Environnement


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Problématique de la gestion des déchets aux Comores

L'Union Européene appuie le nettoyage de Moroni 

Plan d’action et  stratégie pour la protection de la diversité aux Comores

Moroni devient propre avec l'aide des habitants 

L'assainissement à Moroni 

Les Comores engagent une lutte contre la maladie des Cocotiers 

La maladie des cocotiers toujours pas enrayée (2005)

Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques : communication nationale initiale décembre 2002

Secretary-General reiterates call for ratification of Kyoto Protocol on thenth anniversary of climate change convention's entry into force
 
Throw Away Society New Threat to Island Paradises
 
Le recyclage des canettes de boissons pour faire des ustensiles de cuisine (Projet Terre-et-faune)

PROJET CONSERVATION COMORES 2005

Projet Conservation Comores 2005: Evaluation de la biodiversité et de l'usage des ressources, et la sensibilisation environnementale
Rapport préliminaire


Une medaille d'or et de bronze pour les Comores

Vers un réseau des aires marines protégées

Programme Régional de Protection des Végétaux dans l'Océan Indien

Une encyclopédie sonore des chants d'oiseaux

Atelier d'appui au Parc Marin de Mohéli - Médiaterre 05/2008

Comoros are the most vulnerable against climate change - Why Canada is the best haven from climate change
 

Réflexions sur l'Urbanisme et l'architecture

Quelle architecture pour les Comores
 
Associations de défense de l'environnement

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Destruction de l'environnement

Exploitation des holothuries (concombres de mer) : le gouvernement prend des mesures pour une gestion durable de l'espèce aux Comores

Razzia sur le Parc Marin de Moheli
 

L' Environnement aux Comores

Exploitation des holothuries (concombres de mer) : le gouvernement prend des mesures pour une gestion durable de l'espèce aux Comores
mise à jour 20/11/2005

Exploitation des holothuries (concombres de mer) : le gouvernement prend des mesures pour une gestion durable de l'espèce aux Comores
Extrait du journal Al-Watwan, n°881, du 13 mai 2005

 


Holothuria
ananas

Holothuria fuscogilva

Bohadschia nobilis
Photos extraites du site : http://www.deh.gov.au/coasts/mpa/ashmore/survey/results.html
Survey 2000: Bêche-de-mer and trochus populations at Ashmore Reef
L. Smith, M. Rees, A. Heyward and J. Colquhoun
Australian Institute of Marine Science
Produced for Environment Australia, 2000


La demande en "Bêche de mer" par les pays consommateurs est en hausse constante entraînant de ce fait une pêche de plus en plus intensive et une diminution considérable voire une disparition des populations naturelles. Face à cette diminution constante des ressources naturelles, les pays consommateurs se tournent de plus en plus vers les pays de l'Afrique de l'Est où la réglementation de la pêche aux holothuries est plus souple et parfois inexistante. Notre pays n'est  pas épargné par ce phénomène d'exploitation abusive des holothuries par des étrangers, pour l'exportation (les Comoriens ne consomment pas les concombres de mer).

Face à ce danger, la Direction Nationale de l'Environnement a demandé et obtenu un appui de la Commission de l'Océan Indien (COI) pour établir un inventaire des holothuries récifales car aucune étude n'a jamais été réalisée dans ce domaine. Avec cet appui financier de la COI, des scientifiques belges du Musée Royal de l'Afrique Centrale (MRAC) et de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB), ont effectué deux missions aux Comores et ont établi un premier inventaire des holothuries récifales de la Grande Comore. Cet inventaire a été réalisé avec l'aide de la Direction Nationale de l'Environnement, des Forêts et des Stratégies Agricoles (DNEFSA), du Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques (CNDRS) et de l'ONG Association d'Intervention pour le Développement et l'Environnement  (AIDE).

Les holothuries (concombre de mer, chpapa kojo à Anjouan, boséra en Grande Comore), animaux de l'embranchement des échinodermes, compte plus de 1200 espèces réparties dans de nombreux biotopes marins, à toutes les latitudes des zones intertidales aux grandes profondeurs ; certaines espèces sont consommées depuis des temps très anciens par les peuples asiatiques. Le tégument sec appelé "bêche de mer" ou "trépang" obtenu par cuisson et séchage est consommé principalement par les chinois. La région de l'Indo-Pacifique tropical compte environ 300 espèces d'holothuries dont une vingtaine est utilisée actuellement pour la préparation du trépang.

La préparation des holothuries dans notre pays relève d'un procédé relativement simple. Une fois pêchées elles sont éviscérées puis bouillies pendant une à deux heures de temps avant d'être séchées au soleil. Ainsi préparées les holothuries sont envoyées vers les marchés asiatiques pour y être revendues.

En matière de biodiversité, les observations réalisées en 2003 et 2004 autour de la Grande Comore ont permis de porter le nombre total des espèces d'holothuries présentes dans l'archipel à 40, soit 19 espèces de plus que le nombre figurant dans la littérature. Nos eaux contiennent des espèces très intéressantes dont certaines sont nouvelles pour la science. En comparant la faune du Nord-Ouest de Madagascar et celle du Nord du Mozambique, 12 espèces pourraient encore venir s'ajouter à la liste actuelle. La densité des populations est par contre dangereusement faible.

Deux comoriens, un technicien et un scientifique, ont bénéficié d'une formation à l'IRSNB et au MRAC dans le cadre du programme "Global Taxonomy Initiative" sur la taxonomie des holothuries et la gestion des collections d'échinodermes. Du matériel a été fourni au laboratoire mis à disposition des scientifiques belges, de l'AIDE et du CNDRS par la DNEFSA dont un stéréo microscope, un microscope équipé d'un tube photo, une caméra digitale adaptable sur le tube photo, du petit matériel nécessaire à l'étude taxonomique des holothuries, et un ordinateur portable.

Jusque fin 1998, la pêche aux holothuries n'était soumise à aucune législation. Pratiquement toutes les espèces étaient pêchées et ceci quelque soit leur valeur économique ou leur taille. La pêche se pratiquait tout au long de l'année jusqu'à 70 mètres de profondeur.

Par un arrêté N°99-001/MDRPE/CAB du 29 Décembre 1998 il y a eu une interdiction d'exploitation des holothuries à des fins commerciales.

Un autre arrêté N°01/31/MPE/CAB du 14 mai 2001 porte protection des espèces de faune et de flore sauvages  et les holothuries font partie des espèces protégées.

Malgré l'existence de ces textes, l'exploitation abusive des holothuries  continue. Estimée faible en 2003 la densité des populations d'holothuries a fortement diminué entre la première mission des scientifiques belges de novembre 2003 et la deuxième mission d'octobre 2004.

Face à cette dangereuse diminution des stocks, le Gouvernement de l'Union des Comores, par arrêté (réf. 04-13 /MDRPAE/CAB) du 20 décembre 2004, a décidé d'interdire totalement  l'exploitation des holothuries pour permettre aux scientifiques de déterminer les paramètres indispensables à la gestion durable de cette ressource marine et parallèlement une régénération des stocks qui sont estimés assez faibles.