Un archipel des Comores libre, unifié démocratique et prospère

 

 

EDITORIAL : FALLAIT-IL S'OPPOSER AU SEPARATISME ? 

Le triomphe trompeur actuel des deux chefs séparatistes Azaly et Abeid, pions d'une certaine France, suite à l'accord magique de réconciliation de Genève des Comores, a fragilisé voire marginalisé ceux qui ont toujours cru à ce pauvre petit pays, tant décrié ces trois dernières années au point de se demander s'il ne fallait pas suivre l'écoulement de la rivière boueuse séparatiste. Contrairement à la propagande séparatiste (référendums bidons victorieux à plus de 90%), la répression sauvage, du corruption, Anjouan n'est pas séparatiste. Mais des voyous armés, drogués et embrigadés par des aventuriers ont pris en otage l'île et le pays. Aujourd'hui avec la bénédiction de la France (nouvelle politique française africaine oblige) ils triomphent et font des anti - séparatistes la risée du pays et de la communauté internationale.

Peu importe la période difficile actuelle ce qu'ils ont fait est exemplaire à plusieurs titres.

Un, l'appartenance à un pays n'est elle pas à la base de toute élévation. Comment peut-on se réaliser sans un enracinement responsable, sans savoir qui sommes-nous ?

Deux, dire non au séparatisme, c'est dire non à la bêtise car qu'est-ce que le séparatisme ce n'est le mensonge, la facilité, le vol, bref le retour en arrière. où est Anjouan aujourd'hui.

Trois, affronter les insultes, les menaces, la torture au quotidien, relève d'un courage considérable contraire à la tentation de baiser les mains sales pleines séparatistes.

Quatre, sans cette lutte que serions-nous ?

Aujourd'hui les mascarades d'Azaly et Abeid ne doivent en rien ébranler cette témérité prometteuse en vue des combats futurs pour la reconstruction du pays.

 KARIM AHMED

 

 

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