Plusieurs électeurs risquent, le jour j, d'être empêchés de voter pour diverses raisons. En effet, le recensement censé procéder au toilettage des listes électorales n'a pas donné les résultats escomptés. D'acteurs, de nombreux Comoriens passeront ainsi au statut d'observateurs.
La crédibilité d'une élection, on ne le dira jamais assez,
dépend aussi du taux de participation de la population. Dans un scrutin aussi
important pour l'avenir des Comores, cette donnée essentielle mérite d'être
prise en compte. Elle témoignera notamment du degré d'adhésion des Comoriens à
l'architecture institutionnelle du pays. Malheureusement, plusieurs électeurs
risquent, le jour j, d'être empêchés de voter pour diverses raisons. En effet,
le recensement censé procéder au toilettage des listes électorales n'a pas
donné les résultats escomptés. D'acteurs, de nombreux Comoriens passeront ainsi
au statut d'observateurs. La procédure en vigueur ne leur permettra pas de
voter. Où se situe la faille ?
D'abord, le matériel destiné à l'opération a été insuffisante. Les responsables chargés du recensement,
notamment les superviseurs, ont pour la plupart failli à leur mission. Les
agents recevaient au compte-goutte le matériel nécessaire : imprimés, cartes…Un
appareil photo devait servir en un temps limité dans une dizaine de localités.
A cela s'ajoute la consigne selon laquelle la priorité reste le
recensement de nouveaux électeurs. Résultats : parmi les électeurs recensés,
certains ont eu leur carte sans photo, d'autres sont sur la liste et n'ont pas
de carte.
Sans compter ce lot important d'électeurs qui ont perdu leur
carte, ou encore d'autres qui disposent de leur carte mais privée de photo.
Si un compromis n'est pas trouvé, celui de laisser par exemple
les électeurs inscrits, et qui n'ont pas de carte, voter, le taux de
participation à cette élection risque d'être plus faible qu'on ne le
croit.
MY. Kaïva