Les Personnages
Politiques
 
Les sultans de Mohéli
Les administrateurs Français de Mayotte
Les Sultans et les résidents de Grande Comore
Prince Said Ibrahim
Said Mohamed Cheick
Ali Soihili
Ahmed Abdallah
Said Mohamed Djohar
Taki Abdoulkarim
Taki Abdoulkarim (2eme doc)
Décès de Taki
Tadjidine Ben said Masonde
Azali Assoumani  
 
Un siècle d'histoire
Les grandes dates de 1900 à nos jours
 
  THE COMOROS "The Federation of the Quarrelsome Sultans"
Pierre Cyril Pahlavi, Ph. D. Candidate
Chronique historique
par Mahmoud Ibrahime
Les Comores avant la pénétration française
 
De la colonisation à l'indépendance
Archeologie
Généralités
Sites Méconnus
Chomoni
Iconi
Ouvrages
Tous les livres sur :
Actualité économique et Politique
 
Livres anciens
Ouvrages de Chercheurs
 

Tadjidine :

un technocrate discret à la tête des Comores

Par Aboubacar M'CHANGAMA

 

    Tadjidine ben Saïd Massonde, Président par intérim de la République fédérale Islamique des Comores, est un technocrate discret et l'un des rares grands commis de l'Etat à avoir fait carrière de la période coloniale à l'époque actuelle. Ce respectable bureaucrate, aux commandes du pays depuis la mort, vendredi, du président Mohamed Taki Abdoulkarim, a traversé les turbulences de la vie politique comorienne, marquée par dix sept coups d'Etat ou tentatives depuis son indépendance de la France, en 1975.

    Malgré une carrière à l'ombre du pouvoir, le nouveau président par intérim est politiquement peu marqué. Tadjidine, qui aura 65 ans dans un mois, est né à Domoni sur l'ile d'Anjouan, aujourd'hui sécessionniste. Il et a fait ses études secondaire a Madagascar, avant d'être admis à l'école des
services extérieurs du Trésor français à Paris, d'où il sortira avec le titre d'inspecteur du Trésor.

   

Le 6 juillet 1975, Ahmed Abdallah Abderemane, son beau-frère, proclame unilatéralement l'indépendance des Comores. Moins d'un mois plus tard, il est renversé par Ali Soilih, qui confie à Tadjinine le ministère des Finances et du Commerce.

TADJIDINE


    Le 13 mai 1978, Ahmed Abdallah renverse à son tour Ali Soilih.
Tadjidine est nommé premier fondé de pouvoir au Trésor Public, puis directeur des Finances.

    Il devient Trésorier payeur général en 1988, poste qu'il occupera jusqu'en mars 1990. Après l'assassinat du président Abdallah, le 26 novembre 1988, Tadjidine est un moment pressenti par son parti, Ludzima, pour briguer la présidence de la République, mais c'est finalement Saïd Mohamed Djohar qui est retenu comme candidat. Elu président, Djohar confie à Tadjidine le portefeuille des Finances et du Budget avant de le nommer délégué à la Présidence chargé des questions financières. Homme de petite taille, au physique frêle, Tadjidine est aux antipodes du leader charismatique. Derrière ses fines lunettes où brillent des yeux vifs, c'est un personnage discret et réservé. On le dit posé et d'une compagnie agréable, mais parfois trop prudent. Ces traits de caractère peuvent expliquer en partie le choix du président Taki d'en faire son Premier ministre, en mars 1996. L'homme ne risquait pas de lui faire de l'ombre. Taki le désignera ensuite comme deuxième personnalité de l'Etat en le nommant président de Haut Conseil de la République.

    Selon ses proches, il a vainement tenté de refuser ses nouvelles fonctions de chef de l'Etat par intérim, invoquant des raisons de santé et un désir de passer une retraite paisible.

    Mais ses premières déclarations semblent indiquer qu'il n'est pas pressé de laisser le pouvoir : s'exprimant devant l'assemblée nationale, lundi, il est resté très évasif sur l'organisation de l'élection du futur président de la République, se contentant de dire que "des échéances beaucoup plus importantes" l'attendaient.

MweziNet 2000