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07/12/00
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Son surnom d' "île aux parfums ", Grande Comore le doit sans
doute pour beaucoup à l'Ylang-Ylang. Ses pétales aux reflets d'or et
de safran, son odeur douce et capiteuse en font un ingrédient essentiel
pour les parfumeurs du monde entier. Pour les milliers de Comoriens qui
vivent de son exploitation, l'Ylang-Ylang est une bénédiction. Avec 60
tonnes distillées chaque année sur une production mondiale évaluée
à 100 tonnes, l'archipel est (de loin) le premier producteur mondial de
cette essence. Les Comores comptent 400 alambics destinés à la
distillation de cette fleur blonde, deuxième source de devises pour le
pays, avec un volume d'exportation annuelle estimée à 11, 5 millions
de francs français. Dans l'île de Mayotte, restée française, l'Ylang-Ylang
(littéralement : " reine des fleurs ") représente 84% du
total des exportations mahoraises.
L'Ylang-Ylang appartient à l'espèce Cananga odora var macrophylla.
Elle pousse sur un grand arbre noueux importé des Philippines au début
du siècle, dont la forme est obtenue par étêtage des branche pour en
faciliter la cueillette des fleurs. Il peut atteindre cinq mètres. Dès
sa troisième année, cueilleurs et cueilleuses s'en vont détacher
soigneusement les fleurs et les ranger dans des paniers de coco tressés
ou en lianes noires. Avant de les vendre aux distillateurs. Seule
l'hexane est utilisée pour l'extraction de l'essence. Un hectare
produit entre 900 et 1 500 kg de fleurs, correspondant à une
fabrication de 18 à 30 kg d'essence par an.
Stockée à l'abri de la lumière et de la chaleur, la précieuse récolte
peut se conserver jusqu'à dix mois. Les fleurs sont ensuite distillées
de façon traditionnelle, selon la méthode dite à " feu nu
", dans des alambics en cuivre. Le produit ainsi obtenu sera "
fractionné ", en plusieurs qualités d'essence. Les qualités
Extra S, Extra Première, Seconde et Troisième.
Contre la frigidité, l'insomnie, la mauvaise
circulation du sang…
Outre qu'elle fait le bonheur des parfumeurs, l'Ylang-Ylang est aussi
appréciée des fabricants d'huiles essentielles qui l'incorporent dans
la plupart de leurs préparations. Son essence se mèle, en effet, avec
toutes les huiles et en particulier, le Santal.
On prête au mélange de multiples propriétés : ce serait un excellent
régulateur du système cardiaque. Tonifiant ovarien et testiculaire, il
constituerait un aphrodisiaque de choix. On l'apprécie aussi pour ses
qualités d'antidépresseur, de sédatif, d'anti-septique pour les voies
intestinales et son influence bénéfique sur les problèmes de
circulation sanguine.
L'huile à base d'Ylang-Ylang, est donc indiquée aux personnes
souffrant de tension artérielle élevée, de gastro-entérite, de
nervosité (dépression, insomnie, excitabilité, essoufflement dû à
l'anxiété), ou de frigidité. Véritable solution miracle, elle
combattrait aussi très efficacement les peaux grasses et embellirait
les chevelures.
L'usage peut-être interne, mais il faut en tous cas consulter un médecin
avant traitement. Par voie externe, elle est particulièrement conseillée
sous forme de massage des plexus (10 à 20 gouttes par jour), diluée
dans l'eau du bain ou sous forme de diffusion.
Attention à ne pas avoir la main trop lourde. L'huile exhale un parfum
sucré et voluptueux. Si puissant qu'il peut provoquer nausées et maux
de tête.
© Afrik.com
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