Education en France - Stages - Métiers
 
Accueil 

L'enseignement supérieur français
 

Adresses Utiles
 
 
Sites d'apprentissage ou de révision
 
Université des Comores

LES COORDONNEES

Inauguration Officielle

Réforme LMD à l’université
par le Doyen de la Faculté des Sciences Kamaliddine Afraitane


Faits et Commentaires
 
Education aux Comores
 
Etablissements Comoriens : les coordonnées
 
Lycée de Mitsamiouli : un établissement laissé à l'abandon

L'éducation aux Comores : Pas une année sans perturbation : Chronique de l'agonie du système

Résultats 2004 des examens

Résultats 2003 des examens

Résultat du concours d'orthographe Anjouan 2003

Résultats 2002 des examens 


Résultats 2001 des examens (Bac et BEPC)
 

Résultats 2000 

Résultats 1999

Polémique sur l'attribution de bourses pour l'enseignement supérieur

Présentation du Groupe Scolaire Fundi Abdulhamid
 

Le lycée Said Mohamed Cheick 

Polémique sur l'examen d'entrée en 6ème 
 
Education en Europe, Pays Arabes, Afrique et Madagascar

  
Réflexions diverses sur les études à l'étranger
 
Réflexions sur l'Université Africaine  
 
Le Sénégal, une destination recommandée
 

Projets dans le domaine de l'Education

  
L'enseignement agricole se dote d'un accord-cadre...
 
Projets de l'UNION EUROPEENE pour les COMORES à partir de fin 2002
 
 
Grand projet de rénovation  du lycée SAID MOHAMED CHEICK
 Cliquez ici pour en savoir plus
 

 
Le Projet PREPALY, Un tremplin pour les bacheliers
 
Octroi de 280.000 dollars pour la formation à distance au Comores
 

La Politique de l'Education, faits recherches, réformes

 
Le système éducatif de l'île autonome d'Anjouan


Résumé d’une thèse de doctorat de Mr. Mohamed Ali Mohamed sur l'éducation aux Comores

Les réformes scolaires aux Comores par Mr. Mohamed Ali Mohamed  

Le rendement scolaire aux Îles Comores par Mr. Mohamed Ali Mohamed 
 
Droit de l’enfant comorien à l’apprentissage de sa langue maternelle par Abdou Saïd Houmadi
 

L'Education en France et aux Comores

Lycée de Mitsamiouli* : un établissement laissé à l'abandon mise à jour 17/08/2005

Lycée de Mitsamiouli* : un établissement laissé à l'abandon
Source : Al-Watwan, n° 611, décembre 2004

Le lycée de Mitsamiouli, cet établissement qui a longtemps fait la fierté des régions de Mitsamiouli et Mboudé, n'est plus ce qu'il était. L'étranger de passage a du mal à réaliser qu'il s'agit d'un lieu d'enseignement.  La colonne d'arbres qui longe la principale allée du lycée cache une forêt d'images insoutenables et autres petites mauvaises surprises.

Les murs du lycée n'ont pas échappé aux outrages du temps. Le moindre coup de vent emporte avec lui des pans entiers de la toiture. Et inutile de parler des difficultés que rencontrent les professeurs et les élèves pendant la saison de pluie. L'eau inonde presque toutes les salles de classe et les table-bancs nagent au beau milieu de la mare. Certains élèves n'hésitent pas à comparer leur établissement à un … poulailler ou encore à un entrepôt. D'autres n'y vont que pour tuer le temps, les conditions minimales d'apprentissage et d'acquisition de connaissances n'étant pas réunies.

Pourtant, il n'est pas besoin d'être vraiment devin pour dire qu'à terme, si rien n'est fait pour redonner à ce lycée ses lettres de noblesse, l'école risque tout simplement de mettre la clé sous le paillasson.  " Les autorités ont fermé les yeux et laissent couler le bateau " nous dira Mohamed Abdou, alias Mody, professeur de philosophie, avant d'ajouter : "  Les cadres de Mitsamiouli, supposés comprendre l'enjeu, font la sourde oreille. "

De son côté, Abdoulkarim Hassani, le proviseur de cet établissement qui n'existe que de nom, affirme que les autres localités de Mboudé et de Mitsamiouli attendent un geste fort de leur chef-lieu avant de voler au secours du lycée. "Malheureusement, poursuit-il, ce réveil risque de prendre du temps et pour cause : sur 300 élèves poursuivant leurs cours dans cet établissement, 12 à 15% seulement sont natifs de Mitsamiouli".

Pour tenter d’inverser la situation, une association dénommée " Amicale du lycée de Mitsamiouli " a vu le jour il y a six mois. Mais, pour l'heure, aucune action concrète, sauf que ces anges tombés du ciel s'efforcent, dans un premier temps, de clôturer l'établissement. La direction du lycée s'appuie sur le droit d'inscription, fixé cette année à 7 500 fc pour non seulement s'équiper en fournitures de bureau, mais aussi réparer les quelques mobiliers en mauvais état, notamment les chaises et autres tables-bancs.

Parmi les projets figurant sur les cartons du proviseur, il y a celui de doter le lycée de toilettes dignes de ce nom.  Il faut peut-être dire que certains bâtiments qui servaient auparavant de bibliothèque et de réfectoire sont  tous tombés en ruine. Même les citernes, qui servent parfois de bouffée d'oxygène aux plusieurs milliers de familles de cette région dénommée ''madjuwani, '' connaissent un état de vétusté avancé. Sans que cela écœure plus d'un.

" Nous avons en mémoire l'action de grande envergure lancée récemment par les habitants de Hamahamet dans le cadre de l'extension du lycée de Mbeni. La ville avait, elle seule, contribué à la construction de quatre des huit salles de classe. Les autres localités ont financé le reste, " nous ont déclaré certains enseignants comme pour forcer la main à Mitsamiouli.

Ce qui ne semble pas tout à fait possible dans cette région où, souligne-t-on, les établissements privés entourant le lycée de Mitsamiouli poussent comme des champignons. On dénombre en effet sept écoles privées de Mboudé et Mitsamiouli. "Pire encore, explique le proviseur Abdoulkarim Hassani, les élèves recalés dans son établissement sont toujours les bienvenus dans ces écoles privées où, n'ayons pas peur des mots, les responsables misent beaucoup sur l'argent que l'efficacité ".

L'année dernière, environ 100 élèves devant redoubler auraient quitté carrément l'établissement. Raison pour laquelle le lycée de Mitsamiouli se dépeuple d'une année à l'autre. Ceux qui y poursuivent actuellement leurs études le sont par dépit. La plupart étaient, en effet, dans des écoles privées ; mais pour n'avoir pas bien travaillé, leurs parents ont décidé de les punir en les inscrivant dans cet établissement. 

Le proviseur, lui, ne mâche pas ses mots et ne cesse de tirer la sonnette d'alarme : au rythme où évoluent les choses, l'on va tout droit vers la disparition du lycée. Au grand dam des enfants de toute la région. Voilà comment un établissement, qui occupait la deuxième position au palmarès des meilleures écoles en termes de taux de réussite aux examens se trouve, ces dernières années, relégué au dernier plan.

Source : Al-Watwan, n° 611, décembre 2004



*note : Mitsamiouli est la principale ville du nord de l'île de Ngazidja (ou Grande-Comore).