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L'Economie des Comores

Ouverture d'une ligne Marseille - Réunion - Moroni mise à jour 18/08/2005

 
Ouverture de Réunion-Marseille le 1er juillet


Un troisième B. 777 pour air austral en juin

L’année 2004, marquée par la disparition d’Air Bourbon du ciel réunionnais, aura été une année noire pour le transport aérien. Dans une moindre mesure, Air Austral n’aura pas été épargnée avec coup sur coup à une semaine d’intervalle deux pannes majeures de réacteurs sur chacun de ses deux Boeing 777.
Ces incidents ne seront bien évidemment pas sans conséquences sur les résultats financiers de la compagnie. “Au 30 septembre, confirme Gérard Ethève, président du directoire et directeur général d’Air Austral, nous avions réalisé un chiffre d’affaires de 1 500 000 euros. La perte d’exploitation consécutive aux deux pannes de réacteurs est de l’ordre de trois millions d’euros. L’exercice que nous clôturerons en mars sera légèrement déficitaire grâce à des réserves dont nous disposions”. Sans vouloir minimiser les conséquences financières de ces deux incidents, Gérard Ethève s’attache à saluer la réactivité de son personnel. “Peu de compagnies d’une taille comparable à la nôtre se retrouvant du jour au lendemain privées de la totalité de leur flotte auraient pu s’en sortir, souligne-t-il. Il nous a fallu affréter dix avions. Aucun de nos passagers n’a été laissé à terre. Le personnel d’Air Austral a fait la preuve de son efficacité dans ces moments difficiles. La compagnie y a gagné sa maturité”. 2004 aura été pour Air Austral, la première année pleine d’exploitation de la ligne Réunion-Paris. 200 000 passagers ont été transportés sur cet axe dont 19 000 en provenance de Pierrefonds.

Pour ce qui est du régional, la compagnie a acheminé 123 000 passagers sur Mayotte (dont 50 000 ont continué vers la métropole), 221 000 sur Maurice (dont 33 000 au départ de Pierrefonds), 41 000 sur l’ensemble des destinations malgaches, 19 000 sur les Comores, 18 000 sur l’Afrique du Sud et 4 800 sur les Seychelles. “Cette destination nous cause du souci, indique Gérard Ethève. Elle est boudée par la clientèle alors que c’est une des plus belles de notre réseau régional. Par ailleurs nous ne pouvons toujours pas rapatrier les devises bloquées aux Seychelles”. S’agissant de Pierrefonds, Gérard Ethève n’envisage pas en 2005 de renforcer ses liaisons au départ de l’aéroport sudiste. “Le développement de cette plate-forme, affirme-t-il, passe par le développement des liaisons long-courriers que les infrastructures actuelles ne permettent pas”.

Une ligne Moroni-Marseille à l’étude

L’arrivée cette année dans la flotte d’Air Austral d’un troisième Boeing 777 200 va donner une autre dimension à la compagnie. “Les effectifs seront portés de 530 à 600 personnes”, illustre Gérard Ethève. Le troisième biréacteur sortira de l’usine Boeing le 30 avril. Loué à ILFC, Air Austral en sera le premier utilisateur. Le mois de mai sera consacré aux essais, l’appareil devrait être à la Réunion début juin. Il sera mis en ligne sur Mayotte à raison d’un vol quotidien. “Pour les Mahorais, indique Gérard Ethève, l’arrivée du B. 777 constituera une révolution. Il nous permettra de baisser les tarifs sur le Réunion-Mayotte-Paris”. Le renforcement de la flotte permettra également de renforcer la desserte de Roissy. “D’un vol quotidien nous opérerons jusqu’à huit à onze vols en période de pointe”, confirme Gérard Ethève. Marseille sera à partir du 1er juillet à raison d’un vol par semaine la seconde destination métropolitaine d’Air Austral. “Dans le sud de la France vivent 250 000 Comoriens et Mahorais, rappelle Gérard Ethève. A plus long terme, la compagnie réunionnaise réfléchit à la possibilité d’ouvrir une ligne Moroni - Marseille. L’incertitude en ce début d’année 2005 est de savoir comment vont se répartir les 9% de clientèle d’Air Bourbon. “Pour l’instant, analyse Gérard Ethève, nous n’avons pas ressenti ce transfert. De toute façon nous n’avons aucunement l’intention de modifier notre grille tarifaire”.
 
 

© MweziNet 2004