L'Archéologie des Comores Outre les recherches nationales menées directement par cet organisme, des recherches ont aussi été menées par des organismes internationaux : Le projet suédois du S.A.R.E.C. est dirigé par le professeur P. Sinclair de l'université d'Uppsala (S.A.R.E.C : Swedish Agency for Research and Cooperation with Developping Countries : S-105 25 Stockholm). Ce projet a pour thème d'études les origines de l'urbanisation en Afrique orientale. Il associe à la Suède les Comores, Madagascar, le Mozambique, la Somalie, la Tanzanie et le Zimbabwe. Il publie : Project Working Papers.Madagascar est impliquée dans cette recherche à travers l'Université d'Antananarivo, le Musée d'Art et d'Archéologie et l'Institut des Civilisations (Directeur J.-A. Rakotoarisoa). Publications : Revue Taloha, et par l'Université (Département d'Histoire de la Faculté des Lettres), la revue : Omaly sy Anio ainsi que les publications de l'Académie Malgache : Bulletins de l'Académie Malgache et revue, Ambario. En France, l'Institut des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) et plus particulièrement son "Centre d'Etudes et de Recherches sur l'océan Indien" dirigé par le Professeur P. Vérin a publié de nombreuses études dans Etudes Océan Indien.
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Le premier peuplement des Comores est à replacer dans le contexte général de l'océan Indien. Trois éléments ont sans doute interférés au VIIIeme siècle :
A Mayotte, le site éponyme de Dembéni a été décrit par H.T. Wright en 1979. En 1981, des sites similaires ont été décrits par C.Allibert et J. Argant : Bagamoyo puis Dembéni 1 et 2 en 1981. En R.F.I. des Comores, sous l'égide du C.N.D.R.S. , P. Vérin et C. Chanudet ont prospecté Mro Dewa et Mwali Mdjini. H.T. Wright reconnaissait de son côté le site de Mbashilé (à Ngazidja) et des sites de Ndzuani. A la phase Dembéni reliée très étroitement au grand commerce centré sur le golfe Persique succède la période Hanyundro. Elle correspond au basculement au Xeme siècle de la polarité commerciale du golfe Persique vers la mer Rouge et l'Egypte. Le sgraffiato remplace la céramique sassano-islamique. Cette civilisation s'étend aussi aux échelles islamisées du Nord de Madagascar (Irodo, Mahilaka...) A l'époque classique (XV-XIXeme s.), la civilisation swahili comorienne s'organise en cités et en sultanats se réfèrant à des généalogies prestigieuses "shiraziennes". L'archéologie se doit d'étudier et de restaurer les vestiges architecturaux nombreux de cette époque : tombes à panneaux incrustées de céramiques précieuses persanes ou chinoises, mosquées, palais, maisons de pierres, toîts en terrasse. De même les systèmes défensifs (enceintes fortifiées notamment) qui datent de la fin du XVIIIeme siècle tout comme les constructions coloniales les plus remarquables appartiennent au patrimoine archéologique comorien. MweziNet 1999 |