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Réflexions diverses sur les études à l'étranger mise à jour 27/08/2005

Ces Messages sont issus de notre forum de discussion HABARI http://fr.groups.yahoo.com/group/habari/
Il nous a paru intéressant de les insérer dans le site

Le beurre et l'argent du beurre - par Zaid - 07/03/2005

C'est vrai que le mot cadre est toujours employé à tort et à travers aux Comores ! le simple fait d'être diplômé ne fait pas de quelqu'un un cadre! Est cadre celui qui est inscrit dans un processus productif ou organisationnel en charge de responsabilités et d'autorité et dont il a au moins un début de maîtrise ! cela implique qu'il "encadre " des procédures ou des personnes, au sens du B.I.T Mustoifa est au moins un cadre du FD. Il y a des tas de gens qui ont le statut de "cadres" dans leur parcours professionnel dans plein de pays, mais qui aux Comores ne sont encore rien! Parlons plutôt d'élite !

Quand à moi, je m'insurge contre l'heresie qui veut que seules les élites auraient le droit de concevoir le devenir du pays, et encore plus contre cette idée saugrenue, que parmi ces élites qui s'autodésigneraient , certains choisiraient hors toute élection des contre pouvoirs, comme le souhaite a.bousry. Au train ou vont les choses, il n'y aura bientôt plus que des élites aux Comores. Le choix d'avoir favorisé l'université comme méthode de developpement éducationnel , relève de la démagogie . Alors qu'on sacrifie déliberrement l'enseignement de base, l'enseignement technique et professionnel, on a voulu ouvrir des autoroutes de seconde zone sans débouchés à une catégorie de jeunes qui voient dans le seul statut de col blanc un avenir possible Pour que nos élites vivent, pour que des cadres puissent emerger, il faut des usines, des unités de production, des travailleurs ordinaires , des exécutifs , et des techniciens , bref, des secteurs à implanter, à gérer, developper. A quoi peuvent donc servir tous ces diplômés sans structures d'accueil . Cela est d'autant plus grave que la création de cette université pendant qu'on néglige totalement les autres secteurs contient dans son principe la continuation de nos malheurs . En effet, la pléthore de diplômés qui hante régulièrement les arcanes du pouvoir est le principal pourvoyeur de cette classe d'arrivistes qui à la recherche d'un poste pourtant rare vole au secours des pouvoirs corrompus et collabore à leurs basses oeuvres pour preserver leurs places. D'autres ont répondu à cette problématique en disant que le diplômé comorien pourrait aller exercer ses talents ailleurs . Soit, mais où, à l'heure où le monde occidental ferme ses frontières, sans compter qu'il est paradoxal que ce soit un pays du tiers monde qui finance la formation d'une élite sensée aller en porter les fruits dans des pays qui n'en n'ont nul besoin ! Comment pourra-t-on justifier que dans un pays de 700 000 personnes ou près de la moitié de la population appartient à la jeunesse, on n'y forme pas de technicien, qu'on n'y délivre pas de diplômes professionnels, qu'il n'y a quasiment aucun apprentissage, mais qu'au contraire les efforts de la nation portent essentiellement sur des formations de prestige . Quelqu'un sur ce forum s'est violemment élevé contre les diplômes délivrés par l'Universite de Paris 8 en France, au pretexte qu'elle st une Université qui accueille sans le bac sur dossier des étudiants . Elle est donc en priorité celle qui accueille aussi les étudiants étrangers qui ne pourraient satisfaire à l'examen d'entrée à l'Université . Soyons lucide! en quoi l'université des Comores est elle différente de St Denis ? Alors que seule ,elle n'a aucun moyen de ses ambitions . Les enseignants qui exercent pour la plupart ne possèdent même pas la qualification nécessaire pour enseigner dans les lycées et collèges européens , elle n'a ni bibliothèque digne de ce nom, ni laboratoires applicatifs . On méprise les diplômés de St Denis, mais on accepte ceux des Universités Arabes! Qui peut d'ailleurs dire où est la norme? Si vous voulez mon avis, je dirai qu'elle devrait être dans les besoins du pays, et non pas dans les équivalences occidentales. Prenons le cas de la Chine, qui est en passe de devenir la première puissance économique mondiale! croyez vous que la Chine a cherché à formé des diplômés équivalents à Bac + X, au système occidental et échangeables . Non, elle a formé les techniciens, les élites dont elle avait besoin et technologiquement aujourd'hui, elle n'a rien à envier aux occidentaux. La medecine chinoise ets même l'une des plus innovatrices au monde .

Alors, que faut-il faire ? se réjouir , parce que dans quelques années, nous aurons des quantités de juristes ( aurons nous une justice saine ?), d'historiens , de philosophes, d'humanistes, et des infirmiers formés à bon compte alors que nous n'aurons même pas un hopital digne de ce nom ! Des informaticiens?; des biologistes? des electroniciens, physiciens, mécaniciens, tourneurs, fraiseurs, assembleurs, techniciens du tourisme, etc... nous n'en aurons donc jamais besoin !

Suite - Le beurre et l'argent du beurre - par Ali Soilihi - 07/03/2005

Vous faites souvent des analyses pertinentes comme celle que vous venez de faire sur le statut de cadre - élite aux comores et sur l'université et son avenir et ses débouchés ou plutôt la pertinence de son orientation stratégique quant à son adéquation avec la réalité du marché de l'emploi aux comores et des besoins de développement sectoriels. Tout ça c'est bien analysé! Le seul point où je ne suis pas d'accord avec vous c'est lorsque vous dîtes, je cite:"On méprise les diplômés de St Denis, mais on accepte ceux des Universités Arabes!" fin de citation. Qu'est ce que vous avez contre les universités arabes? vous savez c'est très difficile de généraliser. Chaque pays a son "PARIS 8 " d'une partr et ses "HEC, ENA, écoles polytechniques" d'autre part. On a toujours tendance à ne voir que la France comme réference. Je suis d'accord, la France en est une mais elle n'est pas la seule référence. Donc soyons un peu "extra hexagone". il y a des universités, de grandes écoles en Tunisie, au Maroc et dans d'autres pays du moyen orient qui forment des ingénieurs, des médécins, des chercheurs, des économistes... aussi bons que ceux qui sont formés dans les meilleurs écoles de l'hexagone. ceci étant dit, revenons à nos moutons, je suis tout à fait d'accord avec votre analyse quant au caractère simpliste des responsables de notre pays dans leur orientation pour l'université des comores. A priori Ils ont recherché la facilité pour réussir un coup médiatique. L'efficacité n'est pas du tout de mise. Je ne crois pas qu'une analyse des besoins du pays dicte la conduite de la politique de l'Université.

Suite - Le beurre et l'argent du beurre - par Zaid - 07/03/2005

Je constate avec plaisir que nous sommes tout à fait d'accord! Lorsque j'écris: "on méprise St Denis et on accepte les Universités arabes," c'est justement pour signaler qu'il n'y a pas de normes. J'ai d'ailleurs posé la question : ou est la norme ? car beaucoup de nos compatriotes se rabattent sur certaines universités arabes faute d'accès aux autres. J'ai eu l'occasion de dire d'ailleurs que certaines universités étaient plus islamiques qu'arabes et formaient davantage de théologiens que d'experts. Ainsi pour nos arabophones , Saint Denis n'a pas de valeur, car elle n'ouvrirait pas le marché du travail, et inversement pour les francophiles , Al Azhar n'a pas de valeur probante, et tout le monde se renvoie dos à dos, uniquement parce qu'il n'y a pas de normes. En ce qui me concerne, j'estime que ce n'est pas l'université comorienne qui la créera! . J'estime qu'il est beaucoup plus difficile de sortir d'une Université avec un diplôme quel qu'il soit , que d'y entrer. Je pourrai citer le cas de gens entrés à sciences Po qui n'en sont jamais sortis . Qu'importe après tout, le nombre et l'origine des diplômes. La vérité la plus préoccupante, c'est qu'étant donné le nombre de futurs chômeurs qu'on fabrique, on fabrique aussi les futurs valets et complices de toutes les turpitudes du pouvoir, car les places devront s'acheter très cher, surtout si l'on songe qu'il faudra bien se résoudre à rationaliser notre administration, la réduire et qu'on ne laisse aucune chance à l'initiative privée. Qu'importe, nous serons les champions du monde du nombre de juristes, philosophes; historiens, sociologues, économistes et statisticiens par habitants !