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Les Associations Comoriennes 

EDICOF
page mise à jour le 15/07/2002

Association des Etudiants et des Diplômés Comoriens en France

Maison des associations
35-37, Avenue de la résistance
93100 Montreuil
France

Paris le 15 juin 2002
Communiqué des Etudiants et des Diplômés Comoriens en France (EDICOF)

Nous venons d’apprendre avec émotion et tristesse le décès de Madame Koko Moina SAÏD ABDALLAH CHEIHK SOILIH dans sa 46ème année à l’hôpital Bichat (Paris, France).
Ce malheur qui vient de bouleverser la famille SAÏD ABDALLAH CHEIHK SOILIH nous laisse confondus de chagrin.
Comment mieux s’y associer qu’en réitérant tout notre attachement pour sa fille mademoiselle Najda SAÏD ABDALLAH et pour celle qu’elle vient de perdre ! Qu’elle soit assurée de notre chaleureuse sympathie et de notre indéfectible amitié.
L’ensemble des étudiants et des diplômés comoriens en France (EDICOF) et le bureau exécutif en particulier adressent leurs très sincères condoléances à mademoiselle Najda SAÏD ABDALLAH et à toute la famille de la défunte.
Nous leur prions de recevoir l’expression de notre profonde sympathie.


Le Président                                      Le Secrétaire Général
AHAMADA - HIMIDI Azali                       BOINA BOINA Abdéremane

    ---------------------------------------------------------------------------------------Montreuil le 13 novembre 1999

Bilan du bureau exécutif de l’EDICOF - 1999

Mes chers amis, bonjour ;

A ce jour, votre devoir de membres de l’EDICOF est de demander des comptes à ceux dont vous avez confié votre destinée, la destinée de l’association des étudiants et des diplômés comoriens en France. Mais d’abord permettez-moi de vous remercier par votre présence à cette assemblée générale. Car cela témoigne votre intérêt pour l’association mais aussi votre soucis de voir un jour prospérer des idées qui nous tient chacun à cœur. Je compte beaucoup sur vous , sur votre maturité et sur votre sens de patriotisme pour que cette assemblée se déroule dans les meilleurs conditions. Nous essaierons de donner à chacun un temps de parole adéquat pour exprimer son point de vue, sa suggestion et pourquoi pas son opposition. Cependant nous demandons que ceci se passe dans le respect mutuel et dans le soucis de construire.

Faire un bilan, mes chers amis, est un travail difficile, surtout pour une structure qui n’existait pas, que l’on devait créer et assurer son existence. Faire un bilan à mon avis c’est faire une comparaison entre deux situations. Celle d’avant le 06 décembre 1997 date de création de l’EDICOF, à celle du 13 novembre 1999 deux ans après la création de l’EDICOF. Faire un bilan c’est dire ce qui a marché, mais aussi ce qui n’a pas marché pendant ce long période. C’est dans ce contexte que je vais essayer de répondre à la question dont vous jouissez les droit de vous poser.

Situation avant le 06 décembre 1999

La situation de l’étudiant avant le 06 décembre 1997 est celle d’une force sans point d’application ni direction dont l’orientation était aléatoire selon une loi de probabilité toute simple : on subissait les événements et on attendait. En d’autres termes, les étudiants avaient perdu presque tous les repères, toutes les références. En matière de bourse, de renouvellement de la carte de séjour, d’inscription ect…Pire encore, on ne se connaissait pas, on se croisait dans les métros sans se dire un mot de bonjour, pourtant gratuit, par ce qu’on ne se connaissait pas. Manifester un geste de salut à son compatriote représentait un lourds fardeau entre la plupart des étudiants. Une pire situation qui a laissé peu à peu la place à l’indifférence et à la destruction de notre patrie, une patrie de nature fondée sur l’hospitalité, la solidarité et profondément liée à sa culture et à sa tradition. Le cours normale des événements aurait consisté à laisser la situation évoluer ainsi et de surcroit notre génération aurait été dans ce cas réduit à un maillon dans une chaîne qui ne ferait que suivre le mouvement de l’ensemble. Vous imaginez un peu ou nous en serions arrivés.

Nous savons tous qui profitait d’une telle situation, l’immobilisme des étudiants et des diplômés ne faisait que fragiliser l’espoir de notre pays. Le cadre finit par devenir une proie facile à la démagogie politicienne et à la corruption. Les jeunes cadres actuels qui se trouvent dans l’administration comorienne en sont l’illustration

Un espace de rencontre était nécessaire pour combler le fossé énorme qui séparait les étudiants de leurs droits.

Bien avant La création de l’EDICOF, le 06 décembre 1997, un groupe de jeunes étudiants ont eu le courage et la volonté de mettre un coup d’arrêt à cette situation que j’ai décrit plus haut. Car, il fallait un détonateur, pour relancer le débat sur les conditions d’études des étudiants. Plusieurs réunions de travail ont eu lieu, de part et d’autres mais essentiellement c’était à l’université de Paris 8. Un long travail de huit mois a mis le feu au poudre en donnant naissance au texte fondateur, aux statuts et à la naissance de l’association dénommé EDICOF.

Situation actuelle après le 06 décembre 1997

Nous avions organisé notre mandat en deux phases, une phase d’information de conscientisation et de mise en place des structures d’une part, et une phase d’action

Le but dont s’était fixé notre bureau exécutif durant sa première année a été de

- D’informer, de conscientiser et de relancer le débat sur les condition d’étude des étudiants.
- De mettre en place les structures de l’association en particulier, le conseil d’administration et les cellules.
- De fêter la journée de l’indépendance des Comores

La mission d’information , de conscientisation et de débat a été atteinte avec les moyens suivants:-Emission à la radio animée par SOS démocratie au mois de Mai 1998
-Mise en place du Bulletin d’information de l’EDICOF connu sous le nom de UPEZO WA MATSO quatre mois après la création de l’association .
-Des séries de débats dans les milieux universitaires notamment à Jussieu et à Paris 8.
-Nous avons noué des relation d’amitié avec La FETAF (fédération des travailleurs Africains en France)

A ce jour l’EDICOF est connue et est reconnue comme une force étudiante naissante, aux yeux de l’opinion comorienne.

 La mission de la mise en place du conseil d’administration et des cellules a échoué

Notre deuxième action consistait à mettre en place les structures, soient le conseil d’administration et les cellules.

Conformément aux statuts le bureau exécutif jouissait les pleins droits de nommer des personnes compétentes pour constituer le conseil, mais par soucis de transparence nous avions opté pour une solution démocratique qui consistait à organiser des réunions dans les différentes universités pour former d’abord les cellules et ensuite choisir un membre qui serait proposé ou élu par la cellule.

La première réunion est organisée à l’université de paris 8 au mois d’Avril 1998. Nous sommes peut être tous au courant du résultat de cette réunion. Pour ceux qui ne sont pas au courant, c’était la discorde et la déception. En tout la cellule n’a pas pu se faire car il paraît qu’une association était déjà formée avec un programme à la main et un projet de statut tout fait. Ce que j’ai pu tiré comme enseignement en tant que responsable c’était le manque de soutient morale dont ont fait preuve nos amis fondateurs de l’EDICOF, étudiants de l'université de Paris 8. Trois personnes ont su imposer à l’université de Paris 8 le destin de l’ensemble des étudiants. En un mot, les uns décident dans cette université et les autres subissent. Je ne pouvait que regretter une telle situation. Vous me permettrez de citer un haut personnage politique français, CHARLES Pasqua qui disait que de fois la rupture peut devenir nécessaire et l’homme ne trace pas son destin que par la rupture. Ceux qui ont peur d’agir par ce qu’il ont peur de rompre ou de contrarier l’autrui sont prisonnier de leur propre sentiments.

Notre deuxième champs d’action a été l’université de Jussieu. Ici nous avons pu convaincre l’ensemble des étudiants et la cellule a été formée. Le responsable est d’ailleurs ici parmi nous.

J’avais commencé personnellement à prendre des contacts avec certains étudiants de l’université de Marne La Vallée ainsi que ceux de Villetaneuse mais les résultats étaient maigre.

En gros la politique que nous avions adopté pour mettre en place les cellules et les membres du conseil d’administration a échoué faute Temps, de moyens humains et de soutient morale. Je vous rappelle que l’effectif du bureau a été réduit à trois ou quatre en ce moment.

 Notre troisième action a été de fêter la journée de l’indépendance du 06 juillet 19998

La journée a été organisée avec succès par trois association dont l’EDICOF. Nous avions su défendre notre présence dans la journée en assurant les tâches suivantes :

- L’animation de la journée par notre président
- Toute la logistique liée à la sonorisation
- La caution de la salle
- Le débat portant sur le bilan de 23 ans d’indépendance.

En gros cette journée a été un succès pour l’EDICOF et pour les étudiants en général surttout.

En conclusion cette première année a été un succès malgré quelques insuffisances. Beaucoup d’autres activités auraient pu être réalisés si nous avions su créer les structures manquantes en l’absence desquelles l’information ne circulait pas, sinon pas assez, et la coordination a été nulle. Bien que le journal a essayé de rattraper ce manque d’information, sa distribution a été insuffisante faute de moyen humains pour le faire.

Je vais par la suite essayer de vous présenter le bilan de la deuxième années ainsi que la politique que nous avions adopté.

Après avoir réussi l’année d’information, et de débat Nous nous sommes fixés les objectifs suivants pour la deuxième année.

- Maintenir la sortie du journal
- Multiplier les activités culturels et scientifiques
- Fêter la journée de l’indépendance de juillet 1999
- Poser les problèmes de bourse, de résidence universitaire, de renouvellement de la carte de séjour etc…
- Se mobiliser pour accueillir les étudiants

Notre combat a été de maintenir ce qui était déjà fait, c’est à dire sauver d’abord nos meubles et sur ce sujet je voudrais rendre un hommage particulier aux personnes suivantes qui sont les chefs d’œuvres de ce journal.

Madame Said Laila / Said ABDALLAH CHEICK / Said Swabira / Bhynti Charif / Mounira Charif / Abderemane Boina Boina /Azali Ahmada /   / Fatoumia Mladjawo / Najdat S.ABDALLAH / Elanrif S.HASSANE / Ahamadou Mze

Le maintient du journal a eu lieu avec succès grâce à ces personnes et je dirais encore que grâce au journal l’EDICOF souffle encore. Un jour un membre du journal disait  je cite "  L’EDICOF a crée le journal et le journal crée l’EDICOF ".

Notre deuxième action pour la deuxième année aurait consisté à multiplier les activités culturels et scientifiques malheureusement notre action dans ce cadre a été très insignifiante, nous le reconnaissons. Pourtant c’est dans cette action que l’association aurait pu prendre la dimension envisagée. Nous avions prévu d’organiser des colloques et des séminaires portant sur des sujets très divers touchant à l’économie, à la culture, à la société, à la science ect…

Vous savez très bien plus que nous que pour réaliser telles actions il faut beaucoup de moyens non seulement matériels qu’un intellectuels mais aussi humais. On a senti que notre action n’a pas été assez soutenu par les étudiants. La faute à qui ? à nous les responsables même si nous avions à plusieurs reprises manifesté notre volonté d’intégrer tout le monde dans notre action. Des réunions à huit clos ont été régulièrement organisées pour tenir les gens au courant de notre difficulté à faire avancer les choses faute de soutient. Certains parmi vous ont certes été conviés à participer au moins une fois à ces réunions. Nous n’avons pas manqué aussi à faire votre appel d’une part par le journal à travers la rubrique " Mot du bureau " mais aussi dans deux assemblée, la dernière en date a eu lieu à l’université de Paris 8. Sans réponse de votre part nous avons décidé de travailler autrement. C’est à dire :

Profiter de la dynamique apparente dans l’équipe du journal pour lancer et crées d’autres activités

 Cette nouvelles stratégie a donné naissance à l’organisation d’une soirée au mois d’Avril 1998 dont l’objectif était de relancer l’association. Vous me permettrez de vous dire que nous avons organisé cette soirée en partant de rien, même pas un centime mais notre détermination et notre volonté ont été fortes pour qu’aucun obstacle ne puisse y résister.

 Le troisième objectif de cette deuxième année était de fêter la journée de l’indépendance du 06 juillet 1998 avec cette fois-ci de marquer davantage notre présence et surtout notre différence en donnant à la fête une autre signification, et à notre association un autre image, celui d’une génération qui veut travailler. Notre part de " gateau " à cette fête a été très important mis a part notre contribution à l’organisation. C’est ainsi que nous avons préparé

-
Le discours d’ouverture prononcé par notre S.G.
- Le défilé de mode traditionnel
- Le tournoi EDICOF .

L’objectif du tournoi et du défilé de mode était de faire découvrir à nos petits frères et sœurs l’histoire, la culture et la tradition comorienne. Cette action je vous rappelle s’inscrit parfaitement noir sur blanc dans les objectifs que s’est fixé l’EDICOF. Nous espérons que la nouvelle équipe qui va nous remplacer aujourd’hui maintiendra cette activité et saura multiplier les actions en direction des plus jeunes.

Qu’est-ce qu’on n'a pas pu faire ?

Nous regrettons que l’EDICOF n’ait pas pu s’occuper des problèmes des étudiants en matières d’inscriptions, de bourses et de renouvellement de la carte de séjour. Nos actions étaient jugées très éloignées des préoccupations des étudiants mais nous ne pouvions pas nous permettre de mettre la charrue avant le bœuf. Nous en étions conscient, mais ces questions étaient très sensibles et difficiles pour être abordées aussi vite, car elles nécessitent un large soutient provenant aussi bien des étudiants que de l’opinion. Pourtant nous n’avions pas senti la présence de ce soutient, c’est pourquoi nous avons préféré placer ces questions bien que primordiale, dans le long termes, au moment ou l’association gagnera l’opinion et qu’elle affirmera sa place et son poids dans la société Comorienne et internationale. Nous aborderons ces questions lorsque nous aurons mis en place une forte structure capable d’agir ensemble, dans l’unité. Nous aborderons ces questions lorsque nous arriverons à convaincre tous les universités y compris celle de Paris 8 que c’est par une action commune que nous arriverons à faire bouger les choses. La plus mauvaise solution à ces questions serait de prétendre les aborder sans avoir les armes nécessaires pour combattre. Certains opportunistes peuvent " politiquement " se servir de ces questions pour détourner certaines opinions en vous faisant croire qu’il suffit d’aller à l’ambassade pour réclamer le droit à une bourse, ou se présenter à la préfecture pour demander un droit de travail ect… Nous EDICOF, nous refusons de procéder ainsi. Nous avons choisi d’agir dans long termes quand toutes les conditions sinon les meilleurs seront réunies pour agir ensemble.

Pour finir, mon exposé, je voudrais dire ceci :

Les premiers pierres sont posées, il reste encore des choses à faire, beaucoup de choses. Ce qui est fait n’est rien par rapport à l’ambition que se donne l’EDICOF. Ce n’est qu’un ruisselet dans une forêt, mais ce sont les ruisseaux qui finissent par se transformer en marécage. L’action doit continuer avec une équipe renouvelée. Mais renouveler ne veut pas dire enlever toutes les racines, en changeant complètement une équipe. ça veut simplement dire donner un nouveau souffle , adopter des nouvelles méthodes de travail, et soutenir davantage l’action entreprise par l’équipe dirigeante. Il ne suffit pas de changer une équipe pour que les choses aillent mieux, il est nécessaire que cette équipe soit soutenue et c’est là ou se trouve le fond de la question. Quand à mon équipe et moi notre mission prend fin aujourd’hui.

Vive l’unité des étudiants

Merci de votre attention

Ahamadou MZE,
Président par intérim de l’EDICOF
Tel 01 39 98 90 31