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| L'
Environnement aux Comores |
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Problématique des déchets aux Comores
mise à jour
16/08/2005 |
43 États insulaires sont gravement menacés
Les tsunamis ne sont pas la seule menace qui plane sur
les petits États insulaires. Pour une quarantaine d'entre eux, qui se sont
rencontrés en janvier 2005 à l'Île Maurice, dans l'océan Indien, les
principales menaces sont permanentes, voire structurelles, comme l'épuisement
des réserves d'eau potable et leur pollution, l'amoncellement des déchets et
la surexploitation des ressources halieutiques des vents de 300 km/heure.
Les îles Comores et Madagascar ont aussi été frappées en mars 2004.
La gestion des déchets a atteint le stade de crise permanente à peu près
partout : les petits pays insulaires ne savent plus quoi en faire.
Ces déchets ajoutent à la contamination des eaux souterraines ou tuent les
poissons autour des récifs où on les jette. Mais leur mauvaise gestion
entraîne aussi la prolifération de la vermine, ce qui accroît le risque de
maladies tropicales comme la peste et la gale.
L'élimination inadéquate des déchets, en conteneurs par exemple, accroît aussi
le risque de paludisme, particulièrement à Madagascar et aux Comores, en
raison des bactéries qui se multiplient dans l'eau sale, présente dans les
sacs de plastique et les contenants.
Aux îles Comores, où il n'y a pas de collecte des déchets, les gens les
entassent entre les maisons, dans les marécages, partout en somme où un espace
est disponible.
Pour un système de
gestion intégrée
Les résultats des journées
(Moroni ville propre) ont mis en évidence une dynamique, tant du côté des institutions
décentralisées, des associations, que des organismes internationaux, mais ont montré
les limites dune action à court terme très ponctuelle. Il sagit aujourdhui
de prolonger ces initiatives par la mise en place dun véritable programme à moyen
et long terme.
La croissance urbaine des agglomérations de plus de 10 000 habitants aux Comores pose le
problème crucial de la collecte et lélimination des déchets. Labsence de
réels systèmes de gestion conduit à la fois à des dégradations environnementales et
à des effets parfois irréversibles, sur la santé des populations. Trois catégories
distinctes de déchets sont à prendre en compte : les déchets dorigine ménagère
dont le volume et la qualité évoluent proportionnellement à la consommation, les
déchets industriels essentiellement liés à la consommation énergétique et la
production dencombrants, les déchets hospitaliers.
Chacune de ces filières doit faire lobjet dun processus de collecte,
traitement et élimination spécifique.
Les nombreuses expériences et initiatives ayant déjà eu lieu dans le domaine permettent
de dégager plusieurs facteurs : sur le plan socioculturel, les populations procèdent dors
et déjà à des modes délimination, certes imparfaits du fait de labsence de
lieux de dépôts conventionnels, mais qui témoignent dune réelle dynamique ;
les associations de quartiers, opérateurs de décentralisation, avec des faibles moyens,
et de mobiliser les populations et mettent en uvre des opérations ponctuelles de
ramassages ; les collectivités locales et le service public conscient du problème posé
par les décharges sauvages, sont particulièrement démunis devant lampleur de la
tâche et les difficultés de gestion financière et matérielle.
Les agglomérations se différencient par un niveau dactivités socio-économiques
orientés soit sur les services, soit sur le monde agricole ; la nature et les quantités
des déchets varient et les débouchés issus de leur transformation sont très ciblés.
Les schémas directeurs daménagement urbain et les perspectives daménagement
du territoire ne sont pas véritablement intégrés au niveau des politiques de
développement ;
Les contraintes environnementales, spécifiques à chacune des îles (climat,
géomorphologie ; hydrogéologie, dynamique littorale) sont particulièrement fortes.
Les institutions de tutelles ne peuvent aujourdhui assumer leur rôle en matière de
planification sectorielle et de suivi : les outils dévaluation et de diagnostic
sont embryonnaires, le cadre législatif et réglementaire nest pas directement
applicable, les moyens de contrôle sont inexistants.
Un projet de gestion des déchets pourrait faire appel à plusieurs thèmes dintervention.
Chami Mohamed Arkane
Technicien spécialisé dans le traitement des déchets
2001
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