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L'Economie des Comores

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COMMUNIQUE

Ce 20 décembre 2003 se tient une ultime réunion au sommet de l’exécutif de notre pays, sous l’égide de son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, Président de la République d’Afrique du Sud, visant à un règlement pacifique et durable de la crise politique qui empoisonne notre pays depuis six ans.

Cette rencontre dite de la dernière chance pour la réconciliation nationale doit permettre le parachèvement des nouvelles institutions et déboucher à l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds, cadre essentiel au redémarrage économique de notre pays.

Deux événements majeurs pour  l’Union des Comores dans sa quête pour l’Unité Nationale, le Développement économique et le Progrès social.

L’Organisation du Patronat Comorien mise beaucoup sur le succès de cette importante réunion. En effet, le secteur privé subit de plein fouet cette crise politique, qui s’inscrit dans un environnement économique déjà  difficile par rapport à  la sous-région. 

La dégradation de la situation économique et le climat d’inquiétude de la communauté des hommes d’affaires ont pour principales causes :

La persistance de la crise de l’énergie,

Le dysfonctionnement des infrastructures portuaires et aéroportuaires,

Le non respect du code des investissements et des actes uniformes de l’OHADA,

Le changement fréquent du niveau de taxation en cours d’année (douane…),

L’introduction de nouvelles taxes en cours d’exécution du budget de l’Etat

La forte pression fiscale

La déstructuration du commerce par un secteur informel croissant et incontrôlé,

Le manque de transparence dans les procédures de passation des marchés publics (absence d’un code des marchés publics),

La privation des opérateurs économiques d’un instrument essentiel qu’est l’Union des Chambres de Commerce ;

L’arrêt des activités de crédit à l’investissement


De plus, le conflit de compétences qui dure depuis 2002 a accentué l’insécurité et le malaise dans le monde des affaires dont les exemples les plus patents sont : la double imposition,  la non reconnaissance  mutuelle par les deux autorités de contrats établis dans le domaine du transport aérien, des assurances, de l’hôtellerie et l’inexistence de tarifications douanières homogènes sur le territoire national.  

En outre, les pouvoirs publics prennent des dispositions aux conséquences néfastes sur l’activité économique et sur le droit élémentaire reconnu à l’opérateur économique.

L’Ordonnance n°03-012/PR signée le 8 décembre dernier par le Président de l’Union des Comores, portant « Mise en place d’une Commission spéciale de recouvrement de certaines créances de l’Etat », en est une parfaite illustration

De ce fait, l’OPACO préconise :

1. L’assainissement des Finances Publiques

Le recours par l’administration financière à des procédures extrabudgétaires, s’est progressivement institutionnalisée pour devenir l’une des source des dérives budgétaires de l’Etat. L’OPACO estime donc que l’une des premières mesures d’assainissement des finances publiques est le respect scrupuleux de la discipline budgétaire,

L’OPACO souscrit à un réel assainissement des finances publiques.

2. Assurer une meilleure transparence dans la passation des marchés publics

Il s’agit de restaurer la commission nationale des marchés publics afin d’en garantir la transparence dans l’attribution conformément aux règles et procédures internationales.

3. Promouvoir le dialogue secteur public – secteur privé

La mise en place de mécanismes de concertation public-privé est la condition sans laquelle l’économie des Comores ne peut connaître l’essor tant attendu pour relancer le développement.

La création du conseil économique et sociale (CES ) devient une  urgence pour concrétiser cette exigence. 

L’Opaco remercie toutes les parties engagées dans le processus de réconciliation nationale, et saisit cette occasion pour :

Appeler solennellement les autorités de l’Union et des Iles autonomes d’Anjouan, de Grande-Comore, de Mohéli à ne ménager aucun effort pour aboutir à la conclusion d’un Accord de sortie de crise et de Réconciliation nationale, et faire ainsi honneur à la Nation Comorienne ;

Souhaiter l’instauration d’un climat serein et stable, propice à la relance des investissements et à la sécurisation du secteur privé comorien ;

Souhaiter l’instauration d’un dialogue constructif entre les secteurs public et privé ;

Demander à être étroitement associé comme partie prenante à la préparation et à la tenue de la table ronde des bailleurs de fonds ;

Inviter les partenaires bi et multilatéraux à apporter un appui financier  et économique substantiel permettant de sortir les Comores du marasme économique, principale source du mal comorien.

Le Bureau de l’OPACO

Moroni, le 18 décembre 2003

 

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