Environnement


Les plages et les mangroves de Mayotte


inauguration du parc marin de Mohéli 

Problématique de la gestion des déchets aux Comores

L'Union Européene appuie le nettoyage de Moroni 

Plan d’action et  stratégie pour la protection de la diversité aux Comores

Moroni devient propre avec l'aide des habitants 

L'assainissement à Moroni 

Les Comores engagent une lutte contre la maladie des Cocotiers 

La maladie des cocotiers toujours pas enrayée (2005)

Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques : communication nationale initiale décembre 2002

Secretary-General reiterates call for ratification of Kyoto Protocol on thenth anniversary of climate change convention's entry into force
 
Throw Away Society New Threat to Island Paradises
 
Le recyclage des canettes de boissons pour faire des ustensiles de cuisine (Projet Terre-et-faune)

PROJET CONSERVATION COMORES 2005

Projet Conservation Comores 2005: Evaluation de la biodiversité et de l'usage des ressources, et la sensibilisation environnementale
Rapport préliminaire


Une medaille d'or et de bronze pour les Comores

Vers un réseau des aires marines protégées

Programme Régional de Protection des Végétaux dans l'Océan Indien

Une encyclopédie sonore des chants d'oiseaux

Atelier d'appui au Parc Marin de Mohéli - Médiaterre 05/2008

Comoros are the most vulnerable against climate change - Why Canada is the best haven from climate change
 

Réflexions sur l'Urbanisme et l'architecture

Quelle architecture pour les Comores
 
Associations de défense de l'environnement

Ulanga
 
Destruction de l'environnement

Exploitation des holothuries (concombres de mer) : le gouvernement prend des mesures pour une gestion durable de l'espèce aux Comores

Razzia sur le Parc Marin de Moheli
 

L' Environnement aux Comores

L' Assainissement à Moroni

L'assainissement de la ville de Moroni:
l'exemple du quartier de Mtsangani.


L'environnement des villes de notre pays, notamment de la capitale fédérale, ne cesse de se dégrader avec l'urbanisation sauvage, une prolifération anarchique des décharges sans aucun forme de traitement ou de tri. Cette dégradation est accentuée par l'absence totale d'égout pour évacuer les eaux usées, les eaux de ruissellement, les matières fécales ainsi que l'absence totale de station d'épuration des eaux usées. Cette situation continue d'affecter les conditions de vie et la santé des citadins et encourage l'apparition des maladies telle que le choléra.

A Moroni, l'administration coloniale avait entamé quelques travaux d'aménagement des voies intérieures de la ville dans les années soixante et soixante dix. Ces travaux consistaient à revêtir des ruelles d'une chape au mortier de ciment pour endiguer l'érosion du sol et faciliter aussi le passage des habitants. quelques égouts ont été réalisés pour évacuer les eaux de ruissellement vers la mer. Ces ouvrages, faute d'entretien se sont dégradés et ont engendré une situation environnementale malsaine.

Conscient de cette situation qui pouvait créer un catastrophe écologique d'une ampleur important pour les habitants de la ville et en l'absence d'une volonté réelle des autorités politiques pour résoudre ces difficultés, les différentes associations de Moroni ont décidé de mettre en place au sein de leurs structures, des cellules d'environnement. Ces cellules ont pour mission de récolter les déchets ménagers dans les foyers et les rues. En contrepartie de ces services rendus, les habitants et les commerçants apportent une contribution financière qui permet de payer les employés recrutés à cet effet. Ainsi dans les quartiers de Magoudjou, Mtsangani, Badjanani et Iroungoudjani, les associations communautaires de développement font un travail formidable pour assurer la propreté et préserver l'hygiène des habitants. Le Centre d'Animation Socio-culturelle de Mtsangani (CASM), en plus des travaux de ramassage des ordures ménagères, à l'initiative des femmes du quartier a débuté depuis plus de deux ans des travaux de réfection et d'aménagement des rues et ruelles du quartier. Ces travaux d'un coût total estimé à environ 67 millions de Fc, consistent à creuser des caniveaux de drainage et à revêtir la chaussée avec des dalles de ciments.

Ces travaux ont beaucoup progressé grâce aux contributions des habitants du quartier, des bailleurs de fond étrangers, notamment l'ambassade des Etats-Unis à Port Louis et des heureux donateurs comoriens. Le coût des travaux réalisés est d'environ 14 millions de Fc. Bientôt vont débuter les travaux de revêtement de l'artère principale du quartier qui jouxte le petit marché de Moroni et sur laquelle sont déversées tous les eaux usées de ce marché. L'association compte sur ses partenaires habituels, notamment la diaspora pour achever dans le meilleurs délais ces travaux afin de mieux assainir le quartier et donner enfin une belle image de la ville de Moroni. Des telles initiatives devront être encouragées par les autorités politiques et les bailleurs de fond, pour préserver la santé de la population.

Said Mzé (article communiqué par l'auteur mais déjà paru dans Al-Watwan du 4/6/99)