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Histoire des Comores |
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12 novembre 1975
les
Comores deviennent membres de l'ONU |
"le conseil exécutif a demandé
à la France de parrainer la candidature des Comores à l'ONU, comme il
est d'usage. Celle-ci n'a pas cru devoir répondre favorablement à
notre appel"
Le 12 novembre 1975, Said Mohamed Djaffar,
Chef de l'Etat et du gouvernement des Comores indépendantes prononce un
discours qui allait consacrer l'admission des Comores à l'Organisation
des Nations Unis. "Alors qu'il était question d'indépendance
depuis le début des années 60, l'étape déterminante fut le vote
d'une résolution par laquelle, le 22 décembre 1972, le peuple comorien
à travers ses élus, s'est engagé dans la voie de l'indépendance,
dans l'unité nationale et l'intégrité territoriale des Comores"
C'est en ces termes que le nouveau chef de
l'Etat présente l'itinéraire qui a conduit les Comores à l'indépendance
unilatérale. Il est vrai que le processus qui a découlé a donné
naissance aux accords du 15 juin 1973 par lesquels la France reconnaît
la vocation des Comores à l'indépendance.
Et le chef de l'état
Mohamed Djaffar de renchérir devant les Nations du monde: "
le conseil exécutif ( le gouvernement d'alors) a demandé à la
France de parrainer la candidature des Comores à l'ONU, comme il
est d'usage.
Celle-ci n'a pas cru devoir répondre
favorable à notre appel |

Mohamed Djaffar félicité par les participants |
Dans ce discours historique, Mohamed
Djaffar rappelle que les pourparlers engagés par le gouvernement
comorien et français durant la première quinzaine du mois d'octobre
dernier sur le transfert des pouvoirs pour l'ensemble de notre pays ont
du être suspendus, par suite d'un désaccord fondamental sur le caractère
sacré et non négociable de notre intégrité territoriale"
Une loi qui offre la possibilité
de se renier
Le chef de l'Etat espérait toujours que la
France, fidèle à ses traditions démocratiques, allait respecter la
volonté exprimée par le peuple comorien à l'issue du referendum du 22
décembre 1974. Le représentant de la France M De Guiringaud répond en
insistant sur le fait que les deux tiers des habitants de l'île de
Mayotte s'étaient prononcés en faveur du maintient de l'île au sein
de la république française.
Il pousse sa logique jusqu'a soutenir
devant les nations du monde qu'un "texte de loi offrant à la
population mahoraise la possibilité de choisir ou de refuser
l'appartenance à l'ensemble comorien et il doit être soumis
incessamment au parlement" , "il n'est pas exclu que la
consultation puisse se dérouler en présence d'observateurs
internationaux"
En guise de réponse l'Organisation des
Nations Unis adopte à l'unanimité, en ce jour mémorable, la résolution
3385(XXX) sur l'admission des Comores aux Nations Unis. La France a cru
bon de s'abstenir.
L'actuel secrétaire général de l'OUA
Salim Salim, président en 1975 du comité de l'ONU chargé d'étudier
l'application de la déclaration de l'octroi à l'indépendance aux pays
et au peuple du monde, salue dans son allocution "le
nouveau membre de notre organisation, les Comores". Parla
au nom de la Tanzanie qu'il représentait Salim Salim souligne que les
Comores sont composées de quatre îles: la Grande Comores, Anjouan,
Mayotte et Mohéli". Vingt quatre an après, Salim Salim secrétaire
général de l'OUA, assure la Présidence du comité de suivi chargé de
la mise en oeuvre de l'accord d'Antananarivo.
Il cherche désespérément une solution
pour recouvrer la souveraineté de la République des Comores sur une
autre île cette fois-ci, celle d'Anjouan en sécession depuis deux ans.
Et pendant ce temps la réintégration de
Mayotte qui reste pour l'ONU une question liée au respect de la charte
qui fonde son action et ses principes, apparaît de plus en plus comme
un sujet lointain. Et nous sommes aujourd'hui le 10 décembre 1999.
Ahmed Ali Amir
Les Images
de la délégation Comorienne à l'ONU
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