La Monnaie
Retour Sommaire
Les Structures
Retour Sommaire
Financements

Retour Sommaire

Développement

Retour Sommaire

Réflexions

Retour Sommaire

Démographie

Retour Sommaire

Import - Export

 Retour Sommaire

Transports

 Retour Sommaire

Agriculture - Cultures de rente

Retour Sommaire

Agriculture - Cultures vivrières

 Retour Sommaire

L'Economie des Comores

Yéménia

 TRANSPORTS  AERIENS:
Le gouvernement aurait cédé ses droits de trafic à la compagnie Yéménia

 La compagnie aérienne Yemenia, qui opère aux Comores depuis plus de trois ans, a conclu le 27 octobre dernier un protocole d’accord avec les autorités comoriennes, officialisé par un procès verbal et qui stipule que le gouvernement comorien accorde à la compagnie yéménite les droits de trafic aérien sur l’ensemble du territoire national, pour une période de deux ans renouvelable.

Yémenia Airways jouit ainsi de tous les privilèges généralement réservés à une compagnie nationale. Selon ce protocole, Yémenia disposera du droit d’être consulté sur toute demande émanant d’une autre compagnie désirant desservir les Comores. Par ailleurs, il est stipulé dans le document que le représentant de Yémenia aux Comores aura seul compétence en matière de tarifs, ce qui laisse au gouvernement comorien une marge de manoeuvre assez étroite dans sa politique de promotion et de diversification des transports aériens.

Le contrat a été signé du côté Comorien par M.Mohamed Chahir, Directeur général de l’Aviation civile, et du côté yéménite par M. Abdulkhalek Alkadi, PDG de la compagnie Yémenïa. La délégation comorienne chargée des négociations était conduite par le ministre des transports, Tourisme, Postes et Télécommunications, M. Said Dhoifir Bounou. Ce contrat risque de soulever une vive controverse, surtout à un moment où la compagnie concurrente, Emirates, menace de stopper ses vols sur les Comores à compter du 15 janvier 2000.

Les professionnels comoriens y voient un scandale de plus, après les aventures de Kamaria Air, Menon, Ashley, consécutives à la liquidation d’Air Comores et à la décision d’Air France de suspendre ses lignes sur Moroni. Une situation qui risque surtout d’avoir des répercussions négatives sur l’activité économique et touristique des Comores. On sait déjà que les deux compagnies qui assuraient la desserte entre Moroni et l’Europe ne parvenaient pas à résorber la demande des quelques 10.000 comoriens de la diaspora qui viennent chaque année passer leurs vacances au pays.

 EL-HAD SAID OMAR - Fin 1999

© MweziNet 2003