Un archipel des Comores libre, unifié démocratique et prospère

 

MON CHER FRERE,

 Bonjour ! Comment vas-tu ? Ici sous le ciel de l'Etat d'en jouant, il n'y a rien de nouveau. Les choses vont de mal en pis et surtout ne t'emballe pas pour ces histoires de réconciliation nationale ou de nouvel ensemble comorien encore moins le remaniement du prétendu gouvernement du colonel Abeid. J'ai eu l'occasion de te dire mais ça ne m'empêche pas d'y revenir tellement c'est important.

Nous sommes loin de voir le bout du tunnel car contrairement à ce que disent les deux colonels, ils ne veulent pas quitter le pouvoir. Il y a quelques mois lorsque Abeid et sa clique ont eu le couteau à la gorge Azaly avec l'aide de la France a tendu une perche à Abeid pour que celui-ci ne coule pas à pic.

La raison est que s'il n'y a plus de crise séparatiste, Azaly ne pourra plus justifier sa présence à la tête de l'Etat comorien. Lui qui s'est vanté il y a quelques années d'avoir maté une rébellion et qui a voulu pacifier l'île d'Anjouan par le fusil s'est découvert un penchant pour le pacifisme comme par enchantement et il veut clouer au pilori quiconque ne veut pas se convertir au pacifisme. La vérité c'est que cette longue crise et son corollaire l'affaiblissement de l'Etat comorien arrange la France, Azaly et Abeid.

En effet, Azaly et Abeid courent après l'argent tandis que la France veut à long terme la mort de l'Etat comorien. De par leurs objectifs stratégiques, ils sont des alliés stratégiques. Tout ce qu'ils font isolement ou collectivement c'est pour atteindre ces buts. C'est dans le cadre de ce complot tramé contre le peuple comorien qu'il faut situer le prétendu remaniement du "gouvernement" d'Abeid.

Abeid n'a pas changé de têtes parce qu'il a renoncé à l'idéologie séparatiste ou qu'il a changé de politique, pas du tout. Il a voulu écarter certains éléments pour gagner en cohésion et en efficacité, mieux tenir les rênes du pouvoir. Voilà tout.

Le cap sur l'Etat indépendant d'en jouant est maintenu même si tant compte fait le sultan gradé d'en jouant n'est pas le grand obstacle à la résolution de la crise. Effectivement quoique prétend Azaly, c'est lui qui constitue le frein principal à la résolution de la crise actuelle dans l'intérêt de la nation comorienne. Naturellement la chaîne se prolonge jusqu'à la France qui manipule les deux colonels. Ici, l'opinion largement répandue est que Azaly est le plus traître de tous les chefs d'Etats comoriens qui ont servi les intérêts français mais que la France le payera avec la monnaie dont elle s'est servie pour payer Ali Soilihi et Ahmed Abdallah une fois qu'elle aura suffisamment pêché en eau trouble.

 

ALLAOUI MOUSSA.

 

 

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