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Les sultans de Mohéli
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Les administrateurs Français de Mayotte
Les Sultans et les résidents de Grande Comore
Djoumbe Fatouma
Prince Said Ibrahim
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Said Mohamed Djohar
Taki Abdoulkarim
Taki Abdoulkarim (2eme doc)
Décès de Taki
Tadjidine Ben said Masonde
Azali Assoumani 
Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
 
En marge de l'histoire des Comores:

Ursule Salima MACHAMBA 1ère, Reine de Mohéli

Bob Denard

Jean Claude Vallée
Un siècle d'histoire
  • Les grandes dates de 1900 à nos jours
    Les Comores en Images d'Autrefois
    THE COMOROS "The Federation of the Quarrelsome Sultans"
    Pierre Cyril Pahlavi

    The Islands of the Moon
    (an historic summary)


    Retour sur le 3 août 1975

    12 Nov.1975 Entrée à l'ONU
     
    Galerie Historique des Comores à L'ONU
     
    The Post-Independence History of the Comoros
    and their Relations with South Africa between 1978 and 1990

    Martin Bohnstedt
     
    La Question de l'état Nation
    Par Thoueybat SAID OMAR

    L'autonomie interne, une restauration de la dignité Comorienne (1946-1975) par Jean Louis GUEBOURG
  • Chronique historique
    par Mahmoud Ibrahime

    Des premiers habitants à nos jours
     
    Les Comores avant la pénétration française
     
    De la colonisation à l'indépendance
     
    Archeologie et Archeologie Industrielle
  • Généralités
     
    Les Comores habitées avant Jésus Christ
     
    Sites Méconnus
    Chomoni 
    Iconi

    L'Industrie sucrière

    L'Industrie du Bois

    L'Industrie de la distillation et des épices
     
  • Les Comores la Mer et le Ciel...
  • Un recueil de sites et d'informations qui tournent autour des îles et de la mer
     
    La Marine Française aux Comores
     
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    Histoire des Comores

    Prince Saïd Ibrahim (1911-1975)

    Fils du sultan Saïd Ali, Saïd Ibrahim est né le 17 avril 1911 à Tananarive (Madagascar).
    Comme de nombreux étudiants comoriens cherchant à entrer dans l'administration indigène, il passe par l'école Le Myre de Villers.
    Après avoir été écrivain-interpète, en 1938, après plusieurs sollicitations, il obtient le poste qu'il convoite, à titre politique. Il devient chef de l'administration indigène à la Grande Comore, avant d'être affecté aux services du Haut-Commissariat à Madagascar.
    Après la Seconde Guerre mondiale, il est nommé Gouverneur de première classe (1946).
    pendant cette période, il se montre très intéressé par les pays arabes. Il fait un pèlerinage à la Mecque, puis séjourne au Caire où il rencontre le roi Farouk, et visite l'université Al-Azhar. En 1947/1948, il essaie d'organiser une quête en faveur de la Ligue arabe en lutte contre Israël.
    En 1951, il demande sa mise en disponibilité, sans doute pour pouvoir se consacrer entièrement à la politique. Face au parti vert de S.M. Cheik, il apparaît comme le chef du " parti blanc ". Il organise avec son demi frère Saïd Houssein le Parti de l'Entente Comorienne (PEC), et adhère au RPF du général de Gaulle.
    Après avoir tenté à deux reprise (en 1951, sa candidature est invalidée, officiellement elle est présentée avec du retard; et en 1957, il perd ) de ravir la place de député à l'Assemblée nationale à S.M. Cheik, il s'allie à celui-ci grâce à l'entremise des grands notables. Ils présentent une liste commune à l'Assemblée territoriale.
    Ayant changé de tactique en refusant de s'attaquer systématiquement à l'administration, il est nommé Ministre des Finances de 1957 à 1958.
    En 1959, les Comores obtiennent deux sièges à l'Assemblée nationale, tout enrestant une seule circonscription électorale, il fait équipe avec son nouvel allié et entre au palais Bourbon avec celui-ci. En 1962 et 1967, il fait équipe avec Mohamed Ahmed dans les élections.
    De 1958 à 1970, il est élu et réélu président de l'Assemblée territoriale, puis de la Chambre des Députés des Comores. Cela n'est possible que grâce à l'alliance qu'il a tissé avec les verts.
    Après la mort de Saïd Mohamed Cheik, il devient l'homme fort des Comores, mais pas pour très longtemps. Il est élu président du Conseil de gouvernement le 2 avril 1970 par 25 voix et 6 abstentions. Il est réélu le 28 juin 1971 avec 30 voix et une abstention.
    De tous les côtés l'élite politique demande l'indépendance, tandis que lui affirme qu'il n'y a " pas d'indépendance politique sans indépendance économique ". Il demande plus de coopération entre les Comores et la France. Une biographie de l'administration coloniale datant de 1970 note: " Son goût naturel pour la conciliation, son état de santé ne le prédisposent pas à soutenir de dures luttes. "
    Il obtient de la France la dissolution de l'Assemblée territoriale qui lui est hostile en 1971. Mais dans la nouvelle assemblée les verts et une partie des blancs s'allient pour renverser son gouvernement, censuré en juin 1972. Il pense encore revenir au pouvoir à l'occasion de nouvelles élections. Mais il n'aura pas le soutien qu'il escompté.
    Il meurt en 1975 en France, des suites d'une maladie, après avoir donné des signes de soutien au coup d'État du 3 août, et s'être déclaré prêt à assumer le pouvoir.
    Fait rare chez les notables, il a toujours refusé de faire le grand mariage.

                                                                                     par Mahmoud Ibrahime