LES HOMMES

 

Comptant presque 500 000 habitants sur un territoire de 2 171km² les Comores connaissent une densité de  population particulièrement élevée de 221 habitants au kilomètre carré, le double de celle du Koweit, mais moindre que celle du Japon (327 hab/km2), qui souffre aussi de l'exiguïté de son territoire.

 

L'explosion démographique

Cela tient à la fois au retour, ces dernières années, d'un grand nombre de Comoriens émigrés sur les côtes d'Afrique Orientale et à Madagascar, ainsi qu'à l'explosion démographique, une des plus fortes du monde avec un accroissement annuel de 3,6 %. En effet, les Comoriens ayant bénéficié des progrès de la médecine, la mortalité a diminué, et en particulier celle des enfants, très nombreux dans ces îles où la polygamie est toujours de règle et les grandes familles très courantes.

 

Cette population est inégalement répartie selon les îles: Ngazidja-Grande Comore est la plus peuplée, avec environ 220 000 habitants, suivie par Ndzuani-Anjouan (180 000), Maoré-Mayotte (70 000) et Mwali-Mohéli (23 000).

 

La plus forte densité est, de loin, celle de Ndzuani-Anjouan, avec 349 hab./km² suivie par Maoré-Mayotte (187 hab./kM2), Ngazidja-Grande Comore (185 hab./km²) et Mwali-Mohéli (90 hab./km²).

 

Étant surtout des agriculteurs vivant dans des villages plutôt que dans des fermes isolées, les Comoriens se sont naturellement regroupés près des terres arables.  A Ngazidja-Grande Comore, où le volcan Karthala, toujours en activité, répand périodiquement des coulées de laves stériles, les villages et agglomérations importants sont disséminés à la périphérie, près des côtes et rarement dans les « hauts ».

Situation différente à Ndzuani-Anjouan où le volcanisme s'est arrêté il y a très longtemps; aussi les villages sont mieux répartis sur l'ensemble de l'île et ne craignent pas de s'implanter dans les hauteurs, comme Sima et M'Rémani ou dans la Cuvette, comme Tsimbeo et Dindi.

A Maoré-Mayotte, la répartition de la population porte encore les stigmates des incursions malgaches du siècle dernier qui avaient provoqué un exode vers les villes mieux protégées de l'îlot de Pamandzi ou à Mamoudzou en Grande Terre.  En dehors d'une poignée de grosses agglomérations de plus de 3 000 habitants (Mamoudzou : 8 000 hab.), le reste de l'île est parsemé de très petits villages traditionnels, surtout près des côtes, car l'activité principale est la pêche artisanale.  Enfin, à Mwali-Mohéli, qui est restée très sauvage et peu peuplée, l'île compte surtout des petits villages de pêcheurs au bord de la mer et une grosse agglomération, la capitale Fomboni, avec environ 6 000 habitants.

Comme nous l'avons évoqué plus haut, les Comores sont, en règle générale, un territoire d'habitat, groupé en villages et villes, plutôt que d'habitat dispersé de fermes - ou de cases isolées.  Divisées en sultanats' qui ont été abolis par le colonisateur à la fin du siècle dernier, les îles ont toujours conservé leur organisation territoriale en petits villages de pêcheurs ou d'agriculteurs, en agglomérations plus importantes regroupées autour de leur mosquée et dotées d'une hiérarchie de classes d'âge dominées par les notables.  Dans les villes, les quartiers sont souvent constitués d'un ensemble de villages juxtaposés qui ont conservé leur organisation hiérarchisée.

Les Djinns, premiers Comoriens ?

Qui sont les Comoriens ? Les archéologues et les historiens tentent actuellement d'apporter une réponse à la question de leurs origines souvent restées obscures.  Comme on le verra dans le chapitre consacré à l'Histoire, la légende côtoie souvent la réalité : beaucoup de chroniques racontent que les premiers habitants des Comores étaient des Djinns, venus d'Arabie ou du royaume de Salomon.

Plus vraisemblable, la théorie d'une occupation de l'archipel par des vagues de migrations successives provenant du golfe Persique (des Arabes), de la Perse (les Chiraziens) de l'Inde et de l'Indonésie.  Installés d'abord sur la côte d'Afrique Orientale, ils se sont métissés avec des peuples noirs bantous avant de venir aux Comores.

Une langue le comorien

Ce métissage se retrouve dans la langue parlée par les habitants de l'archipel.  Le comorien, quoique bien distinct du swahili parlé sur la côte d'Afrique de l'Est, en est dérivé et complété d'apports de mots arabes, portugais et malgaches.

Par ailleurs, il existe des différences entre les dialectes comoriens parlés dans les îles.  A l'ouest, le shingazidja parlé à Ngazidja-Grande Comore est proche du shimwali parlé dans l'île de Mwali-Mohéli, tout à côté.  A l'est, le shindzuani parlé à Ndzuani-Anjouan est plus proche du shimaore parlé à Maoré-Mayotte.  Néanmoins, tout Comorien en voyage dans l'archipel se fait très bien comprendre de ses frères ou cousins des autres îles.

 

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