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Tentative de déstabilisation à Anjouan ? mise 01/10/2005

Union des Comores

Ile Autonome d'Anjouan

Solidarité – Justice –Travail


Communiqué de Presse de la Cellule de Communication chargée des Relations Publiques du Gouvernement de l’Ile Autonome d’Anjouan.

Lundi 11 Avril 2005, aux premières heures de la matinée, un jeune habitant de la ville de Mirontsy a signalé aux Forces de Gendarmerie Anjouanaise la présence de quatre individus dont les allers et venus aux abords du stade de football de cette localité ont éveillé des soupçons.

Se sentant prises en filature, ces quatre personnes ont tenté vainement de se débarrasser de leur armement dans des cachettes improvisées.

Aux termes de trois heures d’investigations, La Force de Gendarmerie Anjounaise, nourrie du témoignage du jeune homme cité plus haut , a découvert un arsenal composé de fusils d’assaut et de lance - roquettes de Type RPG7 et autre armes automatiques.

La responsabilité active d’un dénommé Tarmidi, ancien membre du Service d’Intervention Rapide (SIR), véritable Garde Prétorienne du Colonel Abeid est clairement établie sur la base de témoignages concordants et d’un portrait robot dressé au terme de nombreuses auditions.

Mr Tarmidi ainsi que ces trois complices dont les identités n’ont pas encore été clairement établies, est en fuite.

Ce qui semble ne pas faire l’ombre d’un doute à ce stade de l’enquête est que cette « équipe » venait d’arriver à Anjouan à la suite d’une traversée par mer.

Le Parquet du Tribunal de Mutsamudu a reçu la plainte déposée par les autorités politiques de l’Ile Autonome d’ Anjouan, plainte contre X pour détention illégale d’armes de guerre.

Le Gouvernement de l’Ile Autonome d’Anjouan tient à remercier le jeune habitant de la localité de Mirontsy, ainsi que l’ensemble de la population anjouanaise pour leur sens civique et leur maturité.

Cette population, durement éprouvée durant la crise séparatiste est consciente des risques d’escalade de la violence et de ses conséquences.

Elle est tout aussi consciente du fait que tout accès de violence à Anjouan pourrait aussi entraîner de façon mécanique la remise en cause du Processus de Normalisation Politico- institutionnelle en cours.

Néanmoins, certaines interrogations demeurent :

* Y a-t-il un lien entre la tentative de déstabilisation du 28 février dernier et cet évènement ?

* A qui profite cette série de tentatives de déstabilisation ?

* Un lien peut-il être établi avec la prochaine échéance électorale, qui prévoit l’élection du Président de l’Union des Comores selon le principe de la « tournante » ?

Hombo, le 12 Avril 2005