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FORMATION ET ETUDES SUPERIEURES DES COMORIENS :
Le Sénégal, une destination recommandée
mise à jour 01/01/2006

FORMATION ET ETUDES SUPERIEURES DES COMORIENS :
Le Sénégal, une destination recommandée
Source : Journal Le Soleil

6/8/2005


Les Universités et les Instituts sénégalais accueillent un flux soutenu d’étudiants comoriens. Leur effectif est passé du simple au triple. La stabilité politique du Sénégal et l’instabilité aux Comores sont entre autres les raisons de cette ruée vers les universités et instituts sénégalais. Coups de projecteurs sur une communauté bien intégrée au Sénégal...

Matinée à l’Université du Sahel. À l’heure de la récréation, les étudiants devisent par groupes, selon les affinités. Parmi cette masse estudiantine, les Comoriens se remarquent par leur teint clair, mais aussi leur accent. « Au Sénégal, les Comoriens sont généralement dans les Facultés de Sciences économiques, de Droit et d’informatique », confie Bacary Hamadi. Pour cet étudiant en Licence de Droit à l’Université du Sahel, dans plus de 8 écoles privées sur 10 au Sénégal, on retrouve des Comoriens. « Ici à la Fac de Droit de l’Université du Sahel, on essaie de s’accrocher. Mais les étudiants qui veulent s’inscrire en 5ème année à la Faculté de Droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, rencontrent des problèmes », déplore-t-il.

PREMIERE GENERATION D’ETUDIANTS

Après la maîtrise, renseigne-t-il, certains veulent continuer avec le Diplôme d’études approfondies (DEA), mais ce n’est pas toujours facile. Les étudiants comoriens éprouvent également des difficultés pour passer le concours de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), selon lui. « Le processus est complexe. Pour nous s’inscrire, il nous faut l’autorisation de notre pays d’origine », se plaint encore Bacary Hamadi surnommé Walat, qui plaide pour la facilitation des conditions d’accès à l’ENAM pour tous les Africains.

L’université des Comores a été fermée à cause des troubles politiques qui secouaient ces îles. Mais depuis ces dernières années, elle renaît de ses cendres. Mais ce n’est pas seulement cela qui fait du Sénégal une destination prisée. Les diplômes sénégalais et français sont les plus reconnus aux Comores. Les employeurs accordent plus de crédit à ceux qui font leurs études au Sénégal. « Le Sénégal présente des études sérieuses. Les diplômes obtenus dans les universités ou instituts sénégalais ont la cote chez nous. Ils pèsent beaucoup quand il y a plusieurs prétendants à un même poste de travail », souligne Youssouph Aticki, étudiant en 3ème année de droit originaire des Grandes Comores. La promotion de la destination Sénégal est l’œuvre de la première génération d’étudiants comoriens. Ces derniers encouragent leurs frères à venir poursuivre leurs études au pays de la « Téranga ». « Ce sont mes frères aînés ayant fait leurs études, il y a 4 à 5 ans, qui m’ont convaincu de venir étudier au Sénégal », indique Fazul Aziz Abdou actuellement en deuxième année de sciences économiques.

Le gouvernement du Sénégal soutient ce flux soutenu par l’octroi des bourses ou aides aux étudiants comoriens. Ces allocations augmentent au fil des années et au grand bonheur de ces étudiants. Mais cette aide est insuffisante par rapport au nombre de candidats qui voudraient en bénéficier. En effet, le gouvernement sénégalais leur alloue cinq bourses et une quarantaine d’aides alors que leur nombre est environ 700 à 800 étudiants. Tous les étudiants comoriens interrogés saluent ce geste de générosité des autorités sénégalaises et souhaitent que le nombre de boursiers soit revu à la hausse. Ce soutien sénégalais est d’autant plus important que les Comoriens ne bénéficient de bourses ou aides de leur gouvernement. Selon cet étudiant en 4ème année de sciences économiques qui a préféré garder l’anonymat, seuls les Comoriens qui sont venus faire des études de spécialisation ont des bourses reçues généralement des organismes étrangers pour lesquels ils travaillent.

MAITRISE DU FRANÇAIS

Aux Comores, en plus de la langue nationale, il y a deux langues officielles : le Français et l’Arabe. Et en ce qui concerne le Français, sa maîtrise pose problème aux étudiants comoriens au même titre que les autres étudiants africains, selon Bacary Hamadi, tout de noir vêtu. « Chez nous, on parle beaucoup le Comorien, mais comme je voulais m’intégrer facilement ici, j’ai jugé utile de faire beaucoup plus usage de la langue Française », analyse pour sa part Hassane Saadi, étudiant en 2e année de Sciences économiques, soulignant qu’il a pu améliorer son niveau de français au cours de son séjour chez nous. Pour cet étudiant en maîtrise de Sciences économiques, le problème lié au français est partout le même. Selon lui, il y en a qui ont une bonne base, par contre, il y en a qui ont des lacunes.

Il y a une bonne partie qui s’exprime avec des difficultés. Chez nous, aux Comores, coexistent deux langues étrangères : le Français et l’Arabe. Donc, si on n’a pas une bonne base avec les deux langues, on risque de sombrer », argumente-t-il.

Nulle part n’est mieux que chez soi

Les Comoriens du Sénégal sont confrontés à de nombreux problèmes qui ont pour nom : la difficulté de trouver des stages, la cherté du prix du loyer. Pour l’étudiant Bacary Hamadi, il est difficile de parler de problèmes, du fait que chacun vit avec ses propres moyens. Mais il reconnaît que le coût de la vie est cher. Les dépenses du ménage augmentent chaque mois. Son compatriote Hassane Saadi ne dit pas le contraire. « La vie est trop chère au Sénégal. Ici on paie tout. Nous n’avons pas d’aide de la part de notre pays. Nous dépensons trop d’argent. Et il y a même des étudiants qui abandonnent les études, faute de moyens ». Un étudiant dépense en moyenne entre 65000 à 195000 francs par mois. Ce montant sert à couvrir les frais de scolarisation mensuelle et le loyer. Par ailleurs, ils se plaignent de la cherté du loyer pour les étudiants étrangers. « Le loyer est très cher pour les étudiants étrangers. Le tarif de la location augmente d’année en année », martèle Moussulih Soilihi étudiant en 2e année de sciences économiques.

Parmi les difficultés rencontrées par les Comoriens, cet étudiant en maîtrise de Sciences économiques qui n’a pas voulu révéler son identité cite un au plan des études. « Tout comme les autres étrangers, nous avons des problèmes pour trouver des stages dans les entreprises.

Or, après deux à trois années d’apprentissage, si on ne parvient pas à suivre un stage, les études peuvent en prendre un sacré coup », révèle-t-il. À cela s’ajoute le problème d’adaptation au climat pour ces insulaires qui foulent pour la première fois le sol sénégalais.

« Au début j’ai eu de sérieux problèmes pour m’acclimater. Il fait très chaud à Dakar, mais maintenant je commence à m’habituer à cette chaleur »,fait remarquer l’étudiante Nadjati Ibrahima.

JOURNEES CULTURELLES : Une vitrine pour étaler les valeurs comoriennes

La culture comorienne s’apparente à celle arabe. Les filles ont souvent la tête couverte d’un foulard. Et les hommes et les garçons sont en général coiffés d’un bonnet aux motifs variés. Ces expatriés s’emploient aujourd’hui à vendre leur culture au Sénégal. Durant l’année scolaire, les étudiants organisent plusieurs manifestations culturelles dans les universités et les autres Instituts. Au cours de ces festivités, ils présentent l’art culinaire et exposent les autres facettes de leur culture. Au cours du 3e anniversaire de leur journal « Le Patriote », plusieurs orchestres ont offert au public les notes de la musique comorienne. Il y a aussi au menu un récital de poèmes des auteurs comoriens. Depuis l’aube des temps, la préservation de la culture est un culte chez ces insulaires. La naissance, les funérailles et le mariage sont célébrés en grande pompe dans les différentes îles. Le grand mariage est ponctué par les chants et les danses traditionnelles qui s’étalent sur des jours. L’argent, le riz, et la viande sont distribués pour nourrir tout le village. Le soir du vendredi, les hommes vêtus d’un boubou et d’un costume dansent tout au long de la rue pour se diriger vers la place publique. L’organisation de ce mariage pompeux confère à l’homme le statut de notable ou de roi, indique-t-on. Les bracelets, les boucles d’oreille et le diadème en métal précieux occupent une place de choix dans le comportement vestimentaire des femmes. Ce pan de la culture est montré à travers les journées d’intégration et autres festivités comoriennes qui se déroulent dans les instituts et les universités.

La belle intégration des Comoriens au Sénégal

L’arrivée des Comoriens au Sénégal ne date pas de très longtemps. Mais cette communauté a su s’intégrer plus facilement et mieux que certains ressortissants des autres pays d’Afrique. Déjà on compte des mariages entre les deux communautés.

« Nous n’avons rien à envier aux étudiants des autres nationalités. Nous nous sentons chez nous. L’hospitalité sénégalaise (téranga) est loin d’être un vain mot », sourit Youssouph Aticki. Ces propos illustrent la parfaite intégration de cette communauté dans la société sénégalaise. Comme la plupart de ses compatriotes, Youssouph compte des amis aussi bien à l’université que dans son quartier. D’autres vivent sous le même toit avec des familles sénégalaises. « J’ai plusieurs amis sénégalais. Ils sont ouverts. On se fréquente. Cela nous permet d’oublier momentanément la nostalgie du pays », dit Abdillah Fessoil. En plus de leurs cours dans les Facultés et les écoles de formation, ces étudiants apprennent à parler le Wolof. Cela pour pouvoir prendre part aux causeries dans leurs quartiers résidentiels. Les Comoriens vivent en parfaite harmonie avec les Sénégalais. « Nous vivons en harmonie. L’entente est parfaite. Nous n’avons pas de problème pour nous intégrer », soutient pour sa part Mohammed Baco.

L’Islam a grandement contribué à renforcer les liens entre Sénégalais et Comoriens. Ces deux communautés célèbrent ensemble les fêtes musulmanes. Les portes de la mosquée de Gueule Tapée sont ouvertes à ces étudiants. C’est dans cet endroit qu’ils tiennent leurs réunions. Par ailleurs, c’est dans ce lieu saint où l’écrasante majorité des ressortissants des Comores se donnent rendez-vous pour la prière du vendredi. « Notre force, c’est le rassemblement. Si nous ne sommes pas la communauté la plus soudée, nous faisons partie des plus unies. Le vendredi par exemple, ceux qui habitent les Sicap, les quartiers périphériques de l’Université Cheikh Anta Diop ( Fann Hock, Fass, Gueule Tapée ) prient tous ensemble à la Gueule Tapée. Et quand il y a un parent qui est décédé au pays, nous prions pour lui le vendredi. Cette solidarité, nous l’avons héritée de nos parents et nous l’avons gardée », déclare cet étudiant vétéran. Sur leurs relations avec nos compatriotes, il se veut clair. « Nous sommes ouverts aux Sénégalais.

Quand j’étais en 1ère année, j’habitais avec une famille, et depuis que j’ai quitté, je continue de garder de bonnes relations avec ces gens-là. Je pars leur rendre visite souvent. Nous avons des liens très fraternels avec l’imam de la mosquée de la Gueule-Tapée où nous prions le vendredi. Durant le Maouloud, on nous invite là-bas et nous animons, à notre manière, une partie de la soirée religieuse ».

Mariages intercommunautaires

Selon les témoignages des étudiants comoriens, il arrive que des mariages soient célébrés entre eux et des Sénégalais.

Des unions qui rapprochent les deux communautés, estime l’étudiant, Bacary Hamadi. Toujours sur ces mariages, Hassane Saadi témoigne : « Je connais deux Comoriennes qui se sont mariées avec des Sénégalais, mais je n’ai pas encore vu le contraire. Et je pense que c’est un problème d’argent puisque selon notre coutume, les hommes ont trop de responsabilités par rapport aux femmes ».

Cet étudiant 4ème année de Sciences économiques confie qu’il connaît quatre Comoriennes qui se sont mariées ici, dont trois à des Sénégalais et une autre à un étranger vivant au Sénégal.

MOHAMED BACO DESS DROIT A L’UCAD : L’étudiant de tous les dossiers

Mohamed Baco est l’un des étudiants étrangers les plus connus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il milite dans plusieurs organisations estudiantines. Il est à la base de la création de l’association des étudiants étrangers à Dakar.

Débarqué au Sénégal en 1999, après un séjour au pays de Nelson Mandela, Mohamed Baco n’a pas mis du temps pour s’intégrer dans la communauté estudiantine. Il fait partie des étudiants étrangers les plus connus par les autorités de l’Université Cheikh Anta de Dakar. Il ne passe pas inaperçu. De taille moyenne, la coupe de coiffure anglaise, Baco est interpellé par-ci et par-là par ses camardes pour des problèmes leur concernant. C’est l’homme de tous les dossiers.

Au début de l’année, il s’occupe de l’orientation des nouveaux venus. Après leur inscription, il négocie les bourses ou de l’aide pour ses compatriotes. « Je fais partie des plus anciens. J’aide les nouveaux venus pour leurs inscriptions. Nous avons pu obtenir cinq bourses, ce qui est très important pour nous. Aucun étudiant comorien ne bénéficie de la bourse de l’Etat des Comores. J’en profite pour remercier vivement le gouvernement du Sénégal pour les bourses et les aides qu’il nous octroie », confie-t-il avec gratitude.

Intégration

Répondant à tous les appels, Baco est membre du Centre africain de complémentarité scolaire et universitaire et de promotion ( Capsus). La structure s’active dans la promotion de la langue française. Dans le cadre des activités de cette structure, Baco a eu à visiter les régions de Ziguinchor, de Saint-Louis. Il a également séjourné en Gambie. Mohamed est aussi membre du directoire la vie estudiantine. Dans cette structure, il s’occupe de l’intégration des étudiants étrangers à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Il est dans le comité d’organisation lors des grandes manifestations. « Je suis en amont et en aval dans l’organisation. Je ne fais pas de différence entre les Comores et le Sénégal à part qu’au Sénégal je n’ai pas ma famille », lance l’étudiant.

Il s’est inscrit en DESS de propriété intellectuelle à la Faculté des sciences politiques et juridiques. Il tisse des relations avec des professeurs, des étudiants. L’étudiant se plaît à raconter les relations qu’entretiennent les deux pays en donnant des exemples. « Le Sénégal est l’un des premiers pays qui a reconnu l’indépendance des Comores. Il y a des professeurs sénégalais qui enseignent la Physique et la chimie dans les grands lycées de Moroni. De 1990 à 1996, le Conseiller juridique à la présidence de la République était un Sénégalais », révèle Baco.

Tout ce qui le préoccupe, c’est de préserver les liens entre les Comoriens établis au Sénégal. Depuis des générations, l’organisation de cette communauté fait figure d’exemple. Même n’occupant plus le poste de président de l’Association des étudiants comoriens au Sénégal, il s’est investi dans la mission de ressembler ses compatriotes au tour de l’essentiel.

Cherté du billet

« Nous n’avons pas une ambassade. Nous avons un consul honoraire. Donc, il nous faut préserver cette bonne harmonie que nous ont léguée les premières générations », indique-t-il. Mais ce n’est pas seulement cela qui fait courir Baco. Les Comores sont à l’autre bout de l’Afrique dans la mer indienne. Il faut près de 1 500 000 F Cfa pour s’y rendre par avion.

Les étudiants ne passent pas les vacances dans leur pays à cause de la cherté du billet. La plupart d’entre eux s’y rendre après la fin de leurs études ou de leur formation. Pour assouvir cette nostalgie tellurique, cette communauté organise des fêtes tout au long de l’année. Nelson Mandela, comme l’appellent affectueusement ses camardes, se charge d’inviter les autres communautés et les autorités.

Né dans un pays à la tradition fortement influencée par l’Islam, l’étudiant en droit ne manifeste pas sa religiosité. Il est à la croisée des chemins de la modernité et de la tradition. Il arbore une veste lorsqu’il part rencontrer les autorités académiques et en grands boubous lors de la prière du Vendredi à la Mosquée de Gueule Tapée.

Après l’obtention des diplômes du 3e cycle, Mohamed Baco compte retourner au bercail pour servir son pays. Mais il ne compte jamais rompre ses liens avec le Sénégal. Il ambitionne de revenir de temps en temps pour saluer les personnes avec qui il a fait connaissance.

Déjà, il s’est investi dans la promotion de « la destination Sénégal ». « Cette année beaucoup d’étudiants des Comores sont partis poursuivre leurs études en France ou au Maroc, car ils n’ont pas pu obtenir le visa à partir du Caire. Je pense qu’on doit alléger les procédures d’obtention de certains documents administratifs pour encourager les étudiants comoriens à venir au Sénégal », indique Baco.

Les étudiants lancent une pluralité de titres

La culture comorienne s’apparente à celle arabe. Les filles ont souvent la tête couverte d’un foulard. Et les hommes et les garçons sont en général coiffés d’un bonnet aux motifs variés. Ces expatriés s’emploient aujourd’hui à vendre leur culture au Sénégal. Durant l’année scolaire, les étudiants organisent plusieurs manifestations culturelles dans les universités et les autres Instituts. Au cours de ces festivités, ils présentent l’art culinaire et exposent les autres facettes de leur culture.

Au cours du 3e anniversaire de leur journal « Le Patriote », plusieurs orchestres ont offert au public les notes de la musique comorienne. Il y a aussi au menu un récital de poèmes des auteurs comoriens.

Depuis l’aube des temps, la préservation de la culture est un culte chez ces insulaires. La naissance, les funérailles et le mariage sont célébrés en grande pompe dans les différentes îles. Le grand mariage est ponctué par les chants et les danses traditionnelles qui s’étalent sur des jours. L’argent, le riz, et la viande sont distribués pour nourrir tout le village. Le soir du vendredi, les hommes vêtus d’un boubou et d’un costume dansent tout au long de la rue pour se diriger vers la place publique. L’organisation de ce mariage pompeux confère à l’homme le statut de notable ou de roi, indique-t-on. Les bracelets, les boucles d’oreille et le diadème en métal précieux occupent une place de choix dans le comportement vestimentaire des femmes. Ce pan de la culture est montré à travers les journées d’intégration et autres festivités comoriennes qui se déroulent dans les instituts et les universités.


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