Faits Divers

 Sommaire des Faits Divers
 

Faits Divers
Marseille : un jeune comorien meurt après un violent passage à tabac
Passage à tabac à Marseille : la victime ne serait impliquée dans aucun réseau
mise à jour 14/03/2008

Marseille : un jeune comorien meurt après un violent passage à tabac

Un jeune comorien de 19 ans passé à tabac vendredi soir, vraisemblablement dans un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants dans la cité des Iris où il habitait avec ses parents originaires de Mirontsi Itsandra (Grande-Comores), est décédé ce samedi 9 janvier. Le jeune homme, au nom de Taoufic Djalimou, violemment frappé par ses rivaux, avait été retrouvé la tête dans l'eau dans la cave de la cité des Iris, dans le quartier Saint-Barthélemy, au nord de Marseille (photo). Il souffrait d'hypothermie à 32e degrés, selon de sources hospitalières.
Il avait été transporté dans un état très grave à l'hôpital Nord de Marseille quelques heures après l'incident. « Il est décédé en fin d'après-midi », selon un porte-parole de l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM).
Une deuxième victime, un jeune homme de 26 ans, elle aussi frappée violemment, est sortie de l'hôpital ce samedi et a été placé en garde à vue, selon de sources judiciaires.
Les deux jeunes hommes avaient été trouvés, selon l'AFP, vendredi soir peu avant 19H00. Les secours avaient été alertés par un riverain intrigué de voir un corps transporté par une quinzaine de personnes. Un peu plus tard, un autre homme était trouvé dans le coma dans la cave d'un immeuble voisin.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'une des deux victimes serait venue acheter du cannabis dans la cité mais la transaction aurait mal tourné.
Une enquête a été ouverte vendredi soir pour tentatives de meurtres.
Samedi après-midi, une quarantaine de policiers se sont rendus à la cité des Iris pour inspecter les lieux et mener une enquête de voisinage, a constaté l'AFP.

Passage à tabac à Marseille : la victime ne serait impliquée dans aucun réseau

Le jeune comorien mort samedi dernier à la suite d'un violent passage à tabac dans la cité des Iris sera enterré ce vendredi 15 février au cimetière de Sant-Pierre à Marseille. Contrairement à ce qui a été avancé au tout début de l'enquête, le jeune homme aurait été battu à mort pour avoir refusé la loi du gang. « Taoufik n'était pas un dealer, il ne faisait même pas partie d'un réseau, assure un jeune que nous avons rencontré dans la cité. Ses bourreaux se sont faits passer pour des amis pour l'appeler chez lui, alors qu'il était entrain de jouer au Playstation », ajoute-t-il.
Taoufik, habitant chez ses parents dans la cité des Iris aurait fait l'objet de représailles parce qu'il a été soupçonné d'avoir des relations avec la deuxième victime, 26 ans, qui, lui, vient de la cité voisine. « C'est tout. Et c'est à cause de ça que Taoufiki a été torturé à mort... », déplore Me Prévost, l'avocat de sa famille.
De nombreux habitants de la cité auraient même été témoins de « l'enlèvement ». Et beaucoup connaîtraient le nom des coupables. Mais depuis le drame, la peur et la loi du silence scellent les bouches, ce qui fait obstacle à la progression de l'enquête. Aujourd'hui, sa famille appelle tout le monde à témoigner pour que justice soit faite. Demain samedi, une grande manifestation organisée par la communauté comorienne de la cité phocéenne est prévue à partir de 14 h 30 dans la cité.
Le jeune homme, au nom de Taoufik Djalimou, violemment frappé, avait été retrouvé la tête dans l'eau dans la cave de la cité des Iris, dans le quartier Saint-Barthélemy, au nord de Marseille. Transporté en état d'hypothermie à 32 degrés à l'hôpital Nord, il n'a pas survécu à son supplice.
A.M, Kweli