
|
S |
uite
aux graves événements qui se sont déroulés à Mayotte le 27 octobre dernier (
une trentaine de maisons appartenant aux comoriens originaires des autres îles
ont été brûlées à Mayotte par des agents municipaux), on pouvait s’attendre à
ce que le Préfet de Mayotte en tant que représentant de l’Etat français
intervienne pour calmer les esprits, faire baisser la tension et veiller au
respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et notamment
l’inviolabilité du domicile. Contre toute attente, dans l’interview qu’il a
accordée à nos confrères du Quotidien de la Réunion, il a tiré à boulets rouges
contre les comoriens vivant à Mayotte accusés d’être les responsables de tous
les maux dont souffre Mayotte. Il pousse la mauvaise foi jusqu’à son point
culminant en accusant les comoriens d’être responsables de l’arrivée massive
des mahorais à La Réunion tout en falsifiant les chiffres (15.000 au lieu de 25.000)
. Ce qui traduit en soi un échec de la politique française à Mayotte.
Les
propos du Préfet constituent un net encouragement à la xénophobie. Jugez en
vous même : « C’est littéralement le viol de notre maison par des
gens qui n’ont rien à y faire…Je répète que l’invasion migratoire …Non, le mot
est trop faible : s’oppose, ou viole notre hospitalité, viole notre
souveraineté, viole la liberté exprimée dans les urnes en 74. »
Selon
Franck CELLIER du Quotidien de La Réunion, les propos de M.BROT
« démontrent
|
Sommaire : POLITIQUE :
ECONOMIE:
LU DANS LA PRESSE:
ACTUALITES
REGIONALES:
BREVES:
|
Suite
de l’édito
que
l’Etat français bafoue à Mayotte les valeurs humanistes censées faire sa
grandeur et alimente la xénophobie vis à vis des voisins des trois autres îles
de l’archipel des Comores »
M. BROT
a manifestement la mémoire courte. C’est la France qui a violé la souveraineté
de l’Etat Comorien en détachant Mayotte de son ensemble naturel en 1975 et ce,
au mépris de ses propres engagements et des règles qui régissent le droit
international. C’est l’Etat comorien qui a été victime d’une grande injustice
et non l’inverse.
Ce
Préfet qui vient de sortir de son obligation de réserve a une conception
étriquée de la décolonisation. Il a déclaré qu’il y a 30 ans les comoriens
« ont considéré que la France était bonne à jeter ». Le fait d’acquérir
son indépendance ne veut pas dire « jeter la France ». De nombreux
pays africains ont accédé à leur indépendance ; ce qui ne les empêche pas
d’entretenir de bonnes relations avec l’ancienne puissance coloniale. C’est le
cas du Sénégal, Madagascar ou Djibouti.
Les accusations sans fondement
du Préfet de Mayotte ne sont pas dignes d’un représentant de la République Française. Les propos
d’inspiration lépéniste du Préfet ne font que mettre
de l’huile sur le feu et risquent d’encourager la multiplication des atteintes
aux libertés fondamentales à Mayotte.
Jaques CHIRAC ne doit pas
oublier que des dizaines de milliers français d’origine comorienne lui ont apporté leurs suffrages lors des
élections présidentielles de Mai 2002. Le combat contre les thèses du Front
National ne doit pas se limiter à l’Hexagone. Face à la montée inquiétante de
la xénophobie à Mayotte, il a le devoir de faire preuve de la même fermeté et
de ne pas laisser l’île de Mayotte plongée dans la haine, la démagogie le rejet
du frère comorien et de la xénophobie.
La politique consistant à
déstabiliser l’Etat comorien par des mercenaires français interposés a
contribué à saboter les perspectives de développement des Comores.
En réduisant son aide et en
encouragent le séparatisme, l’Etat français a contribué à affaiblir l’Etat
comorien. La France devra donc procéder à son examen de conscience et revoir de
fond en comble sa politique envers les Comores. Les propos haineux et
démagogiques du Préfet ne permettront sûrement pas de régler un problème
complexe qui résulte de la décolonisation bâclée et inachevée des Comores.
La Rédaction
LA UNE :
Objet : Le drame de ceux venus des autres îles des
Comores, à Mayotte.
Madame la Ministre,
L’instauration
d’un visa à Mayotte pour les Comoriens des autres îles en 1994 par M. Balladur,
alors 1er Ministre, a progressivement créé une situation nourrie de
haine et de xénophobie à l’égard de ces derniers qui ne pourront jamais
comprendre qu’ils sont étrangers là où, comme dans les autres îles, s’est
tissée par le sang, la langue et la religion toute une culture identitaire
commune.
De ce climat de haine et de xénophobie à l’égard des autres Comoriens
résultent, aujourd’hui, les actes criminels du 27 octobre 2003 dans le village
de Hamouro, sur la commune de Bandrelé,
à Mayotte.
Aucun secours, ni en nourriture, ni en abris, n’ayant été apporté aux
victimes, des familles entières, choquées et désemparées, après les incendies
volontaires et organisés de leurs
habitations, se sont retrouvées à la rue, ayant perdu l’intégralité de leurs
biens. Ces actes, qu’on croyait appartenir à un autre âge, ont suscité une vive
émotion dans notre région. Plusieurs organisations de défense des Droits de
l’Homme ainsi que les médias à Mayotte, à la Réunion et en France s’en sont
indignés. Car tout cela constitue une grave atteinte aux Droits de l’Homme et
une violation flagrante du droit à la propriété, principes fondamentaux
garantis par la Constitution française.
En outre, nous nous élevons contre la réaction de M. le Préfet de
Mayotte dans son interview du 27 octobre parue dans le Quotidien de la Réunion,
où il diabolise les Comoriens des autres îles, au lieu de faire comprendre
l’irrationalité des actes commis.
Nous pensons que le moment est venu d’engager une politique ambitieuse
permettant une libre circulation des personnes et des biens au sein des 4 îles
Comoriennes, seule initiative susceptible de favoriser les facteurs d’un
développement socio-économique équilibré. Toute autre vision politique, qui
consiste à inscrire Mayotte dans une dynamique
de développement socio-économique qui ignore les autres îles des
Comores, ne pourra être que source d’instabilité au sein de cette entité
géographique et socio-culturelle qu’est l’archipel
des Comores.
Les événements de Hamouro, qui portent une
grave atteinte à la crédibilité de Mayotte en matière de respect des droits de
l’homme, montrent à l’évidence les limites de la politique de développement
solitaire engagée dans cette île.
Madame la Ministre,
La politique qui consiste à refouler de Mayotte les Comoriens des autres
îles, comme on le fait dans l’Hexagone à
l’égard des sans-papiers, n’a pas de
base juridique car le Droit international, qui prime en l’espèce, considère
toujours que Mayotte fait partie intégrante
de l’ensemble comorien.
En définitive, compte tenu des liens historiques entre la France et les
Comores, seule une solution respectant les intérêts des deux parties serait de
nature à créer les conditions d’une situation d’entente et de compréhension
mutuelle durable.
Nous vous prions, Madame la Ministre, de bien vouloir agréer
l’expression de notre profond respect.
Pour le bureau du Collectif,
Ali MLAMALI
Le Port, le 12 novembre 2003
Collectif pour la Défense de l’Unité et l’Intégrité
Territoriale des Comores
Allée Franck COCOU, appt 157
ZAC1, plaine des galets
97420 Le Port
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DEBATS ET OPINIONS LIBRES :|
L |
e préfet de Mayotte Jean-Jacques Brot s'en est pris violemment à l'immigration clandestine
des Comoriens qu'il a qualifiée d"'invasion migratoire qui sape les
efforts de développement de Mayotte".
Dans une interview parue en deux
parties, mardi 11 et mercredi 12 novembre, dans le Quotidien de la Réunion, le
préfet de Mayotte a estimé que l'immigration clandestine des Comoriens, issue
principalement de l'île voisine d'Anjouan, "est littéralement le viol de
notre maison par des gens qui n'ont rien à y faire. Et qui, non seulement n'ont
rien à y faire, mais il y a 30 ans ont considéré que la France était bonne à
jeter".
Les Comores ont proclamé
unilatéralement leur indépendance en 1975 alors que Mayotte, une des quatre
îles de l'archipel a choisi de rester française lors d'un référendum en 1974.
Selon le préfet de Mayotte
"l'invasion migratoire contrarie, non, le mot est trop faible, s'oppose ou
viole notre hospitalité, viole notre souveraineté, viole la liberté exprimée
dans les urnes en 1974".
"Nous faisons face à une
invasion migratoire. Je pèse mes mots et qui ne sont pas politiquement
corrects. C'est une invasion migratoire qui prive nos compatriotes français,
les Mahorais, du choix pour la France qu'ils ont librement exprimé", a
poursuivi le préfet.
Il a également estimé qu'il faut
se débarrasser du "complexe de culpabilité néo-coloniale" vis à vis
des Comores, dans une autre interview parue mercredi 12 novembre dans le même
journal.
"Encore une fois, la France
n'a plus aucune responsabilité aux Comores. L'histoire est injuste mais c'est
l'histoire. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre", a
ajouté le préfet affirmant que "la coopération est une chose, la solidarité
nationale c'en est une autre".
"L'immigration clandestine
ne doit pas être uniquement appréciée du point de vue de Mayotte", a-t-il
ajouté. "Mayotte est une porte d'entrée sur la Réunion et sur la
métropole", a-t-il dit, jugeant que "le trafic de faux papiers aux
Comores est un sport national".
Selon Jean-Jacques Brot, "l'immigration clandestine, c'est au moins
45.000 personnes à Mayotte alors qu'il y a environ 10.000 étrangers en
situation régulière" et qui "sont les bienvenus".
"L'immigration clandestine concerne à peu près une personne sur
quatre", a-t-il ajouté.
"La France n'a aucun intérêt
stratégique ni économique à Mayotte. Le seul intérêt, c'est un intérêt de coeur
parce que c'est la parole donnée à des gens qui quatre fois ont demandé à rester
français", a-t-il encore déclaré.
|
L |
es propos haineux et scandaleux tenus dans vos colonnes ce
lundi 10 novembre par J.J. BROT préfet de Mayotte mériterait qu’on leur oppose
le mépris s’ils sortaient d’une bouche autre que celle d’un haut représentant
de la République. Lorsque celui qui symbolise les valeurs de « liberté,
d’égalité et de fraternité » sur cette île n’hésite pas à emprunter le
discours de l’extrême droite, discours xénophobe et raciste : « l’invasion
migratoire » qui fait de l’Anjouannais le bouc
émissaire de tous les maux dont souffre Mayotte, cela devient insupportable et
mérite d’être relevé.
J’imagine le tollé qu’auraient soulevé les propos
inqualifiables tenus tout le long de l’interview, par le Préfet de Mayotte,
s’ils avaient été dits en France métropolitaine par un responsable politique de
ce rang. Malheureusement, sous les tropiques, les grands principes de la
République n’ont pas tout à fait la même valeur !
Si l’on peut pardonner à ce haut magistrat venu du Nord,
qui ne parle pas un mot de mahorais, de ne pas connaître la culture de ce
peuple qu’il administre, si on peut l’excuser d’ignorer l’histoire de ces
« iles de la lune », on ne peut pas ne
pas être choqué par son discours lepéniste.
Vouloir réduire l’histoire
millénaire de ce peuple séparé par 70 kilomètres de mer, mais uni par une
identité de sang, de langue, de religion et de culture, à la courte période
coloniale, relève de l’imposture !
Si les aléas de la décolonisation ont fait qu’aujourd’hui
Mayotte est administrée par la France, il n’est pas moins vrai que cette île,
géographiquement comme historiquement, fait partie de l’Archipel des Comores et
que la loi internationale continue de reconnaître un Etat comorien composé de 4
iles.
Mais il ne s’agit
pas du problème du statut international de Mayotte dont il est question ici,
mais d’un grave problème touchant au respect des valeurs de la République et
des droits de l’homme. Il s’agit d’une violation grotesque et insupportable de
ces grands principes par le premier magistrat de la France sur cette île.
L’actualité tragique de ces derniers jours sur cette île a montré que le climat
de haine instauré et entretenu à Mayotte peut conduire à des actes
ignobles !
Ecoutons monsieur le
préfet : « l’invasion migratoire anjouanaise viole notre hospitalité,
viole notre souveraineté et viole la liberté exprimée dans les urnes en 74…
Elle sape tous les efforts de développement, elle est responsable de l’échec
scolaire de nos jeunes compatriotes mahorais,( …) Elle sape le droit des femmes et de la
planification familiale : mon intuition-je n’ai pas encore les chiffres--
est que le nombre d’enfants par femme est très différent entre les Anjouanaises
et les Mahoraises… ». Monsieur le préfet devrait se renseigner auprès des
chefs d’établissement scolaires et des services sociaux réunionnais pour ne pas
avoir à dire autant de contre -vérités ! Il devrait savoir par ailleurs
que depuis 1975 les Comores ont formé une centaine de médecins, des dizaines
d’ingénieurs, des centaines de professeurs, des milliers d’instituteurs, des
magistrats, des avocats, des cadres qui ne se défendent pas mal dans les
institutions internationales !Si le système scolaire mahorais n’a pas pu
produire autant de « cerveaux », ce n’est pas la faute aux immigrés
anjouanais souvent exploités et humiliés !
Il est vrai qu’il se
pose un problème de flux migratoire incontrôlé d’anjouanais vers Mayotte, comme
il s’en pose d’ailleurs à la Réunion avec l’arrivée massive de Mahorais sur
cette île. Mais , a-t-on cherché à
lutter contre les causes de ce flux migratoire ? Pourquoi les habitants des autres iles de l’Archipel partent, souvent au péril de leur vie,
vers Mayotte ? Les causes de
l’immigration, on les connaît, c’est la recherche de meilleures conditions
d’existence, c’est la fuite de la misère… Nous savons que depuis son
indépendance, l’Etat comorien est plongé dans une déstabilisation chronique qui
empêche tout développement économique et social.
Qui cautionne ou
laisse faire les coups d’état de Denard et autres ? Qui a soutenu et encouragé le séparatisme
anjouanais ? Qui a pris la
responsabilité de détacher Mayotte de ses iles
sœurs ? Pourquoi a-t-on laissé le fossé se creuser entre cette île et les
autres ?
Autant de questions que J.J Brot devrait connaître la réponse.
Une chose est
certaine, ce n’est pas avec de tels discours de haine qu’on pourra résoudre les
énormes et délicats problèmes qui se posent sur cette île.
Toute politique française qui voudra se limiter à Mayotte
et ignorer son environnement immédiat sera voué à l’échec. Pour relever le défi
de l’avenir, Paris se doit d’élargir sa vision sur cette zone, les intérêts
stratégiques de la France seront sûrement mieux garantis avec un ensemble
comorien apaisé et stabilisé.
Said Omar Allaoui
Ancien ambassadeur itinérant
Directeur de la Gazette des Comores
ECONOMIE : Réseau d'escroquerie douanière à la Banque centrale des
Comores
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D |
eux employés de la Banque
centrale des Comores, Hadifja Ahmed Dahalani et Faïssoil Ahmed Abdou,
ont été placés en détention provisoire vendredi 7 novembre à la maison d'arrêt
de Moroni dans le cadre d'une enquête de la justice sur un réseau d'escroquerie
douanière.
Le même jour, le directeur
général des douanes des Comores, Raoul de Delapeyre,
a été entendu dans les locaux de la brigade de recherche en tant que
"victime" de cette escroquerie, a déclaré à la PANA, à Moroni, une
source proche de l'enquête.
Le receveur du centre douanier de
Moroni, Djamal Ahamada, a
été convoqué à trois reprises en l'espace de trois jours à la brigade de
recherches où il a été retenu à chaque fois pendant plusieurs heures.
Les enquêteurs soupçonnent des
employés de la Banque centrale des Comores d'avoir pris l'habitude de délivrer
à des importateurs de faux bordeaux de remise de chèque pour leur permettre de
faire croire aux services des douanes qu'ils se sont acquittés des frais
douaniers et pouvoir ainsi enlever leurs containers sans bourse délier.
Aux Comores habituellement, les
taxes douanières sont payées à la banque centrale et non pas aux services des
douanes directement.
A l'origine, cette mesure avait
pour but de réduire précisément la fraude douanière.
Les enquêteurs s'étonnent surtout
du fait que la direction des douanes ne se soit pas inquiétée outre mesure de
ce manège qui semble durer depuis longtemps et qui lui aura coûté un manque à
gagner si important que personne n'a pu le chiffrer pour l'instant.
On signale que c'est la banque
centrale qui a alerté les gendarmes de l'existence de ce réseau d'escroquerie.
La première estimation de 20
millions de francs comoriens avancée par un haut magistrat serait de très loin
de la réalité du préjudice subi par les douanes. "Il faudra peut-être
multiplier ce chiffre par cent", a déclaré une source ayant accès au
dossier.
Cinq importateurs sont en prison
depuis que cette affaire a éclaté au grand jour la semaine dernière, et les
enquêteurs continuent d'éplucher des cartons de documents saisis à la douane,
mais l'on craint qu'ils aient du mal à faire toute la lumière sur cette
affaire, faute de compétence avérée en matière d'investigations financières.
"C'est vrai que nous faisons
ce travail sans avoir toujours les qualifications nécessaires pour traquer les
bandits à col blanc", a concédé un gendarme sous le sceau de l'anonymat,
affirmant qu'il y a nécessité de former rapidement une brigade financière si
l'on veut vraiment lutter contre la corruption.
On rappelle que cette affaire
éclate au moment où la direction générale des impôts est éclaboussée par un
autre scandale mettant en cause le directeur général des Impôts en personne,
Mohamed Djounaid, placé en détention depuis plusieurs
jours.
M. Djounaid
est poursuivi pour détournement de deniers publics et pour tentative de mettre
le feu à un édifice public, en l'occurrence des locaux de la direction des
impôts pour, semble-t-il, faire disparaître des documents compromettants.
Le président des Comores, Azali Assoumani, aurait fait
clairement comprendre au parquet que toutes les procédures concernant des cas
de corruption doivent être conduites jusqu'au bout avec la plus grande rigueur.
Huit employés de la Banque
centrale des Comores ont été placés en détention provisoire samedi 8 novembre à
Moroni, pour leur implication présumée dans une affaire de détournement de billets de banques au sein de cette
institution, a appris la PANA de source judiciaire à Moroni.
Ces personnes, des agents de
caisses et un contrôleur adjoint, sont soupçonnées d'avoir, pendant longtemps,
subtilisé des billets de banque à partir des réserves gardées dans les caves de
l'institution et d'avoir réussi jusque là, à déjouer tous les contrôles
successifs.
Ce scandale a été découvert cette
fois, grâce un contrôle approfondi "exceptionnel", ordonné par le contrôleur
général qui aurait, eu vent d'une fuite.
Ces opérations
frauduleuses se déroulaient une fois que les billets étaient triés et
classés, indique une source crédible, qui explique qu'à ce stade là, on ne
contrôle plus les billets mais seulement les paquets.
C'est la deuxième affaire qui
éclate à la Banque centrale des Comores en moins de trois semaines.
On rappelle que deux employés et
une ancienne stagiaire étaient déjà placés en détention depuis quelques jours à
la suite d'une affaire d'escroquerie douanière.
Ils sont soupçonnés, pour leur
part, d'être membres d'un réseau qui livrait de vrais faux bordereaux de remise
de chèques à des importateurs pour leur permettre de faire croire qu'ils
avaient payé les taxes douanières et pouvoir enlever leurs marchandises en
douane.
Le vice gouverneur de
l'institution, un cadre de la banque de France, été entendu par les enquêteurs
tandis que M. le gouverneur en titre, Ibrahim ben Ali, poursuit une mission en
France.
Manifestement, la corruption a
atteint des cimes aux Comores où le directeur général des impôts lui-même est
en prison pour avoir voulu, dit-on, incendier l'un des bureaux de ses services
pour faire disparaître des documents comptables compromettants.
LA UNE DE LA PRESSE COMORIENNE : Un exemple qui éclaire les
mécanismes du « marché mondial libéral » dans le commerce. La
production agricole des pays développés du Nord est subventionnée et protégé
par des droits de douane prohibitifs, ce qui la rend compétitive malgré des
coûts de revient énormes. Pour leur part les consommateurs des pays
capitalistes du Nord financent les subventions à travers leurs impôts et paient
au prix fort ces mêmes produits. Les pays agricoles du Sud ne peuvent donc plus
écouler leurs produits dans les pays du Nord et se trouvent dans l’obligation
d’emprunter dans les grandes banques du Nord. Ces mécanismes qui appauvrissent
les pays du Sud et les peuples du Nord n’ont qu’un seul objectif : maximiser les marges des grandes
multinationales qui dominent le monde. Et les experts internationaux des
grandes institutions de Bretton Woods
qui imposent aux pays du Sud de « libéraliser », de réduire
« les taxes douanières », de « minimiser le rôle de
l’Etat » pour attirer les investisseurs, etc, semblent ne rien y comprendre à moins que
leurs rôles consistent précisément à favoriser ce phénomène. L’ article qui
suit, tiré du « CANARD
ENCHAINE » numéro 4310 du 4 juin 2003 est en tout cas limpide pour qui ne
s’est pas bouché les yeux et les oreilles. (Swalihi Bwana)
.
L’Europe produit le sucre le
plus cher du monde (son prix de revient est plus de deux fois plus élevé que
celui du Brésil ou de la Zambie) en est pourtant le plus grand exportateur de
la planète. Explication : un habile mixage de droits de douane prohibitifs
(140%) frappant les importations, d’une part et des subventions massives
d’autre part a permis aux betteraviers européens de faire baisser les cours
internationaux de plus de 15% et de s’emparer de 40% du marché mondial. Pour
certains pays, tel le Mozambique, la perte de revenu (environ 100 millions de
dollars) équivaut aux trois quarts de l’aide au développement que lui prodigue
généreusement l’Europe. Les consommateurs européens qui paient leur sucre trois
fois plus cher que le cours mondial ne sont pas non plus à la fête. En
revanche, les grands fabricants de sucre ont en moyenne une marge bénéficiaire
miraculeuse de 28%. Chapeau…
|
C |
ertains
s’interrogent, non sans raisons, sur l’attribution du fabuleux marché au seul
Alcatel. Des cadres de la SNPT affirment qu’il y a bien eu appel d’offre à
laquelle seul Alcatel a répondu. Etrange qu’un marché de 4 milliards n’ait
intéressé personne. Et de renchérir, la mort prématurée de COMCELL ne
vient-elle pas de ces histoires de gros sous. La rumeur a établi que le
partenaire libyen aurait abandonné la joint-venture avec la SNPT précisément
parce qu’un opérateur chinois présentant une meilleure offre n’était pas
retenue. Et la direction de la SNPT de sortir la grosse artillerie :
problèmes de compatibilité des installations, normes internationales, monde
francophone, etc. Bizarre, bizarre puisque chacun sait qu’en matière de
téléphonie, l’interopérabilité est la règle. N’est-ce pas plutôt parce que les
Comores sont la chasse gardée de notre « grande amie » la France, ce
qui entre autre se traduit par le fait que la SNPT est pieds et poings liés
face à ses fournisseurs exclusifs que sont Alcatel et France Télécoms. Ce qui
soi-dit en passant a emporté COMORETEL et son projet GLOBAL269. Autre aspect de
la polémique : des fonds propres aussi importants mobilisables en si peu
de temps, certains demandent à voir, les mauvaises langues parlent d’un contrat
pharaonique qui abandonnent pour plusieurs années les versements que France Télécoms
devait à la SNPT au profit d’Alcatel. Ce qui serait une aliénation de l’avenir
lourde de conséquence.
Swalihi Bwana
Diffusion intégrale sur RFO Télé Mayotte, après les journaux
en français et en maorais vendredi 7 novembre 03 au
soir. (Diffusion en version traduite le 08/11/03)
Mansour
Kamardine :
La situation est très
préoccupante, les chiffres sont édifiants, le nombre d’immigrés clandestins
peut être estimé aujourd’hui à 50000 personnes pour une population recensée en
août 2002 de 160.000 habitants.
Aucune
collectivité ne peut tolérer et assimiler près d’un tiers de sa population
étrangère, a fortiori clandestine, sur un territoire de la taille de Mayotte :
374 km².
La
situation dans les services publics est explosive. Environ 70% dans les
dispensaires et à l’hôpital sont des clandestins, 2/3 des mères qui accouchent
sont des clandestines, 90% du rôle de la Chambre Criminelle du Tribunal
supérieur d’Appel de Mamoudzou est constitué de
clandestins, 70% des détenus de la Maison d’Arrêt de Majikavo
sont des clandestins. Plus récemment encore
les classes surchargées et les incidents qui ont émaillé la dernière
rentrée scolaire furent l’occasion de mesurer l’ampleur de ce fléau. Près de
700.000 Comoriens, je suis allé aux Comores plus d’une fois, je les ai
rencontrés, attendent sur les rivages d’Anjouan pour atteindre clandestinement
Mayotte.
Les
5266 reconduites effectuées à ce jour pour la présente année contre 3773 pour
l’année 2001 et 3990 pour l’année 2002 attestent de la détermination affichée
par vos services. De même la destruction des barques et quelques opérations
coup de poings contribuent à une certaine dissuasion.
Ma question est donc
simple : quelles mesures d’urgence, parce qu’on voit bien que les mesures
traditionnelles n’apportent pas de réponse puisque les personnes reconduites,
ils ont à peu près 48 heures pour vivre chez eux , on les retrouve encore à
Mayotte, ma question est simple :
quelles mesures d’urgence et quels moyens entendez-vous consacrer à lutter
contre l’immigration clandestine ? Enfin, pensez-vous que dans le même
esprit qui a conduit à la mise en place des GIR, une action en étroite
concertation avec vos homologues de la défense et de la coopération soit-elle
envisageable ?
Je
crois en effet que, à l’instar de ce qui a été initié localement mais sans
moyens suffisants, l’armée et la PAF doivent jouer pleinement leur rôle de
dissuasion, de prévention et de répression dans le cadre d’une coopération
régionale ambitieuse.
SARKOZY :
Monsieur
Kamardine, j’ai affecté en 2003 trente fonctionnaires
de police supplémentaires pour Mayotte, les arrestations de passeurs ont
augmenté de 40%, les expulsions ont augmenté de 22%. Pour autant il est vrai
que la situation en matière d’immigration clandestine est assez catastrophique.
Ecoutez, il y a 160.000 habitants à Mayotte, on a 20000 étrangers en situation
irrégulière. Alors ma détermination est totale, à Mayotte comme en Guyane et dans
un certain nombre de territoires d’Outre-Mer de ne pas laisser la situation
s’envenimer. J’aurai l’occasion, j’ai été en Guyane il y a peu de temps pour
prendre un certain nombre de décisions, je ferai de même pour Mayotte. Le
problème c’est que le déplacement est un peu plus long. Je peux aller à
[ ?] en fin d’après-midi, il est difficile d’aller en fin d’après midi à
Mayotte. Je n’oublie pas bien sûr que c’est la France et qu’on ne peut pas
laisser de situation ingérable. Vous êtes submergés par un phénomène qui vous
dépasse et il faudra bien sûr qu’au début de l’année prochaine je me rende sur
place ne serait-ce que pour encourager les fonctionnaires qui font un travail
remarquable et qui ne se découragent pas alors qu’ils sont submergés par
l’activité. Mais enfin 40% d’arrestations de plus, Monsieur Kamardine,
c’est quand même la preuve qu’on a décidé de prendre le taureau par les cornes,
de réagir et de ne pas laisser faire. Je vous assure que je développerai encore
cette politique en 2004 parce que je n’oublie pas une chose : c’est que,
une fois à Mayotte, pour beaucoup le voyage n’est pas terminé, si vous voyez ce
que je veux dire... Mayotte c’est une des frontières de la France. Je le dis à
ceux qui ne comprennent pas pourquoi on fait tant d’efforts sur les Dom-Tom,
c’est parce que les problèmes des Dom-Tom aujourd’hui ça sera les problèmes de
vos circonscriptions après-demain et cela il faut que chacun le comprenne. Les
tourments de Mayotte aujourd’hui c’est les problèmes de la France
métropolitaine après-demain.
LU DANS LA PRESSE : S’il parle au nom de la France est xénophobe. C’est ce que l’on
retiendra , hélàs, des propos de Jean-Jacques Brot, le préfet de Mayotte. Le mépris affiché pour les
habitants des trois autres îles de l’archipel des Comores ne peut
qu’empoisonner le nécessaire débat sur l’immigration à Mayotte.
Le 27 octobre dernier, le maire
de la commune mahoraise de Bandrélé s’est estimé en
droit d’ordonner la destruction par incendie du village côtier d’Hamouro, occupé par des Anjouannais
en situation irrégulière. Nous commentions alors que le préfet de Mayotte
Jean-Jacques BROT avait participé à l’escalade dans l’horreur qui avait abouti
à cet incendie d’une part en abondant dans le sens d’un discours très dur
contre les Anjouannais en situation irrégulière,
d’autre part en ayant donné l’impression aux meneurs de rafles racistes qu’ils
jouissent d’une totale impunité.
L’entretien qu’il a accordé au
Quotidien et publié pratiquement intégralement dans nos éditions de lundi et
mercredi insiste un peu plus sur la responsabilité du représentant de l’Etat
dans le climat de xénophobie qui s’installe à Mayotte. Ironie ou mesquinerie de
l’histoire, c’est justement ce contexte tendu que met en avant la préfecture
pour interdire actuellement toute manifestation publique de contestation vis à
vis de l’acte brutal du maire de Bandrélé.
Les Comoriens de Mayotte se sont
pour l’instant résolus à l’attente d’éventuelles suites judiciaires. Suites
judiciaires qui tardent à intervenir quand on sait q’une équipe de télévision
de RFO et trois gendarmes de la brigade de M’Zaouzia
ont saisi sur pellicule les employés municipaux incendiaires en flagrant délit.
Quelle
confiance ?
L’enquête suit son cours, dit-on
au parquet : « On n’a pas l’intention d’enterrer cette
affaire ». Le procureur, Guy Jean, n’excluait pas hier encore d’ouvrir,
« après une lecture attentive du dossier », une information
judiciaire, donc de désigner un juge d’instruction. Il a également été le destinataire
d’un « courrier signé par une vingtaine de personnes » se disant
victimes de l’expulsion brutale de leurs maisons et de la destruction de leurs
biens.
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une
plainte en bonne et due forme, le procureur a décidé de la prendre en considération
et a demandé aux gendarmes de procéder à l’interrogatoire des signataires, ne
serait-ce que pour relever convenablement leur identité. On imagine aisément
qu’une telle démarche qu’une telle démarche peut effrayer les victimes
puisqu’elles sont en situation irrégulière. Mais Guy Jean assure qu’il n’est
pas question de leur tendre un guet-apens : « Ce serait scandaleux
d’expulser les gens dans une telle situation », indique-t-il.
Les Anjouannais
sans papier doivent-ils faire confiance à la justice française ? A priori
oui bien sûr. Cependant les propos du préfet, Jean-Jacques BROT, dont on veut
croire qu’il n’a aucun pouvoir sur les décisions du procureur de la République,
démontrent que l’Etat français bafoue à Mayotte les valeurs humanistes censées
faire sa grandeur et alimente la xénophobie vis-àvis
des voisins des autres îles de l’archipel des Comores.
Grossier et
populiste?
Il « ne reconnaît aux
comoriens aucun droit de perturber le développement de Mayotte ». Oubliant
volontiers les circonstances de la déclaration d’indépendance d’ indépendance
des Comores et de leur enfoncement dans la crise économique et politique, il
renvoie sans cesse les éventuels interlocuteurs des autres îles à leur choix de
1974.
Il les affuble de tous les
maux : les femmes anjouannaises feraient trop
d’enfants, les Comoriens auraient fait du trafic de faux papiers un sport
national, les immigrés viendraient à Mayotte par pur confort pour profiter des
soins médicaux, ils menceraient même d’introduire
dans les mosquées mahoraises un islam radical…Toutes ces affirmations appellent
contradiction car elles ne reposent pas sur des données fiables , mais elles
permettent surtout au préfet de radicaliser son discours, quitte à verser dans
la grossièreté.
Ce sont ainsi « les Saoudiens
qui se sont toujours refusés à foutre les pieds à Mayotte car ils ne
reconnaissent pas Mayotte. Seulement quant il s’agit de venir faire du
prosélytisme pour la Ligue islamique, alors là, ils n’hésitent pas ». Tout
aussi grossier et populiste est le raccourci facile de l’immigration, qualifiée
d’ « invasion migratoire » au « viol de notre maison par
des gens qui n’ont rien à y faire ».
Nous vous avions épargné du plus
cru : l’avis de Jean-Jacques BROT sur les protestations d’Anjouannais à propos de l’application du code de procédure
pénale en matière d’expulsion et de violation de domicile : « Je
récuse ces amalgames culpabilisants qui n’ont aucun sens et aucun fondement. Le
point de vue des Anjouannais en situation irrégulière
qui prétendent me donner des leçons de droit, je m’en tape ».
Quand on tient de tels propos au
lendemain du drame d’Hamouro, peut-on ensuite
garantir la sérénité du débat sur l’immigration à Mayotte ? Jean-Jacques
BROT a-t-il le droit de reproduire un discours de la rue aux relents
xénophobes ? Le citoyen français qu’il est censé représenter peut se le
demander.
Franck CELLIER
Le Quotidien de La Réunion du jeudi 13 novembre 2003
Des salles de classe à l’atelier de cuisine, neuf artisans des
Seychelles et d’Anjouan découvrent depuis mercredi, au CFPPA de Saint-Joseph,
des méthodes de transformation agroalimentaire nouvelles. De quoi s’affirmer
face à des industriels hyper compétitifs sur le marché local
Archipel de l’océan Indien, les Seychelles offrent comme à
la Réunion une gamme de légumes et de fruits extrêmement riche. Cependant,
compte tenu des moyens de fabrication plus sophistiqués dont disposent les
firmes industrielles, les petits artisans de produits gastronomiques ne
profitent pas réellement de cette richesse.
Pour les aider à exploiter au mieux ces trésors naturels,
le CFPPA (centre de formation professionnelle et de promotion agricoles) de
Saint-Joseph vient de lancer en partenariat avec le conseil régional et le
ministère de l’Agriculture et des Ressources marines des Seychelles la toute
première mission de coopération internationale.
Depuis mercredi et pour une durée de treize jours, huit
artisans agricoles seychellois et un Anjouanais suivent une formation à la fois
théorique et pratique auprès des formateurs du centre. Essentiellement axé sur
les techniques de transformation agroalimentaire, ce stage doit permettre à ces
personnes de produire des mets de qualité égale, sinon supérieure - puisqu’artisanale -, à celle proposée par les industriels.
Optimiser les récoltes
“Aux Seychelles, c’est actuellement la saison des mangues,
rappelle Claude Fremy, formateur en cuisine au CFPPA
de Saint-Joseph. Or, en général, 80 % des fruits cueillis sont perdus. L’objectif
de cette formation est donc d’enseigner aux stagiaires des méthodes de
transformation et de conservation pour exploiter au maximum les récoltes”.
Jus de fruits, marmelade, fruits confits… L’atelier de
cuisine du centre, qui est doté de deux salles climatisées et d’un éventail
d’appareils unique à la Réunion, permet tout aussi bien de transformer de la
viande de porc en saucisses fumées que du lait en fromage frais ou en beurre.
Technicien d’une petite industrie laitière créée il y a six
mois à Anjouan (Comores) grâce au financement de la coopération française et à
l’appui d’une ONG locale, Youssouf Hadhar se réjouit
de cet enseignement. “Jusqu’à maintenant, nous ne produisions que du lait.
Désormais, avec les autres éleveurs de la laiterie, nous allons pouvoir
également proposer des yaourts et du fromage”.
Reste à améliorer les méthodes de conservation. Car dans
leur majorité, les artisans ne disposent pas de contenants assurant une bonne
conservation de leurs produits. Or, les règles d’hygiène et de sécurité
alimentaire aux Seychelles sont drastiques. Avant le départ de ses stagiaires,
Claude Fremy a promis de réfléchir sur ce point en
s’adressant à différentes entreprises réunionnaises d’emballage.
Source
JIR du 15/11/2003
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a visite d'Etat de trois jours qu'entame lundi 17 novembre, en France, le président sud-africain, Thabo Mbeki, est abondamment traitée par la plupart des quotidiens français. "Le président sud-africain vient resserrer les liens à Paris", titre ainsi Libération, qui ajoute que Thabo Mbeki espère une augmentation des échanges entre les deux pays. "Paris sort donc le grand jeu pour renforcer ses liens avec le successeur de Mandela, élu en 1999 et qui remet son mandat en jeu dans six mois. La France souhaite visiblement exploiter le rapprochement entre les deux pays scellé, au printemps dernier, par leur même opposition à l'intervention américaine en Irak",écrit Libération. Le journal donne le programme de la visite de Mbeki qui commencera lundi par une réception, "avec tous les honneurs", chez le président Jacques Chirac à l'Elysée. Il explique que le chef de l'Etat sud-africain sera, mardi 18 novembre, "le premier président de l'Afrique subsaharienne à s'adresser à l'Assemblée nationale française". Les discussions entre les deux dirigeants devraient évoquer les règlements en cours de plusieurs crises sur le continent africain notamment au Burundi et en RD Congo dans lesquels l'Afrique du Sud s'est directement investie, signale le quotidien. Mais Thabo Mbeki est venu à Paris, accompagné d'une importante délégation économique, "avec l'espoir d'obtenir en cette année électorale une augmentation des échanges entre les deux pays" bien que La France ne soit que le neuvième investisseur étranger direct en Afrique du Sud, avec 531 millions de dollars US. Pour Le Figaro, la visite d'Etat du président sud-africain est placée sous le signe du développement des relations économiques bilatérales. Le journal affirme cependant que Thabo Mbeki vient défendre à Paris "la renaissance africaine"."Est-il considéré comme un chef d'Etat africain comme les autres ?", s'interroge le quotidien français, qui mentionne le discours que prononcera Thabo Mbeki devant l'Assemblée nationale française et le fait que "c'est le troisième dirigeant anglophone à être écouté de la sorte après Bill Clinton et Tony Blair". "Connu pour travailler ses discours en orfèvre, cet ancien "ministre des Affaires étrangères" du mouvement de résistance qu'était jadis le Congrès national africain (ANC), à qui l'on reproche souvent d'être plus à l'aise dans les capitales occidentales que dans les villages de ses ancêtres, prendra sans doute cette première comme un honneur", indique Le Figaro. Et le journal d'affirmer qu'en venant à Paris avec ses ministres de l'Industrie et du Commerce, des Entreprises publiques et du Développement social, le président Mbeki veut rappeler que "Pretoria s'est imposée, ces dernières années, comme un partenaire économique essentiel et comme le passage obligé de toute diplomatie en Afrique". Le Figaro rappelle qu'arrivé au pouvoir en 1999, le chef de l'Etat sud-africain s'est fait, en quelques années, le chantre de "la renaissance africaine", en prenant son bâton de pèlerin pour convaincre les membres du G8 de la nécessité du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), réussissant même à insuffler un vent de changement au sein de la vieille Organisation de l'unité africaine. "En quatre ans, l'Afrique du Sud s'est finalement imposée comme la voix la plus crédible pour réclamer un siège au Conseil de sécurité des Nations unies au nom du continent tout entier", écrit encore Le Figaro. Jacques Chirac et Thabo Mbeki se sont déjà rencontrés à trois reprises: au sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg de l'an dernier, au sommet africain de Paris en février et à celui du G8 en mai dernier et "nul doute que chaque fois, c'est de l'Afrique dont ils parlent". "Thabo Mbeki a fait de Pretoria une véritable plaque tournante de la diplomatie africaine", dit Le Figaro, qui cite les négociations intercongolaises, la médiation dans le conflit burundais et l'attention sur les développements de la crise en Côte d'Ivoire. Le quotidien économique, Les Echos, titre "Thabo Mbeki accueilli avec tous les honneurs pour trois jours à Paris". "Cette visite a de quoi faire oublier la défiance mutuelle des deux partenaires qui se sont longtemps regardés en chiens de faïence", écrit le journal. Les Echos signalent la rencontre qu'auront, mercredi, le président sud-africain et la communauté française des affaires sous l'égide du Mouvement des entreprises de France (MEDEF International) et de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Cette rencontre est "une occasion de faire valoir l'orthodoxie de la politique économique menée en Afrique du Sud depuis dix ans, ainsi que les opportunités d'investissements, et d'expliquer la politique des autorités sud-africaines de "black empowerment" visant à redistribuer le pouvoir économique aux mains d'hommes d'affaires noirs". "Avec environ un milliard d'euros d'exportations annuelles sur les dernières années, la France s'inscrit au 7è rang des fournisseurs de l'Afrique du Sud, représentant 4% de ses importations, derrière l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon", écrivent Les Echos.
NOS BREVES : Paul BERENGER appelle les indiens à investir en Afrique Le Premier ministre mauricien, Paul Bérenger, actuellement en visite officielle en Inde, a plaidé enfaveur de l'investissement indien en Afrique et à Madagascar, lors d'une rencontre avec les membres de l'Indo Mauritius Chamber of Commerce (IMCC) et du All India Association of Industries. S'adressant à environ 200 industriels et hommes d'affaires, Paul Bérenger les a invités à prendre avantage des facilités offertes par Maurice pour investir dans les pays du Sud dans les secteurs où ils sont déjà présents comme le tourisme, le textile, la pharmacie, mais également dans de nouveaux créneaux comme la technologie informatique, les services ou les nouveaux carburants tels que l'éthanol. Il a, ensuite, brossé un tableau positif de la situationéconomique de Maurice. "Maurice est un partenaire incontournable. Grâce à sa situation géographique, à son bilinguisme qui lui permet de rayonner en Afrique anglophone et francophone et, surtout, à travers son appartenance à des regroupements régionaux tels la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), il y a une atmosphère très accueillante pour les investisseurs dans l'île", a-t-il souligné. Au sujet de l'Afrique et de Madagascar, le Premier ministre mauricien a dit que ces pays offrent d'immenses perspectives et opportunités aux investisseurs indiens.De son côté, le président de l'IMCC, M. Vijay Kalantri, a annoncé la visite d'une délégation d'hommes d'affaires de Mumbai à Maurice, en février 2004, dans le but de resserrer les liens existants et d'étudier les possibilités d'en créer de nouveaux dans d'autres secteurs économiques.
705 000 touristes attendus à Maurice cette année
Maurice prévoit d'accueillir 705.000 touristes en 2003 contre une estimation initiale de 700.000, soitune hausse de 3,4% par rapport à 2002 (681.648 touristes), a appris vendredi la PANA de source officielle à Port-Louis. Selon le Bureau central des statistiques (CSO), 500.846 touristes ont visité l'île durant la période de janvier à septembre 2003 contre 482.585 pour la période correspondante en 2002. "Environ 90% des visiteurs sont venus pour des vacances et 4,6% pour affaires et conférences", a déclaré un officiel du CSO. Les arrivées en provenance des pays européens ont augmenté de 3,9%, soit un total de 327.041 touristes. 135.707 touristes sont venus de la France, 67.701 de la Grande Bretagne et 7.151 d'Espagne. Le marché africain a connu une hausse de 1,1% avec 157.952 arrivées, alors que de l'Inde sont venus 19.577 touristes.Selon un relevé du CSO, il y avait dans l'île 96 établissements hôteliers opérationnels à la fin de septembre dernier, offrant un total de 9.425 chambres et 19.249 lits. Le taux d'occupation des chambres s'est élevé à 61% pour les trois premiers trimestres 2003 contre 65% pour la même période 2002, et le taux d'occupation des lits est passé de 58% à 54%. On rappelle que le secteur touristique à Maurice emploie directement 22.261 personnes.
Faire de l’Océan indien un carrefour maritime du 21ème siècle
Les rencontres de l'Association internationale villes et ports (AIVP) qui se déroulent depuis jeudi 20 novembre dans la ville du Port, dans l'ouest de La Réunion, avec la participation de délégations venues de 26 pays d'Afrique, d'Australie, d'Europe et de l'Océan Indien ont souligné l'importance géo-stratégique de l'océan Indien, carrefour maritime du 21ème siècle, a constaté la PANA sur place. Dans un contexte de mondialisation des échanges, le choix de La Réunion, région ultra-périphérique de l'Union européenne, témoigne du rôle d'interface de cette île entre le Nord et "la communauté indocéanique". Pour le président de la Région Réunion, Paul Vergès, la tenue des Rencontres de l'AIVP est pleine de symboles. Elle amène à considérer l'importance des routes maritimes, "une des clés de notre développement". Pour lui, "il ne peut y avoir de développement durable sans expansion et créations de liaisons maritimes". Les Rencontres de l'AIVP sont une opportunité, selon Paul Vergès, pour "préciser encore plus les conditions d'un développement durable". Ces rencontres porteront sur la place de l'océan Indien dans les échanges internationaux. Elles ont été inaugurées officiellement mercredi 19 novembre dans la ville du Port, dans l'Ouest de l'île, en présence des responsables de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) et d'une centaine de participants en provenance des ports du monde entier, selon un communiqué de la CCIR. L'objectif avoué de ces rencontres est de faire de l'Océan Indien, "un espace pour la circulation des biens et services, connecté au reste du monde par des interfaces privilégiées, villes, territoires maritimes ou portuaires". L’Union Européenne finance la surveillance des pêches dans l’Océan Indien Le représentant permanent de l'Union européenne à Maurice, Juan Carlos Rey, et le Secrétaire Général de la Commission de l'Océan Indien (COI), Wilfrid Bertile, ont signé le jeudi 20 novembre une convention de financement pour un projet de coopération régionale en matière de surveillance des pêches dans la sous région, a appris la PANA de source officielle. Il s'agit d'un "projet pilote régional de surveillance, contrôle et suivi des grands pélagiques migrateurs" qui va durer trois ansportant sur un financement de 5 millions 278997 euros, selon un communiqué de presse du Secrétariat Général de la COI transmis à la PANA. L'Union européenne, qui finance à hauteur de 3 millions 324.413 euros, soit 63% du total, est le principal bailleur de l'organisation régionale, rappelle-t-on. C'est cette participation financière qui a fait l'objet de la convention signée le jeudi 20 novembre entre Juan Carlos Rey, Délégué dela Commission européenne à Maurice, et Wilfrid Bertile, Secrétaire général de la Commission de l'océan Indien, au siège de l'organisation, à Quatre-Bornes (Nord-Ouest de Maurice). Le financement demandé aux Etats membres de la COI (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles et La Réunion) s'élève à 1million 954.584 euros, dont 1 million 111320 euros pour La Réunion. Cette participation de La Réunion a fait l'objet d'un protocole financier avec la Commission de l'océan Indien en avril dernier, rappelle la Commission. La pêche dans le Sud-Ouest de l'océan Indien est une activité importante pour les populations, en raison du développement de lapêche artisanale (50% des captures totales), compte tenu de la part des produits halieutiques dans certaines économies et pourl'Union européenne dont les flottilles constituent l'essentiel des pêches industrielles dans la zone. Au total, entre 1 et 1,2 millions de tonnes de thons et d'espadons sont pêchées chaque année dans l'ensemble de l'océan Indien, soit près du quart des captures mondiales des espèces concernées. La pêche illégale concernerait près de 50% des flottilles thonières palangrières. Des inquiétudes commencent à se faire jour, en raison de la surexploitation de certains stocks. "Le projet mise sur une coopération régionale en matière de surveillance des pêches. Les législations nationales seront harmonisées. Les navires détenant une licence de pêche seront équipés de balises satellitaires". "Les informations recueillies transiteront par des stations terrestres situées dans chacun des pays et seront centralisées et analysées par la Commission Thonière de l'Océan Indien située aux Seychelles", qui a en charge le suivi des activités de pêchesdans l'océan Indien.
Le
Président des Seychelles fête son 68ème anniversaire
Le Président de la République des Seychelles, France Albert René a fêté le dimanche 16 novembre, son 68ème anniversaire. Né le 16 novembre 1935, il occupe la fonction présidentielle depuis plus de 26 ans. France-Albert René, l'un des rares présidents de la République au monde avec les Eyadéma du Togo Bongo du Gabon et Kadhafi de Libyeà être resté au pouvoir pendant plus d'un quart de siècle, a fêté dimanche 16 novembre à Victoria ses 68 ans. C'est au milieu et en compagnie de plus de 400 personnes âgées seychelloises, qu'il a choisi de fêter cet évènement a-t-on appris de source proche de son cabinet. Au pouvoir depuis 26 ans, il a été réélu pour un troisième et dernier mandat de cinq ans en 2001. Il est arrivé au pouvoir en 1977, un an après l'indépendance, lors d'un coup d'Etat pacifique.Après avoir mis en place un système socialiste de parti unique -le Front progressiste du Peuple seychellois (FPPS), il a introduit à la fin de l'année 1991 des réformes ouvrant la voieau pluralisme politique. En 1993, après l'approbation d'une nouvelle Constitution destinée à renforcer le multipartisme et mettant l'accent sur la séparation des pouvoirs, M. René et son parti remportent les premières élections multipartites depuis l'indépendance. En mars 1998, le président René est largement réélu pour un nouveau mandat de cinq ans. Le FPPS dispose de la majorité absolue au Parlement (29 des 33 sièges). En quête de ce qui constitue son dernier mandat de cinq ans, M. René avait décidé d'avancer le scrutin de deux ans, alors que sonmandat actuel n'expirait qu'en 2003. Réélu donc en 2001, il a décidé de ne plus se représenter à la prochaine élection présidentielle de 2006. Sous son gouvernement, les Seychelles ont développé un système d'aide sociale bien huilé et une industrie touristique de luxe et affichent l'un des niveaux de vie les plus élevés d'Afrique. Il a été victime de plusieurs tentatives de coup d'Etat, notamment à la fin des années 70 et au début des années 90. Après la chute du rideau de fer, tout en ouvrant progressivement le pays au multipartisme, il a maintenu la plupart des activités économiques sous le contrôle direct ou indirect de l'Etat par l'intermédiaire d'officines publiques contrôlant quasiment toute l'économie. Mais l'archipel souffre d'une grave pénurie de devises depuis quelques années. De nombreux hommes d'affaires ne parviennent plus à importer des biens de consommation, faute de dollars, et les étalages sont pratiquement vides dans de nombreux magasins, provoquant le mécontentement de la population et la progression à chaque élection du score de l'Opposition.
Madagascar
retrouve la confiance de la Banque Mondiale
Les financements de la Banque mondiale à Madagascar ont connu une hausse considérable, passant de 100 millions de dollars en 2001 à 216 millions de dollars en 2003, a appris lundi 11 novembre la PANA de sources officielles à Antananarivo. Cette hausse traduit un nouvel état d'esprit dans les relations entre Madagascar et l'institution de Bretton Woods. La visite que quatre directeurs sectoriels de la Région Afrique de la Banque mondiale ont effectuée à Antananarivi, du 02 au 07 novembre dernier, traduit cette nouvelle perception des bailleurs de fonds par rapport à Madagascar. Selon ces hauts responsables, malgré la crise de 2002, la Grande île détient une opportunité réelle de remettre son économie sur orbite. Cependant, il reste beaucoup à faire pour les experts de la Banque mondiale qui ont constaté l'insuffisance des infrastructures routières et la quai-faiblesse de la productionagricole. Ainsi, la "révolution verte" qui devait se caractériser par une hausse considérable de la production agricole, n'a pas été au rendez-vous.
Un
plan directeur pour la pêche et
l’aquaculture à Madagascar
Un plan directeur pour le secteur de la pêche et l'aquaculture devrait être finalisé ce mercredi 12 novembre à Antananarivo, a appris la PANA auprès du représentant de la FAO à Madagascar, Martin Smith. Selon M. Smith, ce plan directeur permettra de développer davantage le secteur en donnant plus de moyens aux petits producteurs. L'accès aux sources de financement et l'aide au montage de projets seront les priorités du plan directeur. La participation plus active de la filière pêche et aquaculture à l'amélioration de l'alimentation des couches défavorisées figure également parmi les objectifs du plan directeur. Notons que la pêche et l'aquaculture sont les premiers fournisseurs de devises avec près de 1.000 milliards de FMG de recettes d'exportation par année. De 1997 à 2001, le secteur pêche et aquaculture a exporté un peu moins de 30.000 tonnes de produits halieutiques alors que lesprévisions se situaient à 26.000 tonnes. La crevette est toujours au premier rang des produits halieutiques malgaches exportés etle groupe Unima est la première société du secteur avec uneproduction de 7.000 tonnes de crevettes en 2001. Il est par ailleurs prévu que le secteur représentera plus de 7% du PIB du pays en 2007 avec des recettes évaluées à plus de1.500 milliards de FMG. Mais si les objectifs sont résolument ambitieux, le secteur vit actuellement une conjoncture qui est loin d'être rose. Les prix des crevettes sont en baisse sur le marché international et les entreprises de pêche industrielle peinent à maintenir leur niveau de production. Le risque d'épuisement des ressources marines dans moins de 10 ans est, en outre, bien réel.
L’OMS salue la
décision de Prétoria de traiter le SIDA
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué la décision du gouvernement sud-africaind'approuver un plan global national pour le traitement et la prise en charge du VIH/SIDA, la qualifiant de pas décisif en direction de la lutte contre le SIDA dans ce pays. "Cette décision est une contribution importante aux efforts visant à sauver des vies humaines et à atteindre la cible consistant à traiter trois millions de personnes vivant avec le SIDA dans les pays en développement avant la fin de l'année 2005", a déclaré dans un communiqué le directeur général de l'OMS Lee Jong-Wook. "C'est une décision d'une grande portée qui démontre que le gouvernement sud-africain est prêt à jouer un rôle plus important dans le défi du traitement des millions personnes vivant avec le SIDA en Afrique", ajoute-t-il. Le gouvernement sud-africain a annoncé mercredi avoir approuvé "en principe" un plan national de traitement du VIH/SIDA visant à rendre accessibles les Antirétroviraux (ARV) aux patients des structures sanitaires publiques. Ce programme de 12 milliards de rands est un plan global et intégré qui lie le traitement par les ARV à la prévention de l'infection au VIH et à la prise en charge de tous ceux qui sont affectés par le VIH/SIDA. L'OMS s'est dit prête à collaborer étroitement avec le gouvernement sud-africain pour soutenir cet effort et elle recommande fortement que le traitement, la prévention et la prise en charge du SIDA soient liés dans le cadre d'une approche intégrée. L'agence onusienne a souligné que dans plusieurs pays en développement, l'introduction de programmes de traitement a un impact catalyseur. "En donnant de l'espoir à ceux qui sont infectés et en encourageant fortement les gens à se faire dépister et à apprendre leur statut sérologique, ces programmes ont à la fois réduit la stigmatisation liée au VIH et accéléré les efforts de prévention", a indiqué l'OMS. M. Lee a exprimé sa satisfaction d'avoir noté que le plan sud-africain reflète plusieurs des principales priorités de l'OMS en s'efforçant d'atteindre la cible "3 par 5", ainsi qu'en travaillant étroitement avec les communautés et, particulièrement, avec les personnes vivant avec le VIH/SIDA.
L'OMS finalise une stratégie détaillée pour atteindre la cible de "3 par 5". Cette stratégie sera rendue publique à l'occasion de la Journée mondiale contre le SIDA le 1er décembre.
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