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L'Economie des Comores |
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Fin annoncée des activités OFF SHORE à
ANJOUAN
mise à jour 03/03/2008 |
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
- Comores / Economie & Finances
Lutte contre le blanchiment d’argent :
La Banque centrale dénonce les banques off-shore domiciliées à Anjouan
Moroni, mardi 5 février 2008 (HZK-Presse) – Dans un communiqué de presse datée
du 31 janvier dernier, la Banque centrale des Comores (BCC) met en garde
l’opinion contre la prolifération « d’officines non bancaires se prévalant de
détenir une licence les autorisant à exercer une activité off-shore de
banques, de sociétés financières ou d’établissements financiers, délivrée par
l’Ile d’Anjouan ».
Une alerte qui révèle notamment la création de sites Internet utilisant le nom
d’Anjouan (tels que anjouan.org, anjouan.net, anjouan.gouv.km) et qui sont
supposés domiciliés à Anjouan. Ces pratiques frauduleuses probablement
initiées de l’extérieur par des réseaux de banditisme financier, consistent à
proposer la délivrance de licences de banques, de sociétés financières et
d’établissements financiers à des clients virtuels, difficilement
identifiables par les autorités comoriennes, faute de moyens adéquats de lutte
contre ce phénomène.
Les premiers sites connus sont apparus depuis 1999, à un moment où le pays ne
disposait pas d’une réglementation spécifique. Or depuis janvier 2003, l’Union
des Comores s’est doté d’une ordonnance fixant le cadre du dispositif de lutte
contre le blanchiment, complété par le décret du 18 février de la même année
définissant la composition et les missions du service des renseignements
financiers (SRF).
Un instrument juridique jugé utile mais non encore suivie d’une activité
conséquente dans sa mise en œuvre. Le rapport 2006 de la Banque centrale
rappelait « qu’il est prévu d’adopter un budget de fonctionnement, dont
l’exécution serait confiée à BCC, et d’élargir la composition de cette cellule
aux îles autonomes ».
Ces banques off-shore dont le nombre atteindrait la centaine, violent la
réglementation bancaire de l’Union des Comores, car au regard de la loi
bancaire, seule la BCC est habilitée à délivrer des licences bancaires [voir
liste des établissements agréés dans le communiqué publié en page 4].
Il faut surtout espérer que les autorités judiciaires donneront à cette
affaire la suite qu’elle mérite, pour éviter à notre pays le risque de perdre
toute crédibilité vis-à-vis de ses partenaires extérieurs, auprès desquels la
BCC a déjà sollicité un appui dans sa lutte contre ce fléau, tel que le GAFI
qui est un organisme intergouvernemental spécialisé dans les mécanismes
répressifs et préventifs de lutte contre le blanchiment d’argent sous toutes
ses formes.
El-Had Said Omar
050208/eso/hzkpresse/6h00
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LE
COMMUNIQUE DE LA BCC (Banque Centrale des Comores)

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