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L'Economie des Comores

Air Austral renonce au Moroni - Paris - octobre 2005 mise à jour 08/01/2006


Austral renonce au Moroni - Paris - 27 octobre 2005
La compagnie réunionnaise devait inaugurer en novembre prochain un Moroni - Paris en remplacement du Moroni - Marseille. Un rapport de l’aviation civile comorienne interdisant le décollage à pleine charge du Boeing 777 conduit Air Austral à renoncer à la desserte. Il lui enlève une épine du pied dans la mesure où la rentabilité des vols entre les Comores et la France n’est assurée que pendant les périodes de grandes vacances.

Toutes les compagnies aériennes s’y sont cassé les dents. Tour à tour, Air France, Corsair, Air Bourbon ont dû renoncer aux vols long-courrier au départ de Moroni vers la France. A son tour, Air Austral jette le gant. En juin dernier, la compagnie réunionnaise avait inauguré une ligne Mayotte - Moroni - Marseille.

En octobre dernier, Gérard Ethève, président du directoire et directeur général d’Air Austral annonçait qu’à partir de novembre, Paris remplacerait Marseille comme destination au départ de Moroni. “Nous souhaitons capter la clientèle de la diaspora comorienne qui est de plus en plus importante dans le nord de la France et qui contrairement à celle présente dans le sud voyage plus souvent”, expliquait alors Gérard Ethève. En fait, comme ses devancières, Air Austral s’est retrouvée confrontée au problème de la saisonnalité. Les Comoriens habitant en métropole voyagent en masse à l’époque des grandes vacances scolaires dans le sens nord - sud et repartent en septembre. Le reste de l’année, le trafic est insignifiant. En publiant les nouvelles valeurs de résistance de la piste de l’aéroport international de Hahaya en Grande Comore, l’Aviation civile comorienne vient involontairement d’offrir à Air Austral la possibilité de renoncer à ses vols long-courriers avant même qu’ils aient commencé. Le mauvais état du revêtement de la piste ne permet un décollage à pleine charge que dans la mesure où le poids total de l’appareil n’excède pas 206 tonnes. Or, un B 777 pèse 297 tonnes au décollage. “La compagnie se voit donc contrainte de suspendre à compter de ce jour (NDLR : hier) l’ensemble de ses vols long-courrier de et vers Moroni, ceci afin de pouvoir garantir la sécurité de ses passagers et des appareils et de rester en conformité avec les exigences réglementaires”, indique Air Austral dans un communiqué. La compagnie réunionnaise maintient ses dessertes régionales, deux vols directs vers Moroni au départ de la Réunion et deux via Mayotte. Les Comores n’ont désormais plus d’autres possibilités que d’emprunter Yemenia ou de transiter par la Réunion pour rejoindre la métropole.
Alain Dupuis
  
L’aviation civile comorienne dénonce une fausse excuse - 1er novembre 2005
“Le rapport cité par Air Austral date de l’année 2003. Il n’y a pas eu de nouveau rapport sur l’aéroport. Je ne peux pas croire que Air Austral découvre ce rapport aujourd’hui”. Mohamed Saandi Anzi, directeur de l’aviation civile comorienne, réfute l’argumentation technique mise en avant par la compagnie réunionnaise pour suspendre ses vols longs courriers au départ de Moroni. “Je sais qu’Air Austral avait décidé d’abandonner la ligne Marseille-Moroni à cause d’un taux de remplissage jugé insuffisant”, dénonce Mohamed Saandi Anzi.

Jeudi dernier, invoquant de nouvelles valeurs de résistance de la piste de l’aéroport international de Hahaya en Grande Comore, publiées par l’aviation civile comorienne, Air Austral annonce “qu’elle se voit donc contrainte de suspendre l’ensemble de ses vols long-courrier de et vers Moroni, ceci afin de pouvoir garantir la sécurité de ses passagers et des appareils et de rester en conformité avec les exigences réglementaires”. Le mauvais état du revêtement de la piste ne permettrait un décollage à pleine charge que dans la mesure où le poids total de l’appareil n’excède pas 206 tonnes. Or, un B 777 pèse 297 tonnes au décollage. La compagnie réunionnaise maintient ses dessertes régionales, deux vols directs vers Moroni au départ de la Réunion et deux via Mayotte. La réaction des Comoriens ne s’est pas fait attendre. Le directeur de l’aviation civile des Comores, Mohamed Saandi Anzi, a rejeté les affirmations de la compagnie Air Austral sur la sécurité de l’aéroport. “Le rapport cité par Air Austral date de l’année 2003. Il n’y a pas eu de nouveau rapport sur l’aéroport. Je ne peux pas croire que Air Austral découvre ce rapport aujourd’hui”, a déclaré M. Saandi lors d’un entretien avec l’AFP à Moroni jeudi.

Problème de rentabilité ?
“Je doute qu’un problème de sécurité soit la vraie raison de la décision de Air Austral de suspendre ses vols long-courriers”, a-t-il poursuivi. “Je sais que Air Austral avait décidé d’abandonner la ligne Marseille-Moroni à cause d’un taux de remplissage jugé insuffisant”, a-t-il ajouté. En juin dernier, la compagnie réunionnaise avait inauguré une ligne Mayotte - Moroni - Marseille. En octobre dernier, Gérard Éthève, président du directoire et directeur général d’Air Austral, annonçait qu’à partir de novembre, Paris remplacerait Marseille comme destination au départ de Moroni. “Nous souhaitons capter la clientèle de la diaspora comorienne qui est de plus en plus importante dans le nord de la France et qui contrairement à celle présente dans le sud voyage plus souvent”, expliquait alors Gérard Éthève. Alors contraintes techniques ou problème de rentabilité de la desserte ? Toutes les compagnies aériennes se sont cassé les dents sur la desserte long-courrier au départ des Comores. Tour à tour, Air France, Corsair, Air Bourbon ont dû renoncer aux vols au départ de Moroni vers la France. Comme ses devancières, Air Austral s’est retrouvée confrontée elle aussi au problème de la saisonnalité. Les Comoriens habitant en métropole voyagent en masse à l’époque des grandes vacances scolaires dans le sens nord - sud et repartent en septembre. Le reste de l’année, le trafic est insignifiant.
Alain Dupuis
  
Gérard Ethève réfute les accusations de l’aviation civile comorienne - 3 novembre 2005

Après la décision d’Air Austral d’interrompre ses dessertes long-courriers au départ de Moroni, Mohammed Saandi Anzi, directeur de l’Aviation civile comorienne, avait mis en doute les motivations techniques avancées par la compagnie affirmant que le rapport sur l’état de la piste remontait à 2003. Mais c’est un courrier adressé le 15 octobre dernier par le chef de service technique de l’aéroport de Moroni qui a motivé l’abandon des vols long-courriers.
Les autorités comoriennes ont du mal à digérer l’isolement dans lequel se trouve à nouveau plongé l’archipel. Après les abandons successifs d’Air France, de Corsair et d’Air Bourbon, l’arrivée d’Air Austral en juin dernier inaugurant une ligne directe Moroni - Marseille avait suscité de grands espoirs. Le remplacement de Marseille par Paris annoncé pour début novembre permettait à la diaspora comorienne, nombreuse dans l’hexagone, d’espérer échapper à la liaison peu commode assurée par Yemenia. Mais voilà, avant même l’inauguration de la ligne Moroni - Paris, Air Austral s’aperçoit que les caractéristiques techniques de la piste de Hahaya ne permettent pas le décollage à pleine charge d’un Boeing 777. “Elle se voit donc contrainte de suspendre l’ensemble de ses vols long-courriers de et vers Moroni, ceci afin de pouvoir garantir la sécurité de ses passagers et de rester en conformité avec les exigences réglementaires”. “Le rapport cité par Air Austral date de 2003, rétorque aussitôt Mohamed Saandi Anzi, directeur de l’Aviation civile des Comores. Il n’y pas eu de nouveau rapport sur l’aéroport. Je ne peux pas croire qu’Air Austral découvre ce rapport aujourd’hui. Je doute qu’un problème de sécurité soit la vraie raison de la décision d’Air Austral. Je sais qu’elle avait décidé d’abandonner la ligne Marseille - Moroni à cause d’un taux de remplissage jugé insuffisant”. Le directeur de l’Aviation civile des Comores n’est semble-t-il pas vraiment au courant de ce qui se passe dans ses propres services. Ce n’est que le 15 octobre dernier que Saïd Mohamed Djazim, chef de service technique de l’aéroport international de Moroni, Prince Saïd-Ibrahim, envoie à Air Austral les caractéristiques structurelles des chaussées. Sont détaillées les différentes couches pour la piste, la bretelle et les aires de stationnement.

Trop lourd
Ces données ont été établies sous l’égide de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne. La réputation de l’Asecna est solidement établie. C’est son ATR. 42 qui vient régulièrement à Gillot et à Pierrefonds calibrer les aides à l’atterrissage. A partir des valeurs fournies par le chef du service technique de l’aéroport de Moroni, les techniciens d’Air Austral calculent le poids maximum que peuvent supporter la piste, la bretelle et les aires de stationnement. Pour la piste le verdict est formel. Son état ne lui permet pas de supporter un avion dont le poids maximal excède 206,6 tonnes. Un B. 777 200 ER pèse 297 tonnes à pleine charge. Il ne peut donc décoller de Moroni pour Paris au maximum de ses capacités. S’appuyant sur les données fournies par l’Aviation civile comorienne elle-même, Gérard Ethève enfonce le clou. “Notre décision de suspendre notre liaison Moroni - Paris a été prise uniquement pour des raisons opérationnelles. Le trafic prévu de Moroni vers la métropole était associé au trafic de et vers Mayotte autrement plus important que celui de la Grande Comore”.
Alain Dupuis
  

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