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Les Associations Comoriennes 

A.C.J.I.
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Association Culturelle des Jeunes d'Itsinkudi
acteur principal du développement villageois et exemple de prise en charge, par la communauté, des fonctions incombant à l'état.

A Itsinkudi, comme dans la majorité des villages comoriens, l'activité associative occupe une place prépondérante. Itsinkudi compte quatre quartiers, donc quatre association de jeunes et autant d'associations de femmes, les unes et les autres plus ou moins actives.

l'ACJI ou Association pour le développement d'Itsinkudi ou encore Mlauni (ancien nom du village), fondée en 1986, fédère les efforts et chapeaute certain projet ou activités. Chaque habitant est, de droit, membre de l'association, mais 180 ont adhéré, dont un tiers de femmes. Son action s'organise autour de huit sections comme autant de ministères :

- section culturelle,
- section pour l'éducation,
- section santé,
- section environnement,
- section femmes et développement,
- section agriculture,
- section sport,
- et section religion.

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Les projets sont élaborés par des groupes de travail à l'écoute de la population. L'intervention des spécialistes des organisations internationales pour le développement, permet de finaliser ces projets et de trouver les financement.

Parmi les projets aboutis, on compte une bibliothèque inaugurée en 1986, et la pharmacie villageoise datant de 1990. En 1992, deux réalisations importantes sont mises à la disposition des habitants : les citernes de Dzahani (terrain fertile situé à plusieurs kilomètres du village et qui permet la culture maraîchère) et le collège communautaire (l'état ayant autorisé l'utilisation de l'ancienne Moudria, les familles cotisent à hauteur de 6000 FC par mois et par élèves).
1998 a également été une année riche en réalisation avec l'aménagement des routes nationales (murs de soutènement), la construction du marché couvert (orchestré par les assos féminines sur des fonds villageois) et l'électrification du village. Ce projet initié en 1994, a été financé, pour 70 millions FC, par le FENU (Fond d'Équipement des Nations Unies). La participation villageoise s'est élevée à 2,5 millions et à la fourniture de toute la main d'oeuvre nécessaire. Les travaux, achevés en novembre 98, ont permis un branchement le 28 décembre. Joli cadeaux quelques jours avant l'Ide.

Mais les responsables de l'ACJI et notamment Djaé et Soulé Mdahoma, n'ont pas l'intention d'en rester là, ils ont des projets pour jusqu'en 2005, dont certains pour lesquels les démarches sont bien engagées.

Sur le plan éducatif, outre les cours d'anglais qui démarreront au mois de mars, il s'agit de poursuivre l'équipement des classes primaires, de créer un centre d'apprentissage doté d'un atelier de couture notamment, d'ouvrir une classe de seconde pour la rentrée 1999. Au niveau culturel, les équipement d'émission télé ne demandent qu'à être installés, tandis que l'ensemble du village se mobilise pour la construction de la nouvelle mosquée du vendredi. Sur le plan religieux, il est aussi prévu un recyclage des maîtres d'école coranique et une centralisation du Shiwoni. Enfin la section environnement, si elle a du reporter la fin de construction de la route périphérique, n'en est pas moins active au niveau de l'adduction d'eau. Plusieurs solutions sont envisagées et une mission d'Ingénieurs Sans Frontière devrait se rendre dans le village en juin-juillet prochain.

On le voit, l'ACJI est le véritable moteur du développement d'Itsinkudi, l'état comorien de demain devra reconnaître l'autorité de cette association et de toute les autres. De là à imaginer une représentation des associations communautaires lors des discussions budgétaires... en l'absence d'autorité municipale, départementales, ou régionale, c'est une solution tout à fait envisageable, et qui honorerait le gouvernement qui en prendrait la décision.