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MIKIDACHE
Comores
Situé légèrement entre la côte est africaine et la pointe nord de Madagascar, juste à l’entrée du canal de Mozambique, l’archipel des Comores - le pays d’origine de Mikidache. Influences africaines, arabes surtout, européennes par moment. Les musiques des Comores incarnent le témoignage en plus vivant de la légende de ces îles. Avec le temps qui passe, les repères se perdent, les mélanges se complexifient, les influences se renouvellent. Mikidache incarne les espoirs d’une génération d’artistes animée par le désir de renouer avec cette mémoire, afin de nourrir une expression contemporaine de plus en plus audacieuse. Sa musique ressemble à ces îles en tous points. Elle est née de la relation entre des peuples, des cultures et des souffles de vie. Mikidache tisse ainsi une musique sans complexes, qui emprunte à tous les patrimoines, un peu comme la culture de son pays, culture qui s’abreuve à toutes les civilisations. Il se fabrique avec la patience d’un artisan une musique où le maître-mot réside essentiellement dans l’émotion provoquée par la rencontre avec l’Autre. Poète inspiré de la relation, Mikidache ambitionne donc d’embraser le monde par son jeu de guitare, afin de lui murmurer ses angoisses multiples. Angoisses devant un peuple (le sien) qui s’enfonce dans la douleur, au lieu de s’épanouir dans la richesse de ses mythes fondateurs. Armé de sa seule foi, Mikidache parle de partage, d’espoir, d’amour, de respect et de passion dans ses textes. Hima le titre éponyme du nouvel opus ne dit rien d’autre que le besoin de voir son prochain, son frère, son semblable se relever simplement. Hima (qui signifie « relève-toi » en langue-pays) sonne comme l’ordre annonçant l’avènement d’un monde meilleur, où chacun peut enfin retrouver une place digne. Mikidache nous invite à la ronde merveilleuse des soirs de pleine lune, une pratique bien courue dans son pays, autrefois surnommé « îles de la lune ». Qui a dit que le rêve n’était plus de ce monde ? Soeuf Elbadawi
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