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| Les
Associations Comoriennes |
| Les
Associations Comoriennes unissent leurs forces
page mise à jour le 04/07/1999 |
Les associations de la diaspora unissent leurs forces
Naissance de la Coordination des Associations Comoriennes
La structuration des associations de la
diaspora comorienne a franchi une étape significative en île de France, à
l'occasion de la réunion du 4 juillet 99.
Pour
répondre aux questions de quelques amis (personnalités ou associations), et
après concertation des organisateurs de la réunion, j'ai commis ce rapport
que je diffuse auprès des habarinautes, dans un double objectif:
- faire le point sur ces efforts communs de
structuration de la diaspora (aux côtés de la société civile
comorienne, la diaspora comorienne doit être organisée et constituer une
composante forte dans le camp du progrès ...);
- annoncer la suite des opérations
auxquelles nous devons tous contribué.
Rapport sur la Réunion des associations de la diaspora comorienne de l’Ile
de France, à AGECA – Paris, le 04/07/99
La réunion des associations comoriennes de
l’île de France, qui s’est déroulée dans les salles AGECA – Paris le
4 juillet 99, a été l’aboutissement d’une série de concertations au
sein d’un comité d’organisation ad-hoc, nommé le CODIF. Ce «comité
d’organisation des associations de la diaspora comorienne de l’île de
France» s’est mis en place, progressivement, avec la participation régulière
des animateurs suivant: Abdallah Mirghane, Aboudou Zaabay, Ali Salim, Ahmed
Rachad, Ahmed Yahaya, Assiata Chanfi, Fatouma Mzé-Cheikh, Mabadi Ahmédali,
Mahmoud Ibrahime, Mohamed Chamanga, Papa Abdou Issa et Zilé Soilihi …
Cette réunion a été essentiellement consacrée
à l’amendement de la charte des associations de la diaspora comorienne ;
elle a permis de recueillir des observations constructives de la part de délégués
d’associations concernées.
1. Ordre du jour de la réunion
La direction de la réunion (Aboudou Zaabay
et Salim Ali / CODIF) a présenté l’ordre du jour suivant:
- Présentation de la charte, puis amendement
de celle-ci par les participants
- Propositions sur les prochaines actions des
associations qui adhèrent à la charte.
Des questions préliminaires ont été formulées
par la délégation de la Fédération des Ressortissants de Mitsamiouli (Made
Mzé et Abdou Soilihi):
- Qui a convoqué et qui dirige cette réunion
?
- L’origine du comité CODIF peut – elle
être explicitée ?
2. Présentation de la charte
Il s’est avéré nécessaire de répondre
aux questions préliminaires avant d’éclairer les participants sur la genèse
et le contenu de la charte. D’où l’exposé ci-après en deux parties (Mabadi
Ahmédali / CODIF).
* Contexte de son élaboration
Plusieurs dates/évènements ont ponctué le
programme de la structuration des associations de la diaspora comorienne.
La conférence de Marseille
Cet événement qui a réuni des dizaines
d’associations (27 / 28 février 99) a permis d’amorcer des actions à
partir des travaux faits dans deux ateliers.
- Le premier atelier a été consacré à
l’élaboration de propositions pour la conférence inter - îles d’Antananarivo
; ses travaux ont généré une motion (diffusée aux associations présentes)
; par la suite une commission « spécifique » de six délégués
régionaux ont produit une déclaration présentée, lors de la conférence
d’Antananarivo (19 – 24 avril 99), par la délégation de la diaspora
aux côtés de la société civile comorienne (rapport de mission
disponible, produit par nos délégués Ahmed-Chamanga et Mahmoud Azihary).
- Le deuxième atelier consacré à la
structuration des associations de la diaspora a retenu le concept de
structuration de type ‘réseau’ (par opposition à la forme
lourde de type ‘fédération’); une commission de délégués régionaux
a également été mise en place, avec comme mission l’élaboration de
la charte du réseau des associations de la diaspora.
L’Université de l’Intégration des
comoriens de France, à Dunkerque
Lors des débats de l’Université d’Intégration
(03 / 04 avril 99), des membres de «la commission de structuration des
associations de la diaspora comorienne » ont évoqué l’ébauche
d’une charte qui s’est avérée peu pertinente, eu égard à l’enjeu de
l’organisation des associations de la diaspora (comme composante essentielle
de la société civile comorienne).
C’est ainsi que Mahmoud Ibrahime, en tant
que délégué régional (île de France) à cette commission de structuration
… s’est associé à d’autres frères et sœurs pour compléter la rédaction
de la charte, et partant, constituer le comité CODIF qui a été à
l’origine de la réunion de ce 4 juillet.
Le Collectif des associations comoriennes
de l’île de France
Parmi les associations présentes à cette réunion,
ont compté celles qui s’étaient constituées en collectif de lutte contre
le choléra (janvier – septembre 98). C’est d’ailleurs par ces (premières)
expériences communes que s’est constituée la première base de données
des associations comoriennes, en île de France .
* Objectifs principaux
La charte ayant été préalablement diffusée
auprès des associations convoquées, seuls les objectifs globaux ont été énoncés,
en trois points:
- faire entendre la voix de la diaspora
comorienne dans le processus de construction démocratique des Comores ;
- favoriser la fédération des actions de développement
au sein des associations qui souscrivent à la (présente) charte ; cet
axe couvre l’organisation de partenariat multi-niveaux : entre les
associations des Comores et/ou les associations de la diaspora comorienne
; entre les associations de ressortissants comoriens et les institutions
nationales ou internationales …
- aider à l’insertion des migrants
comoriens dans les structures du pays d’accueil.
3. Observations des participants
Dans l’ensemble, les intervenants n’ont
pas émis de critiques « directes » sur le contenu de la charte, et pour la
plupart ils ont salué l’initiative des membres du CODIF.
Parmi les interventions, majoritairement
favorables, quelques questions et observations, en dix points, sont retenues
et consignées dans ce rapport :
- Quels types d’association sont concernés
par cette charte (Ahmed Ibrahime / EDICOF)?
Cette question
pose le problème de la connaissance de la typologie des associations
comoriennes, qui est d’ailleurs à résoudre dès les premières actions
d’une «coordination du réseau des associations comoriennes » .
- Le principe de «l’union fait la force »
étant acquis, il est pertinent d’expliciter le mode de coopération
entre les associations comoriennes, d’ illustrer en quoi cela constitue
une aide économique plus optimale de la part de la diaspora (Nassur Dini,
indépendant, de Ouani).
Cette question a porté aussi
sur la programmation de l’aide économique «de la diaspora », prenant
en compte l’inégalité des régions des Comores, ainsi que le souci de
consolider l’unité des Comores par la solidarité …
- Appel à la vigilance sur l’expression de
la diaspora dans le champ politique (Moussa).
Cette
observation souligne l’indépendance à l’égard des organisations
politiques, mais aussi la prise en compte des contraintes induites par «
l’apolitisme » de certaines institutions partenaires potentielles.
- La perspective pour certaines associations
« de taille modeste» de sortir de leur isolement (Mlle Layla / YATIMA).
Cette jeune dame anime une association « locale » d’aide
aux orphelins et pose la question d’étendre son initiative à un espace
(englobant) plus puissant …
- La nécessite de bien expliquer aux
associations les rouages de cette structuration : exposer les
objectifs mais aussi montrer la mise en œuvre des principes, afin de
gagner l’adhésion active des associations “ villageoises” (Charifou
/ Itsinkoudi).
Cet intervenant a par la suite demandé à être
aidé dans sa collaboration avec une ONG qui travaille avec lui sur des
projets aux Comores (ISF)…
- La nécessité de s’appuyer sur une
organisation unitaire pour mener à bien des actions communautaires telles
que la mise en place, en île de France, de la «Maison des Comores»
(Habib / ACDH Droits de l’Homme).
- Appel en faveur des actions
d’’insertion’ mais aussi d’éducation des migrants comoriens
(situer les jeunes générations de migrants comoriens dans leur culture
d’origine) (Chihabi /ASPMF Mitsamiouli) …
- Appel à orienter les actions
communautaires vers les axes de la Culture et de la Civilisation
(Daniel Ahmed / ACM Comoriens de Meaux).
Ce type
d’actions communautaires a effectivement vocation à être labellisé
par une «organisation communautaire» pérenne.
- Rappels sur la distinction entre les
objectifs globaux (proposés par le CODIF) et les moyens de les mettre en
œuvre, via la représentation de la coordination des associations qui
souscrivent à la charte; sur la nécessité d’étendre ces actions de
structuration aux autres régions de France, et plus loin encore … (Chouaybou
/ ACDF Foumbouni) ;
- Appel en faveur de la participation active
de la ‘notabilité’ comorienne dans les actions concertées de la
diaspora (Ismaêl Badoro / Fédération des Ressortissants de Hambou) ;
faisant écho à une remarque sur le rôle des «travailleurs modestes»
en matière d’actions collectives au sein de la diaspora (Aboudou
Youssouf / EDICOF).
4. Résolutions
La présidence de la réunion (Aboudou
Zaabay et Salim Ali / coordination CODIF) invite les représentants
d’associations qui le désirent, à signer la motion d’adoption de la
charte. Elle précise que les associations signataires seront représentées
au sein de la Commission de structuration des associations comoriennes de l’île
de France.
D’autres associations représentées ont
exprimé leur désir de confirmer leur adhésion après concertation avec leur
base.
A l’issue de la réunion, de nombreuses
associations, « spécifiques » ou de type « villageois », ont adhéré à
la charte (en particulier celles qui sont de type « fédération régionale
») ; parmi celles-ci : la Fédérations de MITSAMIOULI (A. Soilihi), la Fédération
des Ressortissants de Bambao (Cheikh S.), l’Amicale de la région de PIMBA (Djohar),
l’ACDF/Foumbouni (Chouaybou, A.), les associations de Mbéni (Karihila, M.),
de Dembéni (Moudra), Fraternité Anjouanaise (Mirghane, A.), l’ACDH
(Habib), UMOJA des Femmes Comoriennes (Fatouma M-Cheikh) etc. …
Il faut également noter que quelques
associations comoriennes n’ayant pas leur siège en région parisienne ont
signé la motion ; leurs représentants demandent à participer, dores et déjà,
aux prochains travaux de la Commission des associations en île de France (et
plus tard, dans d’autres régions)…
4. Suite des opérations
La présidence de la réunion a annoncé les
prochaines actions, précisant que dès la prochaine rencontre le CODIF
laissera la place à un comité exécutif dont la Commission des associations
se dotera :
- La réunion de la Commission de
coordination des associations de la diaspora, fixée au 31 juillet 99; réflexion
sur la coordination du réseau, en île de France ;
- Le recensement des associations
comoriennes, à prendre en charge par «un bureau de liaison des
associations», en île de France;
- Extension des actions de structuration aux
autres régions.
Dores et déjà, des contacts informels ont été
faits en direction de diverses régions de France : Marseille par la FECOM,
Dunkerque par l’AFCOL, …Les autres régions seront tenues informées, en
particulier par les communiqués issus des différentes réunions de travail,
par nos médias de proximité, par le site internet Habari ...
Mabadi Ahmédali.
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