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| L'Art
aux Comores |
| Ibrahim SAID
ABDALLAH dit SEDA |
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NOM :
Saïd Abdallah
PRENOM : Ibrahim
PSEUDONYME :
SEDA
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Né
le : 26 Novembre 1978 à Moroni Comores
Installé
à Madagascar depuis 1997, rencontre en 1998 « l’union nationale
des artistes plasticiens à Madagascar »et 1998 « les jeune
amis de la peinture » avec qu’il débute sa carrière
artistique. |
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ACTIVITE ET SPECIALISATION ARTISTIQUE
Artiste
peintre – plasticien
EXPOSITIONS COLLECTIVES
SEDA
a déjà à son actif plusieurs expositions dont le moindre ne sont pas
le « HOSOTRA 99 » et le « salon vivant à l’aube de
l’an 200 ». On l’a également vu au CGM, à L’AFT au CCAC en
compagnie de trois autres plastiques en juillet 2000 et dans « NYTANIKO »
à la résidence de l’ambassade de Madagascar à Paris en décembre
2000.
En suite, à l’exposition régionale d’art contemporain « RASANA
SY VINA » (ancêtre et vision) en mais 2000 à Tananarive et en
mais 2001 à Tananarive. Ainsi qu’au « DOM-PAHAVARATRA »
(1er salon national d’art contemporain à tananarivien)
En
novembre – décembre 2001.
EXIPOSITION INDIVIDUELLES
« RENCONTRE »
exposition de penture du 11avril au 24 avril 2001 à la galerie Art déco
de tanana rive et dans sa suite « Rencontre II » à l’hôpital
Hilton de Madagascar au mois d’aoûte 2001.
Le contraste d’une porte
J’aime
le contraste, dans mes œuvres tout est contrasté, ouvert – fermé,
verticale – horizontal, ramassé – éclaté – pleine, tout cela
constitue une
substance plastique de ma création .ainsi, je me démarque des
partisans de l’uni – plasticité. J’entame une recherche sur ce
dernière est une volonté qui dépasse le simple cadre coloniale et
rejoint celle d’autres artistes indianoceaniens contemporains et de
substrat similaire, plasticiens à la recherche d’une trace visible de
leur différence. Cette dernière on le trouve dans les œuvres
d’essence sacrée et des créations patientes d’une spiritualité
millénaire par transposition de la calligraphie arabe et des signes
magico religieuses. Personnellement, je ne suis pas calligraphe ni
devin, je me place comme plasticien à la recherche non pas de racine
mais de terre, qui n’est pas un domaine coloniale, mais une terre
natale, terre sur laquelle on a envie de marcher, d’y vivre, dont on
évoluera pour toujours, car des racines j’en ai mais je ne sais pas où
m’enraciner. Pour cela il me faut une porte, d’où le thème que je
propose. Et bien sûr, une porte ouverte, vers où ? Je ne le sais
pas, par contre, je pense qu’il doit être celle ouverte à la terre
libre, ce que je nommerai « la libération par le signe ».
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Un
signe puisé dans la tradition en particulier la pratique magico religieuse,
la tradition plastique locale et autres procédés de divination comme
le « sikidy » pratiqué par le devin de
Madagascar pour consulter les esprits. A l’aide de noyaux et de
pierres brillantes, il les jette d’abords pêle-mêle sur un plateau,
puis en saisit un certain nombre rapidement et au hasard, il les dispose
ensuite en rangée, suivant une règle qui varie avec la nature de
chaque question posée. Enfin, il procède à la lecture de l’oracle
et transmet le message des esprits. L’altérité du support et des
matières est pour moi « la porte » qui
est sans nul doute l’élément intermédiaire entre un dehors profane
et un intérieur sacralisé. Cette altérité reste centrale dans mon œuvre
même si je le traite avec beaucoup de simplicité. Certes les matières
dont j’utilise sont vieilles, érodées par le temps, mais préservent
mon univers et mon jardin intérieur.
On
dit que : Une porte ouverte est un signe d’un besoin impérieux
d’évasion…
SEDA
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SEDA
IBRAHIM : L’ART DU MIEUX DEVENIR
Aller à la rencontre de l’autre pour
mieux parvenir à soi semble être le thème moteur de SEDA Ibrahim,
jeune artiste qui ne cesse d’enflammer ses œuvres pour mieux marquer
son existence avant tout comme un citoyen du monde, il n’est pas moins
le digne dépositaire de cette identité indianocéanique qui
s’affirme enfin en ce début du IIIème millénaire. Il
porte en lui l’esprit d’entreprise, l’appel de l’ailleurs, la
ferveur mystique et la soif d’aventure qui ont amené ses ancêtres
chiraziens du Golfe persique aux îles de la lune en passant par les échelles
islamisées du levant africain. Depuis toujours, il s’était senti irrésistiblement
attiré par la grande île malgache, lieu de naissance de sa grande mère
maternelle, elle même de souche kenyane. Son imaginaire est encore
rempli des exploits de ses aïeux aux dons extraordinaires, ces Muwalimu
capables de jeter le pont entre le monde de la nature et celui de la
surnature, de relier le profane et le sacré. Ses références
s’abreuvent toujours de djinns et autres entités fantastiques sorties
tout droit des contes des milles et une nuit. Sa spiritualité
s’alimente de la grandeur d’Allah mais il se laisse également
fasciner par la représentation magico religieuse traditionnelle, où
les Mpimasy et autres divins guérisseurs interrogent le temps sur les
espoirs et les inquiétudes de l’homme. Évitant de se laisser
empoisonner, il laisse sa porte ouverte en orientant sa sensibilité et
son art vers une exploration introspection de cet univers qui le
rattache à son histoire autour d’une question identitaire acceptée
et affirmée.
En effet, allant à contre courant de la
démarche admise à l’ouest de l’Océan Indien qui veut que le passé
soit le grand sinon la justification du statu quo, il prêche un itinéraire
dynamique, et un rien ludique. « Mes racines, je les ai déjà,
affirme- t-il, il me reste à déterminer où m’enraciner ». Il
adopte une démarche constructive en mettant une perception
transethnique de l’art. Reniant ainsi, toutes forme d’approche
identitaire par négation ; qu’elle soit négation de ce qui est
ou négation de ce qui fût. Au contraire, à la trace de ses aînés -
comme Napalo (Ali Mroivili) ou Modali (Mohamed
Ali M’Zé) qui ont porté haut le fanion de la créativité
comorienne-, ce jeune plasticien formé à l’école malgache se
complait à interroger les perceptions culturelles de différents
horizons pour essayer de sonder la profondeur de son propre regard. Sans
relâche, il cherche à décrypter les signes susceptibles de lui
indiquer sinon son chemin, du mois le cheminement de la conscience.
Suivant ses inspiration, il les réécrit, les réé- invente pour
ouvrir d’autre portes. Démultipliant ses ‘’expérience plastique
‘’ il combine, dit – il ‘’les supports, les couleurs, les
formes les matières et les signes autonomes qui agissent les une sur
les autres, en posant des problème
ou suggérant le solution ‘’ et le dialogue s’établit
entre l’artiste et réalisations pour donner sens à ses aspiration
pour donner corps à son devenir
Cette quête d’essence et de sens
l’amène depuis quelques années à participer pleinement aux grands
rendez vous de l’art -
indianocéanien .en plus des expositions personnelles intitulées
« RENCONTRE » (2001-2002) on peut citer ces
prestations aux salon annuels de peinture malgaches (HOSOTRA, 99) au
salon vivant à l’aube de l’an 2000, et surtout, sa participation à
la grande exposition itinérante d’art contemporain de Tananarive (DOM-PAHAVARATRA,
novembre – décembre 2001) d’une exposition à une autre
de débat de salon
en rencontres d’atelier ,
il ne cesse de rechercher l’ultime par l’exploration d’une intériorité
où la raison ;la pensée symbolique et la pensée magique
participent à la formulation d’une personnalité entrain de se définir
,à l’élaboration d’un art qui n’a pas fini de s’exprimer.
à
suivre…
ANDRIANETRAZAFY Hemerson
Historien d’art
Centre d’art et d’archéologie
Département de Civilisations
Université d’Antananarivo
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| Porte Bleue I |
Porte Bleue II |
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| Porte
d’oiseau |
Porte
du pêcheur |
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Porte
du Zébu sacré |
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| Porte
de l’au-delà |
Porte
Royale |
Porte
du pyromane |
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Extrait
du MATIN DES COMORES,
Le Premier Quotidien des Comores N° 129 du Samedi 8 juin 2002
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