2006, année de la tortue

 La tortue marine est une des espèces protégées par la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES)

 Les Comores ont ratifié cette convention parce qu'elles abritent un des sites de ponte des tortues marines les plus importants de l'océan indien et le 10ème dans le monde

2006 est déclarée année de la tortue par l'organisation internationale qui regroupe les pays de l'Océan Indien et du Sud Est Asiatique (OISEA) pour la gestion des tortues marines.

Ces pays ont signé un accord intergouvernemental pour la  protection, la  conservation, et la reconstitution des populations de tortues marines .La communauté scientifique accorde un intérêt  particulier à la préservation de ces espèces et en plus d'OISEA, d'autres organisations pour la protection des tortues marines existent notamment le  Réseau d'Information sur les Tortues Marines d'Outre mer (RITMO)  qui oeuvre  en faveur des tortues marines en France et en outre mer ainsi qu'en Afrique occidentale

 La tortue marine est une des espèces protégées par la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES)

 Les Comores ont ratifié cette convention parce qu'elles abritent un des sites de ponte des tortues marines les plus importants de l'océan indien et le 10ème dans le monde. Elles ont également signé cet accord depuis 2001 et participent activement aux manifestations organisées par OISEA. C'est ainsi qu'elles ont été représentées à la dernière conférence tenue à Oman en mars 2006, réunion qui avait entre autres objectifs le lancement des activités de l'année de la tortue. 

La tortue marine joue un rôle capital dans la préservation des herbiers marins dont se nourrissent les poissons récifaux que les Comoriens préfèrent aux poissons pélagiques.

Dans le souci de s'acquitter des engagements au titre de la CITES et de la convention sur  la Diversité  Biologique, le pays a crée le Parc Marin de Mohéli (PMM) en 2001. Un plan d'action pour la conservation des tortues marines a été adopté.

Des initiatives et des mesures réglementaires ont été également prises pour la protection des ces espèces notamment :

-un arrêté interministériel du 8 Mars 1992  qui porte interdiction absolue de la pêche, la capture et la commercialisation de certaines espèces marines, ainsi que la dégradation du littoral.

-Un arrêté  du 14 mai /2001 portantprotection des espèces de faune et de flore sauvages des Comores.

-Un bulletin " Mwana wa gnamba "édité régulièrement.

-Une maison  de la tortue ( gnumba ya nyamba) construite à Itsamia Mohéli.

-Deux bungalows construits également à Itsamia dont les revenus contribuent entre autres à la protection des tortues.

-Un suivi des tortues assuré par les écogardes au niveau du PMM et les tortues sont marquées (bagues) avec l'appui  du Centre d'Etude et de Découverte des Tortues Marines de l'île de La Réunion (CEDTM).

-Une base de données sur les tortues marines mise en place au niveau du PMM.

Malgré ces efforts, les cinq espèces qui existent dans nos eaux sont menacées par une forte exploitation qui risque à terme de les faire disparaître. Entre les captures accidentelles, les captures intentionnelles, la destruction de aires d'alimentation, de ponte et repos, la pollution marine, la subsistance des tortues marines révèle de l'exploit .

Il convient de rappeler que depuis des années, des herpétologistes (spécialistes des reptiles) et scientifiques se penchent sur la conservation des tortues marines. Des associations se créent régulièrement aux Comores et dans le monde pour surveiller les plages de ponte, marquer les femelles et mener des activités de recherche et de sensibilisation pour une meilleure protection des ces espèces. Nous invitons la population à se joindre à nous pour célébrer l'année de la tortue et à entreprendre des actions de protection de ces espèces.

Fatouma Abdallah, Chef de département Environnement, Direction Nationale de l'Env