Environnement


Les plages et les mangroves de Mayotte


inauguration du parc marin de Mohéli 

Problématique de la gestion des déchets aux Comores

L'Union Européene appuie le nettoyage de Moroni 

Plan d’action et  stratégie pour la protection de la diversité aux Comores

Moroni devient propre avec l'aide des habitants 

L'assainissement à Moroni 

Les Comores engagent une lutte contre la maladie des Cocotiers 

La maladie des cocotiers toujours pas enrayée (2005)

Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques : communication nationale initiale décembre 2002

Secretary-General reiterates call for ratification of Kyoto Protocol on thenth anniversary of climate change convention's entry into force
 
Throw Away Society New Threat to Island Paradises
 
Le recyclage des canettes de boissons pour faire des ustensiles de cuisine (Projet Terre-et-faune)

PROJET CONSERVATION COMORES 2005

Projet Conservation Comores 2005: Evaluation de la biodiversité et de l'usage des ressources, et la sensibilisation environnementale
Rapport préliminaire


Une medaille d'or et de bronze pour les Comores

Vers un réseau des aires marines protégées

Programme Régional de Protection des Végétaux dans l'Océan Indien

Une encyclopédie sonore des chants d'oiseaux

Atelier d'appui au Parc Marin de Mohéli - Médiaterre 05/2008

Comoros are the most vulnerable against climate change - Why Canada is the best haven from climate change
 

Réflexions sur l'Urbanisme et l'architecture

Quelle architecture pour les Comores
 
Associations de défense de l'environnement

Ulanga
 
Destruction de l'environnement

Exploitation des holothuries (concombres de mer) : le gouvernement prend des mesures pour une gestion durable de l'espèce aux Comores

Razzia sur le Parc Marin de Moheli
 

L' Environnement aux Comores

Environnement : nettoyage de Moroni

L'Union Européene appuie le nettoyage de la ville de Moroni
article extrait de COMORES-INFOS, n°75, 17 novemBRe 2002

Un plan d'urgence d'assainissement de  la ville de Moroni d'une période de six mois devrait démarrer dans les prochains jours avec un appui financier de l'ordre de 285.000 dollars de l'Union européenne (UE), apprend-t-on dans la capitale comorienne de bonne source. Une convention de financement a été signée en ce sens la semaine dernière entre le chargé d'affaires de l'UE à Moroni, M. Gilles Desquelles, et le premier vice-président de l'Union des Comores, M. Caabi El-Achroutoui Mohamed.

Coordonné par Mme Fatuma Abdallah, une célèbre militante de la cause écologiste aux Comores, ce plan devrait permettre à la capitale comorienne de se débarrasser de ses ordures d'ici à la fin du mois d'avril, explique-t-on de même source. Il est prévu, entre autres activités, le ramassage et le transport des ordures vers la décharge de Séléa, la sécurisation et la réhabilitation de ladite décharge, la sensibilisation du public, la surveillance des sites, mais aussi l'acquisition de l'équipement nécessaire.

Ce plan d'urgence est présenté comme une activité préparatoire, voire "l'expérimentation" d'un futur projet d'ensemble de gestion intégrée des déchets incluant six villes comoriennes. Il est censé contribuer à l'amélioration de l'état sanitaire des populations (prévention des épidémies) dans les villes de Moroni, Mitsamiouli, Foumbouni, Domoni, Mutsamsudu, Ouani et Fomboni. La conception du futur projet global a été confié au bureau d'études allemand Hydroplan, indique-t-on.

On note que jusqu'ici, les villes comoriennes sont plutôt démunies devant l'accroissement de déchets ménagers et hospitaliers et la multiplication des décharges sauvages. Des fonctionnaires du ministère de la Santé et les associations locales de protection de l'environnement, notamment le réseau Ulanga, s'efforcent depuis plusieurs années d'alerter l'opinion sur les "risques élevés" de contamination de maladies diverses. Une récente enquête menée par l'institut Pasteur d'Antananarivo sur les rats dans le quartier du port de Moroni évoque clairement des risques sérieux d'apparition d'une grave épidémie.

Les visiteurs étrangers sont toujours frappés par les dépôts sauvages d'ordures le long des routes vers la corniche de Moroni. En outre, certaines ménagères n'hésitent pas à jeter des déchets directement dans la mer, à proximité des habitations. "Même les déchets des hôpitaux sont jetés sans traitement préalable en mer ou sur les sols poreux", affirme un rapport officiel, qui précise que les animaux viennent souvent fouiller et se nourrir sur les décharges... Dans la capitale, c'est la préfecture qui assure les services de voirie, mais elle est manifestement dépassée par l'ampleur de la tâche, faute de l'équipement et des ressources humaines nécessaires pour faire face. Avec seulement deux camions et un personnel restreint, ce service ne parvient pas à empêcher la prolifération des ordures dans Moroni. C'est dans ce contexte que les habitants de la capitale comorienne éprouvent un certain soulagement en apprenant l'entrée en vigueur ce plan d'urgence.