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CHEBLI
mise à jour 11/02/2008

 

ACTUALITE DE CHEBLI :

2007/2008
Sortie du DVD "Jua " (CHEBLI &  M'PASSI).
avec 5 clips et 26mn de reportage et de concert.

Contact : Maeva AHMED WEDOO MUSIC 06 15 30 36 75 maeva@wedoomusic.fr



2007
Après 4 ans d'absence dans les bacs, je suis heureux de vous présenter mon nouvel album "Jua".
sortie prévue le 19 mars 2007.

CLIQUEZ ICI POUR VOIR LE DOSSIER DE PRESSE


Toutes  les infos sur
http://www.myspace.com/cheblimpassi
& sur notre site www.wedoomusic.fr

Bonne écoute,
Merci
Chébli Msaïdie
chebli@wedoomusic.fr

"Jambo"
Un spectacle musical de Chébli Msaïdie, avec Bambino,  M’passi et Patrick Bebey.
Paris, dès Novembre 2005
Tournée dans l’Océan Indien à partir de janvier 2006

 

CHEBLI par François BENSIGNOR
dans Hommes & Migrations n°1215 (septembre-octobre 1998)
"Article publié avec le consentement de l'auteur"
Pour joindre François BENSIGNOR : sansvisa@noos.fr

Trois ans après la disparition de son père en 1981, Chebli Msaïdié est envoyé chez son oncle à Marseille poursuivre ses études. À quinze ans, il découvre le collège français puis entre au lycée. À la fin de ses études secondaires, il est engagé au Virgin Megastore de Marseille, où il devient bientôt responsable du rayon des musiques du monde. En 1998, il publie un premier disque compact, où l'atmosphère limpide des sobres arrangements, laisse l'esprit voguer vers d'agréables méditations.

Chebli : « Dans mon enfance, j'ai commencé par apprendre à chanter à l'école coranique avec les “kaswida”, chants de louanges au Prophète. Lire le Coran, c'est apprendre à chanter juste, à maîtriser sa voix, son souffle. Je me suis également initié au “tar” (large tambour sur cadre à une seule peau) qui, comme la flûte, accompagne les “kaswida” ».

« Mon père, qui avait un poste de chauffeur dans la fonction publique, était aussi chanteur, accordéoniste, compositeur et chef d'orchestre. Il jouait de la musique twarab avec l'orchestre ACM (Association comorienne pour la musique), qu'il avait rassemblé dans son quartier du village de Ouellah, sur la côte est de la Grande Comore. Dans les années 70, l'association regroupait une bonne cinquantaine de musiciens, danseurs et chanteurs. J'étais petit, mais je me souviens de certains de ses concerts. L'orchestre commençait tard, alors je m'endormais, mais ma grand-mère me réveillait pour entendre mon père chanter. Parfois, l'orchestre partait en déplacement. Les instruments étaient transportés dans des cartons. Quand ils revenaient, nous étions toute une bande de gosses à les attendre sur la place du village, essayant de toucher les cartons, parce qu'on ne pouvait pas les aider à les porter ».

« Mon père, qui fréquentait les Européens, connaissait les musiques à la mode, le tango, le paso doble, etc. Mais comme il était aussi chanteur de twarab, il nous faisait écouter les disques de Farid El Atrache, Mohamed Abdel Wahab, Oum Kalsoum et les orchestres de taarab de Zanzibar. La rumba zaïroise était très présente à l'époque. On écoutait beaucoup la radio, l'ORTF qui est devenue Radio Comores. Mon père a été le premier au village à avoir un magnéto cassette, avec lequel il pouvait enregistrer ses chansons. Un jour, des coopérants belges nous ont fait cadeau de deux radios cassettes. Ma mère trouvait que c'était un abus d'en avoir deux, et voulait en vendre une. Mais mon père, qui en gardait une lorsqu'il allait travailler en ville dans la semaine, a refusé pour que nous, ses enfants, on puisse écouter de la musique. C'est ainsi qu'il nous a transmis sa passion et que mon frère et moi jouons de la musique ».

Swahili Songs

« Je me suis vraiment ouvert aux musiques du monde lorsque je suis entré au Virgin Megastore de Marseille, en 1990. J'ai pu approfondir tout ce que mon père m'avait fait découvrir et écouter tout ce qui sortait. Constatant que la musique comorienne était plutôt absente à Marseille, en 1995 j'ai monté parallèlement un orchestre de “twarab”, Malaïka des Comores, avec le soutien de la ville. L'ensemble a joué pendant deux ans et j'ai eu envie de faire mon propre disque, que j'ai produit tout seul avec mon argent. Je l'ai fait en hommage à mon père et mon seul regret, c'est de ne pas pouvoir le lui faire écouter ».

Propos recueillis par François BENSIGNOR

 

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