ACTUALITES DU KARTHALA - janvier 2007


 


Karthala : niveau d’alerte ramené à l’orange
Article paru dans Clicanoo, Le Journal de l'Ile, mercredi 24 janvier 2007
http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=147683
Dix jours après l’entrée en éruption du volcan de Ngazidja (Grande Comore), les autorités ont annoncé hier la levée de l’alerte rouge, tout en maintenant les mesures de la phase II correspondant au niveau d’alerte orange. L’éruption n’a duré qu’une douzaine d’heures le samedi 13 janvier, mais la persistance d’une forte sismicité avait néanmoins conduit au maintien de l’alerte rouge depuis. Même si elle “n’est plus fortement ressentie par la population”, indiquait hier le Centre des opérations de secours et de protection civile (COSEP), cette “forte sismicité traduit une agitation sous pression sans évolution depuis quelques jours”. C’est pourquoi “la permanence de la cellule de crise sera maintenue et tous les services de sécurité et d’intervention resteront mobilisés pour intervenir en cas de nécessité”. La population est invitée à continuer à rester à l’écoute des médias. Des communiqués l’informeront sur l’évolution de la situation. L’observatoire volcanologique du Karthala et le Centre des opérations de secours et de protection continuent à suivre de près l’activité du volcan qui en est à sa quatrième éruption en moins de deux ans, alors qu’il était crédité jusqu’alors d’une éruption tous les onze ans en moyenne.
F.M-A.

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COMMUNIQUE N°7 DE L'OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
vendredi 19 janvier 2007


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Comores : La sismicité continue de baisser au Karthala
Article paru dans Clicanoo, Le Journal de l'Ile, vendredi 19 janvier 2007
http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=147495
La sismicité a continué de baisser hier au Karthala. Le nombre des séismes est moins important et leur intensité est moins élevée au fil des jours, depuis l’éruption de samedi 13 janvier, qui n’aura finalement duré que douze heures. Néanmoins, l’alerte rouge reste en vigueur. L’ascension du sommet du Karthala (2 361 mètres d’altitude) reste interdite jusqu’à nouvel ordre. L’observatoire volcanologique et la cellule de crise restent toujours en veille et appellent « à la vigilance et à la prudence sur la circulation de fausses informations ». L’alerte rouge était maintenue hier soir et le restera car « le niveau de sismicité reste malgré tout important ». « Ceci justifie le maintien d’un haut niveau d’alerte .... Ce niveau devra être maintenu tant que la sismicité ne sera pas revenue à un niveau normal », a préconisé hier, pour sa part, la mission de l’université de la Réunion présente à Moroni. L’éruption du volcan de la Grande Comore, samedi dernier, s’est limitée à sa zone sommitale et n’a duré que douze heures, sait-on depuis hier, après analyse des enregistrements. Et seul le survol de mercredi matin (notre édition d’hier) a permis de s’assurer de l’absence activité anormale ailleurs sur le massif du Karthala. Reste à savoir si l’éruption est véritablement terminée ou si une reprise est possible.
F. M.-A.


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Karthala : Alerte rouge maintenue

Article paru dans Clicanoo, Le Journal de l'Ile, jeudi 18 janvier 2007
http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=147418
L’alerte rouge reste en vigueur en Grande-Comore, où les scientifiques ont pu enfin survoler le volcan hier matin. La sismicité reste en effet assez importante par rapport à la normale, bien que la lave ne coule plus et que les secousses ne soient plus ressenties par la population.


L’éruption a rempli à ras bord un cratère d’effondrement présent dans la caldera depuis 1918
(photo observatoire volcanologique du Karthala)

L’éruption qui a débuté samedi au sommet du volcan de la Grande Comore (2 361 m d’altitude) se poursuit, mais sans manifestations visibles désormais. C’est ce qu’a permis de constater hier matin un survol du Karthala alors que l’observatoire volcanologique basé à Moroni enregistre une sismicité persistante, mais qui n’est plus ressentie par la population. L’activité a donc bien eu pour théâtre le nord de la vaste caldera du volcan comorien, comme semblaient l’indiquer les images satellite. Hier matin, le premier survol en avion réalisé depuis le début de l’éruption, auquel ont pris part notamment Hamidi Soulé, responsable de l’observatoire du Karthala, et Patrick Bachèlery, responsable du laboratoire des sciences de la Terre de l’université de la Réunion qui collabore de longue date avec le Centre national de documentation et de recherche scientifique des Comores, a permis de prendre la mesure de la situation. La surprise a été de taille : comme au piton de la Fournaise à la Réunion en 1986, où un pit crater (cratère d’effondrement) était apparu brusquement dans le cratère Dolomieu à l’issue de l’éruption de Saint-Philippe avant de se remplir au fil des éruptions, le Choungou Chagnoumeni (“cratère nouveau”), lui aussi un cratère d’effondrement, dont l’apparition serait associée à la grande éruption de 1918, est désormais rempli à ras bord ! Encore profond de 150 mètres en 1936, il s’est progressivement comblé jusqu’à atteindre une dizaine de mètres de profondeur tout au plus ces dernières années. C’en est désormais fini de lui ! Ce cratère d’effondrement, découpé à l’emporte-pièce dans le fond de la caldera du Karthala, est aujourd’hui “rempli de lave solidifiée, à ras bord, sans débordement”, indiquait hier Hamidi Soulé. Tout juste peut-on apercevoir des projections sur un côté du cratère. “La faille éruptive est bien visible sur sa surface, orientée nord nord-est / sud sud-est.” Il ajoute que l’équipe montée à pied au sommet du volcan, avec un autre membre de l’université de la Réunion, a pu procéder à la collecte d’échantillons et mesurer des températures de 900° (alors que la lave est émise à environ 1 150°). L’observatoire a enregistré une baisse de la sismicité “du point de vue de sa fréquence et de son intensité. Peu de séismes sont ressentis depuis mardi soir. Malgré cette baisse, la sismicité reste assez importante par rapport à la normale.” L’observatoire recommande donc la vigilance. L’alerte rouge est toujours maintenue, tandis que le Centre national des opérations d’urgence demande à la population de rester à l’écoute permanente des médias.
François Martel-Asselin

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COMMUNIQUE N°6 DE L'OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
jeudi 18 janvier 2007

 


Image : Observatoire Volcanologique du Karthala - 17/01/2007


COMMUNIQUE N°5 DE L'OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
mercredi 17 janvier 2007


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COMMUNIQUE N°4 DE L'OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
mardi 16 janvier 2007


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15/01/2007 à 18h46 commentaire du communiqué N°3 par Ibrahim Yahaya

Les informations que rapportant le communiqué N° 3 de l’Observatoire vulcanologique du CNDRS  laissent penser un changement des  données concernant éruption du samedi 13 janvier . Grâce aux images satellites obtenues  par l'Université de l'île de la Réunion, cette éruption  a pu été être localisé. En effet elle  est située dans le Shungu shanyumini (Nouveau cratère), situé au nord de la caldera dont sa dernière éruption remonte en 19972.
Pour les randonneurs du Karthala, ils pourront se rappeler cette cratère facilement reconnaissable par un dégagement permanent de chaleur (fumée) contrairement au Shungu shahale (Ancien cratère)  qui a connue les dernières séries  d’éruptions (phréatiques,  phréatomagamatique) et magmatique) depuis 19991 à mai 2005, accompagnées par la  formation d'un lac tantôt asséché par les laves alimenté en eau après solidification de la lave.
Par les jets et l'accumulation d’importante  volumes de cendre et galets volcaniques dégagés lors des ces dernières séries d’éruption, la morphologie du caldera  a été complètement modifié. Toute fois ce Shungu shahale reste  facilement repérable  par son dégagement de fumée.

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COMMUNIQUE N°3 DE L'OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
lundi 15 janvier 2007


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COMMUNIQUE N°2 DE L'OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
dimanche 14 décembre 2007


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Nouvelle éruption du Karthala
Article paru dans Clicanoo, Le Journal de l'Ile, Dimanche 14 janvier 2007

http://www.clicanoo.org/article.php3?id_article=147301 


Nouvelle éruption du Karthala

Le volcan comorien est entré hier en éruption, pour la quatrième fois en moins de deux ans. En raison du manque de moyens aériens, aucune observation précise n’a été possible. La forte sismicité ressentie à Moroni hier en fin d’après-midi laissait la porte ouverte à toutes les hypothèses sur l’évolution de l’activité, selon l’observatoire local.

L’observatoire du Karthala avait enregistré une certaine sismicité ces derniers jours, mais personne ne s’attendait hier à cette nouvelle éruption du Karthala, la quatrième en moins de deux ans. Certaines crises ont sont en effet restées sans lendemain dans l’histoire du volcan de la Grande-Comore. Selon des observateurs sur place, le volcan est entré en activité très tôt hier matin, vers minuit. Des témoins décrivent « un jet de flamme rouge observable depuis Moroni au sommet du Karthala ». « Ce matin hier, aussitôt que la journée s’est éclaircie, ce jet a été remplacé par une cheminée de fumée grise, moins épaisse qu’avec les précédentes éruptions » dont on sait qu’elles avaient été accompagnées d’importantes émissions de cendres, privant 250 000 habitants d’eau potable en novembre 2005.
Des murs s’écroulent
A Mvouni, situé sur les hauteurs de Moroni, siège de l’université des Comores, à 400 mètres d’altitude, les villageois ont déclaré avoir été incommodés par des fumées. Une cellule de crise a aussitôt été mise en place, les forces armées se tenant en alerte en cas de nécessité d’évacuation, inutile pour l’instant en l’absence d’information. Après quelques heures d’inquiétude, la vie a repris son cours. Si aucun tremblement de terre n’a été ressenti par la population avant l’éruption, la situation a évolué dans le courant de la journée. Alors que le trémor éruptif, témoin du niveau d’activité, baissait, des secousses étaient parfaitement ressenties à Moroni dans l’après-midi. Certains vieux murs se seraient même écroulés. Hamid Soule, responsable de l’observatoire du Karthala, interrogé par Radio Comores, la radio nationale, affirmait : « Pour l’heure, tout tourne au niveau de la caldera, mais on ne peut pas éviter d’autres hypothèses. » En l’absence d’hélicoptère à Moroni, aucun survol n’a été possible. Les observations réalisées à partir d’un avion d’une compagnie privée survolant la région du sommet du Karthala (2631 m d’altitude) n’ont pas permis de déceler de trace d’activité, ce qui semble surprenant. Hier en début de soirée, aucune rougeur n’était visible dans le ciel. Mais il semble bien en tout cas que l’activité n’ait pas pour siège le Chungu Chahale (« cratère ancien »), le gouffre auquel se sont cantonnées les dernières éruptions. Il se pourrait, selon les observations visuelles depuis Moroni, que l’activité soit localisée plus au nord. Mais on ignore si c’est dans la caldera du Karthala, immense enceinte (l’« enclos » du piton de la Fournaise) de 3,5 x 2,8 km, ou bien à l’extérieur. Cette caldera, précisément, est largement ouverte au nord, et peut laisser le passage aux coulées vers les pentes qui surplombent les zones littorales, situées à une douzaine de kilomètres du sommet. Il était également impossible de savoir hier soir si l’activité sismique pouvait donner lieu à l’ouverture de nouvelles fissures éruptives. En 1977, la lave avait jailli à quelques centaines de mètres d’altitude seulement, ravageant le village de Singani.
François Martel-Asselin
QUATRIÈME ÉRUPTION EN DEUX ANS
Crédité d’une éruption tous les onze ans en moyenne, le Karthala semble avoir changé de comportement depuis l’éruption phréatique de 1991 qui a vu son système géothermal bouleversé, avec l’apparition d’un lac d’eau dans le fond du cratère principal, un gouffre de plusieurs centaines de mètres de profondeur. Depuis, quatre éruption s’y sont succédé en comptant celle d’hier : avril et décembre 2005, mai 2006, et janvier 2007 maintenant. On sait des trois premières qu’elles ont eu pour siège ce gouffre. Entre-temps, le lac n’est jamais réapparu. Les deux premières ont été phréatomagmatiques (mettant en jeu eau et magma, très explosives dans leur phase initiale), la troisième magmatique uniquement.

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14/01/2007 à 10h32 - Message de Ibrahim YAHAYA
Les secousses n'ont pas arrêté. La nuit a été agitée.
C'est dans la région de Hambou (Sud Ouest de la grande Comore) que les secousses ont été les plus intenses.
D'où une possible orientation dans cette zone.
En fait, c'est une éruption magmatique qui veut se produire.
Le magma n'arrive pas à trouver la faille dans le cratère au sommet du Karthala.
A l'heure où je vous envoie ce message, le Karthala est stabilisé. Mais la vigilance est de mise.
A suivre...

N.B.: Le Président SAMBI s'est rendu ce matin à l'Observatoire du Karthala (au CNDRS) pour s'informer de la situation.

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13/01/2007 à 04h15 - Message de Ibrahim YAHAYA

Le Karthala s'est mit en éruption tôt ce matin vers 00h00 selon les données sismographiques.
A 02h30 un jet de flamme rouge était observable depuis Moroni au sommet du Karthala.
Ce matin à la lumière du jour, on voit à la place de ce jet une cheminée de fumée grise moins épaisse que lors des précédentes éruptions.
La situation semble stable actuellement, aucun signe précurseur (tremblement de terre) n'a été ressenti par la population.
Toutefois, l'observatoire du Karthala avait enregistré une crise, et les crises sans éruption sont fréquentes.
A L'heure actuelle il n' y a plus de jet de poussière, ni écoulement de lave, et on ne prévoit pas le déplacement des populations.
Cette nouvelle éruption semble moins intense que les précédentes.