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L'Economie des Comores

Les déboires du port d'Anjouan

 

Document publié par un abonné de notre forum de discussion HABARI
en avril 2003
Source : inconnue

 

Le Directeur de la société portuaire d'Anjouan est satisfait de son voyage en France où il avait accompagné le colonel Mohamed Bacar, mais déçu des services de son ancien employeur : Spanfreight, une société anglaise opérant au port de Mutsamudu depuis des mois. Les relations entre M. Mdama et Spanfreight ne seraient pas au bon fixe depuis que celle-ci est présente sur l'île. Mdama se serait entretenu avec le président du conseil d'administration du port de Nantes en « présence de Mohamed Bacar, président de l'ile autonome d'Anjouan qui a séjourné en France,et qui avait quitté Anjouan depuis le 7 avril pour n'y revenir que le 23 avril 2003.

De retour à Anjouan, il a accordé une interview à Radio Anjouan.

Mdama : sur invitation du président du conseil d'administration du port de Nantes, on a été invité la bas, Dieu merci et je ne regrette pas, j'étais bien accueilli, on a bien bien discuté. Certes comme je le dis souvent au cours de mes interventions, pour un pays ou pour une société, on a toujours besoin des bonnes relations et les relations, et tu ne peux pas entretenir des bonnes relations du jour au lendemain, il faut les entretenir, il faut garder le contact, et ceci me va tout droit comme développement, soit de la société, soit d'un pays à un pays. Donc j'étais reçu la bas Dieu merci. Et nos discussions étaient concentrées sur le jumelage de nos deux ports, nos deux directions des ports, la direction du port de Mutsamudu et celle de Nantes.

Mdama : Je veux dire que ce Cher Monsieur que je ne connaissais pas avant, c'était la première fois que je le voyais, pour moi c'était tout nouveau, il fallait l'écouter, je lui ai fait part de mes soucis, de mon petit pays pauvre démuni de tout moyen, donc il a pris ça en considération et je ne vous le cache pas, je me suis réjoui quand il m'a annoncé la bonne nouvelle de prendre quelques étudiants là bas, dans leur école marine marchande de Nantes qui est une très grande école, une école de référence au niveau de la zone. Vous ne pouvez pas imaginer combien je suis content. Maintenant, une chose est sûre, le moment venu on va essayer d'organiser un concours pour pouvoir départager les candidats pour qu'ils reviennent avec un succès, et le succès ne serait pas qu'à eux, mais plutôt pour tous les dirigeants.

Mdama : Malheureusement, Spanfreight opère au port de Mutsamudu depuis trois mois, je vous le cache pas des fois, il y a des petites inquiétudes qui me tracassent un peu, puisque j'ai l'impression que les choses vont doucement et ce n'est pas comme ça qu'on s'était mis d'accord. Maintenant peut être c'est normal, ils viennent juste de prendre l'activité, il faut qu'ils s'organisent, mais je ne vous le cache pas ça m'inquiète un petit peu. Si je pouvais leur demander qu'ils accélèrent un peu, ça nous pourrait que nous amener à la réussite souhaitée par tout le monde.

Mdama : Je ne peux même pas cacher ma déception. Je suis un petit peu déçu. Comme je l'avais déjà souligné la dernière fois, pour ça n'a été qu'une procédure provisoire. Maintenant vous le savez bien que comme il nous est recommandés par les institutions de Breton Woods (Banque mondiale et FMI), dans les bonnes procédures, s'agissant des sociétés d'Etat, un appel d'offre est inévitable et quand on parle d'un appel d'offre c'est qu'il se fasse dans les normes internationales, et quand je dis normes internationales, ça veut dire que toutes les portes sont ouvertes à ceux qui sont intéressés et à nous Anjouanais, autorités anjouanaises de voir où sont les intérêts du pays et non excusez moi, des petits intérêts.

Mdama : une chose est sûre, en attendant j'occupe certes la direction du port de Mutsamudu et on est là justement pour veiller à ce que ça se passe dans des très bonnes conditions. Croyez moi, le jour où ça ne pouvait pas marcher, je serai le premier à crier. Comptez sur moi. La direction du port de Mutsamudu est au dessus de toute autre société telle que la Spanfreight ou autre et on est là pour veiller à ce que la procédure se fasse correctement. Mais vous me connaissez bien M. le journaliste dans mes convictions, je serai le premier à le dénoncer si ça ne marchait pas, quitte même si ça me.. mais je serai le premier.

Propos recueillis par RTA,
le vendredi 25 avril 2003.

 

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