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Comores engagent la lutte contre une maladie des cocotiers Le projet de développement des cultures vivrières et appui semencier (DECVAS) et l'Institut national de la recherche pour l'agriculture, la pêche et l'environnement (INRAPE) des Comores viennent de dévoiler leur dispositif de lutte contre la maladie qui a rendu improductifs les cocotiers de l'archipel. Selon les responsables du DECVAS et de l'INRAPE, un spécialiste du Centre international de recherche agronomique et de développement (CIRAD) d'Agropolis (Montpellier-France) est attendu à Moroni à partir du 10 novembre prochain pour établir un diagnostic et proposer des activités concrètes de lutte contre la maladie, dans le cadre du dispositif soutenu financièrement par l'Union européenne. Ils ont également fait savoir que des mesures de protection préventive vont être mise en application, notamment l'interdiction de l'entrée de végétaux sur le territoire comorien. Déjà, une opération de réhabilitation a démarré : des pépinières produisent des plants de variétés grand local, d'hybrides de variétés comorienne, malaisienne et camerounaise et de cocotiers nains rouges et jaunes de Malaisie et du Cameroun. Les premiers plants arriveront sur le marché en décembre 2002 à un prix qui n'est pas encore fixé. D'ici à 2004, 98.250 plants devraient être produits dont 36.000 grand local, 51.000 hybrides et 12.250 nains purs. Mais de l'avis du directeur national du programme, il faudrait une quinzaine d'années pour réhabiliter l'ensemble de la cocoteraie de la Grande Comore et satisfaire les besoins. Enfin, le projet envisage la réhabilitation d'un champ semencier d'hybrides à Mohéli. Les noix de coco jadis abondants aux Comores sont beaucoup moins nombreux sur les marchés à cause d'un champignon qui s'attaque aux palmes. A un stade avancé, la totalité les champignons colonisent le feuillage et rend impossible la photosynthèse, le processus par lequel les plantes vertes synthétisent des matières organiques grâce à l'énergie lumineuse en absorbant le gaz carbonique et en rejetant l'oxygène. A plus de 50 ans actuellement, la cocoteraie de la Grande Comore était déjà fragilisée par son âge avant d'être attaquée par la maladie qui serait la fumagine. La cocoteraie comorienne compte environ 1.800.000 arbres dont 780.000 en Grande Comore, 550.000 à Anjouan et 470.000 à Mohéli. La production commercialisable par arbre est en moyenne de 30 noix par an, soit une estimation de 54 millions de cocos pour un revenu de 5,4 milliards de Francs comoriens (plus de 10 millions de dollars) soit la moitié du budget de l'Etat.
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