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| L'Economie
des Comores |
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Un Co-développement durable dans une
perspective d'avenir mise à jour
01/10/2005 |
Source :
Inconnue (sera précisée dès que
possible)
Un co-développement durable dans une perspective d’avenir - 12 avril 2005
Les 4 et 5 avril derniers, une Commission
mixte a réuni aux Comores élus réunionnais, comoriens et mahorais pour
poursuivre et renforcer la coopération bilatérale entre nos pays. Paul Vergès
revient sur ces deux journées de débats, en précisant le cadre général dans
lequel les actions doivent se développer pour prendre en compte les enjeux à
venir dans l’océan Indien.
Dans le contexte instauré par le processus de réconciliation nationale engagé
par les Comores suite à la signature, le 17 février 2001, de l’accord de
Fomboni, et en raison des liens privilégiés existant entre La Réunion et les
Comores, la Région, dans le cadre de sa stratégie de développement fondée sur
l’ouverture internationale et l’intégration régionale, s’inscrit dans une
démarche visant à développer une politique de co-développement avec ce pays.
La tenue de la Commission mixte des 4 et 5 avril 2005 a été l’occasion pour la
Région de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale entre La Réunion
et les Comores et de concentrer désormais ses interventions dans quelques
secteurs prioritaires que sont le développement rural, l’insertion
professionnelle des jeunes Réunionnais et les actions de solidarité,
l’éducation, la formation, la francophonie, la culture, la pêche et les
partenariats triangulaires entre la Région Réunion, la Région PACA et les
Comores.
Aller plus loin que l’immédiat
Toutes ces fiches techniques doivent être replacées pour le président de la
Région dans une perspective d’avenir et de développement durable. Ces deux
grandes journées de débats ont rapproché les Comores, la France et La Réunion.
Paul Vergès invite à ne pas se limiter aux fiches stratégiques de coopération
bilatérale pour mieux mesurer les enjeux du futur en termes de démographie, de
changements climatiques, de contraintes et de charges sur l’environnement et
de conséquences de la mondialisation. Ce cadre général doit être compris des
populations comme des dirigeants.
Faire face à la démographie...
Au niveau de la croissance démographique, Paul Vergès livre des données
auxquelles les Comores doivent se préparer. "Les îles des Comores comptaient
en 2004, 790.000 habitants et l’hypothèse moyenne pour 2050 est de 1 million
826.000 habitants, c’est à dire qu’en 4 décennies, la population va augmenter
d’un million. Mayotte qui ne fait que 371 kilomètres carrés, soit moins du
sixième de La Réunion, compte aujourd’hui 165.000 habitants, sa population va
plus que tripler. Les 4 îles comptabiliseront 2 millions 300.000 habitants. Il
faut voir dès maintenant quels sont les domaines d’urgences et quelles
solutions apportées", insiste le président de la Région Réunion.
... aux changements climatiques...
Les changements climatiques n’épargneront pas les Comores plus que La Réunion
: "la zone océan Indien est la plus exposée aux changements climatiques".
Outre la mort des barrières de corail, ces changements auront une incidence
sur le secteur de la pêche puisque "les grands poissons pélagiques migrent
selon les températures de l’océan". L’installation humaine porte aussi de
lourdes charges sur l’environnement.
... et à la mondialisation
La mondialisation menace aussi directement l’économie de nos îles : "Si à La
Réunion c’est la canne, chez eux c’est la vanille ou l’ylang-ylang qui sont
menacés". Le problème du développement agricole mérite aussi réflexion dans un
pays ou les agriculteurs produisent juste assez pour la consommation. Pour
Paul Vergès, l’avenir englobe aussi toutes les questions liées au déficit du
secteur de la santé aux Comores, et celles de l’éducation. Les Comores
comptent 3.200 bacheliers par an qui pourraient venir étudier à La Réunion.
Les Comores doivent aussi relever le challenge du tourisme et sortir de son
enclavement.
S’ouvrir sur l’extérieur
Selon Paul Vergès, "pour ouvrir les Comores à l’extérieur, pour faciliter les
échanges et la coopération, il faut établir une liaison aérienne directe. La
liaison Moroni-Marseille que va proposer Air Austral une fois par semaine fait
que La Réunion, par sa compagnie régionale, est le principal moyen de
désenclavement de Mayotte et des îles des Comores. On ne s’en sortira qu’en
dépassant les contradictions actuelles entre Mayotte et les Comores. Cela ne
doit pas empêcher les îles de coopérer. Pourquoi maintenir l’isolement entre
ces îles ?" Les étudiants devraient obtenir automatiquement leur visa, ainsi
ceux qui viennent à une source française pour apprendre ne seront plus
reconduits à la frontière. Le président de la Région garde "espoir que la
France initie une politique de co-développement durable exemplaire".
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