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mise à jour 23/11/2006

 

20/07/2006 - CULTURE - Festival M’Chago : Anjouan mène la danse

http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=134445


Ils sont huit et ils arrivent tout droit de la petite île d’Anjouan pour faire découvrir au public réunionnais une musique traditionnelle revue au goût du jour. Le groupe Linga est en résidence au Bato Fou à Saint-Pierre pour deux semaines d’échanges artistiques avec Destyn, le groupe de maloya de Saint-André. Les deux groupes participeront au festival M’Chago et présenteront leurs créations communes. “Nous avons les mêmes racines, les mêmes lignes mélodiques. Travailler ensemble sonne comme une évidence”, se réjouit un musicien de Destyn. Le festival, qui débutera à 14 h aux écuries de l’ancienne usine de Pierrefonds, sera aussi l’occasion de combattre les préjugés ambiants en faisant mieux connaître la culture des Comores. Des stands de cuisine traditionnelle ainsi que d’artisanat local seront tenus par des associations comoriennes de l’île. Ces associations présenteront également les danses traditionnelles comoriennes telles que le m’biwi, le m’godro et le shigoma. D’autre part, l’association Malezi présentera un répertoire de théâtre sur des sujets d’actualité. Une exposition du photographe malgache Pierrot Men permettra au public de voyager dans une Réunion de mixité communautaire. A noter, également, la projection du film “Kwassa kwassa, les barques de l’espoir” de Gérard Perrier, qui retrace l’expérience des clandestins comoriens. Cet échange culturel se poursuivra du 28 au 30 juillet à Anjouan lors du festival Medina où se rendront Destyn et l’équipe du Bato Fou.

Festival M’Chago au écuries de l’ancienne usine de Pierrefonds samedi à partir de 14 h.
Entrée 2 euros de 14 h à 18 h et 13/10/8 euros à partir de 20 h 30.
 
03/06/2006 - COMORES MUSIC AWARDS Paris

Visitez le site www.comoresmusicawards.com
 
03/06/2006 - FESTIVAL DES ILES DE LA LUNE Paris

Chers compatriotes,
Pour faire pièce à l'excellent compte rendu du concert des "Îles de la lune" à Lyon le 2 juin 2006 par Ben, je voudrais à mon tour vous faire part de mes impressions au sortir de celui de Bagneux.
Ce fut un ravissement sur tous les points ! Imaginez :
- un cadre idyllique [accueil impeccable par des représentants des 4 îles, buffet (néanmoins payant) garni de mets succulents du pays, une sono pro avec ingénieur du son, tables et piste de danse à la disposition des convives (20 € la place, et ça le vaut) etc.]
- une soirée placée sous le signe de la tolérance, des retrouvailles et du vivre ensemble. Et je n'exagère pas. Car aussi bien la délégation maoraise, anjouanaise, mohélienne que grand comorienne, ont souligné dans leurs discours, avant de l'exalter dans leurs chansons, le plaisir, l'avantage et tout le bien que procure le vivre ensemble, en martelant Wangazidja, Wamwali, Wandzuwani et Wamaore. Les organisateurs du Concert des îles de la lune, ont su nous faire oublier en l'espace d'un instant qui les "Visa Balladur", qui les campagnes de haine et de xénophobie subies par nos compatriote à Mayotte, qui les arrestations et expulsions abusives, qui les morts en mer sans sépulture de ces nombreux comoriens qui ont cru à la libre circulation des hommes qui plus est, dans un même pays, conformément aux résolutions de l'ONU etc
- une soirée rehaussée par la prestation d'artistes (des 4 îles) de grand talent. Jugez en plutôt :
° MOHÉLI : le talentueux groupe de Sambé, aux accents traditionnels avec des voix sublimes, bien accompagnées par le Gambusi, le Ndzendze et le Mkayamba. Pour ceux qui veulent juger sur pièce, ce groupe jouerait le 7 juin 2006 à 21 heures, selon un visiteur de "OComores" au Café Sabine - 100 rue Danrémont - 75018 PARIS
Métro : Guy Mocquet
° GRANDE COMORE : le groupe Ngaya avec Salim Ali Amir qui sait le mieux marier cette musique arabo-islamique aux sonorité bantoues aux harmonies occidentales
° ANJOUAN : le groupe de Word music de Djama avec aux commandes un Daniel Halidi très en forme
° MAYOTTE : le groupe J 3 Cudza, très heureux de se retrouver parmi les siens
Sans avoir fait de publicité tapageuse, en faisant seulement confiance au bouche à oreille, les organisateurs du Concert des îles de la lune, ont tablé à juste titre, sur la notoriété des artistes pressentis. Comme quoi, avec un plateau de rêve et qui plus est, porté par une bonne et noble cause, nul besoin de gesticulations inconsidérées pour déplacer des foules.
Qu'ils en soient tous remerciés

Said Hassane Jaffar
 
02/06/2006 - FESTIVAL DES ILES DE LA LUNE Lyon

Bonjour tout le monde.
J'ai assisté avec fierté et émotion à un concert musical, que dis-je, au Premier Festival des îles de la Lune le vendredi 02 juin 2006 à Lundi à Lyon et c'est émouvant et c'est historique. En effet, suite à une info sur Mwézinet (malgré ma présence à Lyon) j'ai appris la tenue de ce concert-festival "fantôme" à Lyon et après enquête et confirmation. Je me suis rendu en famille dès 19 h à Lyon pour me rendre compte d'une réalité extraordinaire: un festival réunissant 4 groupes de musique de chaque île des Comores dont 3 JR Cudza (Maoré), Salim Ali Amir (Ngazidja) et Bwana riziki (Mwali) venaient directement et spécialement des Comores pour représenter leur îles respectives. Seul le groupe Djama (Ndzuwani) avec Halid Daniel, venait de Nantes.
Au delà de l'ambiance musicale, le public (2 à 300) est marqué à jamais par cette atmosphère des Comores "culturellement" diversifiées et unies telles qu'on les aime et qu'on aimerait le vivre tout le temps en dehors de tout "chauvinisme", Séparatisme, domination ou autres divisions semant la Haine et la Mort. Chaque groupe se déployait pour "exposer" musicalement ce qu'il connaît de mieux de "sa" musique comorienne de son coin et recoin et contribuer ainsi à nous faire vivre la Musique nationale. On était très bien entre nous et en paix. Comme quoi la Culture nationale ne connaît pas de "Visa Balladur". C'est une grande initiative réussie défendue par des musiciens maorais notamment le grand Cudza (Balahé Mlémba...) et autres avec un financement maorais. Comme quoi l'île Maoré est une société comme tant d'autres avec ses diversités d'opinions et sensibilités mais non monolithique. Les artistes doivent plus vivre l'unité nationale plus que tout autre citoyen. Ils sont mieux placés pour pousser les pions de l'unité nationale à des décades de kilomètres.
On a noté quelque problème d'organisation et surtout d'infos pour l'ensemble de la communauté et public lyonnais sinon l'ensemble s'est bien déroulé. Malgré tout, ceux qui avaient la charge de cette organisation ont mené à bien leur mission. Ils n'ont pas maîtrisé la portée historique de l'évènement et sont restés renfermer sur eux. Arrivé sur place comme spectateur, je me suis trouvé présentateur à l'improviste malgré moi et j'ai failli me faire embarquer pour Paris le lendemain. Je n'ai pas su, pour la bonne cause, refuser d'assumer cette tâche que j'espère réussie. Le lendemain, ils sont tous partis satisfaits pour refaire pareil à Paris et en même temps que les Comores Music Awards, une autre première. Selon les dire de certains artistes, il y a eu plus de monde malgré la concurrence et quelque défaillance organisationnelle. On a profité de l'occasion pour féliciter les initiateurs, les artistes, le public et exprimer au nom des lyonnais, le souhait de voir cette riche expérience se perpétuée. On a pris rendez-vous avec les organisateurs sur place pour un bilan et pour les perspectives. Absents malgré vous, dommage pour vous chers camarades. Tous mes voeux pour vivre un tel évènement. Je vous charrie un peu. N'hésiter et demander plus de précisions s'il le faut. Fraternellement vôtre,

Ben Hamidi.