèlement à la résolution,
les dix partis politiques ont publié un communiqué dans lequel ils appellent le
chef de l'Etat sud-africain à convoquer, "dans les meilleurs délais",
une réunion des présidents de l'Union et des îles.
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D |
eux émissaires du président Azali Assoumani de l'Union des
Comores, le commandant Fakhridine Mahamoud
et Ahamada Hamadi, sont
partis jeudi 4 septembre à destination de l´Afrique du Sud via l'île Maurice,
ont révélé des sources proches de la présidence comorienne.
Selon ces sources, le but de la
mission est de demander aux autorités sud-africaines, notamment au président Thabo Mbeki, de surseoir à la
visite, reportée sine die à la demande des autorités comoriennes, qu'il
projetait d'effectuer à Moroni.
Le commandant Fahridine
Mahamoud a été directeur de cabinet du président Azali avant d'être nommé directeur de la Société d'eau et
d'électricité des Comores, tandis que Ahamada Hamadi, actuel conseiller diplomatique du chef de l'Etat, a
été longtemps secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.
Le président sud-africain est le
coordonnateur des efforts des pays de la région pour le suivi du processus de
réconciliation nationale aux Comores.
Il doit, à ce titre, organiser
une conférence des présidents de l'Union des Comores et des îles autonomes
comme stipulé dans le mémorandum signé à Pretoria le 18 août dernier par toutes
les parties en vue de mettre un terme à la crise comorienne.
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L |
e président de la Chambre des
députés d'Anjouan, Saindou Cheik, 57 ans, est décédé
au début du mois de septembre, a annoncé le journal Al-Watwan
dans son édition de ce vendredi.
M. Cheik qui a été terrassé par
un malaise, a eu droit à des funérailles officielles, tandis que le président
de l'île, le colonel Mohamed Bacar, avait décrété un
deuil de trois jours sur l'ensemble de l'île.
Le disparu s'était taillé, ces
dernières années, la réputation d'un dur au sein du mouvement anjouanais dont
il était l'un des principaux dirigeants, en même temps qu'il était l'un des
chefs d'un parti politique le MPA (Mouvement Populaire d'Anjouan).
Il avait pris part à la plupart
des rencontres internationales sur la crise comorienne et avait également
participé aux négociations ayant abouti à l'accord cadre de Fomboni
du 17 février 2001.
Au temps où l'île était dirigée
par le lieutenant colonel Said Abeid
Abdérémane, certains analystes le présentaient comme
le numéro deux des autorités anjouanaises mais il n'a pas tardé à entrer en
conflit avec M. Abeid qui avait fini par dissoudre la
chambre des députés.
Lorsqu'il a succédé à M. Abeid, le colonel Mohamed Bacar a
réhabilité la chambre des députés et a ainsi remis en scelle M. Cheik.
M. Cheik n'était pas un inconnu à
Moroni, où il avait occupé pendant plusieurs années, le poste de directeur
général de la fonction publique avant de devenir le directeur d'une importante
société d'Etat.
Pour la
liberté de la presse, abonnez-vous à Comores-infos. Le premier journal
comorien sur internet.
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A |
près la surprise qu'il a créée le
30 août en annonçant sa démission, le ministre de l'Intérieur de la Grande-Comore, Cheikh Ali Bacar Kassim, en a créé une autre mardi 2 septembre (au matin) en
reprenant ses fonctions au siège de son département où se tenait la réunion du
Conseil des ministres.
Le retour à ses fonctions de M. Kassim intervient cinq jours après que le président de
l'île autonome de Ngazidja (Grande-Comore), Mzé Abdou Soulé El-Bak, a opposé un refus catégorique à la démission de son
ministre de l'Intérieur, qui avait annoncé cette intention lors d'une rencontre
avec la presse le 30 août dernier.
"Ma démission comportait le
risque de déstabiliser le gouvernement de l'île. Une chose que je ne souhaite pas.
C'est ainsi qu'après avoir réfléchi et écouté longuement mes amis, j'ai décidé
de reconsidérer une décision très personnelle, prise sans consulter
personne", a déclaré le ministre.
Dans un entretien accordé mardi à
la PANA, il a indiqué avoir eu le sentiment que les adversaires du gouvernement
de l'île se réjouissaient de sa décision de rendre le tablier, mais, a-t-il
ajouté, "voilà qui va les contrarier".
Soulignant qu'il reprenait ses
fonctions "sans complexe", le ministre de l'Intérieur de la Grande-Comore a estimé qu'il n'était pas nécessaire de
persévérer dans une voie qui heurtait beaucoup de ses amis et ce, d'autant
qu'il reste convaincu de bénéficier encore de la confiance du président El-Bak.
Cheikh Ali Bacar
Kassim, rappelle-t-on, fut l'un des dix-sept
candidats à l'élection du président de l'île autonome de la Grande-Comore
en avril 2002.
Crédité d'un peu plus de 10% des
voix à l'issue du premier tour, il apportera, au second tour, son soutien Mzé
Soulé El-Bak qui sera élu
par plus de 60% des voix contre Bacar Abdalla, soutenu par le président de l'Union des Comores, Azali Assoumani.
M. Kassim
a d'abord été ministre des Transports et du Tourisme avant d'être nommé à
l'Intérieur. Elu député dans la circonscription de Moroni Sud en 1992-1993, il
a connu son collègue de Moroni Nord, Mzé Abdou Soulé, sur les bancs de l'hémicycle du Palais de Hamramba (siège de l'Assemblée nationale) où ils ont
sympathisé rapidement dans les rangs de l'opposition.
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L |
a France souhaite une
normalisation rapide de la situation politique aux Comores à travers la tenue
rapide d'élections pour désigner les assemblées des îles, conformément à
l'accord de Fomboni, a déclaré lundi 8 septembre, à
Paris, un responsable du ministère français des Affaires étrangères.
"Nous avons apporté, aux
côtés, d'autres pays et organisations internationales, un appui décisif aux
négociations inter-comoriennes. Cet accord entre les différentes parties a
commencé à être appliqué depuis. Nous souhaitons que le processus se poursuive
et qu'il s'achève par la tenue des élections des assemblées des îles", a
précisé à la PANA, sous couvert de l'anonymat, le diplomate français.
Selon lui, la France est disposée
à apporter son appui financier et matériel pour la tenue des élections
législatives dont l'organisation semble avoir pris du retard sur le calendrier
initial, en raison de tensions politiques récurrentes entre, notamment, la
Grande Comore et les autres îles.
L'accord de Fomoboni,
signé en février 2001 sous l'égide de l'Organisation internationale de la
Francophonie (OIF), prévoit l'adoption d'une nouvelle constitution et la tenue
d'élections présidentielles.
Qualifiée de "tronquée"
par ses adversaires politiques, la dernière élection présidentielle comorienne
a avait, rappelle-t-on, été remportée par le colonel Assoumani
Azali, arrivé auparavant au pouvoir à Moroni à la
faveur d'un coup d'Etat militaire.
L'accord de paix inter-comorien a
en outre prévu la formation d'une Commission électorale nationale indépendante
et la mise en place d'un comité international de suivi comprenant notamment
l'Afrique du Sud et Maurice.
"Nous appuyons naturellement
les efforts de médiation conduit par l'Afrique du Sud avec laquelle nous sommes
en contact permanent.
Notre souhait est voir la paix et
la stabilité revenir dans cette région de l'Océan indien", a affirmé le
haut fonctionnaire français.
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L |
e président de l'île autonome de
Ngazidja (Grande-Comore), Mzé
Abdou Soulé El-Bak, a
opposé un refus catégorique à la démission de son ministre de l'Intérieur,
Cheikh Ali Bacar Kassim,
qui avait annoncé cette intention lors d'une rencontre avec la presse le 30
août dernier.
S'adressant vendredi 30 août aux
journalistes lors d'une conférence de presse, M. El-Bak
a tenu à citer le célèbre poète comorien du 19ème siècle, Mbaé
Tramboé, qui, enseignant l'endurance, a dit qu'on ne
doit jamais se lasser de son fardeau, pour refuser la démission de son ministre
auquel il semble beaucoup tenir.
"J'ai connu Cheikh Ali en
1992 lorsque nous étions députés de l'opposition à l'Assemblée nationale",
a souligné le président de Ngazidja (nom comorien de la Grande-Comore),
qui a déclaré avoir appris à connaître cet homme à l'endroit duquel il n'a pas
tari d'éloges.
Il a insisté sur le caractère de
combattant de son ministre, son honnêteté, son sens aigu du patriotisme, avant
de lâcher: "c'est un démocrate et un homme politique conséquent. Je refuse
absolument sa démission".
Réagissant aux hausses des prix
des produits de première nécessité enregistrées ces dernières semaines, le
président de l'île autonome de Ngazidja s'est engagé à les revoir à la baisse
"dès que nous pourrons exercer pleinement les prérogatives qui sont les
nôtres et pour lesquelles les Grand-Comoriens nous ont élus".
A la question de savoir s'il
répondra à l'invitation du chef du parti Ridja, Me Said Larifou, qui a appelé à une
manifestation contre la hausse des prix pour le 15 septembre, le chef de
l'exécutif de la Grande-Comore a répondu qu'il
n'hésiterait pas à le faire si le peuple y adhère.
Dénonçant les taxes et les
hausses des prix qu'il juge "insensées et injustifiées", le président
de Ngazidja s'est demandé sur quelle base le gouvernement de l'Union fixe-t-il
tout cela, alors que l'essence vendue à 500 francs (1 euro) le litre à Moroni y
arrive à 120 francs (0,24 euro) prix CAF (coût, assurance, fret).
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L |
e niveau de sismicité du volcan Karthala, aux Comores, fait craindre une possible éruption
dans les jours à venir, au moment où la démission, la semaine dernière, du
ministre de l'Intérieur de l'île de la grande Comore,
Cheikh Ali Bacar Kassim,
prive la commission ministérielle de crise -chargée d'en suivre l'évolution- de
son président.
L'observatoire du Karthala qui dispose d'un réseau de stations de
surveillance sur le sommet et sur les flancs de massif enregistre en effet des
informations qui donnent à croire aux techniciens que "les risques
d'éruption sont élevés".
En début de semaine, le niveau de
sismicité avait 130 séismes par jour contre une moyenne de cinq en temps
normal.
De fait, les techniciens de
l'observatoire ne cachent plus leur inquiétude, tout en affirmant que personne
ne peut en réalité prévoir avec exactitude l'évolution d'un volcan.
L'inquiétude de la population,
qui n'a pas oublié la destruction du village de Singani
sous la coulée de lave lors de l'éruption de 1977, avait même tourné à la
panique générale à Moroni samedi lorsqu'une rumeur avait fait croire qu'il y
avait eu éruption à Bahani.
Bien que l'île de la grande-Comore soit assise sur l'un des plus dangereux
volcans du monde, il n'existe aucun plan d'évacuation de la population en cas
d'éruption.
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Pourtant le grand vulcanologue
français de renommée mondiale, Haroun Tazieff, avait conclu dans un rapport de
mission aux Comores que ce volcan était beaucoup trop dangereux pour que l'île
soit habitée.
Le bureau du Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD) à Moroni a offert d'apporter son
concours à la mise en place d'un plan d'urgence, mais il se pose un problème de
leadership, car, pour l'Union, la question relève de la sécurité civile qui est
de la compétence du ministère de la Défense alors que, pour le gouvernement de
l'île, c'est une question de sécurité interne de la population de la grande-Comore relevant du ministère de l'Intérieur de
l'île.
Si une éruption intervenait, elle
ferait courir à la population trois principaux types de risques selon une
source de l'observatoire: émanations de gaz, coulée de lave qui détruit tout
sur son passage, projectiles incandescents s'échappant des entrailles de la
terre.
Le massif du karthala,
qui culmine à 2.361 mètres, occupe les deux tiers de l'île de la grande-Comore.
Le principal danger de ce volcan
est qu'il donne lieu parfois à des éruptions sur les flancs du massif loin des
cratères traditionnels. Ce fut le cas de celle qui a détruit le village de Singani.
Aujourd'hui, l'île de la grande-Comore reste fortement marquée dans son paysage par
les éruptions successives au fil des siècles et les coulées de lave qui en ont
résulté comme par exemple dans la région de l'aéroport ou dans la région de Oichili sinistrée par l'éruption de 1808.
L'un des quartiers résidentiels
de Moroni porte le nom évocateur de "La coulée de lave", en souvenir
de la même éruption de 1808 qui avait ravagé la zone nord de la ville actuelle.
Le volcan Karthala
constitue avec les cyclones le principal risque de catastrophe naturelle aux
Comores.
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L |
e gouverneur de la Banque centrale
des Comores (BCC), Ibrahim Ben Ali, a effectué une visite officielle à La
Réunion où il a pu rencontrer les autorités de l'île et négocier un appui de
l'Institut d'émission des départements d'Outremer français (IEDOM) en matière
d'assistance technique, a-t-on appris jeudi 4 septembre de source officielle.
Cette visite de travail de M. Ben
Ali, du 25 au 29 août 2003, était "destinée à prendre connaissance des
méthodes et des outils utilisés par l'IEDOM» en matière d'émission et de
contrôle de la masse monétaire à La Réunion, indique la Lettre d'information
mensuelle de l'IEDOM transmise à la PANA.
«Cette visite s'inscrit dans la
perspective d'une coopération entre les deux établissements qui prendra la
forme d'un appui à la mise à niveau du système d'informations de la BCC par
l'agence de l'IEDOM de la Réunion dans un certain nombre de métiers que les
deux instituts ont en commun», précise la même source.
M. Ben Ali, accompagné de la
responsable comptable de la BCC, Mme Faouzia Radjabou et l'inspecteur de la Banque de France, Raymond
Bernard, a été reçu par le directeur de l'IEDOM, Michel Jacquier, et le
directeur de l'agence IEDOM de Saint-Denis, Hubert Dognin.
Au cours de sa visite dans l'île,
le gouverneur de la BCC a également pu rencontrer les représentants de l'Etat,
de la Région et du Département.
DEBATS ET OPINIONS LIBRES :|
L |
'histoire de Caligula, le vrai, c'est à dire le romain est
probablement entrain de s'affirmer aux Comores. La différence du sanguinaire romain
et son apprenti Azali, est que le romain régnait sur
un empire unifié alors que le Caligula comorien règne sur un territoire
éparpillé, mais aussi il fait tout ce qu'il faut pour que le pays reste
toujours éclaté. Et la dernière conférence en Afrique du Sud sur la
réconciliation aux Comores, reste une preuve irréfragable dans la sinistre
entreprise d'Azali.
Mais ce qui est encore spécifique à notre despote c'est
l'absence d'un sénat, même si le Caligula romain avait nommé son cheval
sénateur ! Cela reste une preuve qu'au moins le romain avait compris le
principe de "diviser pour mieux régner". Une division qui se fait aux
nivaux des institutions. Or le Caligula comorien, lui, il divise le pays sans
pour autant arriver ou presque à contrôler ses valets.
Ainsi, je me demande comment notre empereur de pacotille
sans empire, compte régner sans provinces unies, sans sénat, sans forum, sans
prétoire, ni même tribunat.
Cependant, de toutes les manières de gouverner, la
corruption reste une méthode, malheureusement, plus efficace. Et la présence
aux Comores d'un groupe de patriciens qui entoure notre Caligula, le pousse
malheureusement à étouffer la populace et par-là, s'enrichir et acquérir des
gros ventres !!
Mais que devons-nous faire, nous, pauvre plèbe devant
" les gardes germaniques " et autres centuriates ?
Je ne pense pas que nous devons assassiner notre Caïus et sa famille comme l'ont fait nos semblables
romains. Car malgré les similitudes dans l'oppression et la corruption, mais
nous sommes dans une autre époque où nous avons d'autres moyens pacifiques pour
changer l'imperium d'Azali et ses curiates véreux.
Il est évident que Azali-Caligula
continue dans son pouvoir de nuisance, et il rêve de continuer à l'exemple de
son homologue romain. Mais qu'il sache que la déchéance de son empire approche.
Que Azali comprend que les Comores ne sont pas
Sparte, pour être gouvernées par le Rhétra, cette
constitution de régime à deux rois (tiens, nous avons 3 présidents)!
Notre Caligula peut toujours rêver, mais nous ne sommes pas
des romains antiques, mais des comoriens du XXI siècle. Que ce qui sont avec
notre Caligula, et qui l'incitent dans sa folie pour des intérêts personnels,
sachent que des personnes vont en prison pour des crimes et délits remontant à 40
voire 50 ans!
Aujourd'hui on continue toujours à " idiotiser "
les comoriens, dans leur malheur, en les faisant miroiter des miettes de
privilèges dans l'intention de toujours les humilier.
Que ces gens-là se souviennent, car ils ont la mémoire
courte, de la fin du tout-puissant Ceausescu roumain, ou bien récemment
Milosevic le yougoslave.
Sans prôner une justice expéditive, mais je crois que des
actions pareilles pourront dissuader des futurs Azali
et autres apprentis Caligula comoriens.
Verrons-nous un jour nos bourreaux et autres tortionnaires
devant une justice comorienne indépendante et équitable ?
C'est à nous, peuple comorien, de décider !
Assoumani IBRAHIM – France le 9/9/03
A TRAVERS LA PRESSE : L |
a non-parution, cette semaine, de l'hebdomadaire Al-Watwan est liée à un blocage décidé par son imprimeur qui invoque des "problèmes commerciaux" et une accumulation d'impayés de la part des responsables du principal journal des Comores. Dans un entretien avec la PANA, le gérant de l'imprimerie Simpage à Itsandra, Patrick Rossi, a souligné que son rôle "n'est pas de financer les journaux", après avoir affirmé sa volonté de suspendre l'impression du journal tant que celui-ci n'aura pas épongé ses impayés, afin d'éviter d'alourdir davantage l'ardoise. L'imprimeur reconnaît néanmoins qu'Al-Watwan avait fourni un grand effort jusqu'ici pour se mettre à jour, mais que ce qui a été fait "n'est pas suffisant". Selon une source proche du journal, les impayés à l'imprimerie avaient plafonné ces deniers mois à 4,2 millions de francs comoriens (1 euro = 492 FC), mais la direction a payé depuis les trois quarts de cette somme et demandé vainement une aide du gouvernement pour apurer le reste de la dette... On rappelle que le journal Al-Watwan, qui existe depuis 19 ans, est un organe du gouvernement comorien dont le directeur est nommé par le président de la République, tandis que les journalistes sont payés grâce à une subvention de l'Etat.Seul journal édité à Moroni avec une périodicité régulière, Al-Watwan, qui paraît normalement tous les vendredis, est la dernière victime de ce qui semble être une crise profonde de la presse comorienne. Auparavant, les deux principaux journaux privés, La Gazette des Comores (qui servait de contrepoids à l'information officielle) et Le Matin des Comores, avaient cessé de paraître pour des raisons financières. Les journaux comoriens ont du mal à se maintenir faute d'annonceurs parce que "le tissu économique est trop faible", a expliqué M. Rossi, le gérant de l'imprimerie Simpage. Les responsables des journaux se retrouvent face à un dilemme: soit ils augmentent les prix des journaux, et courent alors le risque de ne pas vendre compte tenu du faible pouvoir d'achat, soit ils vendent à un prix modique, et ne parviennent pas à payer les charges, et alors ils font faillite. En outre, la situation de monopole de Simpage, après la mort de l'imprimerie nationale, n'aide pas à résoudre les problèmes. Il existe toutefois une lueur d'espoir pour les journaux avec l'arrivée prochaine à Moroni d'un imprimeur réunionnais associé à des Comoriens. Quand certains s'attendent à ce que l'entrée en service de ce nouvel imprimeur fasse baisser les prix, M. Rossi estime plutôt que le nouveau venu rendra encore plus exigu un marché déjà très étroit. "Il nous obligera à perdre de l'argent et il en perdra lui aussi, et au bout du compte, au lieu d'avoir un seul canard qui survit, nous nous retrouverons avec deux canards boiteux", ajoute l'imprimeur français, installé à Itsandra depuis sept ans.
CULTURE ET SPORTS : |
L |
es athlètes comoriens qui pris
part du 29 août au 9 septembre à Maurice, aux jeux des îles de l'Océan ont
regagné Moroni ce mardi en début de soirée, avec, dans leurs bagages, onze
médailles dont une en or.
La médaille d'or a été remportée
par la Franco-comorienne Djamaldine Saya, à l'issue des épreuves de 400 mètres haies.
La présence à l'aéroport Moroni Hahaya d'une foule nombreuse venue accueillir les athlètes,
a ému l'un d'eux qui a estimé que c'est la preuve que "les choses vont
désormais bouger maintenant que la population s'en mêle".
"Je suis fière pour mon pays
et de moi-même", a déclaré à la PANA la championne de l'Océan indien des
400m haies, Saya Djamaldine,
accompagnée de son père qui ne cache pas son bonheur d'être le plus heureux des
pères".
A 24 ans, la Franco-comorienne
qui foule le sol comorien pour la première fois, rêve de participer "aux
Jeux olympiques sous les couleurs comoriennes".
Mais l'unique médaille d'or ne
suffit pas pour apaiser les critiques des Comoriens qui jugent malgré tout
décevantes les performances de leur équipe.
Si en volley-ball les Comoriens
ont pu sauver la face avec quelques victoires sur Maurice et La Réunion,
l'équipe de football a déçu par ses faibles résultats : aucun but marqué, mais
douze encaissés sur trois matches disputés.
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U |
n commissariat général à la
jeunesse pourrait être crée et rattaché à la présidence de la République a
déclaré, ce mercredi 10 septembre à Moroni, le président Azali
Assoumani en recevant les athlètes comoriens revenus
la veille de Maurice, où ils ont participé à la sixième édition des Jeux des
îles de l'Océan indien.
Déplorant les carences en matière
de politique de jeunesse, le chef de l'Etat comorien a stigmatisé les
événements politiques des dernières années qui n'ont pu permettre aux
dirigeants, de se pencher sérieusement sur les questions intéressant la
jeunesse.
Malgré tout, le président Azali s'est dit fier des athlètes comoriens, exprimant son
souhait que les prochains Jeux des îles qui se tiendront à Madagascar
"soient comoriens", signifiant ainsi que les Comoriens doivent y
remporter encore plus de médailles.
"Après Madagascar, a dit de
son côté un des responsables de la délégation à Maurice, notre rêve est
d'accueillir les Jeux ici chez nous".
Avec onze médailles, dont une en
or, celle de Salhate Djamaldine
aux 400 mètres haies et une en argent en natation, les athlètes comoriens ont
réalisé leurs meilleures performances depuis l'existence des jeux des îles de
l'Océan indien.
"Certes, nous avons fait
mieux que lors des éditions précédentes mais cela reste encore
insuffisant", a précisé à la PANA, le conseiller du président Azali pour les affaires de jeunesse, le commandant Ahmed
Sidi.
"Je dis ma fierté d'être
Comorienne et remercie les autorités de m'avoir donné l'occasion d'être
là et surtout, d'avoir pensé à nous autres Comoriens de la diaspora",
a dit Salhate Djamaldine,
avant de faire cadeau de sa médaille au chef de l'Etat comorien.
Lors d'une brève allocution, la
championne a exprimé sa gratitude "à l'endroit des responsables comoriens
qui m'ont donné l'occasion d'être là et pensé aux Comoriens de la
diaspora".
ACTUALITES REGIONALES :
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e monde culturel de La Réunion, à travers plusieurs associations afro-réunionnaises, a lancé ledébat sur la réparation des descendants d'esclaves, à l'occasion de la commémoration jeudi du 18 septembre 1723, jour de l'enregistrement du Code Noir dans les Mascareignes (Maurice, La Réunion et Madagascar). La Réunion ne compte pas rester silencieuse et inactive dans le débat international sur la réparation et la compensation des descendants d'esclaves, soulevé par les Etats africains lors de la Conférence de l'ONU contre le racisme en 2001 à Durban (Afrique du Sud). Plusieurs associations culturelles de l'île ont décidé de populariser le concept de la réparation des "crimes contre l'humanité" qu'ont été la traite négrière et l'esclavage dans l'île, en choisissant l'occasion "d'une triste date pour tous les descendants d'esclaves noirs réunionnais : le 18 septembre 1723". C'est à cette date que le Code Noir (texte de loi de 56 articles instituant l'esclavage et la traite des Noirs dans les îles Mascareignes), a été enregistré, rappelle-t-on. Menées par les membres de 'Rasine Kaf', une association valorisant la part africaine de l'île, les manifestations en souvenir de cette date seront orientées principalement sur la question de la réparation. Pour Ida Latchimy, la présidente, "il est temps de revendiquer cette part enfouie de l'histoire réunionnaise pour solder les comptes de l'esclavagisme". La seule façon d'accomplir ce travail de mémoire, "c'est de parler, de dire cette histoire honteuse longtemps tue à La Réunion", a-t-elle ajouté. Pour cela, l'association organise avec l'aide de la Région (l'autorité régionale élue) toute une série de débats et de conférences dans quatre communes de l'île. Ces conférences, qui sont programmées jusqu'à la fin septembre 2003 dans des quartiers populaires, "sont l'occasion pour nous d'ouvrir le débat sur la question des réparations aux descendants d'esclaves et d'engagés", a dit à la PANA la porte-parole de l'association, Mme Bessiere. "Nous aborderons ainsi la question psychologique, celle du droit, la question religieuse, afin d'identifier les permanences et les réminiscences de l'esclavage dans la société d'aujourd'hui", a-t-elle expliqué. D'autres associations comme 'Espace Afrique' et 'Ankraké' militent dans ce sens. "Nous sommes tous descendants d'un système criminel dans lequel un pouvoir externe (qui n'est pas sur place) a tiré profit puisque c'est lui qui l'a instauré et où certains groupes ont pu avoir des privilèges et continuent peut-être", a dit le porte-parole d''Ankraké', Eric Alendroit, par ailleurs président de l'Association pour la Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise, un important projet de l'actuelle équipe dirigeante à la Région Réunion. Démontrant les particularités réunionnaises liées à la façon de traiter le problème dans l'île, M. Alendroit a expliqué qu'il ne s'agit pas de traiter cette question sur le plan racial ou ethnique. "Nous sommes ici à la fois société multiculturelle, communautaire, interculturelle et fortement métissée", a-t-il précisé. "Ce que nous avons à traiter, ce n'est pas une opposition entre groupes mais la correction, la suppression des mécanismes qui ont charpenté l'esclavage, l' 'engagisme' et la colonisation", a ajouté M. Alendroit. "Cela revient à faire une remise en cause du mode de fonctionnement de notre société qui reste encore trop souvent reproductrice des mêmes inégalités", a-t-il indiqué. L'association 'Espace Afrique', présidée par Mlle Pascale Var avance des propositions concrètes. Elle pense qu'il serait intéressant de créer une "Commission pour la réparation" réunissant les représentants des diverses associations qui travaillent sur l'esclavage et ses séquelles à La Réunion. L'association ne voit cependant dans cette réparation qu'une compensation financière collective. "Nous proposons, par exemple, des compensations financières sous forme d'aide à la recherche historique, des aides aux échanges culturels entre La Réunion et le continent africain ou encore la création d'un centre culturel africain", a déclaré à la PANA Mlle Var. Alors que les organisations et le gouvernement de l'Ile Maurice voisine progressent à grand pas sur cette question et qu'un débat national est lancé, mobilisant tous les acteurs publics et privés intéressés, à La Réunion, on en est qu'aux balbutiements. Sur cette question, les élus politiques de l'île se fontdiscrets, tant le sujet est délicat. "Il n'y a pas de volonté clairement exprimée de la classe politique en général de traiter ces questions qui, à leur sens, sont trop lourdes et de nature à leur faire prendre des risques vis-à-vis de l'électorat. Car les questions identitaires sont systématiquement associées à la volonté autonomiste voire indépendantiste. Or la question identitaire est majeure", a précisé sur ce point Eric Alendroit. La seule initiative remonte à 1998 lorsque la députée réunionnaise, Huguette Bello du Parti communiste réunionnais, a réussi, avec sa collègue de la Guyane française, Christiane Taubira Delanon, à faire voter au Parlement français la loi reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité. Cette loi, qui n'a pas reçu une application concrète, reconnaît symboliquement la qualification de crime contre l'humanité de l'esclavage. Depuis, plus rien. Un vide que compte combler les associations réunionnaises prêtes à lever les tabous.
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es transferts monétaires de la
diaspora comorienne sont gênés par l'inexistence d'une compagnie aérienne pour
le transport des émigrés, par la non représentation de la diaspora dans les
instances nationales et par l'indisponibilité de l'électricité rendant
aléatoire tout projet de petites entreprises, a affirmé un représentant de la
diaspora comorienne à l'ouverture d'un atelier national sur la diaspora, mardi
2 septembre à Moroni.
Il n'est pas acceptable, selon
lui, que "le premier bailleur de fonds" du pays ne puisse pas dire
son mot sur les grands choix de développement.
Selon une étude réalisée avec la
Banque mondiale et qui sert de repère à la réflexion en cours, "les
transferts de la diaspora constituent un facteur crucial dans l'économie des
Comores. Ils stabilisent la monnaie comorienne et permettent des importations
vers un pays ou quasiment rien n'est fabriqué sur place".
"La diaspora de la Grande Comore allège la pauvreté et a financé une importante
partie de l'équipement et de l'infrastructure de l'île, se substituant à un
Etat défaillant", indique encore cette étude.
Ouvrant les travaux au palais du
peuple de Hamramaba, le ministre comorien des
Relations extérieures, Souef Mohamed El-Amine, a annoncé que cet atelier prépare les assises
nationales sur la diaspora prévues en 2004.
Le commissariat au plan,
organisateur de cet atelier, s'attend à ce que cette rencontre permette
"d'ouvrir un dialogue direct entre le gouvernement et la diaspora et aussi
aux différentes factions de la Diaspora de se rencontrer".
Les Comoriens de l'étranger
transfèrent dans leur pays près de 22 milliards de francs comoriens par an.
Cette masse monétaire "sert rarement à financer des activités
productives". Elle "encourage la consommation et les importations,
accélère l'inflation et décourage le travail", selon toujours l'étude de
la Banque mondiale.
Cet argent arrive par des canaux
informels en l'absence de service bancaire adapté.
Le volume des transferts ira en
s'amenuisant, au fil des prochaines années, parce que la deuxième et troisième
génération d'émigrés ne semblent pas avoir les mêmes obligations de solidarité
envers leurs familles aux Comores que la première.
En outre, le principal pays
d'accueil, la France, ferme de plus en plus ses frontières à cette émigration
comorienne.
C'est pourquoi, les auteurs du
rapport, suggèrent aux Comoriens, s'ils veulent "continuer de bénéficier
de transferts de la diaspora (...) à
explorer de nouvelles terres d'accueil pour compenser la fermeture du
marché français du travail, et en même temps de cultiver les liens culturels
avec la deuxième et les futures générations d'immigrés en France".
2/9/03
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es agences du système des Nations unies opérant aux Comores viennent d'éditer, en partenariat avec le gouvernement, un guide des messages éducatifs destiné aux services IEC (Information, éducation et communication) des secteurs concernés. Conçu pour harmoniser les messages en vue d'amener les populations des Comores à un changement comportemental pour le développement durable, ce document se veut un outil de travail au service des spécialistes de la communication, expliquent ses initiateurs. Les thèmes développés dans ce guide vont des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH/sida, au paludisme et de la vaccination à la filariose en passant par la protection de l'enfant, la scolarisation des filles, la planification familiale ou la nutrition et la maternité sans risque. L'élaboration du guide a fait l'objet d'un long travail de recherches et de plusieurs ateliers qui ont eu à tester les messages auprès des populations avant de les valider, a-t-on appris au cours de la cérémonie de lancement organisée ce week-end à Moroni.
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NOS BREVES : Jeux des îles : Maurice bat les
Comores 56-29 en basket féminin
L'équipe mauricienne de basket-ball féminine a battu samedi son homologue des Comores par 56-29, dans le cadre des Jeux des îles de l'océan Indien (JIOI) qui se déroulent actuellement à Maurice. De son côté, l'équipe de Madagascar a disposé de celle des Seychelles par 88-79. Les prochaines rencontres opposeront, chez les hommes, France Océan Indien aux Seychelles et Maurice aux Comores.
L´éclairage à la bougie fait des
victimes en Grande-Comore
Un jeune homme de vingt ans est mort dans un incendie qui l´a surpris, en plein sommeil, dans son vala (cabane) où il se trouvait avec un ami, dans la nuit de jeudi à vendredi au village de Ouellah, à trois kilomètres environ de la capitale comorienne. Réveillé par une forte chaleur inhabituelle en cette période d´hiver austral où, aux Comores, les nuits sont généralement fraîches, son ami, effrayé et paniqué, s´est enfui, oubliant qu´il dormait avec quelqu´un. Lorsqu´il s´en est souvenu, rapportent des témoins, il était déjà trop tard. Malgré les secours, son voisin rendit l´âme quelques instants plus tard à l´hôpital. Plusieurs témoignages révèlent que le vala était éclairé à la bougie qu´ils avaient oublié d´éteindre avant de s´endormir. A Dzahani, village tout proche, toujours dans un vala, le lendemain, le même drame pour la même cause: une bougie non éteinte et un jeunne homme de dix-huit ans mort, le corps complètement carbonisé. A Bahani, dans la même nuit, la bougie a failli faire encore d´autres victimes. Les secours ont été spontanés et on n´y a enregistré ni perte humaine ni dégâts matériels. Des villageois interrogés par une radio locale ont estimé que ces dégâts sont liés au problème d´électricité qui contraint de nombreuses familles à recourir à la bougie pour éclairer leurs habitations. On rappelle également qu'aux Comores, dès la puberté, les jeunes garçons font chambre à part. Pour se préparer à la vie adulte, ils se construisent, parfois à deux ou à plusieurs, leur vala (cabane en paillote) où ils passent la nuit, le repas étant toujours pris en famille.
Panique des Comoriens après une
fausse alerte volcanique
La population de Moroni et des villages environnants s´est mise à courir dans tous les sens, samedi matin vers 11 heures (8heures TU), à la suite d´une fausse alerte sur une prétendue éruption volcanique du Karthala. A l´Observatoire volcanologique du Karthala où l´unique poste de téléphone ne cessait de sonner, Hamidi Soulé, le technicien de service, ne savait où donner de la tête pour calmer et rassurer la population. "Ici, nous n´avons rien d´anormal. L´activité du volcan est plus ou moins calme. Il n´y a pas d´éruption. Des gens ont répandu ce bruit parce qu´ils ont vu des fumées dans les hauteurs du village de Bahani. Ces fumées sont consécutives à un feu de brousse", répétait-il au téléphone. L´examen du dernier bulletin d´alerte établi le 27 août relève que la sismicité était de 17 séismes/jour. Ce qui était une situation, à son avis, de "calme relatif alors que la veille l´activité était de 101 séismes/jour". La plus forte sismicité de la semaine était enregistrée la semaine dernière avec une crise sismique élévée à 184 séismes/jour, mais tombée le lendemain à 4 puis à 8 le surlendemain. Au Centre de documentation et de recherche scientifique, si d´un côté l´on se réjouit de l´installation d´une nouvelle station d´observation par un technicien de l´Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (Ile de La Réunion), on déplore de l´autre côté la dégradation constatée la semaine d´une autre station. La montée de cette troisième station permettra de localiser avec plus de précision les séismes générés par le Karthala, affirme-t-on au CNDRS.
Aide de l’Ambassade des Etats
Unis au journal Le Matin des Comores
Le journal "Le Matin des Comores" recevra une subvention de 6 millions de francs comoriens (environ 12.200 euros) de la part du gouvernement américain, a annoncé vendredi 12 septembre à Port-Louis l'ambassadeur des Etats-Unis aux Comores, John Price."Le Matin des Comores" fait ainsi partie de quelques projets locaux bénéficiant du soutien d'un programme américain d'aide aux initiatives de base, mais il se pose un problème: le journal ne paraît plus depuis juillet dernier, or le diplomate a lié cette aide à la reprise préalable de la parution. Le premier, et jusque-là unique quotidien de l'archipel, "Le Matin des Comores" a dû interrompre sa parution suite à des contraintes financières, avait alors expliqué son directeur de publication, Aliloifa Saïd Mohamed. Toutefois selon des informations dignes de foi, la définition même d'une ligne éditoriale divise encore les propriétaires du journal et retarde son retour dans les kiosques, mais M. Saïd Mohamed a donné l'assurance, vendredi que le journal reparaîtra rapidement.
Pas de nuages dans les relations
entre les Comores et les USA
L'ambassadeur des Etats-Unis aux Comores, John Price, a salué vendredi à Moroni la qualité des rapports entre les deux pays, soulignant qu'"aucun nuage n'assombrit actuellement les relations comoro-américaines". Le diplomate américain, qui vient de Maurice où il réside, a déclaré avoir rencontré jeudi le président de l'Union des Comores Azali Assoumani et son ministre des Relations extérieures qui, a-t-il dit, lui ont exprimé leur amitié et celle de leur pays avec les Etats-Unis. "Nos relations sont bonnes", a encore souligné M. Price, qui a dit ignorer où se trouve présentement Muhammad Fazul, recherché par la police fédérale américaine, le FBI, parce que son nom est associé aux attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et de Dar es-Salaam en 1998. D'après le diplomate américain, les Comores, contrairement à certaines affirmations, ne figurent pas sur une quelconque liste d'Etats dits terroristes. "Si un individu d'origine comorienne est associé au terrorisme, comme c'est le cas en l'occurrence avec M. Fazul, cela ne signifie pas que tout le monde estmouillé", a-t-il tenu à affirmer. Au sujet de la crise comorienne, John Price a indiqué que "les Etats-Unis appuient le président Azali et souhaitent que ceux des îles autonomes comprennent la nécessité d'oeuvrer ensemble pourl'intérêt des Comores". A son avis, si un accord n'intervient pas entre les chefs des exécutifs des îles, le risque est grand de voir la communauté internationale tourner le dos aux Comores. Interrogé sur une éventuelle rencontre des autorités américaines avec le président Assoumani Azali, parti jeudi pour l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de la mission américaine a indiqué, sans plus de précisions, que des contactsont été pris dans ce sens. Lors de sa visite à Moroni, l'ambassadeur américain a signé des conventions de financement avec plusieurs entités comoriennes en appui à des micro-projets, notamment avec "Le matin des Comores", l'unique quotidien du pays, qui a suspendu sa parution pour difficultés financières. "Nous reprendrons nos activités début octobre, a assuré à la PANA le directeur du journal, Aliloifa Mohamed, après avoir paraphé la convention.
Manifestation de l’opposition
contre la vie chère à Mbéni
Environ 1.500 personnes ont pris part à la marche organisée jeudi après-midi dans la ville de Mbeni, chef-lieu de la région du Hamahamet, à l'appel du leader du parti Ridja, l'avocat Saïd Larifou. Les manifestants, venus des différentes régions de l'île de la Grande Comore, ont d'abord fait le tour de la ville en brandissant des pancartes et des banderoles fustigeant la hausse des prix des denrées de première nécessité. Ils se sont ensuite rassemblés à la place de la Poste où Me Larifou a pris la parole pour dénoncer la vie chère symbolisée en particulier par la hausse du prix du riz décidée par les autorités pour les besoins de financement d'un projet d'université. Pour le chef du parti Ridja, il n'était pas nécessaired'augmenter le prix du riz pour financer l'université puisque certaines de ses ressources financières auraient pu le faire, notamment l'argent provenant des pavillons de complaisance, les royalties du code téléphonique du pays -le 269- loué à une société contrôlée par des Américains, etc. Il a laissé entendre que les autorités auraient dû commencer par réduire leur propre train de vie avant d'imposer ces augmentations de prix aux pauvres, n'hésitant pas mettre l'accent, au passage, sur les émoluments des plus hauts dirigeants.L'avocat comorien a appelé les manifestants à se rendre avec lui à Moroni lundi prochain pour exiger que les autorités reviennent sur la hausse du prix du riz. La manifestation de Mbeni s'est tenue trois jours après une première marche organisée à Foumbouni, une autre ville de la Grande Comore, en prélude à la marche de Moroni prévue pour lundi.
Libération de l’ex Premier
ministre Ali Mroudjaé
L'ex-Premier ministre comorien Ali Mroudjaé, interpellé jeudi à Moroni par la gendarmerie pour "outrage à magistrat", a été libéré vendredi 12 septembre dans la journée, a-t-on appris de sources concordantes. Au cours d'un meeting organisé lundi à Moroni, M. Mroudjaé, leader du Parti comorien pour la démocratie et le progrès (PCDP djamnazi), avait assimilé à une "rançon" la caution que sa famille a dû payer pour obtenir la libération provisoire de sa fille, Anliat Mroudjaé, ex-comptable dans une société d'Etat, accusée de malversations. "Cette expression a servi de prétexte au gouvernement du colonel Assoumani Azali, par magistrats interposés, pour bâtir des accusations grotesques afin de justifier l'arbitraire", a indiqué vendredi le parti de M. Mroudjaé dans un communiqué.
Maurice présente un bilan positif
de sa réforme sur l’éducation
Tous les objectifs de la réforme de l'éducation publique engagée à Maurice depuis trois ans ont été atteints, a déclaré le ministre de l'Education et de la Recherche scientifique, M. Steve Obeegadoo, qui en faisait le bilan jeudi à Réduit, à 20 Km au sud de Port-Louis. M. Obeegadoo a rappelé les trois objectifs principaux de la réforme sont de garantir l'accès à l'éducation à tous les enfants mauriciens jusqu'à l'âge de 16 ans, de proposer une éducation qui réponde aux besoins des enfants et du pays en modernisant le programme d'études et d'améliorer la qualité de l'enseignement dans l'île. "Le classement aux examens de fins d'études primaires (CPE) a été remplacé par un système de grade plus juste et plus équitable, ce qui a permis d'éliminer le goulot d'étranglement pour l'admissiondes élèves à l'école secondaire", a-t-il dit. M. Obeegadoo a indiqué que le nombre d'établissements de l'Etat est passé de 34 en 2000, à 63 en 2003. Au niveau supérieur, le ministre a fait ressortir que le nombre d'étudiants inscrits dans les institutions de l'île a augmenté de 20%, passant de 14.300 en 2000, à 17.200 en 2003. S'agissant de la nécessité d'adapter le programme d'études aux besoins des enfants et de la société, M. Obeegadoo a mis l'accent sur l'introduction de nouvelles matières au niveau du primaire -l'éducation à la citoyenneté, les arts, l'informatique, l'histoire et la géographie, les sciences, ainsi que la santé et l'éducation physique. M Obeegadoo a prévu l'introduction d'autres activités comme le théâtre ou la lecture en groupe afin de motiver les élèves.
Vers une participation accrue de
La Réunion à la COMESA
Le secrétaire général du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), le Dr Erastus Mwencha, s'est déclaré, mercredi, optimiste sur une intégration progressive de l'île dans l'organisation africaine. "Cette visite fait suite à une forte volonté et une ouverture politique de La Réunion vers l'Afrique et plus particulièrement le COMESA. Ma mission est de constater sur place les possibilités de partenariat pour l'avenir", a dit M. Mwencha au deuxième jour d'une visite à La Réunion. Participant mercredi après-midi à une séance de travail avec les chefs d'entreprise réunionnais, M. Mwencha ne s'est pas inquiété outre mesure des interrogations de ces interlocuteurs concernant les difficultés juridiques liées au statut de La Réunion, région française et européenne de l'océan Indien, soutenant qu'elles "ne sont pas insurmontables". "Même s'il existe des problèmes juridiques à une intégration de La Réunion dans le COMESA, à moyen terme, nous allons les surmonter. Nous pouvons déjà travailler, comme le préconise l'Union européenne (UE) à nouer des Accords de partenariat économique (APE) prévus par les Accords de Cotonou entre les pays Afrique-Caraïbes-Pacifiques (ACP) et les régions européennes comme La Réunion", a-t-il poursuivi. Selon le secrétaire général du COMESA, La Réunion coopère déjà, indirectement avec son organisation en étant membre de la Commission de l'océan Indien (COI) dont les membres (Maurice, Madagascar, Comores et Seychelles) sont font également partie du COMESA. Il ne reste plus qu'une intégration effective du territoire qui, géographiquement, culturellement et économiquement, partage les mêmes préoccupations des Etats membres de la COMESA. "Si La Réunion fait partie de la COI, on doit pouvoir trouver une solution", a-t-il dit à ce sujet. Cette volonté est partagée également par la France dont le ministère des Affaires étrangères a dépêché, pour cette visite, les ambassadeurs de la France à Lusaka, Jean Paul Monchau, et dans l'océan Indien, Jean François Bouffandeau. Les animateurs du Comité de pilotage de l'industrie (CPI) de La Réunion ont présenté à l'équipe du COMESA les opportunités et les avantages que procurerait à l'organisation africaine un partenariat avec La Réunion. Avec la stabilité institutionnelle, sociale, monétaire et économique de l'île, l'excellent environnement industriel de niveau européen et la capacité pour les investisseurs de venir s'installer dans l'île et de produire 'made in Europe', le CPI a réussi à séduire M. Mwencha sur les conditions offertes aux investisseurs du COMESA dans l'île. De même, les entreprises réunionnaises ont la capacité et le potentiel pour s'ouvrir à l'exportation de leurs produits vers le vaste marché régional que représentent les vingt pays membres de l'organisation totalisant près de 400 millions d'habitants. "Nos besoins prioritaires dans lesquels vous pourriez nous aider sont les secteurs des télécommunications et des transports", a dit M. Mwencha qui a ajouté avoir déjà identifié trois investisseurs africains qui, "dans l'immédiat, peuvent venir investir à La Réunion". La coopération bi-latérale entre La Réunion et le COMESA avance à grands pas.
La Réunion et Madagascar
relancent leur coopération commerciale
Une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR), conduite par sonprésident, Alain Macé, revient d'une mission à Madagascar où d'importants accords de coopération ont été signés pour relancer la coopération commerciale entre la Grande Ile et la Région Réunion. La délégation réunionnaise arrivée mardi 9 septembre 2003 a rencontré des opérateurs économiques de Madagascar qui compte douze Chambres de commerce, d'industrie, d'artisanat et d'agriculture (CCIAA), a dit M. Macé, lors d'une conférence de presse mercredi soir. Ces chambres malgaches sont "en léthargie depuis 1972. Elles se remettent en activité et ont un besoin en matière de formation des élus et des salariés", a-t-il indiqué, précisant que la CCIR a signé un accord avec la Fédération des chambres malgaches à ce sujet. Il y a eu également des signatures d'accords spécifiques, directement avec certaines CCIAA en fonction de leurs besoins. Les Chambres malgaches ont ratifié un projet de convention avec la CCIR. Le texte définitif devra être signé prochainement par le ministre malgache de l'Industrialisation, du commerce et du développement du secteur privé. Les professionnels malgaches du tourisme rassemblés au sein du groupe 'Go to Madagascar' ont pu discuter avec la délégation de la CCIR. Ils ont imaginé la mise en place d'un combiné Madagascar/La Réunion, la création d'un "pass océan Indien", l'échange de bases de données entre opérateurs, de salariés entre entreprises des deux pays, y compris sous la forme d'accueil de stagiaires. Lors d'une réunion avec les professionnels du tourisme de Tamatave, dans l'Est de la Grande Ile, la délégation réunionnaise a pu rencontrer les responsables du port de la ville. Il est prévu l'élaboration d'une convention de partenariat avec ce port, et son directeur pourrait venir bientôt à La Réunion. La délégation de la CCIR a rencontré le Premier ministre malgache, Jacques Sylla, qui souhaite que les Réunionnais connaissent "le nouveau Madagascar". "Précisant que le retour en arrière n'est plus possible, M. Sylla a exprimé la volonté de voir les Réunionnais investir rapidement dans la Grande Ile et a confirmé les attentes de son pays en matière de formation, notamment dans le domaine du tourisme", a dit le chef de la délégation réunionnaise. Alain Macé a évoqué les circonstances qui ont permis ce voyage, en rappelant que lors de son récent séjour à La Réunion, le président Marc Ravalomanana l'avait reçu deux fois pour des entretiens. "En accord avec la Région, qui enverra le 21 septembre 2003 une délégation d'industriels de La Réunion à Madagascar, la CCIR, dans un esprit de coopération et de partenariat, a voulu renouer des relations aussi étroites que par le passé avec la Grande Ile. Il faut refaire cette amitié", a-t-il ajouté. La délégation réunionnaise, qui comprenait également des présidents de différentes commissions de la chambre consulaire, a aussi rencontré successivement l'ambassadeur de France à Antananarivo, Catherine Boivineau, les organisations patronales malgaches et le ministre du Tourisme.
Maurice: Anerood
Jugnauth plaide en faveur de Paul Bérenger
Le Premier ministre mauricien, Sir Anerood Jugnauth, qui quitte le pouvoir à la fin du mois pourêtre remplacé par son adjoint, Paul Bérenger, a plaidé lundi soir en faveur de ce dernier, indiquant qu'il ne voyait aucun inconvénient à ce que celui-ci devienne chef du gouvernement de l'île. "Il sera Premier ministre pour les deux années à venir et si vous n'êtes pas satisfaits de son travail, vous pouvez ensuite le remplacer par quelqu'un d'autre", a-t-il déclaré. Les partis de MM. Jugnauth et Bérenger, le Mouvement socialiste militant (MSM) et le Mouvement militant mauricien (MMM), avaient conclu, en septembre 2000, un accord électoral qui prévoit un partage du pouvoir entre les deux formations, soit trois ans pour le premier et deux ans pour le second. Le Premier ministre mauricien a dit que cet accord électoral a été conclu pour sauver le pays de la ruine. "Si j'ai à choisir entre Paul Bérenger -même s'il n'est pas hindou- et Navin Ramgoolam pour être le Premier ministre de ce pays, je préfère mille fois M. Bérenger. A quoi bon un Premier ministre hindou s'il vous fait mener une vie de mendiant?", s'est interrogé M. Jugnauth. "J'ai toujours cru dans le développement qui est synonyme de création d'emplois. Nous savons tous comment l'emploi est important, voire indispensable, pour nourrir la famille et envoyer les enfants à l'école. Sans le développement qui s'est opéré depuis 1982, Maurice aurait été 50 ans en arrière", a-t-il dit. M. Jugnauth a annoncé, en ce début de semaine, sa démission pour le 30 septembre prochain, après avoir dirigé le pays durant les trois dernières années. Il avait été déjà Premier ministre de 1982 à 1995.
Accueil populaire des athlètes seychellois de retour des Jeux des Iles Une foule en liesse a accueilli la délégation sportive seychelloise à l'aéroport de Mahé, mardi après-midi, à son retour après avoir participé aux 6-èmes Jeuxdes îles de l'Océan indien (JIOI) qui ont pris fin à Maurice, le week-end dernier, a-t-on appris à Port-Louis. A leur descente d'avion, les athlètes seychellois, qui ont remporté 113 médailles, dont 43 en or, ont été accueillis par le vice-président de l'île, James Michel, accompagné de la ministre des Collectivités locales, des Sports et de la Culture, Sylvette Pool. Dans un message remis à chaque athlète, M. Michel a exprimé la fierté du gouvernement seychellois de l'exploit des athlètes seychellois. "Le record (de 113 médailles dont 43 en or) sera difficile à battre", a-t-il dit. "Jamais, ni dans l'histoire des Jeux, ni dans l'histoire des compétitions internationales, les îles Seychelles ne se sont ainsi illustrées brillamment. Vous avez aussi démontré, de la manière la plus éloquente qui soit, que nous avons eu raison de mettre notre confiance en vous et d'avoir investi dans le développement du sport", a dit le vice-président. "Avec un total de 113 médailles, les Seychelles ont confirmé leur statut de nation sportive dans la région, en Afrique et sur la scène internationale. Nous sommes fiers de vous", peut-on aussi lire dans son message.
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