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| L'Economie
des Comores |
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Le Savoir Faire Malgache
mise à jour le 28/05/2006 |
said athoumane said ali
Envoyé : vendredi 24 mars 2006 17:56
Le savoir faire malgache
Bonjour Zaid
L'ouverture du marché comorien augure de perspectives socio économiques
indiscutables tant en matière de savoir faire que de produits innovants.
En tout cas ,les enjeux de la globalisation économique n'épargneront pas les
îles de l'océan indien,notamment l'axe comoro malgache. L'île de Madagascar,
trois fois plus grande que la France, constitue un marché régional important.
Dans un monde de plus en plus globalisé et uniformisé, les autorités
comoriennes doivent diversifier et maîtriser l'étroitesse du marché local ,et
ce par des reformes macro économiques majeures, en particulier le code
d'investissement . Or pour atteindre cet objectif, les entrepreneurs comoriens
doivent d'une part affronter et conquérir des part de marché malgaches et
mauriciennes, ouvrir d'autre part notre économie en gestation à des talents et
des compétences externes. C'est a travers ce principe libre échangiste que
notre pays améliorera son économie,voire promouvoir ses produits et
compétences.
ZAID <nouraf@wanadoo.fr> a écrit :
En l'occurrence, ce n'est pas le marché malgache qui s'ouvre au marché
comorien, mais le contraire.
A ce jour, les Comores ne sont pas signataires du traité de l'OMC. Par
conséquent un état a le droit de protéger ses marchés.
Les Comores sont depuis longtemps envahies par les produits malgaches. C'est
du à la proximité , à la faiblesse de leur monnaie par rapport à la notre.
D'autres part, en l'occurrence, il ne s'agit pas de marchandises, mais de
savoir faire. A moins que l'état ait voulu facturer de copieux droits de
douane sur ce marché, le choix est hors jeu.
Le code des investissements est censé protéger les entreprises étrangères qui
viennent investir. En l'occurrence, ce sont les entreprises comoriennes qui
sont en danger. Pouvez vous me dire quel est l'investissement que l'entreprise
malgache sera en mesure de faire aux Comores pour ces marchés.
La question dépasse la macro économie.
Y a t-il eu appel d'offres et les entreprises comoriennes ont elles pu
concourir ?
Comment se fait il s'il y a eu que des entreprises étrangères aient été
admises à concourir.?
La mondialisation, c'est l'obligation de procéder à des échanges loyaux et
réciproques. En l'occurrence, je n'ai pas bien encore mesuré ce que les
malgaches nous achètent. IL ne s'agit pas d'ostracisme à leur égard, ni de
racisme, mais les états ont le droit de protéger leurs entreprises quand le
marché est très étroit. Elle serait de n'importe quel autre pays , le problème
serait le même Comment voulez vous que les entreprises locales puissent
devenir performantes et compétitives si on leur coupe les ailes.
En l'occurrence, il ne s'agit pas de marché international soumis à la
concurrence, mais d'un marché local. LE PNUD ET LES ONG ne s'y trompent pas,
elles qui les favorisent en général. Cela fait aussi partie du commerce
éthique!
Ce n'est pas non plus pour rien que l'Europe et les États Unis mettent des
freins, des quotas aux entreprises chinoises. Parce que ce n'est pas du
commerce loyal. La Chine inonde le monde de ses produits, mais quand elle est
forcée d'acheter à l'étranger, elle exige que ces mêmes produits soient
fabriqués chez elle. C'est le cas du TGV, et de l'Airbus, c'ethnies le cas de
Renault et des autres fabricants automobiles européens.
Notre marché ne se développe pas,car sous la sujétion des cours mondiaux et
particulièrement sous la mainmise d'une conception coloniale et méprisante de
la part des opérateurs nationaux et leurs acheteurs potentiels... Nous ne
contrôlons pas le prix de nos produits de rente, soit disant pour des raisons
de conjecture mondiale. Ce n'est pas vrai! Ce que nous produisons et vendons à
l'extérieur relève d'un domaine presque confidentiel (vanille, girofle, ylang
ylang).Confidentiel, dans la mesure où sur le marché, nous ne sommes que
quelques pays à prétendre faire offre de marchandage. ces quelques pays,
géographiquement localisés dans l'Océan indien (vanille, Ylang ylang), dans un
un marché régional se font concurrence, dans le prix de vente, au lieu de
mieux s'entendre, pour se présenter sur le marché mondial. Ceci est dû au fait
que le prix de revient est complètement différent dans chaque pays de
production et surtout que ce prix de revient, au niveau national, ne tient pas
compte des hommes et femmes, qui, en aval sont les vrais producteurs de
richesse. On les paye mal. On sous estime leurs efforts. Et il est plus facile
de vendre un kilo de vanille mâture ( mauvais) 30000 F comoriens, puisque ce
même kilo eu égard à son coût d'achat et de revient, n'atteint même pas 10000
F Comoriens. Il en est ainsi du clou de girofle.
Une vraie politique nationale, pour ces produits, pour un cahier de charges
rigoureux, afin d'atteindre une qualité qui sera la norme de négociation de
vente, est incontournable. Les acheteurs qui fixent eux-mêmes les prix
aujourd'hui, ne pourront jamais avancer l'existence sur le marché de la
vanilline ou de tout ersatz de synthèse, pour baisser les prix et s'enrichir
sur notre dos. Les consommateurs ont besoin de qualité. La vanille Comorienne
est de qualité. Il faut qu'elle soit défendue telle quelle, in situ et sur un
marché régional, car on se sera concerté; il faut que les Comoriens, les
réunionnais, les malgaches, s'entendent pour arriver unis sur le marché
mondial. C'est uniquement dans ce sens que nous valoriseront nos richesses.
D'aucuns crieront au protectionnisme économique, mais je crois qu' une
surtaxation de certains produits import, est plus que légitimes, afin de
développer l'économie comorienne. Nous achetons du poisson congelé, des
tomates en boîtes, des jus fruits vendus à Dubai (ils ne les produisent pas),
du sel, des noix coco de Marseille (!!!).
Il faut une surimposition sur ces produits et le fruit de la taxe, devra
servir à l'érection de de structures de production, de transformation, de
conservation et de vente, de tous ces produits qui existent bien chez nous..
.Sur le long terme, ils seront accessible, car avec u prix de revient
dérisoire.
Il faudrait peut-être savoir que nous subissons un certain protectionnisme
économique, du simple fait que tout ce que nous achetons, l'est à un prix
profitable aux économies occidentales. Ce que les pays occidentaux donnent
(l'aide soit disant), n'est rien comparativement à ce qu'ils retirent de nos
ressources (pour les Comores, nous devrions songer aux accords de pêche).
Donnant donnant au niveau régional. Juste prix au niveau mondial;mais pour
cela, il faut une volonté nationale et une politique concertée entre les
dirigeants, les entrepreneurs-acheteurs locaux et les vrais producteurs, les
paysans, les pêcheurs et les artisans ...
La mondialisation dont on nous sérine peut être une solution, si elle
s'avérait équitable. Ce n'est pas encore le cas.
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