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es
Comores ont accédé à l’indépendance, le 6 Juillet 1975. Elles ont été admises à
l’ONU comme un pays composé de 4 îles à savoir la Grande Comore, Anjouan,
Mayotte et Mohéli. Mais la France s’est maintenue à Mayotte violant ainsi de
manière flagrante les règles du droit international rappelées par les
différentes résolutions de l’ONU consacrées à l’affaire de Mayotte.
Les
comoriens vivant à Mayotte sont considérés par les autorités françaises comme
des « clandestins ». Ils ne le sont pas si on se base sur le droit
international. Les juristes savent que le droit international prime le droit
interne des Etats en matière de hiérarchie des normes.
Les
différents gouvernements français, de droite comme de gauche, ont toujours
attisé la haine entre les comoriens et désigné le prétendu
« clandestin » comme étant le responsable de tous les maux dont
souffre Mayotte. Ce qui rappelle de manière étrange la campagne haineuse et
calomnieuse de Jean Marie LE PEN contre les immigrés.
Des
événements d’une exceptionnelle gravité se sont déroulés à Mayotte le 27
octobre 2003.
Des
employés communaux ont mis le feu à une trentaine des cases de comoriens dans
le
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Sommaire : NOTRE DOSSIER :
POLITIQUE:
BREVES :
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Suite
de l’édito
village
d'Hamouro, commune de Bandrele à Mayotte. Les hommes avaient quitté le village
suite à une vaste rafle lancée sur ordre du Procureur selon le Préfet de
Mayotte. Les gendarmes qui étaient sur place ne sont pas intervenus pour
empêcher les agents municipaux d’effectuer des actes illégaux. Leur commandant
gêné par la tournure dramatique des événements a déclaré que la gendarmerie a
été manipulée dans cette affaire.
Les
maisons ont été brûlées et aucune tente, aucun repas n’a été fourni aux
victimes. De nombreuses organisations de la société civile ont été indignés devant de tels actes mettant
à la rue des familles entières, dépourvues du peu de bien qu'elles avaient. Ces
actes se sont déroulés dans une partie du territoire comorien qui continue
d’être administrée par la France.
Si le
droit français était appliqué à Mayotte, le Procureur aurait dû ouvrir une
enquête et engager des poursuites pénales à l’encontre du Maire de Bandrele qui
a donné à ses employés l’ordre de brûler des maisons appartenant à des
citoyens. Cette affaire est plus grave que l’affaire des paillotes en Corse car
les maisons ont été brûlées et le commanditaire est connu de tous.
Les
gouvernements français sont toujours prompts à donner des leçons aux autres
pays sur le non respect des droits de l’homme. Brûler la maison d’une personne
constitue une très grave atteinte au droit de la propriété et de la dignité
humaine. Les autorités françaises devraient, si elles veulent rester crédibles,
engager des poursuites pénales à l’encontre du Maire de Bandrélé. Ce Maire a
fait plus fort que Le Pen ; en effet, le Front National malgré ses
attaques verbales n’a jamais incendié des maisons appartenant à des immigrés.
Ces
tristes évènements se sont déroulés en plein mois de Ramadan, un mois sacré,
faut-il le rappeler, pour les musulmans, la religion pratiquée par l’immense
majorité des comoriens vivant dans les 4 îles.
Il est
vraiment regrettable que le gouvernement comorien n’ a pas osé élever la
moindre protestation pour condamner ces actes scandaleux. On se demande les
raisons d’être d’un gouvernement qui n’est pas capable de défendre ses
ressortissants.
Le
gouvernement français a une lourde responsabilité dans cette affaire. Il a le
devoir de réprimer sévèrement de tels actes afin d’éviter que Mayotte ne plonge
dans des pratiques illégales et fascisantes .
Mayotte
ne se développera pas dans la haine, l’exclusion et la xénophobie. C’est tout
le contraire qui risque d’arriver.
La Rédaction
NOTRE DOSSIER: |
L |
e 27 octobre 2003, la gendarmerie
française arrête tous les hommes de Hamouro, un petit village maorais situé à 5
km de Bandrele au motif de « recherche d’immigrés clandestins ».
Vidé de ses hommes, Hamouro fut incendiée par les employés municipaux de
Bandrele. Un reportage télévisé par RFO montre les employés municipaux de
Bandrele brûlant sélectivement les maisons des « comoriens » avec
leurs pauvres mobiliers ; on les voit attiser les flammes sur les taudis
en bambou, pisé et autres feuilles tressées ; et tout cela sous le regard
impassible des « forces de l’ordre ». Femmes, enfants et vieillards
hagards assistent impuissants au forfait tout en versant des chaudes larmes. Le
reportage s’attarde sur un vieillard qui hurle son incompréhension et témoigne
de l’unité de la population comorienne.
Cet acte odieux a suscité une forte réprobation, y compris
dans la communauté des expatriés français de Maore. Une plainte serait même
entrain d’être déposée pour crime contre l’humanité.
Le FD et les patriotes comoriens
à Mayotte sont entrain de rassembler leurs forces pour réagir face à
l’ignominie induite par la politique criminelle de la France à Mayotte. Car il
s’agit bien des conséquence de la culture de la haine contre
« l’immigré », c'est-à-dire le comorien non originaire de Mayotte,
qui a pris ces derniers mois des proportions hallucinantes. La France demande
aux maorais de « faire le ménage » chez eux pour « mériter de
devenir français ». La voie est pavée pour tous les forfaits. Le Pen est
dépassé dans le délire anti-immigré.
Et pendant ce temps c’est le black-out complet dans l’Union
des Comores qui semble se désintéresser complètement du sort réservé à la
nation comorienne et à ses ressortissants :
§
Le Ministère d’Etat chargé des Relations Extérieures de
l’Union continue son train-train quotidien comme si Mayotte n’existait pas.
§
Le Chef de l’Etat continue à parler de la sécurité des
comoriens en ignorant Mayotte.
Ceux qui ont les rennes de l’Etat
comorien semblent avoir capitulé face au projet colonial français de
départementalisation définitive de l’île comorienne Mayotte et ont abandonné
toute résistance. Pire, même la défense humanitaire des comoriens ne fait pas
partie de leurs soucis, jamais on les a entendus sur les centaines de morts sur
le bras de mer Anjouan – Mayotte, jamais ils n’ont levé le petit doigt quand
des comoriens sont malmenés à Mayotte. Par contre, ils se sont illustrés en agréant
l’intégration de l’île comorienne Mayotte dans une soi-disant France de l’Océan
Indien.
Le Front Démocratique conscient de la complexité de la
question de l’île comorienne Mayotte appelle à un sursaut national. Nous
n’avons pas le droit d’abandonner la partie et ce faisant aliéner l’avenir des
générations futures. Dans cette perspective, le FD :
§
Invite toutes les forces attachées à un règlement pacifique
et équitable de la question du retour de Mayotte dans l’Union à se rassembler
dans le cadre du comité MAORE pour mobiliser, organiser des
protestations, amener les autorités aux divers échelons à s’associer à cette
lutte nationale et aboutir à la création d’une commission nationale MAORE
§
Demande aux hautes autorités de l’Union à
o
Exiger de la France qu’une enquête officielle et publique
soit diligentée sur l’incendie du petit village traditionnel comorien HAMOURO
o
Exiger la suppression du visa qui se trouve à la base de
ces nombreux drames humains.
Le
Bureau Exécutif du FD Moroni le 31/10/2003
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L |
es employés municipaux de Bandrele viennent de brûler le
village d'Hamouro !
Hamouro est un petit village de Mayotte qui dépend de la
ville de Bandrele située à 5 km. Hamouro a un tort : il est habité en grande
partie par des Anjouanais, population immigrée souvent clandestine.
D'après le journaliste de RFO qui a réalisé le reportage
télévisé, la gendarmerie venait de vider Hamouro de ses hommes. Restaient
les femmes, les enfants et les personnes âgées.
N'écoutant que leur courage, c'est dans ce contexte que les
employés municipaux ont brûlé sélectivement les maisons des Anjouanais, avec
leurs pauvres mobiliers. On les voit attiser les flammes sur les maisons de
bambou, de pisé et de végétaux tressés. La caméra glisse sur des chats
carbonisés et des forces de l'ordre apparemment passives. Un des plus beaux
villages traditionnels de Mayotte n'est plus.
Cette mère de 12 enfants n'a plus rien et pleure son
désespoir, ce vieillard hurle son incompréhension et témoigne que beaucoup de
Mahorais sont eux mêmes descendants d'Anjouanais...
Ces actes de xénophobie sont ignobles, odieux dans leur
contexte particulier, à tel point qu'on peine à trouver les mots pour exprimer
son dégoût...
Il n'y a pas si longtemps qu'un enfant malade était sorti
d'un dispensaire à Mayotte, que des pogroms étaient organisés dans certains
villages où, à coups de haut parleurs, on sommait les "étrangers de partir
sous huit jours".
Nous demandons à Madame la Ministre de donner les
instructions nécessaires pour qu'une enquête soit immédiatement diligentée, que
des décisions énergiques soient prises, afin de montrer que , dans ce futur
département français, ces actes de barbarie, contraires aux droits de l'homme les
plus élémentaires, contraires à la loi, ne seront plus tolérés.
Jean-claude Genest, secrétaire du syndicat
SCDEN-CGT-Mayotte
FONDATION
COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME
B.P. 328 Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
fcdh@snpt.km; fondation_adh@yahoo.fr
Tel : 269
71 15 43 Fax : 269 71 12 11
Monsieur
le Préfet,
La
Fondation Comorienne des Droits de l’Homme en tant qu’ ONG de défense des
Droits de l’Hommes a l’honneur de vous informer qu’elle suit de près la façon
dont l’autorité mahoraise traite les comoriens
originaires d’Anjouan, de Mohéli et de la Grande Comore.
Les
traitements sont caractérisés par des violations des Droits de l’Homme d’une
part et par une culture manifeste de la haine et de la xénophobie à l’encontre
des soit disant immigrants comoriens depuis que Mayotte s’est retirée des
Comores.
Monsieur le Préfet,
Vous n’êtes pas sans savoir que
toutes les Comoriennes et tous les Comoriens d’Anjouan, de Mohéli, de la Grande
Comore et de Mayotte sont tous et toutes des frères et sœurs de sang,
d’origine, d’histoire, de culture et de religion. Ce qui suppose que le fait de
développer une culture de haine et de xénophobie entre des frères et sœurs
constituent une violation des Droits de l’Homme.
La FCDH vous fait connaître,
Monsieur le Préfet, que même si Mayotte
est sous administration française comme étant une situation de fait, rien ne légitime
en aucune manière, ces actes de violation des Droits de l’Homme et de
xénophobie.
Comment peut-on développer une
coopération régionale avec une telle attitude de restriction à outrance de
circulation des biens et des personnes ?
Les
évènements criminels et tragiques d’incendie volontaire des 28 paillotes où
vivaient plusieurs familles d’immigrés comoriens commis dans le village de
Hamouro, le lundi 27 octobre 2003, 1er jour de Ramadan, jour sacré
pour les musulmans, par le Maire de
Bandrele et ses complices, témoignent les actes inhumains, cruels, dégradants
brefs de violation des Droits de l’Homme que commettent quotidiennement les
Autorités Mahoraises à l’encontre des comoriens résidant à Mayotte. Alors que
la France est l’une des grands défenseurs des Droits de l’Homme et de la
démocratie au niveau mondial.
A ce propos, la FCDH demande avec
fermeté à ce que :
le
Maire de Bandrélé et tous ses complices soient traduits en justice.
La FCDH
pourrait se constituer partie civile au Tribunal Pénal International de La
Hayes si ce dossier est classé sans
suite.
Mutsamudu, le 29 Octobre 2003
Le
Président de la FCDH - Ahmed Mohamed Allaoui
POLITIQUE: |
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a Fédération internationale des ligues
des droits de l'homme (FIDH) se dit "fortement préoccupée" par la
situation actuelle de l'opposant comorien Said Larifou, soumis, selon elle, à
"un traitement aussi peu respectueux des dispositions internationales
relatives à la protection des droits de l'homme".
M. Larifou, avocat, avait été
arrêté le 22 septembre à Moroni, suite à une manifestation organisée par
son parti, le Rassemblement pour une initiative de développement avec une
jeunesse avertie (Ridja), pour dénoncer la hausse des prix des produits de
première nécessité décidée par le gouvernement de l'Union des Comores.
Il avait été remis en liberté le
15 octobre sous contrôle judiciaire et attend son procès.
Dans des lettres ouvertes
adressées à Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères,
et à Azali Assoumani, président de l'Union des Comores, la FIDH dénonce le
"sévère contrôle judiciaire" obligeant Saïd Larifou à se présenter
chaque jour devant le juge, avec interdiction de parler aux journalistes et aux
hommes politiques.
L'organisation affirme également
qu'il lui est en outre interdit de quitter l'île de la Grande Comore, ce qui
l'empêche d'exercer sa profession d'avocat au barreau de St Pierre de La
Réunion et de rejoindre sa famille, alors "qu'aucune preuve tangible ne
semble à présent étayer l'accusation d'atteinte à la sécurité de l'Etat et de
déstabilisation".
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L |
e secrétaire général du
Rassemblement pour une initiative de développement avec une jeunesse avertie
(Ridja, opposition) a dénoncé une nouvelle fois la rigueur du contrôle
judiciaire imposé au président de ce parti, Saïd Larifou.
S'exprimant au cours d'une
conférence de presse donnée jeudi dans la capitale comorienne, Achirafi Ahamed
a qualifié de "complot contre le parti et son président" l'accusation
d'atteinte à la sûreté de l'Etat de retenue par les autorités contre Me
Larifou.
Il a notamment dénoncé
l'interdiction faite au président du Ridja de se rendre à la mosquée et même
d'assister, tout récemment, à l'enterrement d'un de ses neveux, décédé à
Foumbouni, sa ville natale.
Le secrétaire général du Ridja
s'est inscrit en faux contre les déclarations des services de renseignement qui
laissent entendre que Me Larifou préparait un plan pour s'évader et quitter les
Comores.
"Cela est faux. Me Larifou
respecte la loi. Ces allégations nous inquiètent au point que nous avons
demandé aux autorités d'assurer la sécurité de Me Larifou", a-t-il dit.
Dans le cadre de cette affaire de
complot, la confrontation qui devait avoir lieu ce jeudi entre le commandant
Combo Ayouba et le Français Philippe Verdon n'a pas eu lieu, la juge Thanay
Tasmine l'ayant renvoyée à plus tard.
M. Verdon est l'un des deux
Français accusés avec Saïd Larifou de "complot et d'atteinte à la sûreté
de l'Etat". Un autre Français, Pascal Lupart, également impliqué dans la
même affaire, a été remis en liberté la semaine dernière et placé sous contrôle
judiciaire.
Officier de l'armée comorienne
dont il est membre de l'état-major, le commandant Combo Ayouba est celui qui
aurait dénoncé Philippe Verdon après l'avoir enregistré son insu, mais
l'enregistrement n'a jamais été versé au dossier d'enquête malgré la demande de
l'avocat des mis en cause.
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U |
n groupe informel dénommé
"les Partenaires des Comores" envisage la mise en place, en cas
d'accord entre l'Union et les îles autonomes, d'un fonds fiduciaire, auquel
tous les partenaires pourront contribuer, excepté le Fonds monétaire international
(FMI), selon une déclaration adoptée par les participants à la réunion de Paris
cette semaine, et dont copie est parvenue à la PANA jeudi.
Le groupe, que constituent la
Banque mondiale, la Commission européenne, l'Organisation internationale de la
Francophonie (OIF), le Programme des Nations unies pour le développement
(PNUD), le Fonds monétaire international (FMI), l'Afrique du Sud, l'Ile Maurice et la Françe, se dit convaincu
que la poursuite du dialogue entre l'Union et les îles autonomes est la seule approche
prometteuse permettant de parvenir rapidement à un accord sur les arrangements
de la période transitoire et d'achever le processus de Fomboni.
Le groupe s'est aussi engagé à
appuyer le parachèvement et le fonctionnement des institutions issues du processus
de Fomboni pendant la période de transition et à soutenir l'organisation des
élections législatives.
Il promet également de travailler
avec toutes les parties, après l'achèvement de processus de Fomboni et la tenue
des élections législatives, au développement des Comores et à la lutte contre
la pauvreté.
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L |
'accès à l'Internet est devenu un
privilège quasi inaccessible pour les citoyens ordinaires de Mutsamudu,
capitale de l'île autonome d'Anjouan, depuis que l'unique cybercafé de Mahamoud
El-Arif, situé à Chitsangani, a fermé ses portes.
Ce commerçant autodidacte avait
été à l'origine d'une "révolution technologique" dans la ville en
offrant une connexion haut débit directement à partir d'un satellite, sans
passer par l'unique fournisseur d'accès du pays: la Société nationale des
postes et télécommunications (SNPT), qui jouit d'une situation de monopole pour
les produits de télécommunications.
"C'était le paradis ici,
dit-un internaute plein d'amertume, tandis qu'un autre souligne que même des
personnes qui avaient accès à l'Internet chez eux se rendaient chez El-Arif,
tant c'était rapide.
Mahamoud El-Arif a dû fermer son
cybercafé suite à la cessation d'activité de la société Anjouan Phone Plus.
Cette société mixte, dont l'île autonome d'Anjouan détenait des parts, s'était
vite mise à dos à la fois le gouvernement de l'île et la SNPT. Le premier
l'accusait de malversations, et la seconde défendait son monopole.
Anjouan Phone Plus avait tenté de
mettre en place un service de vente de cartes prépayées, ainsi qu'un éphémère
réseau de téléphonie mobile et c'est elle qui offrait à Mahamoud El-Arif
l'accès au satellite qui avait fait le bonheur des internautes de Mutsamudu
avant qu'ils n'en soient sevrés.
Depuis la disparition d'Anjouan
Phone plus, la SNPT est redevenue le passage obligé pour l'accès à l'Internet à
Anjouan comme en Grande-Comore et à Mohéli. Mais à Anjouan, tous les usagers se
plaignent de lenteurs inexpliquées et de coupures intempestives qui rendent la
navigation quasiment impossible.
Des petits commerçants qui ont
tenté de "vendre de l'Internet" ont vite abandonné, comme ce
revendeur de vêtement de Fokudjuwu.
"J'avais voulu offrir un
service Internet, mais j'abandonne parce que la ligne téléphonique est presque
toujours saturée, il y a trop de coupures et puis le débit est trop lent",
explique-t-il.
Résultat, il devient impossible
d'envoyer le moindre e-mail à partir de Mutsamudu, sauf pour ceux qui ont leur
propre équipement et leur propre ligne téléphonique, c'est-à-dire très peu de
gens.
Mais d'ores et déjà, Mahamoud
El-Arif pense à une "autre solution technologiquement satisfaisante"
sur laquelle il ne veut pas s'étendre pour le moment.
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P |
ascal Lupart, le deuxième français
après Philippe Verdon accusés de "complot et d'atteinte à l'autorité et à
la sûreté de l'Etat", a retrouvé sa
liberté mais placé sous contrôle judiciaire, a constaté la PANA sur place, à
Moroni.
Les deux Français amis de Saïd
Larifou, ont été arrêtés à leur hôtel dans la nuit du 21 septembre, la veille
de la marche pacifique qu'avait organisée le Ridja, le parti de l'avocat
franco-comorien Saïd Larifou, pour manifester contre la cherté de la vie le 22
septembre à Moroni.
A la maison d'arrêt de Moroni, se
trouve encore en détention dans le cadre de cette affaire, Philippe Verdon qui
pourrait, assure-t-on de sources bien informées, retrouver bientôt sa liberté.
Ce dernier pourrait rencontrer
jeudi, pour les besoins d'une confrontation devant le juge, le commandant Combo
Ayouba annoncé comme son principal accusateur qui aurait enregistré à son insu
une conversation qu'ils auraient eue quelques jours avant la manifestation du
22 septembre.
Comme Me Saïd Larifou, Pascal
Lupart est soumis à un sévère contrôle judiciaire l'obligeant à se présenter
chaque jour devant le juge, avec interdiction de parler aux journalistes et aux
hommes politiques.
"S'ils doivent comparaître un
jour, dit-on dans les milieux proches de l'enquête, les trois accusés
pourraient être jugés pour incitation et trouble à l'ordre public,
"l'attentat et l'atteinte à l'autorité et à la sûreté de l'Etat" qui
leur sont reprochés étant susceptibles d'être requalifiés.
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L |
’Initiative Citoyenne des Comores (ICC) se félicite de la
réunion extraordinaire des Ministres de la Commission de l’Océan Indien (COI)
qui se tient actuellement à Moroni, et adresse ses remerciements chaleureux à
tous les pays membres d’avoir accepté l’invitation de l’Etat comorien.
L’’ordre du jour porte en particulier, sur la lutte contre
les déversements des déchets d’hydrocarbures dans les eaux de notre région,
l’approche commune et complémentaire contre le sida, ainsi que la lutte contre
le terrorisme sous toutes ses formes. Il est garni de sujets essentiels pour la
sécurité collective de nos pays, de nos populations et de notre patrimoine
commun qu’est l’environnement.
La réussite de ces objectifs ne doit comporter aucun
maillon faible, et nécessite une forte volonté effective des Etats, de chaque
Etat, au delà des discours de circonstance prononcés à l’occasion de telles
rencontres internationales ou régionales.
L’ICC saisit cette opportunité pour saluer les pays de la
région qui ont entrepris depuis longtemps des actions pour aider les Comores à
sortir de cette longue crise. Les Accords d’ Antananarivo, jusqu’à ceux plus
récents de Paris, ainsi que les interventions constantes des autres pays, sont
là pour rappeler cet engagement de la communauté régionale de la COI en faveur
de notre pays.
Malgré cet acharnement constructif de la communauté
internationale et régionale, l’on ne peut que constater que la réconciliation
nationale longtemps promise n’est pas seulement en panne, mais connaît en plus
des phénomènes aggravants, que ni la première phase d’usurpation du pouvoir, ni
celle suivante d’élections contestées n’ont apporté de véritables réponses.
La crise de confiance qui, initialement, était confinée
dans une île, s’est en effet généralisée dans l’ensemble de l’archipel et
continue de se répandre dans l’ensemble de la communauté internationale. Et
pourtant, la durée qui a manqué aux régimes politiques précédents pour aborder
avec efficacité cette crise était bien disponible dans le système actuel, mais
a davantage servi aux égoïsmes politiques au détriment de l’intérêt général
national.
C’est ainsi que notre pays est enfoncé dans une tourmente
politico sociale inconnue dans le répertoire des crises comoriennes
antérieures. Elle est caractérisée par une corruption endémique, une
centralisation à outrance du pouvoir politique concentré aux mains d’un clan,
voire d’une personne, un usage public du double langage en fonction des
interlocuteurs, et une relégation des Comores au rang d’unique pays de la
région à ne pas disposer d’assemblée législative élue.
Aussi, l’ICC estime que la tenue d’un sommet des Chefs
d’Etat de la Région aux Comores, doit être impérativement précédée par la tenue
d’élections législatives régulières, transparentes et reconnues par l’Union et
l’ensemble des îles autonomes.
Moroni
le 31 octobre 2003
Route de Daché
Pangadjou
Tél : (269) 73 09 33
E-mail :
iccomores@yahoo.fr
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a Commission de l'océan Indien
(COI) tient son conseil des ministres extraordinaire jeudi et vendredi à
Moroni, où se trouve déjà le ministre seychellois des Affaires étrangères,
Jérémie Bonnelame, attendant ses homologues de France-Océan Indien (La Réunion),
Madagascar et Maurice.
S'entretenant mercredi avec la
presse, M. Bonnelame a loué les mérites de l'organisation régionale, citant en
exemple "le travail de qualité" réalisé au cours des derniers mois
entre les Comores et les Seychelles dans la délimitation des zones économiques
exclusives entre les deux pays.
Interrogé sur la réalité de la COI
du point de vue économique, Jérémie Bonnelame a d'abord relevé le Programme
régional intégré des échanges (PRIDE) financé par l'Union européenne (UE) qui a
pris fin il y a plus d'un an.
Se félicitant de l'objectif du
PRIDE, il s'est néanmoins interrogé sur sa consistance: "la faiblesse du
programme est d'avoir peut-être mis l'accent sur les échanges commerciaux alors
qu'il manquait d'un volet production", a-t-il dit.
La session ministérielle de la
COI, qui aura été précédée de la réunion des officiers permanents de liaison
(OPL), doit notamment préparer la conférence des chefs d'Etat et de
gouvernement de l'organisation, prévue l'an prochain à Moroni, à une date qui sera fixée par la
présente rencontre des ministres.
Même si très peu de choses ont
filtré de la réunion des OPL, certains observateurs croient savoir qu'en dehors
de la crise comorienne, qui ne manquera pas d'être au centre des débats, le
renforcement des relations entre les pays membres de la COI sur le plan
économique occupera une bonne partie des discussions.
On rappelle que la présidence en
exercice de la Commission de l'océan Indien est assurée actuellement par les
Comores
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L |
a
réunion extraordinaire du Conseil des Ministres s’est tenu les 30 et 31 octobre
2003 aux Comores sous la présidence de SE M Souef El amine, Ministre d’Etat
comorien chargé des Relations Extérieures, de la Coopération, de la
Francophonie et des Comoriens de l’étranger.
Ont
pris part aux travaux les Ministres :
Ainsi
que MM Hugues SALVAN, vice-président du Conseil Général de La Réunion et
Antoine MINATCHY, vice-président du Conseil Régional de La Réunion, Gonthier
FREDERICI, Préfet de la Région Réunion, Wilfrid BERTILE, Secrétaire Général de
COI.
Ils ont
approuvé le relevé de décision et ont adopté la déclaration commune ci-après.
Point 2 Questions nécessitant une décision d’ordre
politique
Point
2.1 Plan régional de lutte
contre le déversement des hydrocarbures
Le
Conseil des Ministres décide de signer le Mémorandum d’entente du plan régional
de lutte contre le déversement des hydrocarbures selon la version proposée à
l’issue de ses travaux.
Le
Conseil des Ministres se prononce pour la localisation du Centre Régional de
Coordination du plan régional de lutte contre le déversement des hydrocarbures
à Madagascar.
Le
Conseil des Ministres demande que les formations soient organisées dans les
différents pays en fonction des besoins.
Point
2.2 Désignation de la COI comme
structure régionale de coordination dans le cadre du Plan d’Action de la
Barbade
Le Conseil des Ministres se
réjouit du rôle internationale confié à la COI par l’ONU comme structure de
coordination (mécanisme intérimaire régional) des petits Etats insulaires de la
Méditerranée (Malte et Chypre), de l’Atlantique (Cap-Vert, Guinea-Bissau, Sao
Tomé et Principe), de l’océan Indien (Union des Comores, Maurice, Seychelles,
Maldives, Bahrain) et du Sud de la mer de Chine (Singapour). Il donne un avis favorable à cette désignation.
Les
coûts des travaux en cours sont supportés par les organisations du système des
Nations Unies, mais à terme cette orientation forte de la COI devra être
intégrée dans les orientations stratégiques de l’organisation.
Point 3 Examen des résultats des premiers travaux du
« Comité de Sages »
Le Conseil des Ministres prend acte des grandes lignes de
ce rapport d’étape, et remercie le « Comité de Sages » pour son
travail. Il adopte une note de cadrage
ci-joint concernant les travaux de ce Comité.
Point 4 Préparation du Sommet des Chefs d’Etat ou de
Gouvernement
Le
Conseil des Ministres, dans la perspective de la tenue à brève échéance du
prochain Sommet des Chefs d’Etat ou de Gouvernement, arrête les points proposés
à l’ordre du jour du Sommet.
Le
Conseil des Ministres a également adopté la déclaration ci-jointe.
Point 5 Questions Diverses
Point
5.1 Partenariat COI-UNICEF
(Observatoire des Droits de l’enfant de l’Océan Indien)
Le
Conseil des Ministres se prononce favorablement sur ce projet, étant entendu
que s’agissant de la France/Réunion, celle-ci fera connaître ultérieurement les
modalités de son association au projet.
Point
5.2 Renforcement des capacités
des Etats membres de la COI dans le domaine de l’urgence et de la lutte contre
le SIDA
Le
Conseil des Ministres se prononce favorablement sur la mise en œuvre d’un
projet financé par la France de renforcement des capacités des Etats membres de
la COI dans le domaine de l’urgence et de la lutte contre le SIDA et décide de
sa mise en œuvre, dans le prolongement de sa décision favorable du Conseil des
12 et 13 février derniers.
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es
Etats membres de la Commission de l’Océan Indien réunis à Moroni les 30 et 31 octobre 2003 remercient Son Excellence,
Monsieur Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores pour la chaleur de
l’accueil réservé à cette session extraordinaire du Conseil des Ministres et la
qualité de la préparation et de la conclusion des travaux de la présidence
comorienne, avec l’appui du Secrétaire Général, M. Wilfrid Bertile.
Cette
session constitue un succès pour l’esprit indianocéanique permettant notamment
de progresser sur trois points importants :
-adoption
d’un plan régional de lutte contre les déversements d’hydrocarbures en mer,
-renforcement
du secrétariat général,
-préparation
du sommet des Chefs d’Etat ou de Gouvernement.
Cette
session a également été l’occasion pour les Etats membres d’exprimer leur
solidarité à l’égard de l’Union des Comores. A cet égard, les Etats membres
souhaitent marquer leur pleine confiance dans l’issue positive du dialogue entre l’Union et les îles
autonomes pour achever rapidement le processus de Fomboni.
Ils se
félicitent à ce titre, de la décision prise par les partenaires des Comores
réunis à Paris, le 23 octobre, d’appuyer la médiation sud-africaine au nom de
l’Union Africaine et d’envisager la
création d’un fonds fiduciaire destiné,
en cas d’accord entre l’Union et les îles autonomes, à :
-soutenir
la finalisation et le fonctionnement des institutions constitutionnelles
pendant la période restant à courir jusqu’à l’achèvement du processus de
Fomboni,
-appuyer
l’organisation des élections législatives
-combattre
la pauvreté et à favoriser le développement des Comores à l’issue du processus
de Fomboni.
Après
le succès de cette session extraordinaire, le Conseil des Ministres se réunira
en session normale, à nouveau aux Comores, début 2004, sous la présidence de l’Union des Comores,
pour prendre les décisions qui assurent le renouveau de la COI, le renforcement
et le renouvellement du Secrétariat général et la tenue à brève échéance du
prochain Sommet des Chefs d’Etat ou de Gouvernement.
|
M |
adagascar a proposé une reforme
en profondeur de la Commission de l'océan Indien (COI), lors du Conseil des
ministres de l'organisation régionale des îles africaines du Sud Ouest de
l'océan Indien qui s'est tenu les 30 et 31 octobre 2003 à Moroni, aux Comores.
Une des propositions malgaches
tend à trouver un autre système pour la désignation du secrétaire général de la
COI.
"On devrait abandonner le
système tournant au profit de la recherche de compétence et de la mise en
valeur du background de la personnalité qui devrait tenir cette fonction",
a dit Emile Ralaisoa Rakotomahanina, membre du Comité des sages de la COI, cité
par le journal 'L'Express de Madagascar' du vendredi 31 octobre.
"Madagascar, grâce à ses
énormes potentialités, et à la qualité de ses ressources humaines devrait
détenir une place de leadership au sein de la COI", a-t-il ajouté.
La Grande Ile était représentée
par son ministre des Affaires étrangères Marcel Ranjeva et M. Rakotomahanina à
ce conseil consacré essentiellement à l'avenir de l'organisation régionale, la
présentation des premières propositions des Sages en vue de réformer la COI et
également la préparation du sommet des chefs d'Etat en 2004.
Emile Ralaisoa Rakotomahanina a
indiqué que "les questions étudiées au cours de ce conseil de Moroni ont
trait, entre autres, au rôle politique et diplomatique de la COI, à la
coopération et l'intégration économique, à la spécificité de la COI, à la
participation de La Réunion aux activités de l'organisation et au processus
d'intégration économique auquel participe la COI, ainsi qu'à l'utilisation de
l'anglais".
Le Comité des sages, créé les 12
et 13 février 2003 aux Seychelles, a été mis sur pied pour entreprendre une
réflexion sur de nouvelles orientations de la COI.
|
L |
a réunion extraordinaire des
ministres de la Commission de l'océan indien (COI), qui s'est tenue à Moroni
(Comores), les 30 et 31 octobre, sur la question des déversements
d'hydrocarbures, a décidé d'installer à Madagascar le Centre régional de
coordination du plan de lutte de l'océan Indien contre le déversement des
hydrocarbures.
Cette décision, importante pour
la COI, a été prise à la suite de la signature par cette session extraordinaire
du mémorandum d'entente du Plan de lutte régional contre le déversement des
hydrocarbures dans cette partie sud-ouest de l'océan Indien.
La session de Moroni s'est
réjouie du rôle assigné à l'organisation régionale par les Nations unies pour
servir de structure de coordination des petits Etats insulaires de la
Méditerranée à l'Atlantique, en passant par l'océan Indien.
Une réunion internationale sur
les petits Etats insulaires en développement est prévue à l'Ile Maurice en
septembre 2004, indique-t-on.
Si aucune date n'est encore
retenue pour le Sommet des chefs d'Etat ou de gouvernements en 2004, le conseil
souhaite que cette rencontre ait lieu le plus tôt possible et se retrouvera,
début 2004, en session ordinaire à Moroni, qui assure la présidence de la COI,
probablement pour arrêter une date précise.
Les ministres de la COI ont
exprimé leur soutien à la décision des partenaires des Comores, réunis le 23
octobre 2003 à Paris, d'apporter leur soutien aux efforts de l'Afrique du Sud
au nom de l'Union africaine (UA), pour une issue favorable à la crise
comorienne.
La réunion de Paris,
rappelle-t-on, a mis sur pied un fonds fiduciaire pour appuyer la tenue des
élections aux Comores et la finalisation des institutions du pays.
Un volet important de ce fonds
pouvant être alloué à la réduction de la pauvreté, en supposant qu'un accord
sera obtenu entre les îles autonomes et l'Union des Comores déchirées, depuis
plus d'un an, par un conflit de compétences.
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DEBATS ET OPINIONS LIBRES :|
C |
’est peu après un moment difficile que l’on prendrait
encore les mesures les plus dures : cette fois-ci, on peut estimer avec
beaucoup de fermeté en ce qui concerne le projet universitaire dont le
président dictateur vient de projeter. Personne, ne peut en effet, porter des
critiques terribles pour un éventuel projet
qui s’impose comme le théorème mathématique pour résoudre l’équation le
plus difficile. Il s’agit bien attendu du sort de nos bachelier qui au pays se
multiplient chaque année de plus ou
moins favorables. Outre les multiples décisions et initiatives qu’un
gouvernement comme le notre aurait prendre en considération, étaient autant de
signaux forts en faveur de la promotion estudiantine, dans l’équité des
meilleurs conditions à pouvoir faire des études supérieurs locale. Le
gouvernement n’a pas hésite à intervenir pour
les épargner d’une baguette magique et en les soumettant en espèce l’université
« Azaliste » qui à mon avis, source de déchirement autour de cette
question. Cette décision ne témoigne que
le despotisme dont souffre le pays avec son tirant batteur et justifie par
conséquent que tout valait de son mieux. Et, en réalité cette université est
posée à même le sol, le plus stratégiquement
possible pour tuer discrètement son peuple. Vous pouvez le constater
avec la hausse de tous les prix des produits alimentaires en supposant vouloir financer le fonctionnement de l’université.
Tout en considérant la naïveté de son peuple, il retrace à chaque pas, sa
politique trompeuse. Hier s’était avec la vanille et aujourd’hui, avec
l’université. Je ne pouvais imaginer que ce bruit, soudain qui appel les Comores à se doter de son université. Certes,
il serait plus étroite d’en avoir une. Mais, je croyais que s’était une chose
importante et qui demande vraiment, le temps qu’il faut au sens d’une réflexion
non hâtive, comme le laisse entendre l’université qui se créée du jour au lendemain.
Si non, je me demande comment l’Etat peut se vanter à
investir à un tel, projet important alors que l’école primaire et secondaire
restent pétrifier. D’abord, ne faudrait-il pas les refondre ? Je comprends
mal l’idée de cette université pendent
que l’itinéraire scolaire impose le primaire et le secondaire avant de fréquenter le monde universitaire.
Qui seront les prétendus étudiants de
cette université alors que ces deux dernières sont farouchement écrasées et
même complètement disparues ? C’est aussi assez drôle pour comprendre l’autorité suprême,
persuasive qu’elle soit mais ainsi
qu’elle s’en fuite d’être avisée des besoins et des nécessités de son peuple. Pourtant, on fait toujours des
idées exagérées de ce que l’on aurait besoin. Je veux constater le contraire
que le pays a besoin en premier lieu d’ une grande école professionnelle plutôt
qu’une université s’agissant d’un vrai plan qui vise le début d’un
développement durable. Avec par exemple, les services public en périls, on doit
former des techniciens à la place des théoriciens. Je pense que tout le monde
peut le constater de la même façon que le professionnalisme devient un besoin
universel. Les Comores aussi a besoin de ces professionnels dignes, comptant
des électriciens, des spécialistes en commerce international, dans le secteur
de la télé communication et le tourisme,
des agronomes qualifié ainsi que dans le service bancaire etc.…tout ce monde
sera alors les nouveaux cadres intellectuels dont le pays a
besoin.
Mohamed lhad ahamada
Etudiant comorien au Royaume du Maroc
NOTRE REGION : L |
e Premier ministre mauricien, Paul Bérenger, a appelé jeudi 6 novembre à Port-Louis les présidents des Parlements africains à jouer un plus grand rôle pour aider leur continent à sortir des situations conflictuelles qui le traversent. M. Bérenger, qui s'exprimait ainsi à l'ouverture de la neuvième conférence des présidents des Parlements africains, a évoqué le Sommet de l'Union africaine tenu à Maputo en juillet dernier au cours de laquelle une proposition avait été faite pour la mise en place d'un Organe africain d'opération de soutien à la paix (African Peace Support Operation Facility). La semaine dernière, a-t-il ajouté, la Commission européenne a signifié son intention de financer, pour un coût de 250 millions d'euros, les opérations de maintien de la paix en Afrique incluant le déploiement rapide des forces de maintien de la paix sur le continent. "Les Etats africains devront y contribuer eux aussi, et dès que cet accord de financement est signé entre l'Union africaine et l'Union européenne, une allocation de 50 millions d'euros sera faite à l'organisation panafricaine", a-t-il indiqué. Selon M. Bérenger, il n'y a pas de doute que cette initiative représente une percée majeure dans les efforts de résolution des conflits en Afrique. "Nous savons tous que l'aide aux pays africains et le soutien aux efforts de développement ont été bloqués en de nombreuses occasions en raison des conflits. Il est à espérer que ce développement aura un impact direct sur l'allègement de la pauvreté et le développement soutenu en Afrique", a-t-il déclaré. Parlant de la conférence des Nations unies sur la corruption, qui se tient le mois prochain au Mexique, Paul Bérenger a indiqué que le moment est venu pour adresser un message fort à la communauté internationale. "Là aussi, j'invite les speakers et les présidents des Parlements en Afrique de jouer un plus grand rôle dans le combat contre la fraude et la corruption", a-t-il dit. Pour le speaker (président de l'Assemblée nationale) mauricien Dev Ramnah, cette conférence de Port-Louis est un forum approprié pour discuter des problèmes pratiques qui se posent durant les débats dans les différents parlements en Afrique. Tout en maintenant son objectif de promouvoir la connaissance et la compréhension de la démocratie parlementaire, cette rencontre s'est élargie en s'intéressant à des thèmes liés aux intérêts nationaux et internationaux tels que l'allègement de la pauvreté, la globalisation et les changements technologiques, l'engagement des parlements dans les instances de décision au niveau internationale et la résolution des conflits. Les assises de Port-Louis, qui prendront fin lundi, visent à encourager les présidents de parlement dans leur impartialité, mais aussi à assurer la promotion de la connaissance et de la compréhension de la démocratie parlementaire sous diverses formes et le développement des institutions parlementaires.
SOCIAL : |
N |
euf cas de choléra sont traités au
Centre hospitalier régional El-Maarouf de Moroni, où trois personnes se
trouvent encore au pavillon cholérique de l'établissement.
"Tous les cas recensés, à l'exception
d'un seul, sont venus essentiellement du Nord-Ouest de l'île", a assuré à
la PANA, le chef du service du pavillon.
Selon lui, la seule personne non
originaire du foyer contaminé a sûrement contracté la maladie, en rendant
visite à un ami malade au pavillon cholérique.
Le chef du pavillon cholérique du
CHR El-Maarouf a assuré à la PANA que les lieux d'habitation d'où sont
originaires les patients traités dans ses services ont tous été désinfectés par
les volontaires du Croissant Rouge comorien.
L'année
dernière, grâce à l'apport de la Plate-forme d'intervention régionale de
l'Océan indien (PIROI) basée à La Réunion, les Comoriens ont pu limiter les
dégâts d'une épidémie dont l'intensité n'avait d'égal que le pessimisme d'une
population qui s'était cru frappée par la fatalité.
En
pleine crise de choléra début avril 2002, le nombre de cas cumulés dès le
déclenchement de l'épidémie en décembre 2001 était de 650 dont 24 morts (taux
de létalité : 3,69 %). C'était la deuxième réapparition de la maladie avec la
même fulgurance qu'en 1998.
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NOS BREVES : Alcatel choisi pour déployer le premier réseau GSM aux Comores
Alcatel
a signé la semaine dernière un contrat de plusieurs millions d'euros avec la
société nationale des postes et télécommunications (SNPT), l'opérateur de
télécommunications national de l'Union des Comores, pour le déploiement du tout
premier réseau GSM du pays. Les trois îles de l'archipel sont encore reliées
par des moyens de transport traditionnels et seulement 12 300 lignes fixes sont
raccordées au réseau, d'une capacité de 20 000 lignes. Selon les termes du
contrat, Alcatel fournira sa solution globale mobile Evolium. Le groupe a
précisé avoir été choisi “après des mois de compétition” et “grâce aux
relations de confiance établies au cours d'une collaboration de longue date
avec la SNPT”.
Bouygues s'intéresse au port de Moroni
Lors de son récent séjour à Paris, le président Assoumani
Azali a rencontré le directeur général adjoint de la société Bouygues Travaux
Publics, Olivier Bonnin, au sujet du port de Moroni. M. Azali voudrait faire
aménager ce port pour y accueillir de gros bateaux afin de ne plus être
dépendant du seul port international des Comores, celui de Mutsamudu (Anjouan).
Des discussions à ce sujet avec l'Union européenne (UE)
ayant avorté, Azali s'est tourné vers Bouygues afin que cette firme privée
finance ces travaux en contrepartie d'un contrat de gestion du port.
Le dossier n'en est qu'à sa phase préliminaire. M. Bonnin a
confirmé au président comorien que sa société acceptait d'étudier la
faisabilité de la privatisation du port de Moroni, mais à condition que le
montant du trafic espéré rende l'affaire commercialement viable. Le problème
n'est pas seulement de faire des travaux pour permettre l'arrivée de gros
bateaux à Moroni, mais de s'assurer également que le trafic commercial,
aujourd'hui très faible, pourra ensuite augmenter de manière substantielle.
Bouygues a demandé à M. Azali que lui soient transmises les
informations nécessaires à la réalisation d'une étude de faisabilité et que,
pendant ce temps, le gouvernement comorien assure cette société de
l'exclusivité de la privatisation du port. Une des questions auxquelles cette
étude devra répondre est de savoir si le port actuel doit être agrandi ou s'il
faut trouver un nouveau site. Une mission de Bouygues devrait se rendre à
Moroni début 2004. (LOI)
Les souvenirs d'un pilote
Nous avions rencontré Henri Roth à Maurice en octobre 1995.
Il était l’invité de la représentation locale d’Air France qui commémorait le
cinquantenaire du premier vol Alger - Plaisance via 14 escales dont Tananarive
et la Réunion en 43 heures. Aux commandes du Lockheed C. 60 assurant le vol
inaugural, Henri Roth.
Au tour d’une bonne bouteille de Beaujolais nouveau, il
avait déroulé pour nous ses souvenirs. Une évocation passionnante. Nous lui
avions alors conseillé d’écrire ses mémoires. Claude Leymarios, fils d’un de
ses anciens compagnons de vol, est parvenu à le convaincre de laisser ce
témoignage ô combien précieux.
Henri Roth entre en aviation comme on entre en religion en
1922. Il a 17 ans et le voici apprenti mécano à l’école Blériot. L’adolescent y
devient pilote sur le même type d’avion de chasse que Guynemer. En 1930, on le
retrouve à Air Union qui en 1933 fusionne avec quatre compagnies pour donner
naissance à Air France.
Henri Roth va piloter aux côtés de figures légendaires de
l’aviation française, Delaunay, Reine, Guillaumet, Mermoz. Il connaîtra à ses
débuts le Farman Goliath qu’il pilote à l’air libre, pour finir sa carrière sur
le plus prestigieux des avions à hélices, le Super Starliner.
L’Atlantique Sud, l’Afrique, l’Extrême-Orient, Henri Roth a
parcouru le monde entier, mais l’océan Indien occupe une place à part. Il va
accompagner de bout en bout le développement des lignes d’Air France dans ce
secteur.
Après le premier Alger
- Maurice d’octobre 1945, Henri Roth passe du Lockeed C. 60
au Junkers 52. Le 26 avril 1947, il est le commandant de bord du premier vol en
Douglas DC. 4.
à partir de février 1948, Henri Roth prend ses quartiers à
Madagascar. D’abord avec le DC. 4, puis le Constellation, le Super
Constellation et enfin le Super Starliner, il effectue les bretelles sur la
Réunion et Maurice où il se posera 600 fois. Parallèlement, il vole également
en DC. 3 sur le réseau intérieur malgache et vers les Comores. Le 28 septembre
1963, il pose pour la dernière fois son Super Starliner à Ivato.
Henri Roth, un pilote d’exception du Spad au Super
Starliner se lit comme un roman. Abondamment illustré, riche en anecdotes, il
raconte une page d’histoire méconnue des ailes françaises dans l’océan Indien.
Wilfrid Bertile démissionne de la COI
L’Express de Maurice annonce que vous allez démissionner de
la COI pour vous présenter aux prochaines échéances électorales de l’année
prochaine à la Réunion, est-ce vrai ?
C’est vrai. Il ne m’est pas possible d’être absent des
débats électoraux qui s’ouvrent et qui vont engager l’avenir de la Réunion pour
de longues années.
Quand partirez-vous ?
D’ici à la fin de l’année, je vais écrire aux ministres de
la Commission de l’océan Indien pour expliquer ma démarche. Au Conseil des
ministres de février, pourra ainsi être lancée la procédure destinée à me
remplacer. Si besoin est, je resterai à mon poste jusqu’à l’arrivée de mon
successeur.
Vous partez parce que vous estimez votre travail à la COI
non satisfaisant ou parce que vous avez d’autres aspirations ?
Mes fonctions à la COI m’ont énormément apporté au plan
intellectuel, mais je pars parce que la Réunion me manque, que ses problèmes se
transforment en impasses et que je veux de nouveau m’engager pour que les
choses changent. Il ne faut pas manquer ces échéances.
Ces échéances, ce sont les cantonales ou les régionales ?
Il est difficile de les séparer puisqu’elles vont avoir
lieu le même jour.
Les échéances électorales qui engagent la Réunion pour
plusieurs années, ce ne serait pas les régionales plutôt ?
(rires)
Quels sont pour vous les enjeux primordiaux de ces
élections ?
Il y a en 2004 des élections cantonales, européennes et
régionales. Ce sont sans doute les régionales qui ont le plus d’impact puisque
la Région “prépare l’avenir” quand le Département “gère le quotidien” selon des
formules couramment employées. L’enjeu est de savoir comment la Réunion
relèvera ses défis qui ont pour noms chômage massif et endémique, dilution de
l’identité culturelle, menaces sur l’environnement, déséquilibre du territoire
et coma circulatoire, avenir bouché des jeunes… Le mode de développement actuel montre
ses limites et il faut, collectivement, en formuler un autre.
Dans un article récent de la “Lettre de l’océan Indien”, on
a vu que certains vous reprochaient votre absentéisme. Que répondez-vous ?
Ce soi-disant absentéisme est lié à l’action que je mène
pour la COI qui est de plus en plus reconnue au plan international, aussi bien
à l’OMC qu’à Bruxelles ou en Afrique. Chaque déplacement officiel que j’effectue
est porté à la connaissance des pays qui composent la COI. Tout le reste est
polémique.
Est-il vrai que le sommet des chefs d’État à Moroni, début
2004, est compromis ?
Il est vrai que le sommet ne se tiendra pas au début de
l’année prochaine. Et comme la présidence des Comores se termine en février, il
ne se tiendra pas sous présidence comorienne.
On peut savoir pourquoi ?
La réponse est politique et appartient aux ministres.
Avez-vous vent de scénarios de rechange ?
On parle d’un scénario où la France passerait la main plus
tôt que prévu à Madagascar, et qu’ainsi un sommet pourrait avoir lieu à
Tananarive à la fin de l’année ?
À partir de février, c’est la France qui aura la
présidence. Mais comme le dernier sommet a eu lieu à la Réunion en 1999, il est
difficilement concevable qu’il se tienne encore ici. Il peut très bien avoir
lieu sous présidence française mais dans un autre pays.
Ou alors se tenir sous la présidence malgache en 2005 et à
Madagascar. Quoi qu’il en soit, la tenue de ce sommet a été réaffirmée et les
thèmes qui y seront abordés retenus.
Le poids de la Réunion est, paraît-il, perçu comme pesant
au sein de la COI. Qu’en est-il ?
C’est une idée que certains mauvais esprits voudraient
accréditer. Rien n’est plus faux. En dehors du Secrétaire général de la COI qui
est réunionnais, le poids de la Réunion en tant que tel est des plus limités,
étant indissociable du poids de la France.
Propos recueillis par Bruno Testa
JIR du 6/11/03
Un des enfants de la Creuse témoigne dans un livre poignant
L'un des Réunionnais appelés "les enfants de la Creuse" déportés de force dans les années 1960 et 1970 en France par les autorités de l'époque témoigne, dans un livre à paraître jeudi, de la malheureuse expérience endurée par ces personnes. L'histoire de Jean-Jacques Martial a ému La Réunion, mais aussi la France. En 2001, après des dizaines d'années, Jean-Jacques Barbet -du nom de ses parents adoptifs- avait en effet décidé de sortir de son silence en venant retrouver sa vraie famille à la Réunion. Cette histoire, beaucoup de jeunes déportés dans les années 1960 et 1970 la vivent depuis. Des associations militent pour demander réparation à l'Etat français, qui avait organisé le départ de ces jeunes dans des conditions douteuses, vers l'Hexagone. Dans son livre de 130 pages intitulé "Une enfance volée" et publié par les édition "Les quatre chemins", l'auteur détaille, à travers sa propre histoire, le destin brisé de ces nombreux jeunes. "Je n'ai que des souvenirs heureux de cette époque. L'amour de notre mémé, des jeux toute la journée, la bonne odeur du café grillé, le bruit de la serpe qui coupe la canne à sucre. Et puis ce soleil brillant sur l'île presque toute l'année... Mais une ombre planait sur ce paradis. Cette ombre avait la forme d'une camionnette, une 2 CV break plus précisément. Lorsqu'elle débarquait dans notre village, nous courions tous nous cacher dans les champs de canne, ou nous grimpions sur les cocotiers en espérant que ce ne serait pas notre tour. C'était la terreur de l'île cette voiture, c'était une sorte de monstre, de grand méchant loup. Il n'y avait pas beaucoup d'autos à La Réunion, et quand la 2 CV arrivait, on l'entendait de loin", écrit-il dans le livre. Jean-Jacques Martial explique ensuite pourquoi cette voiture avait un tel pouvoir. "C'est dans cette camionnette que des dames et des messieurs de la DDASS (Direction des affaires sanitaires et sociales), aidés de gardes champêtres, emmenaient des enfants deux par deux". "Ces enfants, ajoute-t-il, on ne les revoyait jamais. L'Etat français avait décidé de s'occuper des orphelins de La Réunion, de les envoyer en France où ils pourraient suivre des études et même être adoptés... Le problème, c'est que très vite il n'y eut plus assez d'orphelins. Alors, les autorités ont décidé de choisir des enfants qu'elles jugeaient abandonnés. On profitait de l'illettrisme des gens pour leur faire signer d'un pouce des actes d'abandon, lorsque ceux-ci n'étaient pas carrément falsifiés..." Jean-Jacques Martial, qui a bénéficié de la collaboration de Pascale Frey, a mis deux ans pour écrire ses souffrances et rappeler, par la même occasion, celles des autres enfants qui, comme lui, à l'époque, sous l'égide de Michel Debré, alors député de La Réunion, ont été "déportés" vers la France, arrachés à leurs familles dans des conditions douteuses, pour repeupler certaines régions. "Aujourd'hui, l'opinion publique prend la mesure du prix payé par ces enfants: violence de la séparation, déracinement, racisme, viols, exploitations, esclavage moderne, harcèlement moral... Des manoeuvres inadmissibles ont eu lieu: pressions sur les parents au départ de la Réunion pour qu'ils abandonnent leurs enfants, abus de pouvoir, exigence du secret. Les intégrations réussies ne peuvent cependant occulter les souffrances encore présentes dans les consciences de ces enfants devenus adultes et qui portent toujours ce lourd fardeau", écrivent, entre autres, à la fin du livre Yvan Combeau et Sudel Fuma, respectivement professeur d'histoire contemporaine et maître de conférences à l'université de La Réunion.
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