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Un enfant de 8 ans battu à mort à
Montauban
MONTAUBAN (AFP) - Un petit garçon de 8 ans, dont l'oncle a été mis en
examen pour violences habituelles et écroué vendredi, est décédé le 3
novembre à l'hôpital de Montauban après avoir été battu à mort, a-t-on
appris de sources concordantes.
Le petit Samir, natif de Mayotte, était arrivé en France l'an dernier.
Après avoir séjourné avec son père chez une tante et un oncle à
Saint-Etienne, il avait été confié à la garde de son oncle, un
sérigraphiste de 26 ans qui vivait avec sa compagne de 23 ans et leurs
deux enfants, âgés de 3 ans et 8 mois, dans un appartement du centre de
Montauban, a-t-on appris de source policière.
De même source, on a expliqué que les premiers éléments de l'enquête
laissaient penser que l'enfant aurait pu déjà être victime de brutalités
durant son séjour à Saint-Etienne.
Selon La Dépêche du Midi qui a révélé l'affaire dans son édition de
samedi, l'oncle, qui aurait reconnu "avoir régulièrement battu son
neveu, parfois même à grands coups de poings", a été mis en examen
vendredi pour "violences habituelles ayant entraîné la mort sans
intention de la donner" et placé en détention provisoire.
De source policière on a précisé que sa compagne, laissée en liberté,
était poursuivie pour complicité et que les deux enfants du couple
faisaient l'objet d'un placement.
Samir avait été transporté à l'hôpital par le Samu dans la nuit du 2 au
3 novembre et était mort quelques heures plus tard, victime d'une
hémorragie méningée massive. Les médecins avaient noté que l'enfant "ne
pesait que 17 kg" et que "son corps squelettique était couvert
d'hématomes", précise le journal. La veille de son décès, il aurait
passé plusieurs heures "au coin" sans boire et aurait ensuite été
frappé, à coups de poing puis avec un manche à balai.
L'enfant, poursuit La Dépêche, décrit comme "sage et appliqué" par le
milieu enseignant, était scolarisé depuis la rentrée en CE1 à Montauban
mais n'était allé qu'une dizaine de jours en classe depuis la rentrée.
Toutefois, ajoute le quotidien, son oncle et sa compagne l'ont dépeint
comme insupportable et l'oncle, en rentrant du travail, "relevait le
détail des bêtises" commises par Samir "et établissait ensuite les
punitions".
Selon la police, ces punitions et privations étaient d'une "brutalité
hors normes". L'oncle de l'enfant aurait indiqué avoir lui-même été
"puni" de cette manière durant son enfance à Mayotte.
Selon l'enquête, Samir aurait même un jour passé plusieurs heures les
pieds et poings liés par une corde en plastique et devait parfois, en
guise de punition, rester debout durant 5 heures.
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