Quen
est-il du 269 à lheure de la privatisation ?
Aucune dénonciation jusqu ici à lencontre du contrat de cession du code pays 269 voici déjà 20 mois. La récente mission de Comor-Tel venue relancer les activités na pas été très satisfaite en ce qui concerne, surtout sa proposition sur les royalties.
Au moment où en Afrique, la stratégie en matière de télécommunication tend vers le transfert de ce secteur resté jusquici au domaine public, dans le domaine privé. La Société nationale des postes et télécommunications - Snpt -qui sapprête à suivre le mouvement doit en même temps clarifier, pour sa transparence lépineuse question du code 269. Un dossier qui embarrasse les autorités actuelles qui, faute dune issue consensuelle, ont adopté, jusquici, le profil du statut quo comme cela a été le cas avec le précédent gouvernement. Le temps, disent-elles, que les travaux de contrôle et de vérification aboutissent. Au même moment, le partenaire étranger dans ce dossier simpatiente et accuse la Snpt de ne pas sacquitter de ses obligations. Laffaire 269 remonte au 28 octobre 1998, date à laquelle le gouvernement comorien de lépoque a décidé de céder lusage exclusif de ce code pays à une société du nom de Comore-Tel dans un contrat signé à Paris avec une société américaine dinvestissement immobilier ERJ Investments. Un dossier qui, si lon en croit les auditions diligentées par la commission technique chargée de clarifier cette question par lactuel pouvoir, avait été confié aux soins stricts de lex-ministre de tutelle et le directeur général de la Snpt de lépoque respectivement MM Ali Toihir et Taoufik Mbaé par le feu Président Taki. Le directeur de cabinet de ce dernier, interrogé par la commission, affirme navoir eu vent de ce dossier même pendant la période quil avait occupé le poste de conseiller financier à la présidence.
.Le contrat procure en effet à la Snpt qui détient 23 % des actions, 100 000 dollars américains par mois à compter de février 1999 et dix foix plus (1 000 000 $) par mois à partir de février 2000. Ces sommes qui, selon le contrat, constituent des royalties, ont été versées au bénéfice du compte, à Paris, de la Snpt par la firme américaine ERJ lnvestments et en novembre de lannée dernière près de 400 millions de Fc étaient à la disposition de la société comorienne. Ce qui est étrange dans tout ça cest que le statut indiquant que la Snpt a libéré sa part de capital de 23 % (soit 57.500 FF), alors quen réalité aucun mouvement de fonds nest porté au crédit de Comore-Tel. Une personne physique ou morale a donc payé pour la Snpt. Les enquêtes montrent pourtant que lheureux bénéficiaire ignore son bienfaiteur Ensuite, aucune contribution nest exigée à la Snpt notamment dans les prévisions dinvestissement de Comore-Tel à hauteur de 60 millions de dollars américains pour frais déquipements, de matériaux et de procédure qui a permis de déterminer le montant des royalties. La Snpt apparaît comme un drôle dactionnaire qui ne siège jamais au Conseil dadministration de la nouvelle société et qui ne reçoit aucune communication des états comptables et financiers. Elle ignore donc comment ERJ se rémunère sur le préfixe 269. Un jour quelle doit participer à une réunion France-Télécom-Comore-Tel, elle se fait représenter par un observateurs une personne qui ne relève pas de ses services savoir lancien ministre Said Mohamed Sagaf dont le nom est de manière intentionnelle effacé dans les copies de compte rendu disponible à Moroni. Interrogé à ce sujet, lex-directeur de la Snpt, Taoufik Mbaé, a affirmé à la commission, avoir signé un ordre de mission pour M Sagaf au titre de consultant dune société actionnaire à Comore-Tei (S. B. Holding, société qui possède des intérêts communs avec ERJ à en croire la déclaration du concerné devant la commission) et que cest lui-même qui aurait, selon toujours Taoufik Mbae, sollicité que son nom napparaisse dans le compte rendu. Pourtant, dans cette confusion, certaines choses semblent montrer comme si de rien nétait: le versement depuis février 1999 des royalties de 100 000 dollars, les échanges de correspondances notamment de la part de Comore-Tel qui, à chaque fois, relance son partenaire., la Snpt., a de simpliquer pleinement pour permettre le décollage des activités, les craintes aussi exprimées quant à la mauvaise foi de la Snpt et du côté comorien où plusieurs voix se sont élevées pour la mise en cause du contrat, aucune décision na été prise dans ce sens. Logiquement, le contrat reste en vigueur. Et pratiquement, les royalties dun montant de 1.000.000 de dollars américains par mois dès février 2000 ne sont pas versées. Les délégations de Comor-Tel ERJ qui se sont succédées à Moroni ont fait état des difficultés de la société dentrer dans sa phase active. La récente mission davril dernier a proposé de maintenir les royalties au montant initial de 100.000 dollars en attendant que la Situation saméliore. Ce qui na pas encore fait objet de consensus entre les deux parties. Autour de ce dossier dont une grande partie de vérité essentielle relève encore du mystère. un réexamen profond du contrat est nécessaire afin de vérifier sa conformité avec les normes imposées par lUnion internationale des télécommunications dans la perspective de mieux appréhender les conditions sine qua none dune éventuelle privatisation des télécoms dans le respect des textes en vigueur. Par Amad Mdahoma – Al Watwan n°623 MweziNet sept 2000
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