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Crise de l’énergie - La Mamwé des danaïdes mise à jour 25/08/2005

Crise de l’énergie - La Mamwé des danaïdes
Article extrait du journal LA GAZETTE DES COMORES, n° 333 (février 2005)

NDLR-MweziNet : article traitant des difficultés en Grande-Comore de la société publique dénommé Mamwé (ex-CEE), qui a le monopole de la  gestion de l’eau et de l’électricité.

"A la Mamwé, il y a toujours des restructurations à faire. Il  faut toujours assainir. Et quand on colmate ici ça se fissure ailleurs " remarque un consommateur dans la rue, excédé par ces coupures à longueur de journée.

Et pourtant la nouvelle direction de la Mamwé manifeste la volonté d'assainir les finances de la société. Une partie des agents qui avaient été recrutés par l'équipe sortante au moment des élections ont été licenciés. Le salaire et les avantages de l'ancien directeur général ainsi que ceux de quelques autres dont le conseiller juridique qui n'est autre que le premier président de la Cour d'Appel, ont été supprimés.

Mais curieux est cet assainissement qui risque de tuer l'entreprise et avec elle toute l'économie du pays. Pour faire des économies d'énergie, la direction arrête carrément la production de l'électricité pendant plusieurs heures chaque jour. Conséquences : il y a un manque à gagner pour la Mamwé, pire l'économie du pays déjà agonisante, risque de mourir à petit feu.  Les quelques entreprises encore debout, risquent de faire faillite Les populations courent le risque de consommer des denrées alimentaires en état de décomposition, la chaîne du froid est rompu d'une manière dangereuse pour la santé des consommateurs, faute d'électricité. Et du coup, la lutte contre la pauvreté prônée ici et là devient une chimère...

Il faut s'en rappeler, il y a un an, à la veille des élections législatives, les autorités de l'Union ont mobilisé plus d'un milliard de nos francs pour l'achat de six groupes électrogènes sensés venir mettre fin à la crise d'énergie qui frappe notre pays depuis de nombreuses années.

Malheureusement l'achat de ces groupes a été fait dans une totale opacité. Il n'y a pas eu d'étude sur le choix des groupes, il n'y a pas eu non plus d'appel d'offre. Un bon matin, on a vu six groupes électrogènes débarqués, sans que personne ne sache les tenants et les aboutissants de cette transaction. Les techniciens de la Mamwé ont été tenus à l'écart. Aujourd'hui, on découvre que ces groupes ne sont pas appropriés, ils tournent trop vite et consomment beaucoup trop d'énergie. Ce sont des groupes de secours qui sont utilisés pour des situations ponctuelles !

Lorsque le gouvernement a rompu son contrat avec le CEE (Vivendi Réunion), la société était au bord de la faillite. Au lieu de redresser la situation de l'entreprise, on l'a enfoncée davantage. On a privilégié les dépenses non productives et inutiles : embauches démesurées, aménagement des bureaux etc…

Aujourd’hui la société se trouve avec une dette de plus d'un milliard envers les Hydrocarbures et se trouve dans l'incapacité de faire tourner ces groupes gourmands en énergie. La société des Hydrocarbures ne veut plus livrer du gasoil à la Mamwé sans être payée au préalable.

Soulignons que deux de ces moteurs qui ont été achetés, il y a tout juste une année, sont tombés en panne et il n'y a pas de garantie ! On a acheté comme on achète une voiture d'occasion…  

Des députés à l'Assemblée nationale de l'Union envisagent la mise en place d'une commission parlementaire pour établir la vérité sur cette affaire de la Mamwé. N'oublions pas que sans énergie c'est toute l'économie du pays qui est à terre. Aucun investisseur étranger ne viendra mettre son argent dans un pays sans électricité. Ce ne sont pas des mesurettes qu'il faut pour redresser la situation de l'énergie aux Comores, c'est un véritable plan d'énergie pour sortir notre pays de l'obscurité une fois pour toute, mais ceci implique une volonté politique accompagnée d'une bonne gestion. Mais c'est peut-être une chimère…