Sensibiliser la population aux effets néfastes des changements climatiques sur la vie économique et sociale. Voilà le principal défi du tout nouveau patron de l'Environnement, lui-même ingénieur-agronome, qui n'est pas à sa première expérience dans le domaine.
C'est la quatrième fois que M.Youssouf Hamadi est appelé à
occuper le poste de directeur national de l'Environnement. Cet ingénieur agronome
de formation, à peine nommé le 5 avril dernier, s'est mis à l'œuvre. Le premier
objectif qu'il s'est assigné : relancer le programme d'action national
d'adaptation aux changements climatiques ou Pana. C'est lui-même qui a été
jusque-là le coordonnateur de ce programme, lequel a défini 13 priorités
nationales qui se chiffrent à 4 millions de dollars Us. Il doit principalement
réussir à mobiliser ce fonds avant de s'atteler à la sensibilisation de la
population quant aux effets néfastes des changements climatiques sur la vie
économique et sociale. L'autre défi à relever, comme il le dit lui-même, est de
pousser les autorités nationales à mettre en place le Comité national pour
l'intégration des changements climatiques dans la planification nationale pour le
développement.
Rappelons que le nouveau patron de l'Environnement a été à la
base de l'élaboration du plan d'action environnemental qui est le cadre de
référence en matière d'environnement aux Comores. Il a également préparé la
Conférence de Rio+10, tenue en 2002 en Afrique du Sud.
Interrogé sur le " temps de chien " qu'il fait au
centre de l'île de Ngazidja depuis trois jours, Youssouf Ahmed a déclaré que
les pluies qui s'abattent ces derniers temps confirment les résultats des
études qui ont conclu le décalage de la saison dans le temps et dans l'espace.
Autant souligner que chez
nous, le mois de mai marque la fin de la saison pluvieuse. Mais avec tout ce
que nous vivons, l'on peut penser que nous ne sommes qu'au début.
Décidément, le nouveau patron de l'Environnement a du plain sur
la planche.
MY. Kaïva