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Un Aller simple pour Maoré
mise à jour 11/02/2010


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Réalisatrice : Agnès Fouilleux
Long-métrage Documentaire - Français, Durée : 1h 24mn - Sortie en France : 04/02/09
Production déléguée et Distribution France: Les Films Bonnette et Minette

Résumé :
Kwassa-kwassa : une barque de pêche, une quarantaine de passagers à bord, une coquille
de noix ballotée dans l’océan, le passeport pour “la vie” ou pour la mort, pour les milliers de
Comoriens qui tentent chaque année de rejoindre les côtes de l’île française de Mayotte.
Le film revient sur un épisode récent de notre histoire jamais relaté dans les médias. Il décrit
l’ingérence du gouvernement français aux Comores depuis la décolonisation et parallèlement
son corollaire : l’émigration clandestine massive à Mayotte.

C’est à la suite de la décolonisation, alors que l’archipel des Comores accède à l’indépendance, amputé du territoire de Mayotte, que l’écart va se creuser entre les îles. La raison d’état française, violant la loi internationale, va orienter le destin des quelques dizaines de milliers d’habitants que comptent Mohéli, Grande Comore, Anjouan et Mayotte. Cette dernière se trouve aujourd’hui inscrite dans deux constitutions : celle des Comores et celle de la France…

Alors que d’un côté on s’enfonce dans un marasme politico-économique, en partie commandité via des mercenaires français, de coups d’état en assassinats, de l’autre on se retrouve à devoir adapter son mode de vie traditionnel à l’administration française…

Aujourd’hui, un tiers des 160 000 habitants de l’île ”française” de Mayotte sont des clandestins. L’économie et la vie sociale sont organisées autour de la présence de ces “indésirables cousins pauvres” venus des îles comoriennes voisines. Une main d’oeuvre prête à tout pour quelques euros, qui vient chercher ici “la vie”, les soins, la scolarité, l’espoir d’un avenir meilleur... pour finalement se retrouver traquée par la police, organisant sa survie dans des bidonvilles et supportant des conditions de travail proches de l’esclavage.

Mayotte, la comorienne, la française, la mahoraise, plus de trente ans après son rattachement à la métropole et à la veille de sa départementalisation, fait face à Anjouan et à la misère des Comores.