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ABDOUROIHAMANE AZIHAR ET DHOUNOURAINI TOILIHA  (même combat, même logique, même style) 

Lorsque les enseignants ont revendiqué une amélioration de leurs conditions de vie et de travail l'ex soi-disant ministre de l'enseignement et le prétendu chef de l'Etat d'en jouant pour ne pas dire le système séparatiste ont répondu par l'arrogance et le mépris, la répression économique et l'expulsion bref le bafouement des libertés syndicales. Le système séparatiste a mis les syndicalistes du SNPC et du SNIC respectivement Syndicat National des Professeurs Comoriens et Syndicat National des Instituteurs Comoriens en demeure de choisir entre défendre leurs intérêts et défendre les intérêts du système, entre user de leurs droits ou lécher les pieds du colonel séparatiste. Quelques brebis galeuses ont mordu à l'appât et ont vainement tenté de diviser le SNPC en syndicat des professeurs de lycées et en syndicat des professeurs de collèges en alléguant des arguties en vérité ils ont voulu diviser pour mieux régner comme on dit. Mal leur a pris puisque la majorité écrasante des enseignants n'a pas accepté qu'on les empêche de s'appeler "comoriens" ni qu'on les oblige de défendre les intérêts du patron ce qui a obligé au bout du compte Abeid de sacrifier l'équipe d'Abdouroihamane Azihar. Le successeur d'Abdouroihamane, un pionnier du séparatisme qui a "milité" dans l'OPIA originel a essayé de cacher ses griffes et ses crocs séparatistes. En effet il s'est présenté comme un homme ouvert mais rapidement les enseignants ont compris que Dhounouraini ne peut pas défendre la même ligne politique, la même voie de garage que son prédécesseur et se comporter autrement. Ils ont vite appris que c'est la ligne politique qui détermine le style et la méthode. Dhounouraini après avoir prétendu être déterminé à aider les enseignants leur a sorti les mêmes arguments ressassés hier par Abdouroihamane Azihar à savoir l'état d'en jouant est jeune, sans ressources, il faut donc se serrer la ceinture etc. Quand les enseignants ont montré que cela fait plusieurs années qu'on leur tient le même langage et pourtant ils ne voient rien venir les jours se suivent et se ressemblent. Mr le "ministre" s'est énervé et parle de discussions stériles. Ainsi on est revenu à la case départ. Hier, militant de l'OPIA, Dhounouraini a promis monts et merveilles au commun des mortels anjouanais, aujourd'hui il veut forcer les enseignants à avaler une pilule amère que lui et son mouvement séparatiste ont préparé unilatéralement.

Comme il fallait s'y attendre les enseignants du primaire et du secondaire se sont réunis en assemblée générale au lycée de Mutsamudu le samedi 2 décembre 2000 pour consolider leurs rangs et rejeter l'ultimatum du système. Alors comme un seul enseignant les enseignants présents dans la cour du lycée ont opté pour la continuation de la lutte. Le régime est en mauvaise posture car outre la fermeté des enseignants, l'opinion publique soutient les enseignants et surtout les adversaires politiques d'Abeid sont à l'affût prêts à pêcher en eau trouble.

 ALI ABDALLAH

 

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